10 avril 2015

Dililili ding ding ding Que voilà Lodile heureuse, moi Loiso

j'écoute avec plaisir le gong léger résonner autour de ma belle terrasse aux murs bleu majorelle.
Je regarde avec plaisir Lodile s'asseoir sur la balancelle et lui donner un léger balancement.

Vacances !    dit-elle "je suis en vacances et quelle dernière heure !
les enfants se sont prêtés à la fabrication du silence, gentillesse et pagaille, et petit à petit enivrés par le silence ils ont été gentiment attentifs aux questions. Vois-tu Loiso ils ont fait de la pâte à papier : ils ont adoré. Tu parles, rien que du plaisir :
même sans les grands rouleaux de la grande machine de Hambourg ou de Poitiers
patouiller, saisir, écraser, tamiser, tamponner sur les tamis, sécher alors aujourd'hui ils ont eu leur cahier papier recyclé : bonheur dans leurs mains.
Avez-vous aimé ? Tollé général : ouiiiiiiiii Des enfants heureux avec en main aujourd'hui les
feuilles de leur futur cahier obtenues


Tollé général, mais pas que pour la pâte à papier.
L'un d'eux, et l'une d'elles,  ont assuré qu'ils avaient aimé apprendre "les livres" alors que je n'en ai utilisé qu'un seul. Miracle de la voix qui dessine les illustrations dans les yeux des enfants qui imaginent qu'ils sont en train de lire.
La boucle est bouclée. Et une fois de plus, vois-tu Loiso, ce sont ceux, qui semblaient n'y prendre aucun intérêt, qui en parlent comme s'ils dégustaient un chou à la crème. Bonheur dans leur mots, bonheur sur leurs lèvres. Réussite dans les deux groupes. Satisfaction. Et cette réponse à la question "Avez vous tout compris ?"
L'un des deux dit "non, pas moi !"
Tu n'as pas compris quoi ?
Pourquoi j'étais puni ?
Tu le sais pourtant ?
Non
c'est quand tu as fait des bêtises ????"
Nous avons bien compris que le terme bêtise ne comprenait pas ce pourquoi il avait été puni.
Nous avons trouvé cela intéressant. A se pencher sur le sujet au cours de ce mois de mai qui arrive, truffé de ponts.
"Ponts" rimant avec "chanson" Loiso, nous en avons faite une en rimant avec tous les prénoms des enfants. Engouement.

Et moi Loiso je vois ma Lodile s'allonger sur la balancelle et regarder le ciel et s'extasier : "regarde Lois... un chameau !!!" je regarde ????... Au jeu des nuages on voit ce que l'on veut. Il est temps de vous répondre :
mais oui, le thé à la menthe est sous la feuille de... comment cela ce n'est plus l'heure du thé à... mais c'est bien vrai, alors, comme vous voulez curaçao au citron vert ou baileys, ou vodka glacé.... plateau d'argent au même endroit ainsi que glaçons en forme de livres, of course.

07 avril 2015

6 avril 2015 : premier vrai beau jour de Printemps : des envies de Manche - Photos



La mer se retire sur quelle plage ?
 Le cardigan rouge
 le bateau rouge
 C'est l'amie qui m'a menée à la Manche
 Feux du jour
 Oui, c'est moi
 De la terrasse à Victor. C'est où ?

 Le balcon aux hippocampes. C'est où ?
 La journée se termine
 la nuit s'installe

 l'eau a repris toute sa place
 Comme une grande marée
Où ?
réponse en commentaire.

06 avril 2015

6 avril et lundi de Pâques LE SOLEIL est là let drelin drelin rev'là Lodile tout aussi ensoleillée

et les pépiements légers des oiseaux nous invitent à noter cet

événement qui se déroulera à Lyon



Allez-y cher ami, et autres aussi, pour y faire de nombreuses découvertes mais surtout celle d'une amie FB amoureuse de l'eau et des couleurs avec lesquels elle joue merveilleusement :  

une amie Haïku et Vent de Haïku groupe fb auquel on peut se joindre si Haïku inspire.


Du haut de mon palmier, Moi LOizo, j'admire et vous invite à cliquer sur les liens pour la rencontrer. et pour terminer, un petit thé à la menthe, un sirop grenadine, autres choses encore.... comme toujours sur le plateau d'argent sous la feuille de bardane. A vous revoir ici, merci.

05 avril 2015

5 avril 2015 le gong se déchaîne dilililililliinlinlginglinglinglinglinglin

Lodile a le coeur en fête
"Allez ouste Hiver, laisse-moi ma place" Hiver ne bouge pas. Printemps insiste. 
"Allez, tire-toi Vieux Capricieux, à mon tour de prendre ma place" 
Le jeune Avril s'en donne à coeur joie. Il a amené tous ses pinceaux. Tiens d'un coup d'un seul, soleil apparaît,  ainsi que  oiseaux et lapins tous au chocolat et joyeusement muets devant les enfants qui hurlent en rire bruyants sous l'averse chocolatée. Les cloches facétieuses 

parties pour Rome, ses places et fontaines, reviennent du congrès annuel. Elles ont livré leurs cargaisons délicates à l'aube du jour avec leur douceur habituelle. dans le jardin de la résidence des Magnolias, les cris et les rires des enfants éclatent : ils traquent la livraison : par ici, par là, là, mais non, mais si, regarde... C'est le grand jeu de Pâques. D'un doigt péremptoire, sans l'ombre d'un doute, chacun ramasse. Les paniers se remplissent de couleurs vives et sucrées. 
Printemps hasarde une dernière semonce.
"Allez ouste, Lémile Lhiver à mon tour de lancer les rayons verts et leur disque étincelant !"
Ici, moi Loiso, je remarque dans les bras de Lodile un fameux bouquet de jonquilles aux longues hampes vertes. 
Pendant que, penaud, cassé, tel un taureau chancelant comme antan sous les banderilles d'un toréador au costume alluré  Hiver Lémile s'en va, s'écroulant,  définitivement  abattu. Plus question de prestou ni de vacayrols, seulement de repos. 
Printemps exulte. 
Lodile interpelle le volatile qui t'accueille ici-même lecteur ou lectrice, qui jamais ne commente. Rires.
"C'est bon Loiso, le Printemps est arrivé. N'entends-tu pas  la fragile tourterelle, l'ivre coucou et la pie moqueuse ? N'entends-tu pas  le Taigeaivai ? Il entre en gare de Rennes et il chante à son tour  l'arrivée du nouveau-né ? 
Hier c'était pleine lune, ronde comme un point sur le I.
"De quoi tu parles Lodile  ?"
"De la sortie que nous venons de terminer cette nuit,  4 avril 2015. Je t'en parle, si tu veux." 
"OK Loiso". Et je fais comme vous, qui prêtez vos yeux à cette lecture. Je tends mes oreilles à Lodile.

Hier donc, lois  je me suis retrouvée au froid, dans la dernière nuit de l'hiver, celle de la nuit de la chouette. 
Dans le haut hangar d'une ferme, sise non loin de Rennes, en présence d'animateurs de la LPO, bien décidés à nous faire connaître la vie des rapaces duirnes et nocturnes présents en Ille et Vilaine. Les enfants, curieux, dépècent des pelotes et observent lure contenu grâce à plusieurs microscopes. Quels mangeurs ces rapaces ! Malgré leurs poids ridicules (190 g, moins de 300 g) ils avalent dans le sens du poil, petits rongeurs tels mulots et musaraignes, comme qui rigole. Dans le sens du poil, sinon, à l'inverse, à rebrousse-poil, les oiseaux s'étoufferaient et les enfants ne pourraient plus explorer le contenu des pelotes régurgitées,  pince à épiler en main et microscope à portée d'oeil. Les oiseaux de nuit régurgitent les pelotes dès qu'ils se sont nourris de la chair des petits rongeurs.  C'est un plaisir de voir les enfants s'étonner de leurs découvertes. 
Trois groupes ont étés constitués. C'est te dire, Loiso, le monde qui était présent à cette manifestation. Pourtant la nuit est très fraîche, froide. Nos têtes sont encapuchonnées. Nous nous tenons plutôt ramassés sur nous-mêmes. 
Une centaine de personnes qui se rendent malgré le froid à la 11ème Nuit de la Chouette

c'est un exploit. Oui, les canapés ont été abandonnés pour explorer Dame Nature la Belle,  bien supérieure à tout humain. Dame Nature fait bien les Choses : respectons-la. L'Animateur le rappelle et rappelle l'intérêt, au niveau général, d'associations telles que la LPO (car il en existe d'autres qu'il a nommées)  

Chouette, c'est la nuit de la Chouette. Vive la Onzième Nuit de la Chouette.  et vive les adultes, supérieurs en nombre aux enfants présents. 
La toile bleue qui se tord sous les rafales de vent pénètre en faisant le gros dos dans l'impressionnant hangar -ça doit souffler dehors ?- Une chauve-souris se promène. Quand nous sortons, le vent s'est garé, mais la fraîcheur perçante transforme les écharpes en cache-nez. 
La promenade nocturne se déroule sous une merveilleuse pleine lune. Elle erre dans un ciel sans nuages. Parfois elle s'habille de branchages et joue avec  les constellation. Nos foulées sont hésitantes du fait des herbes hautes, des grosses touffes et de plaques sombres sans équivoque vu l'étable devant laquelle nous nous sommes garées. L'herbe gémit en se ployant sous nos pas ;   les lampes torches ou frontales font au mieux ; et les oreilles se tendent à l'écoute des rapaces : hibou ou chouette chevêche.... Les entendront-nous ?
Ces petits animaux quittent la campagne, ils se rapprochent des humains. Peut-être sont-ils dans le village et plus précisément dans le clocher de Melesse, pour ce qui en est de la  chouette effraie des clochers (vidéo intéressante)
Hou hou, oulibouniche,

libounicho libounichba lapienichenioniba ! 
(sur la tête du hibou, ce ne sont pas des oreilles hibou photo de Groseille)
Il était une fois... 
en ce temps là, faire une promenade dans la forêt aurait été insupportable vu le bruit qui y régnait. Alors y faire une sieste aurait été impossible.  Chaque oiseau, chaque volatile, y allait de son propre cri et n'importe qui sifflait n'importe quoi. C'était une cacophonie infernale. C'est ce que pensait le roi de la forêt. Et qui était le roi de la forêt ? Oui, c'est Maître Ours. Maître Ours adore faire la sieste. Il décide d'agir. Il convie tous les oiseaux et animaux de la forêt dans la clairière des Sonorités, c'est un 4 avril il y a il y a il y a très longtemps.... Voulez-vous la suite de ce conte ??? Avec plaisir, si vous la demandez.
La déambulation est revigorante. Il fera bon se coucher. Il est temps de quitter là. Bonne nuit.
A bientôt.

(Bonjour un petit commentaire fait toujours plaisir, laisse-vous aller. En amitié de mots)



1er avril 2015 dinnnng dinnnnng dinnnnng lourd le carillon de Lodile aujourd'hui

Lour lourd lourd le pas de Lodile aujourd'hui
Lent lent lent le balancement de la balancelle
Muet muet muet Loiso, comme Lodile, puisque Lodile se tait.  Je respecte. Je ne balance rien.
La balancelle s'arrête. Lodile s'éloigne. Lodile me quitte.
Sans même une boisson, sans même une fanfreluche alanguie de la mère Silah -si si, ça existe et elles les adore- sans même un "à demain Loiso".  Je n'ai rien pu faire.

Pourtant il fait soleil.
Comme quoi, la météo n'est pour rien dans les états d'âme des humains.
Frais soleil, mais soleil tout de même, en ce 1er avril 2015.
Elle m'a parlé. De ses poissons d'avril. Pour une fois qu'elle en faisait, ils sont tombés à l'eau, pris au premier degré.
Pour une fois qu'elle en faisait, comme une catharsis, certains ont rappelé la souffrance d'enfants et d'autres encore.
Justement, la farce est une échappatoire, elle permet de prendre du recul, ne serait-ce qu'un jour, un instant, un seul instant.  Et du recul, m'a-t-elle appris, il lui en faut. Alors elle a osé

Dernière info OUEST-FRANCE aujourd'hui. Du jamais vu.
Les pompiers rennais accompagnent les pompiers écossais : sur l'avenue Patton les camions passent à grande allure, devant le Conseil Régional de Rennes. Les sirènes sont toutes hurlantes et exigeantes : le monstre du Lochness les attend dans l'étang de Betton. Il y a foule autour de l'étang. Pêcheurs et poissonniers se sont précipités pour admirer les trois célèbres anneaux, les fuselages en lamés et le célèbre chant hypnotique de ces demoiselles. 

Bonjour.
Chers Conteurs Conteuses, info scoop : 

Sous l'effet de la dernière pleine lune et au bout de nombreuses analyses scientifiques ainsi que différentes observations, à savoir en particulier la boucle de la rivière de Mauron en Bretagne, in Forêt de Brocéliande, le célèbre "anneau du curé", conté avec humour et distance, par Henri Gougaud lui-même il y a quelques années déjà sur le site. 
Cette pièce sera déposée sur un coussin beige et or, en hommage à l'arbre que l'on sait, qui aurait bien aimé devenir "porte-anneau" auprès du célèbre REGENT, au musée du Louvre, aujourd'hui même. Dépôt en grande pompe sous l'égide de la Garde Républicaine.Rejoignez-moi - je m'y rends pour le "voler" et le mettre au doigt de l'arbre précédemment cité. A tout à l'heure, à bienteau. Merci à tous et à toutes pour accompagner Lania dans ce projet anguille anguille anguille de... vous connaissez la réponse.

Celui d'une amie
Attention à votre orthographe sur Facebook !
Facebook France a décidé de faire passer un test d'orthographe à chaque nouveau membre. Motif : trop de personnes à l'orthographe négligée donneraient une image négative de ce réseau social !
Visées entre autres les confusions entre "et" et "est", "a" et "à", "c'est" et "sait", l'oubli de la marque du pluriel, l'orthographe phonétique ou carrément SMS, etc...
Les nouveaux arrivants ne répondant pas aux critères se verraient interdire l'accès à Facebook.
Mais dans l'avenir ce test serait imposé à tous les membres du réseau, même déjà enregistrés. Un échec entraînerait une radiation immédiate !
Rouvrez vite vos dictionnaires et vos manuels de grammaire tant qu'il est encore temps !

26 mars 2015

"Paroles en contes" recommandées par Loizo et Lodile 24 avril 2015, 6 mai 2015, 11 juin 2015 et 2 juillet 2015

I - Spectacle conté et restauré

BOSQUETS D'EROS
"à la St Fidèle, rien de tel"
Gîte LA MAISON NEUVE
35540 - Miniac Morvan
06 85 01 21 73 - 02 99 58 05 38
contact@arpenteurdessens.fr
pour renseignements et réservations
dès 19 h
le 24 avril 2015



II -  Spectacles au chapeau

Actuellement LANIA progresse dans l'oeuvre

des MILLE et une NUITS, pour les posséder en son répertoire et les dire
"En six heures successives et nocturnes"
Préparez-vous à la 6ème  et dernière séance
le 2  juillet 2015, 
au coeur de la
Librairie Planète IO,7 rue Saint Louis - Rennes
sous une voûte étoilée et de 20 h  à 02 h du matin... 
ambiance tapis, coussins, bougies, encens, thé à la menthe, chorba et pâtisseries.

Préparez-vous : à la 5ème séance
le jeudi 11 mai 
18 H 30, et Librairie Planète IO, Rennes, 7 rue Saint Louis - Rennes
"Merveilleux Schéhérâzâdien"


Préparez-vous : 4ème séance 
le mercredi 6 mai 
18 H 30, et Librairie Planète IO, 7 rue Saint Louis - Rennes
"... Ils en étaient tous là à discuter quand ils entendirent frapper à la porte...."
"Barbierie'Z Schéhérazadiennes"Merci à la Librairie de tenter l'aventure avec 
LANIA
07 70 34 80 72


Effroyable A320. Hou la la la Lodile arrive, le gong s'emballe, de quoi va-t-elle me parler ?

Elle est repartie.
Oui, moa Loizo, je suis arrivé à lui faire prendre un chocolat chaud. Après tout, le temps est plutôt à la froidure.
Oui, moa Loizo, je suis arrivé à la faire s'allonger, à respirer doucement, et à se détendre peu à peu.
Oui, moa Loizo, je suis arrivé à la faire se promener dans ma Provence aimée, celle qui est melons et abricots de Cavaillon, abbaye saint Michel de Frigolet, Montagnette et ses mille et un parfums lavande, thym, sarriette et romarin, et d'autres herbes encore sans oublier le parfum des cistes et autres fleurs, les odeurs, l'ensoleillement, le ciel bleu, la rudesse et l'ancien relais de poste de Graveson (merci Michèle et Danièle) appuyé sur un rocher qui voit passer aujourd'hui le TGV Marseille Paris ou l'inverse,  jusqu'au moulin de Daudet, Taratarin de Tarascon et les fourmis, cigales et pins parasols au-dessous ou au-dessus de la petite tente bleue, plantée à la nuit étoilée et dans un grand silence.
J'ai bien dit, "Ma Provence".
Oui, mais  à l'instant, moi Loizo sur le haut de la dernière branche de mon palmier, je me demande s'il ne faudrait pas que quelqu'un entre et arrive à faire pour moi une belle relaxation active !

Car les images dont elle m'a parlé avant de s'allonger ;
le fait divers, tombé du ciel, qu'elle m'a raconté avant de se détendre ;
la découverte du suicide possible du co.pilote, à faire s'écraser d'une seule flèche son A 320,  avant qu'elle ne se redresse,
à mon tour me me bouleversent et me bousculent.

Tout comme me bouleverse, rétrospectivement, le fait d'apprendre qu'au bout de 20 mn de vol le commandant de bord ait pu avoir eu envie, disons-le, de faire pipi (ah ah ah les raisons physiologiques !) Combien de temps après avoir décollé ?  20 mn après Barcelone, et déjà au-dessus de Barcelonnette.

Hein quoi comment, on oblige, on exige de la part des enfants "à faire pendant la récréation" avant d'entrer en cours ou en atelier, on les oblige à, on exige qu'ils se retiennent et Lui, Commandant de bord, n'y serait pas arrivé ? J'hallucine. Mais bon je ne suis qu'un malheureux oiseau, qui peut tout faire d'un seul aller-retour. Tout le monde n'a pas ma chance.

Quel effroyable fait divers ! 
A me jeter sur, té boudiou, une grenade fruitée ou une verveine, sirops réputés de l'Abbaye de St michel de Frigolet (13)


C'est de bon goût et bien évidemment, vous savez ou ?
Oui, sous la feuille de banane,
Oui, près du bassin et de son jet merveilleux, bien évidemment. Au revoir et à bientôt.

18 mars 2015

Mardi 17 mars, dans Serenn.... Rodéo dans le quartier dili dili li ling ding ding Lodile est sûrement allée

... sûrement voir un western, moi Loizo je vais tout savoir.
Voilà ce que j'ai appris Hier Lodile est allée voir Cendrillon. Avec Fille d'Einstein : périlleuse sortie

"Cancans urbains cow-boys bonjour" par La Fille d'Einstein 
Hier, 17 mars 2015, 18 h 45, dans l'abri bus où Lodile attend en compagnie de Fille d'Einstein, 'une amie, pénètrent deux grands gars, vêtus en civil. Ils portent fils blancs aux oreilles. 
Lodile pense : 
"Ils font comme les gamins ils écoutent leurs tubes préférés". 
Lodile pense  
"Si on nous attaquait, ils sont de si beaux colosses que je serais rassurée :  : ils nous défendraient"
Comme l'un promène sa cigarette ostensiblement sous son nez, elle agite la main pour évacuer la fumée. Il ne change pas son comportement. C'est un goujat. Rien à faire contre les goujats.
Comme chacun parle alternativement dans leur micro sans baisser le ton, en trois phrases Fille d'Einstein comprend que ces hommes ne sont pas des hommes ordinaires. 
"Ce sont des policiers Lodile, des gars de la BAC" 
"Des gars de la quoi ?"
Fille d'Einstein éclate de rire "il n'y a que toi Lodile, pour ne pas connaître l'existence et l'objectif des gars de la BAC  !"
Ah bon, que moi ???? Et ils font quoi ?
Et Fille d'Einstein de lui expliquer.
Des policiers en action. Aujourd'hui même, à ses côtés !!!
Et de prêter davantage attention à leurs propos alternés, Fille D'Einstein lui fait comprendre qu'ils sont en lien avec d'autres collègues et qu'ils s'apprêtent à prendre sur le fait un dealer et son consommateur "qui a une béquille" 
Fille d'Einstein, d'un clin oeil,  lui fait signe de tourner la tête. Lodile la tourne : en effet, quelqu'un dans le chemin semble attendre quelque chose. 
Lodile ne dira pas la suite, mais aurait-elle vu des caméras sur le trottoir d'en face, elle n'en aurait pas été davantage étonnée. Elle aurait juste pensé qu'elle participait, à son insu,  au tournage d'un feuilleton policier." 

Et bien Lodile s'est trompée : tout était véridiquement vrai. 
Il semble même ce matin, qu'après le départ du bus, quelques camions de police aient envahis les lieux pour une vraie descente.
Et à la réflexion, moi Loizo, j'apprends une réalité : la tranquillité légendaire du quartier de Lodile commence à se faire désirer. 
Moi Loizo je pense que je suis bien content que ma terrasse serve de havre de Paix à Lodile; Du haut de ma branche, je la vois. Elle prend un verre de thé à la menthe. S'il vous plaît, vous qui lisez n'hésitez pas : faites en autant.
Jus de grenande, jus d'orange, Porto, Whisky ou Curacao... avec plaisir, vous n'avez qu'à soulever la feuille de bardane.

16 mars 2015

Dilililililidingdingding vlà Lodile l'école, une chance

Comme le gong tintinnabule j'ai aussitôt, Moi-Loizo, l'idée que Lodile a quelque chose à dire.
Et bien c'est vrai. Elle me l'a dit.
Et je vous le redis.
Car elle s'en offusque tellement qu'elle n'arrête pas de bégayer, bref elle en a perdu la parole.
D'après ce que j'ai compris, quelqu'un lui a dit, que quelqu'un lui avait dit que quelqu'un avait entendu une maman (27-28 ans) s'adresser à sa petite fille (4-5 ans gros maximum) de cette façon-ci (il s'agissait de lever la jambe pour ne pas trébucher en traversant l'avenue hors des passages cloutés)    
"... avec la mer.. que tu as devant les yeux, c'est normal que tu tombes !"
Celui qui lui a dit que quelqu'un lui avait dit que quelqu'un lui avait dit que tous dans l'abri bus avaient entendu et s'étaient retournés a dit que c'était plus facile de taper sur les enfants mais en attendant c'est surtout sur les parents qu'il faudrait....
Pardon ?
"Moi Loizo, je dis que c'est un peu,  non, je ne le dirai pas, je ne dirai même pas que c'est désol.., je ne dirai rien, rien du tout, tiens, je préfère me taire...." 
Oui oui, bien sûr, le thé à la menthe, le Whisky, le Curaçao, sous les feuilles de bardane, les pâtisseries sur le plateau et les carafes à dispositio. Surtout, n'hésitez pas et prenez soin de vous

!

04 mars 2015

Fait divers à Pole Emploi ????? Ding ding ding ding ding nerveux le diling de Lodile s'envole ce matin

https://twitter.com/pole_emploi?original_referer=http%3A%2F%2Fwww.lepoint.fr%2Finsolite%2Fpole-emploi-recherche-acteur-ou-actrice-x-03-03-2015-1909608_48.php&tw_i=572714196955222016&tw_p=tweetembed

Loizo Loizo !
Je vous l'avais dit, bien nerveuse Lodile ce matin.
Oui Lodile un vrai vacarme ton carillon ce matin
Ben of course, j'ai lu le tweet sur Pole Emploi. Et ça ne m'étonne pas. C'est sûr, puisqu'on ne peut supprimer le sexe (cf l'affaire KSD) et que plus rien n'est interdit forcément l'annonce est légale. Les annonces sont ouvertes à tout. Quand la société ne va pas, le sexe va..
Ah chère Lodile, tu ne changeras pas (plus) le monde maintenant. Fais seulement en sorte que le monde ne te change pas -tiens ça me rappelle quelque chose cette phrase.
Elle continue.
Quand j'étais grande j'avais une copine qui devait faire, parfois,  des embauches particulières atypiques
(tiens ça me rappelle quelqu'un ce mot)
Par exemple un jour une embauche qui devait être d'origine asiatique. Elle avait assuré à son client, un vrai client, (n'interprétons pas) pouvoir assumer cette particularité. La, plutôt les trouver, il lui en fallait six, une équipe sur toute une région.  Elle l'avait notifié sur l'annonce. LANEPEUKECEQU'ILPEUT a exigé que cette information (raciste) n'apparaisse pas. Il a fallu qu'elle enlève l'information la plus importante pour le client : la et les personnes devaient coller à son produit.
Mais dans le sexe il ne doit pas y avoir de racisme
N'interdisons pas d'interdire. Chacun fait ce qu'il veut.
Tu veux dire ce qu'il peut ?
Non Loizo, ce qu'il veut : ça s'apprend. ça s'enseigne.
Quant à savoir la tête de celle qui reçoit l'annonce, à la réflexion, si elle est dans la case "comédienne", elle doit être normale. Des postes de comédiennes sont proposés, c'est vrai, avec des contraintes : accepter de dénuder sa poitrine ; accepter d'être peu rémunérée -malgré le risque réel à obtenir une prime, de s'enrhumer-  ; accepter que les frais de déplacement ne soient pas remboursés.
Allez, mais qu'il la remette l'annonce, pourquoi s'esclaffer, puisque tout est légal de nos jours. Et pourquoi pas, n'est-il pas interdit d'interdire !
Di li di li au revoir Loizo le carillon à peine répond. Elle est partie.
Elle se marre Lodile
Je la préfère comme ça, mais après tout, c'est le mois des femmes. D'ailleurs moi je trouve amusant qu'on ait choisi le mois de mars, mois guerrier s'il en est, pour le consacrer aux Femmes.Un inconscient collectif ? Plutôt intéressant.
N'oubliez pas avant de partir de soulever la feuille de bardane; Oui vous y trouverez petits verres, théière pour thé à la menthe, ou encore sirop d'orgeat ou de grenadine, Baillelay ou whisky si vous le désirez; Petites pâtisseries orientales ? Bien volontiers, je vous recommande le doigt de Zénaîb ou les petites fanfreluches de la mère Salih ou encore les menues bouchées du juge, ou mieux les petits entonnoirs des femmes du pâtissier Ali Miléunenuy. A bientôt pour me dire. Signé Loizo

03 mars 2015

Drelin drelin hou la la un peu lent le drelin sur la terrassentchat Loizo #conte

J'ai tout de suite compris 
que Lodile aujourd'hui
avait envie de dire quelque chose.
Alors j'ai tendu l'oreille du haut de mon palmier. Elle s'est installée sur l'escarpolette et nous avons vu cette presque conversation.
J'ai une copine qui "fait " du conte. Elle est chiante elle en parle tout le temps. Moi je te le dis, "les conteurs c'est ça, il n'arrête pas de faire du lien avec tout ou même rien"
Moi là haut sur mon palmier j'écoute. C'est bien l'écoute. 
Sais-tu Loizo ce qu'on dit à propos du conte ? Je te le dis. Et Lodile m'a dit ça

"le conte – et c’est désormais prouvé – a le pouvoir de réduire les symptômes de la dépression"

ça l'a faite rire Lodile d'en reparler. Et elle a ajouté "attention Loizo je suis sérieuse" 

Ecoute cette petite histoire vraie qui m'a été confiée par une voisine très sympa. Les histoires vraies sont celles qui ont le mérite de me faire le plus rire. Les meilleures, quoique.


"Vois-tu Lodile, le voisin de mes parents à la campagne était comme toi, conteur"
Ah bon ? ok d'accord et alors ?. 
"Chaque fois qu'il venait il nous racontait une ou des histoires. Il nous faisait beaucoup rire. Je m'en souviens comme si c'était hier. Et je pense à lui chaque fois que tu viens ici et qu'on se marre !" 
Ah bon ? ok d'accord et alors ?
"Et alors imagines-tu comment il est mort ?"
- Non ce que je sais, c'est seulement que beaucoup me disent : "c'est bien d'être auprès de vous parce que vous êtes marrante. Oui. Et maintenant que ça correspond avec ton ressenti, alors, tu me le dis comment il est mort où tu vas attendre que je le sois pour le grapher sur ma tombe ? Alors dis-moi, comment est-il mort ? Il doit être mort en écrivant un conte, en le lisant, en le disant, en le slamant ? ... que sais-je encore, pardon, en conte ?"
"Non, il est mort en se suicidant"
Bon ben, tout ça pour ça, ça vous coupe un fil de conte ça ? Où bien ça le noue. Réconfortante la voisine.
Moi Loizo je me tais. J'écoute
Sinon tu vois, j'ai trouvé un article qui me plaît, sur une formation que j'envisagerais bien : une formation en deux jours, sur le conte à destination de la nouvelle population qui grimpe : les Alzhémeriens. 
Une formation en deux jours au bord de la mer; Un peu d''iode me fera du bien. En même temps, en ai-je besoin ? Que sont deux jours contre 14 années de séances dont on tire du pragmatisme. 
Oui j'ai conté dans ce qu'on disait être, avant, un hospice. Sans connaître le public. Il faisait 50° à l'ombre la fameuse année 2003 -parfois je suis un peu marseillaise- On a fini par se mettre dans la chapelle. Ils sont arrivés agités et en grands handicaps. (ils ou elles pratiquement tous auraient pu être mes parents) Je croyais que c'était une maison de retraite. Soudain je me suis sentie démunie, mais quand je suis ainsi, personne ne le voit, même pas moi. Alors j'ai conté, régional. Petit à petit plus personne ne bougeait. Chacun écoutait ce qu'il pouvait ou plutôt comme il pouvait. Quand on s'est interrompu pour nous aider tous à boire, certains sont venus me toucher, caresser, sourire, s'arrêter tout simplement pour me dévisager (certains et certaines) J'ai repris. Aucun, aucune n'est partie. Quand ça s'est terminé, on m'a demandé "comment vous faites ?" Je suis désolée, je ne sais pas enseigner. Quel dommage, je manque un filon financier, un de plus.
Moi Loizo j'ai fini par lui demander : dis donc Lodile, tu n'as ps soif ?
Je vous le demande à vous aussi et je vous réponds comme à elle que tout se passe sous la feuille de bardane :  l'eau bio chaude, le thé bio, les citrons bio, la grenadine bielle (masculin bio, féminin bielle (oui je sais ce mot à un autre sens, j'my connais en mots tout de même) allez nous buvons à votre santé, buvez à la nôtre. A bientôt. Oui sans photo. Quand y a pas photo, restent les mots !

28 février 2015

Oh la la la quel nombre de visiteurs hier

entre 300 et 400 :
je me félicite moi-même, je m'enrie, je m'enrôle, je m'enchante, je m'enmerveille

16 février 2015

dili dilidili li li ling elle a la pêche aujourd'hui Lodile et moi, sur...

Et moi sur mon palmier j'en suis heureux.
Et elle partie, j'aime à me rappeler sa visite.
Trop drôle son histoire, vraie peut-être ou peut-être pas, avec elle on ne sait jamais.

Donc hier, veille de saint Valentin, elle a été invitée à participer à un rallye de nuit.
Lampe torche à la main ou lampe de mineur au front, la lumière était obligatoire.
C'est mieux pour voir la plante à reconnaître.
Additionner les chiffres de dates de naissance et de mort, ajouter les chiffres de la ligne de bus, obligatoire.
C'est mieux pour obtenir pile-poil le n° de la porte derrière laquelle quelqu'un l'attendrait, les attendrait avec son co-équipier ou co-équipière. Tirage au sort oblige.
Tirage fait, elles furent deux femmes devant la porte retrouvée. Des bougies en étoile projettent sur le mur à inquiéter, l'ombre des feuilles et tiges d'une plante inconnue. Ambiance !
C'était pas fini. Si je me souviens bien, elles ont frappé à la porte.
Devant elles sont apparues
une entrée obscure,
des étoiles et une voie lactée courant du mur au plafond,
une musique intrigante,`
et un accueil sévère.
Une grande forme féminine, toute vêtue de noir et portant sur le visage un masque noir 50 nuances de diam's sur le nez : whouahou ! elles ont un peu reculé.
Une voix d'épopée : "Que m'apportez-vous ?"
Devant leur réponse silencieuse, (les deux protagonistes face à l'étrangeté, oublient la tête d'ail) la voix ajoute
"Puisque vous êtes dans l'incapacité de répondre à ma demande, je suis désolée mais vous allez devoir subir le supplice
mais avant cependant, tentons un rattrapage :  je vous propose une devinette. Celle qui pourra répondre échappera au supplice" 
Et la voix dit
"Trois demoiselles, bustier de fer, qui toujours se poursuivent mais jamais ne s'attrapent. Qui sont-elles ?" 
Lodile et sa co.équipière se triturent les méninges. Leur recherche reste vaine.
"Puisque vous êtes dans l'incapacité de donner la réponse que j'espérais je vais vous départager artificiellement par une formule magique : et d'un doigt elle prononce
"un ouei croî cru vaï ten tu chess tu ?"
La formule a justement désigné Lodile.
Ainsi s'est-elle retrouvée, au-delà de deux marches, devant un petit meuble et l'obligation, à hauteur de main, d'en passer une sous un tissu soyeux et peut-être frangé, "rhâââ^h c'est quoi ça qui me caresse ?" Et d'avoir enlevé sa main. Elle a hésité plusieurs fois. La voix l'a encouragée :
"Allez, ne reculez pas, vous devez plonger la main et saisir ce que vous devez saisir, osez !"
Elle a foncé. "Berck, c'est quoi ça ! ça colle à ma main, ça y est j'ai trouvé !" et dans sa voix le sourire a explosé devant sa réussite face à l'épreuve.
"Félicitations !" a dit la voix "Vous pouvez poursuivre votre Rallye"
Lodile est repartie rouleau parcheminé en main avec la suite des épreuves.
J'avoue que tout ce qu'elle m'a raconté  m'a fait regretter de n'avoir pas participé.
J'aurais bien aimé écrire des textes cadavres exquis,
J'aurais bien aimé fabriquer des potions chevelues et glauques,
J'aurais bien aimé retrouver le quart de plan,
J'aurais bien aimé retrouver, de nuit, lumière en main ou au front, le Trésor. 
Au fait avez-vous soif ?  Vous trouverez thé à la menthe, chocolat au gingembre, grenadine, menthe à l'eau, whisky ou vodka sous les feuilles de bardane, auprès du bassin. Détendez-vous, vous êtes sur Terrasseentchatche. Merci pour votre visite, à bientôt.

24 janvier 2015

Diling;.. diling Ding.... ding... Chagrine Lodile pense Loizo

"Il y a de quoi" dit-elle "écoute Charlie" -c'est le nom de Loizo depuis quelques semaines-
L'événement a choqué tout le monde de quelque bord qu'il soit et forcément ce prénom résonne. Par exemple à la lecture du résumé d'un fil dont le titre est Charlie's country. J'ai trouvé par hasard le livret dans une mutuelle banque. Je lis Charlie

Et suit ceci.
"Charlie est un ancien guerrier aborigène. Alors que le gouvernement amplifie son emprise sur le mode de vie traditionnel de sa communauté Charlie se joue et déjoue des policiers sur son chemin. Perdu entre deux cultures, il décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens. Mais Charlie prendra un autre chemin, celui de sa rédemption." "Vois-tu Charlie, ou plutôt, entends-tu ? Comment veux-tu que ceci ne résonne pas à mes oreilles ?

"Et c'est pas tout" dit Lodile "Je poursuis l'aventure dans le livret qui propose des films et me voici découvrant celui-ci, titré "Lilting ou la délicatesse" de Hong Khaou. "Je te lis aussi  le descriptif"
"Dans le Londres contemporain, une mère sino-cambodgienne pleure la mort prématurée de son fils. Son monde s'écroule et se trouve perturbé par la présence d'un étranger. Leur difficulté à communiquer les force à faire appel à un traducteur. Ils commencent à reconstituer les souvenirs d'un homme qu'ils ont tous deux aimés."

"Vois-tu Charlie, je me dis qu'il y a vraiment de la concordance dans la vie, de la "synchronicité", si j'ose dire". Peut-être cela a-t-il une utilité ?

Sacrée Lodile, toujours à réfléchir, pense Charlie Loizo, tout là-haut, sur le palmier. En attendant il remarque le visage étroit Lodile, plus contracté-serré que d'ordinaire. Il fdoit la réconforter. Alors il répond 
"à la menthe ou au citron coriandre, le thé ? Cornes de gazelle, baklavas ou makroute les pâtisseries... ? comme tu veux Lodile mais arrête-toi, installe-toi, remets-toi je vais me taire maintenant. Quant à vous qui passiez par là, arrêtez-vous et profitez, avec plaisir et à bientôt. 
Et poussant son hospitalité légendaire, dans l'élan, Charlie Loizo offrit   Imidiwaren de Tinariwen TINARIWEN

23 décembre 2014

Dre lin dre lin pas fort le carillon de l'Odile aujourd'hui 23 décembre 2014

L'Oiseau se fait discret.
Le pas de l'Odile est lourd.
Mais pas seulement son pas, son coeur est lourd aussi. Elle parle lentement, d'une voix, de sa voix qu'on n'entendra plus. Elle rappelle à sa mémoire Radioscopie, le Grand Echiquier.
Elle dit qu'il ne lui semble pas que ces émissions étaient des émissions promotionnelles, comme en ces temps actuels.
Elle dit qu'il lui semble qu'il n'y a plus trop sur les ondes des voix qui résonnent si bien aux oreilles, qu'on s'attend à les entendre, qu'on les espère, qu'on les écoute.
Elle dit que, elle se souvient de, elle titube, elle chancelle, elle répète Jacques, Jacques...
Il est parti, rejoindre pianistes, sopranos, chanteurs, humoristes, peintres, sculpteurs, écrivains... interviewés encore et encore ;
Il est parti, comme tu partiras, dit-elle, comme je partirai, comme tous nous...
Tristesse d'une nouvelle disparition.

01 mai 2014

Dili dilili dililili ding dong Petite agression urbaine

Lodile est entrée sur la terrasse. Elle a la respiration rapide, le souffle haletant. Moi Loizo je m'apprête à l'écouter.
Bonjour Loizo, si tu savais si tu savais
je ne donne pas de réponse. J'écoute. Elle me raconte. Je comprends qu'elle attendait le bus dans l'abri bus. Qu'il était 19 h. Qu' elle a remarqué, traversant le passage piéton, un sportif brun, longiligne et sec, 185 cm, marcel gris dénudant ses épaules et bras musclés marchant lentement. Qu'il était vêtu d'un pantalon plutôt sombre et portait quelque chose à la main droite. Elle continue...
"Il m'a regardé avec insistance" dit-elle, "j'ai trouvé son calme bizarre. Quand le bus est arrivé je me suis avancée. J'ai cru qu'il allait monter.  Il m'a laissé passer et sitôt après, toujours calme mais  grommelant,  il a projeté quelque chose à l'intérieur du véhicule en tutoyant la conductrice et en utilisant le mot "bus". 
La conductrice s'est rejetée en arrière. Si elle n'avait pas eu cette présence d'esprit, la bouteille l'aurait touchée au visage.  Le temps de se rendre compte qu'elle avait du liquide sucré plein les bras et les vêtements, elle s'éberluait. Je n'ai jamais remarqué cet homme dans le quartier. 
La conductrice a averti son service. Plus le temps passait plus sa peau rougissait, visage et décolleté. Elle était en état de choc.  M'a-t-elle demandé où lui ai-je proposé, je suis restée auprès d'elle. 

Quatre jeunes hommes de bonne taille sont passés, goguenard. A notre hauteur, l'un d'eux, railleur, nous a regardées en disant "Alors, qu'est-ce qu'elles ont les filles, les filles du sud ?" (pourquoi sud ?) J'ai pensé qu'ils avaient croisé l'agresseur et échangé avec lui quelques propos. 
Le responsable a pris mes coordonnées. J'ai pris le bus suivant. C'était un homme qui le conduisait. Pourquoi a-t-il dit à sa collègue 
"Qu'est-ce que tu as trouvé pour te faire remarquer ?"
J'ai trouvé cette réflexion choquante. 
Tu vois Loizo, je réfléchis, je n'ai pas aimé cette plaisanterie. C'était mal placé. J'étais là. J'aurais pu recevoir cette bouteille. Je me suis même demandé si un temps, ce n'était pas à moi qu'il l'avait destinée. Et je me demande
"Qu'aurait fait un conducteur ? 
Aurait-il apprécié ce geste au point de féliciter l'agresseur ? 
L'aurait-il poursuivi ? 
Aurait-il continué son travail sans intervention extérieure ?
Un collègue lui aurait-il fait cette réflexion ?
Je venait de travailler l'angle de vue de la célèbre histoire 
"Qu'est-ce que les femmes désirent le plus au monde ?" j'ai pensé qu'aujourd'hui, il n'était toujours pas facile aux femmes de se défendre ou mieux, de se faire défendre.
J'ajoute que, homme ou femme, il est inadmissible d'accepter qu'un être humain, quel que soit son sexe, se fasse agresser par un autre être humain, qu'il soit ou non au service de la collectivité mais encore plus quand il est au service de la collectivité.  T'en penses quoi Loizo ? Tu ne réponds pas ?"
Non, je ne réponds pas. Mais qui ne dit mot consent. 
Quant à vous qui lisez, puisque Loizo reste muet, ne restez pas silencieux. Donnez votre avis. Et si vous avez besoin de vous remettre, évitez le coca et prenez une tisane, un citron-menthe chaud, un sirop d'orgeat glacé ou tout simplement une vodka. C'est à votre portée, sous la feuille de bardane, auprès du bassin, sous le palmier de Loizo. Chevélé.

15 avril 2014

"Obus de la Paix". C'était le 19 mars 2003. On n'en sort pas.


Elle était perdue dans ses pensées.
Quand soudain lui parvinrent cris clameurs et détonations
D'un bond elle fut en Irak
la guerre éclatant 
les enfants se cachaient 
derrière les sacs de sable
Insolents,
ils bombardaient les chars qui leur fonçaient dessus.

Eclat de rire
soudain. 
Pour l'heure,
Rien de tout cela
Rien d'aussi sérieux.
Rien que l'éclatant soleil.
Et la seule pluie des confettis géants
bombardés haut dans l'air
par quatre cardinales 
batteries pacifistes
et des lions, 
des tigres, 
des vaches, 
des panthères, 
des girafes kangourous et éléphants 
à rire
et à se bousculer
pour ramasser les sympathiques 
obus de la paix.
Ce mercredi 
de mars 2003
veille de déclaration 
de guerre, on brûlait Carnaval
et les enfants de Rennes riaient. (Lania)
#paix



14 avril 2014

Dilin diling ding dong, voilà Lodile, souvenir souvenir

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Faisant suite aux "tintinnabulances" qui s'effacent derrière elle,  Lodile apparaît le pas léger et la lèvre rieuse. 
"Bonjour Loizo, figure toi que... regarde ce que j'ai trouvé". Et Lodile de cliquer sur la tablette, sous les yeux de Loizo qui ne s'y est pas encore mis -et qui ne désire pas s'y mettre. Mais "Certitudes vous vous en allez à reculons, laissons faire le temps au temps, jamais et toujours étant deux termes toujours trop longs"-
Oui, dit Loizo, belles jambes ! car sous les yeux de Loizo apparaît la publicité vieillotte et pour cause, d'une paire de bas des années 60, autant dire des antiquités. 
"Je vois à ton oeil Loizo que tu pense que bien du temps a passé sous les ponts. C'est pas faux. C'est même vrai. 54 ans. Un bail. Et quand j'y pense, alors que nous sommes à l'époque du durable, c'était le cas en ce temps-là. Ma mère m'achetait des bas, fins -il y en avait en mousse aussi- mais moi j'aimais les bas fins. Pourtant ce n'était pas facile de les porter. Il fallait s'arranger pour qu'ils ne filent pas. S'ils filaient, c'était les gros yeux assurés et la défausse "J'ai tout de même pas fait exprès !"
"C'est pas faut, mais pour les faire réparer tu vas devoir les amener toi-même !"
Et j'y allais. Je descendais la rue de la Providence -en me disant qu'elle aurait pu faire quelque chose- ; en passant devant le petit bonhomme qui me faisait rêver. De terre cuite, il avait l'air, sur sa terrasse d'un observateur discret, d'un colporteur futur, 


autant dire,  l'ancêtre du conteur. Puis je traversais le pont du chemin de fer, puis le pond du canal et au lieu de me rendre au collège Michelet je remontais la rue de la colombette, après le bâtiment des Cachoux Lajaunie, pour m'arrêter peu avant le carrefour qui coupe en deux la rue de la Colombette.  Devant la vitrine je m'arrêtais, éblouie par le travail de la "stoppeuse" : réparer des collants filés me paraissaient magique. Je crois bien qu'il m'aurait plu d'apprendre ce métier si délicat. Je me serais d'emblée fourvoyée sur le chemin d'un métier prêt à disparaître. Il n'empêche ce savoir faire m'intriguait. Alors, dili ling di lililng ding, le carillon avertissant l'employée de mon entrée, elle levait le nez et me disait "Bonjour jeune demoiselle, que puis-je pour vous" et j'extrayais les fameux bas Hélios de leur pochette soyeuse. Ma mère avait le goût de la lingerie délicate. "
Je te fais rire Loizo ? 
Lodile vient de relever la tête. Loizo la fixe, hébété. Elle lui sourit et lui dit "C'est pas faut, un peu comme un cheveu sur la soupe mon souvenir ! Comme tout souvenir finalement !"
"C'est ton sentiment Lodile, moi je me permettrais de te demander Jus d'orange ou mojito ? " Laisse Loizo, je vais me débrouiller. 
Au fait, Toikili, vois comme bougent les feuilles de bardane, et sers-toi, c'est au choix ! A bientôt. 

30 mars 2014

Dilingdingdon vl'à l'Odile ce 30 mars ensoleillé oh combien, de 2014

Bonjour Loizo. "Quel plaisir l'Odile de t'arrêter aujourd'hui, quelles sont les nouvelles ?"


Le hasard tourne autour de nous Loizo. J'ai rencontré les marcheuses. Elles m'ont parlé. Elles m'ont dit avec le sourire
C'est dimanche, on a voté, on vote, on votera. On a regardé des infos. Et on a sourit : en pensant à tous les chanceux qui n'ont pas d'emploi en France : n'ont-ils pas, au minimum, 300 € de plus qu'un indien au Quatar.
Remettons les choses en place : ne pas avoir de travail c'est le pied. 
En parlant de pied, vous êtes-vous jamais demandé s'il n'était pas dangereux  pour les enfants de faire de la patinette... à toujours s'appuyer sur la même plante des pieds, jusqu'à à peut-être se déhancher ? Nous nous posons la question à chaque fois. C'est étrange. Non ?

Le chien dont il n'est pas question dans le texte

Sans se déhancher on a regardé le petit chien blanc qui allait sans laisse. Libre comme l'air il a traversé le passage piéton en regardant à droite et à gauche. 
Rires à mourir. 
Sa maîtresse le suivait laisse en main. Le p'tit chien a esquissé un mouvement vers elles, les marcheuses et les marcheuses ont dit "Il est délicieux votre p'tit chien Madame"
Réponse à rire à mourir, "m'ont-elles dit" quand la propriétaire a répondu 
"Heu pour vous oui, mais pas pour moi, en ce moment on est mal mariés" 
Rires retenus. 
Courte explication "Monsieur ne veut pas que je lui mette sa laisse" 
Rires contenus.
L'une des marcheuses s'est accroupie au sol. Elle a juste émis un faible son. Le petit chien s'est aussitôt précipité vers elle, queue tout aussi frétillante que celle de Frétillon, le p'tit chien si blanc qu'il en paraît vert dans le conte délicieux et tant connu "Le roi des Paons"
L'une des marcheuses a répondu en riant
"Que voulez-vous Madame c'est comme avec les enfants : il serait bête de regretter qu'ils puissent être intelligents. Ainsi de votre aimable chien". 
"Comme vous avez raison, je sais si bien !" Hilarité de la maîtresse et des marcheuses. 
Le p'tit chien blanc est reparti. 
Dans la foulée, maîtresse et marcheuses aussi.
Rires sous cape. Sans hasard Loizo, j'ai passé un bon moment.
"Moi aussi Lodile"
Mais bien sûr Lodile, thé à la menthe comme d'habitude, sous la feuille de bardane, le petit verre aux fleurs d'ors et entrelacs de même
Toi aussi Toikily ? Mais avec quel plaisir. Rhum coca ou vodka si tu le désires. Sirop à la violette ? C'est une bonne idée à déguster à Terrassentchat. A bientôt. 

26 mars 2014

Dilin dililing joyeuse Lodile pense Loizo

Et c'est vrai, le gong a le carillon léger sous les doigts de Lodile et Lodile le sourire aux lèvres. Bonjour Loizo j'ai fait un super rêve.
Loizo rend le sourire à Lodile. Il n'en dit pas davantage. Ce n'est pas nécessaire, Lodile dira.
Elle dit, comme si elle l'avait appris par coeur

 

C'était dans un entre-deux bleu août profond, à l’extérieur de la maison aux toits de tuiles et aux murs ocres. Les cigales chantaient à l'abri sous l'écorce des platanes.  

Le stabat mater de Pergolèse se promenait dans le salon et s’évadait par-delà la véranda, poursuivait par le jardin, s'échappait  par-delà la rivière et par delà la rivière traversait le petit hameau au piton pentu.
Le parfum de la confiture, âcre et sucré combinés, embaumait l'air. 
Dans les vitres de la porte-fenêtre elle  devinait la danse des elfes jaune-bleuté. Léchouillants, caressants, ils enlaçaient voluptueusement l’énorme marmite noircie et autrefois cuivrée. 
A l’intérieur des entrailles de la marmite elle devinait la chair rouge-bleutée des prunes, noyées dans leur bain de sucre. Abandonnée, prête-à-fondre sous la chaleur, elle mijotait, barbotait, "éclatotait". Autour de la chair rouge-bleutée le sucre dilué la pénètrait, l’enveloppait, jusqu'à dissolution, jusqu'au boulé.  Ploque-floque, elle chantait sous et par-dessus les fruits.

Ça sent la confiture de prunes a  goûter

La main saisit l’écumoire et ratisse la surface liquide.
L’écumoire dépose sur l’assiette les gouttes de mousse rose douce

Ça sent la confiture de prunes a l’étaler sur une large tartine

Non loin de l’évier les bocaux de verre susurraient sur le torchon blanc à carreaux rouges leur dernière humidité
Certains rêvaient à des sucrées d’hiver.
A cet instant où la main tirait sur la languette orange,
A cet instant ou d’un seul pfuiiiiiiiiiiiiiiiifffffffffffeuh, d'une unique entrée d'air, Hiver offrirait dans le salon, à l’heure de la neige, une belle porte ouverte à Été !
A cet instant, Grand-mère dirait, comme hier, comme avant hier
« N’est-elle pas bonne ma confiture de prunes? »
Et tous riraient
Elle rirait aussi, et chanterait avec eux et tous chantonneraient avec elle

« ça sent la confiture de prunes
au petit boulé
je me suis brûlée
ça sent la confiture de prunes
au grand boulé
je veux y goûter
ça sent la confiture de prunes
à la marelle
je veux y jouer
ça sent la confiture de prunes
de la terre au ciel,
elle donne des ailes !
 
Qui l’a embrassée ?
Elle se relève, regarde de tout côté ! Elle est seule. 
Cmbien de temps a-t-elle dormi ?
Elle ne sait pas quelle heure il est 
mais elle est sûre que quelqu'un sur elle s'est penchée, 
elle n'a aucune idée du temps où elle est restée assoupie
mais elle est sûre que quelqu'un l'a embrassée
quelqu'un ! Plutôt quelqu’une !
Lui reviennent l'aimable visage rose, le tendre sourire,
La caresse vaporeuse des cheveux blonds et légers.
La réalité de sa tendre et vaporeuse mamie. 
 
Quel est ce parfum légèrement roussi ?
Trêve de plaisanterie, trop tard, 
La confiture de prunes a trop cuit.
Elle saute sur ses pieds et se jette dans la cuisine. 
Aucune confiture en cuisson.  
Ce rêve était bien joli.
à déguster sous tartine à la confiture de prunes.
pfuiiiiiiiiiiiiiiiifffffffffffeuh

Hum, demain elle s'occupera de la confiture de poire. 
Loizo ne dit toujours rien. Il pense : "la coquine, elle ne m'en a même pas offerte une. 
Lodile tu m'en fais une tartine à la confiture de prune ?
Une fois deux fois, Loizo parle dans le vide. Le gong se tait, Lodile s'en est allée ailleurs. 
Dommage même pour Toakily. Elle eût été bienvenue avec ton thé à la menthe ? Mais bien sûr qu'il y en a.... sous la feuille de bardane, à trois portée de main. A bientôt.