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03 mai 2011

Paris III - Di li Dili li Dilili ling ding dong regarde Lodile nous avons visité Paris

Paris c'est aussi les pochoirs sur les murs. Ceux-là n'échappent pas à l'oeil de la korrigane qui m'accompagne. Elle me demande de photographier, -oh la jolie voix, mais quelle jolie voix- Impossible de ne pas obéir. J'obéis.
Plongées dans leur observation, nous entendons soudain des bruits, des cris, des hurlements. Que se passe-t-il. Nous pivotons et découvrons un groupe de gens qui tous lèvent les yeux dans la même direction. Nous relevons la tête à notre tour. Et que remarquons-nous ? Ce que vous pouvez remarquer à votre tour sur la photo : un grand immeuble de briques rouges qui menace de s'incliner jusqu'à tomber. Il est temps de nous mettre à l'abri et d'en profiter. Nous entrons dans Beaubourg.

 

C'est fait. Beaubourg n'a pas changé. A sa manière c'est toujours un écrin. Plutôt grand que petit. Mais écrin aujourd'hui plus que jamais.


Finalement nous n'y restons pas. Nous avons l'estomac dans les talons. Nous quittons les lieux. Il y a un autre musée sur la droite. Nous y allons. Frustration. Il est fermé. Et si nous aussi nous mangions ? Nina s'étonne  avec joie et avec raison et une fois de plus de ces jardins sur trottoirs, propres à Paris. En l'occurrence ici , des jardins sur étagères de Castorama. Castorama en plein centre de Paris, comme au Japon. Trop fort. Ce serait bien que ça existe à Rennes aussi. Ces jardins urbains quelque peu matériels sont sympathiques. Ils offrent le rythme des saisons et mettent la connaissance des plantes à portée de mains. C'est extra. Chanson à écouter sur : http://youtu.be/x0rMSHdi5Jw  si vous le voulez bien.


Il est temps de quitter le quartier. Au revoir Monsieur Georges Pompidou. Passons devant le Châtelet. Prenons par le Pont. Il est temps. tTraversons.  Suite en billet IV s'il vous plaît. Merci.

13 juillet 2008

Premier vrai spectacle des Résidents

Monsieur Loyal vient répéter son numéro

Premier vrai spectacle des Résidents - Fin

Prétatou le dompteur audacieux
CéTaKoZe de ton gros nez rouge et de ton grand noeud ! lui répondent BalleZenl'R
Chacun chante l'hymne du Cirque Cétoubo
Début de la parade de fin
Final
Final
Fin de la parade du cirque Cetoubo
Le spectacle est terminé

28 avril 2007

La dictée de mon amie Evelyne

Donc mon amie Evelyne arrive tout droit direct de sa bonne vieille Alsace. La prof de français, pure pyrénéenne de pouche, pardon de souche, roule étonnamment les galets de la Garonne dans sa bouche. Nous allons faire une dictée dit-elle ! Mon amie Evelyne me regarde et me dit qu’elle ne craint rien, qu'elle était la meilleure en français dans sa classe. Je ne commente pas. Je sais que je suis quant à moi plutôt étourdie. Mes résultats en dictée sont, c’est cela, fluctuants. Un jour en haut, un jour en bas. Pas de demi-mesure. Allons dit Madame la Professeur prêtes mesdemoiselles ? Mesdemoiselles sont prêtes. Madame Castelnau dicte comme d’habitude. Elle appuie en fin de phrase. Change de ton quand on approche d’une difficulté, annonce « Mesdemoiselles, attention, je répèèèèète ! » et nous sommes à peu près sûres que quelque part, au détour d'une locution s'approchera un subjonctif, ma foi pourquoi pas ! Elle est gentille Madame Castelnau. Elle n’est tellement pas méchante qu’elle nous le dit elle-même qu’elle est gentille. Quand elle ralentit son pas, tout le monde sait qu’elle va s’arrêter auprès de l’une, jeter un coup d’œil par dessus son bras et répèter une fois encore en appuyant lourdement sur les syllabes, pourquoi pas les liaisons. Ah, les liaisons ! Je suis bien contente qu’elle ne s’arrête pas à mes côtés car je souffre déjà d’une maladie que je mettrai longtemps à identifier : je n’aime pas raturer. Donc même si je sais que j’ai fait une faute, je ne la corrigerai pas. Se tromper d’accord, le savoir, mieux, mais raturer ah ça jamais. La propreté est chez moi une défense qui a sa logique.... la logique maternelle. Et je n’ai pas suffisamment de recul pour faire des interprétations. J’écris, nous écrivons. Ce jour-là je pense à ma nouvelle amie Evelyne. Je la sens un peu tendue, de plus en plus tendue. Mais à quatre tables d’elle, je ne peux rien faire. Lorsque nous aurons les résultats nous serons doublement stupéfaites : de son côté quarante trois fautes : ce chiffre écrit en lettres fait encore plus gros ! Pauvre Evelyne, elle a mis des rrrr partout et des u à la fin de tous les mots se terminant par e. Je me souviens encore de sa tête. De mon côté, je n’ai même pas fait de faute pour écrire ce mot inconnu qui me fait rêver : thébaïde ! Je me souviens simplement que le sujet de la dictée était Michel Strogoff (atavisme ?) Je la réconforte comme je peux. Je lui explique qu’il faut qu’elle s’habitue à l’accent de la professeur. Que passée la période de cet apprentissage auditif, elle retrouvera sans problème les règles d’orthographe et de grand-mère. En Alsace ou en Aquitaine, les règles, ça ne change pas ! Impossible de dire "Et pourquoi pas ?" d'ailleurs. C'est alors qu'elle répète fronçant les sourcils et tendant l'oreille : "Les règles de quoi, tu as dis ?" me dit-elle. "De granmère" je répète ! "De granmère.... tu veux dire "grammaire" corrige-t-elle. "Tu vois" lui dis-je, "il ne t'a pas fallu longtemps lui dis-je, tu es déjà en progrès !" C’est vrai, j’ai un peu d’accent moi aussi, mais je ne l’entends plus. Alors, j’écris bien. Sourire.