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23 septembre 2015

3 CHA - Exposition ITINERANCES - Ateliers du Samedi avec LANIA






Ces photos appartiennent aux 3 CHA
de CHA teaugiron, CHA teau, CHA pelle





Mille et un sourires et à vous croiser.
Atelier du samedi - 10 h 30 aux 3 CHA

PS - il est toujours possible DE S'INSCRIRE 

02 99 37 41 69



Atelier d'écoute "Reflets de pierre"

samedi 26 septembre 2015

3 CHA - 10 h 30



Roscoff, vue par Jaroslav Valecka peintre tchèque.
Ce pavillon pourrait bien inspirer un certain sultan....

16 mars 2015

Dilililililidingdingding vlà Lodile l'école, une chance

Comme le gong tintinnabule j'ai aussitôt, Moi-Loizo, l'idée que Lodile a quelque chose à dire.
Et bien c'est vrai. Elle me l'a dit.
Et je vous le redis.
Car elle s'en offusque tellement qu'elle n'arrête pas de bégayer, bref elle en a perdu la parole.
D'après ce que j'ai compris, quelqu'un lui a dit, que quelqu'un lui avait dit que quelqu'un avait entendu une maman (27-28 ans) s'adresser à sa petite fille (4-5 ans gros maximum) de cette façon-ci (il s'agissait de lever la jambe pour ne pas trébucher en traversant l'avenue hors des passages cloutés)    
"... avec la mer.. que tu as devant les yeux, c'est normal que tu tombes !"
Celui qui lui a dit que quelqu'un lui avait dit que quelqu'un lui avait dit que tous dans l'abri bus avaient entendu et s'étaient retournés a dit que c'était plus facile de taper sur les enfants mais en attendant c'est surtout sur les parents qu'il faudrait....
Pardon ?
"Moi Loizo, je dis que c'est un peu,  non, je ne le dirai pas, je ne dirai même pas que c'est désol.., je ne dirai rien, rien du tout, tiens, je préfère me taire...." 
Oui oui, bien sûr, le thé à la menthe, le Whisky, le Curaçao, sous les feuilles de bardane, les pâtisseries sur le plateau et les carafes à dispositio. Surtout, n'hésitez pas et prenez soin de vous

!

24 janvier 2015

Diling;.. diling Ding.... ding... Chagrine Lodile pense Loizo

"Il y a de quoi" dit-elle "écoute Charlie" -c'est le nom de Loizo depuis quelques semaines-
L'événement a choqué tout le monde de quelque bord qu'il soit et forcément ce prénom résonne. Par exemple à la lecture du résumé d'un fil dont le titre est Charlie's country. J'ai trouvé par hasard le livret dans une mutuelle banque. Je lis Charlie

Et suit ceci.
"Charlie est un ancien guerrier aborigène. Alors que le gouvernement amplifie son emprise sur le mode de vie traditionnel de sa communauté Charlie se joue et déjoue des policiers sur son chemin. Perdu entre deux cultures, il décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens. Mais Charlie prendra un autre chemin, celui de sa rédemption." "Vois-tu Charlie, ou plutôt, entends-tu ? Comment veux-tu que ceci ne résonne pas à mes oreilles ?

"Et c'est pas tout" dit Lodile "Je poursuis l'aventure dans le livret qui propose des films et me voici découvrant celui-ci, titré "Lilting ou la délicatesse" de Hong Khaou. "Je te lis aussi  le descriptif"
"Dans le Londres contemporain, une mère sino-cambodgienne pleure la mort prématurée de son fils. Son monde s'écroule et se trouve perturbé par la présence d'un étranger. Leur difficulté à communiquer les force à faire appel à un traducteur. Ils commencent à reconstituer les souvenirs d'un homme qu'ils ont tous deux aimés."

"Vois-tu Charlie, je me dis qu'il y a vraiment de la concordance dans la vie, de la "synchronicité", si j'ose dire". Peut-être cela a-t-il une utilité ?

Sacrée Lodile, toujours à réfléchir, pense Charlie Loizo, tout là-haut, sur le palmier. En attendant il remarque le visage étroit Lodile, plus contracté-serré que d'ordinaire. Il fdoit la réconforter. Alors il répond 
"à la menthe ou au citron coriandre, le thé ? Cornes de gazelle, baklavas ou makroute les pâtisseries... ? comme tu veux Lodile mais arrête-toi, installe-toi, remets-toi je vais me taire maintenant. Quant à vous qui passiez par là, arrêtez-vous et profitez, avec plaisir et à bientôt. 
Et poussant son hospitalité légendaire, dans l'élan, Charlie Loizo offrit   Imidiwaren de Tinariwen TINARIWEN

17 novembre 2011

Oh la la la, oh la la la la Lodile n'est pas contente que va-t-elle me dire ?

Elle n'est vraiment pas contente. Que lui est-il arrivé ?
Rien, oui oui, non non, ce n'est pas à elle, c'est à quelqu'un d'autre. Mais ça la met en colère. Elle veut m'en parler, alors je l'écoute et maintenant à mon tour de vous dire.
Lodile adore aller dans les bars. Non, non, pas pour boire. Pour tendre l'oreille et trouver matière à billet, autant que dans le Bla Bla Bus.  D'ailleurs elle prend toujours un chocolat chaud. C'est vrai, on ne s'enivre pas avec ça. Mais reconnaissez-le, on déstresse. Si vous pouviez la voir. Elle a sous mes yeux  l'oeil furibond pour ne pas écrire furie-bar. Donc j'ai écouté et même compris. A mon tour de vous dire ou de vous raconter. Mensonge ou vérité, à vous de deviner.
Quand Odile est entrée, elle a repéré la table ronde. Elle adore les tables rondes. Seule à une grande table ronde ça en impose et ça lui plaît. Qui plus est, une table ronde c'est la porte ouverte. Qui veut s'asseoir à ses côtés peut. Mais personne ne s'assied. Tout en sirotant, elle joue de son passe-temps. Il y a une petite table carrée sur sa droite. Un homme et une femme la partagent. L'un a un ordinateur. L'autre a son regard. Et ses mains volubiles. L'homme lui demande comment elle va. Elle répond qu'elle est contente, que Zikoçar va s'occuper d'elle. Et elle commente. Elle précise que ça y est, c'est officiel, il va obliger les gens du RAS à travailler.  7 heures par semaine. Elle ajoute qu'elle va enfin se remettre à travailler et que ce ne sera pas si mal, bien que malgré tout, d'une certaine façon, elle travaille tous les jours.  Il rit. Il dit qu'il est à la retraite depuis quelques années, payé par l'état à ne rien faire, sinon des photos-paysages. Comme une justification d'appartenance à une même source. Elle, elle contemple ses photos. Justement, l'une d'elles lui plaît tant qu'elle commente d'un flatteur "Quand je vois vos photos, je me dis qu'il faut que je change d'appareil !" Là Lodile a dit qu'elle avait entendu la réponse de l'homme. Mais elle sest arrêtée de parler. Visiblement, elle mutismait. Je l'ai relancée en lui demandant de me dire ce qu'elle avait dit. Elle a répété qu'elle avait été très choquée. Si choquée que c'est pour cela qu'elle avait évité le gong. Une fois ça suffit, deux bonjour les dégâts. Allait-elle finir par me dire ? Rien n'était moins sûr. Elle restait silencieuse. Au bout d'un instant, enfin, tout de même elle a levé la tête Eet en me fixant elle a dit "Tu veux vraiment que je te le dise Loizo ?" Je me suis offusqué : "Bien sûr que oui Lodile, j'écoute, tu en as trop dit, je suis tout ouïe." J'en suis resté moi-même Baba. Cet homme, paraît-il de belle allure, a répondu "ça vous sera difficile car pour avoir mon matériel il vous faudrait au moins quatre RAS !"
Mensonge ou vérité, à deviner. Les boissons, thé à la menthe ou chocolat chaud compris, cachaça, mojito, vodka ou kvass* comme toujours, près du bassin, dans le plateau protégé par la feuille de bardane. A vous de déguster.
* Site à consulter pour en savoir davantage sur le kvass http://www.buveurs.com/Connaissez-vous-la-boisson-Kvass

29 juillet 2011

hou l la la la la la le gong se déchaîne que se passe-til Lodile ?

Lodile est en colère. Elle n'accepte pas qu'on ne lui fasse pas confiance. Elle rue dans les brancards. Elle dit qu'elle n'est pas une gogol -elle a beaucoup de respect pour les gogols- elle dit qu'elle n'est pas un clown -elle a beaucoup de respect pour le clown- elle dit qu'elle n'est pas dilettante -elle a du respect pour le dilettantisme-, elle pense qu'être sérieux n'est pas forcément preuve de sérieux. Hou la la la elle est en colère Lodile et moi Loizo, j'aimerais bien savoir ce qui la fait ainsi ruer dans les brancards.
Finalement je me range à son raisonnement.
Après tout c'est vrai, quand quelqu'un organise quelque chose seul celui-ci sait ce qu'il a organisé et comment. A quoi sert de le désigner comme faisant erreur ? Ou se trompant ? Devant tout un groupe. Être désigné, montré du doigt, mis en cause, ça ne plaît à personne surtout quand il n'y a aucune raison de le faire.
Qund quelqu'un explique ce qui en est, ce qu'il a fait, comment il l'a fait,   -Il y a longtemps qu'il le fait- pourquoi de visu s'emparer de l'objet, et sous ses yeux, casser l'agencement qu'il a fait pour le mettre en valeur et cela sans même s'en rendre compte ? Que dire ? Faut-il dire ? Pourquoi dire ? Lodile s'est tue.
Faut dire qu'à force de fréquenter Lodile je sais qu'elle a une façon très particulière de présenter les choses. Je sais qu'elle est plutôt sur le mode de l'humour et que l'humour il faut le partager. Lodile, je le dis, il faut l'écouter. Et ne pas s'en moquer.
Mais au fait Lodile, dois-je comprendre que tu fréquentes d'autres que moi ? Jamais je n'y avais pensé. Me voilà troublé. Hé, Lodile, réponds, tu frréquentes d'autres personnes que ... Dililililing ding ding dong, le gong résonne et moi jusqu'au bout je l'écoute. Chère Lodile, reviens quand tu veux.
Et vous qui lisez, si vous avez soif, n'oubliez pas, quelques feuilles de bardanes soulevées, auprès du bassin qui chantonne, et vous n'avez plus qu'à choisir : thé à la menthe, mojito, whisky -attention il fait très chaud- ou petit verre de vodka.... c'est comme vous voulez. Belle détente à tous toutes.
Moi je m'envole, derrière mes branchages pour mettre mes plumes à l'abri. C'est qui ce chat ? .

03 mai 2011

Paris II - dili dilili dilililing ding ding dong, Lodile nous sommes allées à Paris

Nous étions place du Louvre, poursuivons.
Fen
Fenêtres, toits, murs, gargouilles conversent ensemble
Quoi, un arbre sec ? Il donne soif. Il commence à faire soif, en effet. Et si nous remontions les quais ? Belle idée, les jardiniers jardinant à même le trottoir, les voici arrosant les beaux oiseaux de paradis. Râfraichissant.
Au bout d'un temps, nous obliquons vers la gauche et atteignons la rue de Rivoli : ça sent les Saints-Innocents, les Halles, Beaubourg. Je me souviens.
Il fait chaud et l'eau qui chante enchante tout verseau !
Nous poursuivons, une petite faim dans les talons. Voilà Beaubourg. Le vent dessine de râfraichissantes et souples arabesques dans le drapeau tricolore.
Ma plus belle me regarde exerçant le métier de photographe. Ho heu,... métier, métier. Oui oui, je sais. Pas douée. Peut mieux faire. Fais de son mieux. Nous voilà au bord de la pièce d'eau aux sculptures colorées
C'est mon tour de l'être, auprès d'une bouche rouge et gigantesque, qui aurait bien des choses à nous raconter. Je ne tiens pas à être battue, reste muette Labouche !Elle m'obéit au son et à l'oeil. Sauvée.
Encore un coup Ds'amère la photo à l'envers ! Hallucination. Coup du soleil. Pari topé. C'est elle ce n'est pas elle, Errare Humanum Es non tu te trompes, ce n'est pas elle.
Mais ça aurait pu, d'ailleurs En-Clair, inonde donc les murs parisiens de ton joli minois, ça pourrait te servir. Mignonne l'idée. Ne te fais surtout pas prendre. Carrément, ne suis pas ce conseil débile, s'il te plaît. Trop tard ? Oh ma mère alors !
OK, c'était pas An-Clair. Mais si c'était pas An-Clair, clairement, celui-ci c'est Desnos. C'est écrit dessus et dans la foulée vous pouvez le lire dessous P'OASIS Nous sommes les pensées arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. -Soeur Anne, ma Sainte Anne, ne vois-tu rien venir... vers Sainte-Anne? -Je vois les pensées odorer les mots. -Nous sommes les mots arborescents qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. De nous naissent les pensées. -Nous sommes les pensées arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. Les mots sont nos esclaves. -Nous sommes -Nous sommes -Nous sommes les lettres arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. Nous n'avons pas d'esclaves. -Soeur Anne, ma soeur Anne, que vois-tu venir vers Sainte-Anne? -Je vois les Pan C -Je vois les crânes KC -Je vois les mains DCD -Je les M -Je vois les pensées BC et les femmes ME et les poumons qui en ont AC de l'RLO poumons noyés des ponts NMI. Mais la minute précédente est déjà trop AG. (décidément trois fois dans la journée : ça c'est de moi-même) -Nous sommes les arborescences qui fleurissent sur les déserts des jardins cérébraux. L'AUMONYME (1923)
Hein, c'est Erssion ?
Trois quoi ? Mousquetaires, Grâces, Saisons ? Mais où sont passées les quatrième de couverture ?
Mine de rien celle-ci, incognito, les a à l'oeil
Les voilà rigides vigiles, attentifs à tout ce qui se passe ici. Whouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ils ont donné le signal. Tout le monde s'éparpille.
Mais comment s'éparpiller avec les brise-michées ? Dur dur
Sous la bannière tricolore, ils et elles et eux, reprennent leur souffle. A bientôt pour le billet III, cette fois.

Paris I - Dili li dili li ling ding dong regarde Lodile nous avons visité Paris 3 05 11

 Paris. Vendredi. Promenade aux Tuileries avec Jacky. Dernier rayon de soleil avant d'aller cueillir Nanie. Pardon Nina. Nous l'attendons sur le quai n° 2 gare Montparnasse. Bien sûr, au bout d'un temps, tout le monde est descendu, même le conducteur qui n'est pas mal d'ailleurs, et laisse sa machine faire un potin du diable. Mais bientôt personne ne traîne plus sur le fameux quai n° 2. Où est Nina ? Jacky s'inquiète "Tu as un portable Lania ?" Je l'attendais cette question. "Non, je n'ai pas de portable Jacky". Il s'inquiète. Je ris.
De toute façon quand c'est grave je ris, comme un compère de Platini, il y a longtemps. 
De toute façon à quoi cela me sertirait-il ? J'ai dit que je venais la chercher. Je lui fais confiance, elle me fait confiance, le portable est inutile. Oui, et pour cause. Le train que nous avions regardé était arrivé sur le quai n° 3. "Coucou !" C'était Nina. Qui sortait bien du quai N° 2. Ouf, attaquons le stress du métro. Oh et puis non, plutôt le bonheur d'une promenade en bus, et pourquoi pas le 83 ? Ok, va pour le 83. Mais avant, carroussel de superbes Mercédès, à vue de calandre des autobus, et sous nos yeux nos petits yeux. Y en pas à Rennes des beaux véhicules comme ceux-là. Etonnement. Elles sont belles. Nous faisons un peu  "sorties de notre campagne".
 Et pourquoi pas quelques moules façon Léon ? Pourquoi pas ? En compagnie de Nina et de Jacky, un plaisir. Au fait confidence pour confidence, j'ai souhaité aller au petit coin. Quelqu'un m'a dit "Il n'y en a pas !" Je ne l'ai pas cru. Et bien, j'ai eu beau chercher la porte partout, j'ai trouvé celle des réserves, celles des bébés, celle des hommes, ... pour celle des femmes, m'en suis retournée un peu déçue et très coincée ! Rires. Et en plus, ni Jacky, ni Nina ne m'ont crue.
 Un trad ! Traduisons, un traditionnel, si traditionnel que je croyais moi qu'il n'existait plus. Donc photo du Moulin Rouge sous des yeux observateurs plutôt rougis. Heureusement, nous sommes avec Jacky. 
 Nous reprenons le bus, le 83. Dans l'abri bus, Nina soudain nous quitte. Au "Où vas-tu" de mère poule que je pousse, totalement inhabituel chez moi, un jeune homme s'est pris à sourire. "Excusez-moi, mais mon diamant bleu, ma toison d'or,  je les couve !" Rires. En face de nous, sur plusieurs matelas, un autre homme, plutôt jeune, plutôt belle allure, livre en main,  s'apprête à passer une nuit de plus sur le trottoir. Honnêtement, ça m'affole. Pourvu que ça ne m'arrive pas. Pas d'inquiétude, du moins pour l'heure, le bus apparaît. Plutôt bondé pour l'heure. Rest qu'il est Paris by night. Mince appareil "dépilé". Après une courte balade pieschkom, Nina fait connaissance avec le charmant studio que des gens généreux ont mis à ma disposition. Je les en remercie encore. La nuit fera du bien.
Que faire le lendemain ? La grasse mâtinée. Jusqu'à 11 heures et enfin, nous reprenons le bus.Non sans avoir traversé un square, où des enfants heureux jouent comme dans les jardins du palais d'un empereur. Et où certains arbres nous feraient croire que, justement, nous sommes dans les jardins de l'empereur du Japon. Un cri étrange, particulier, profondément guttural nous ramène durement à la réalité. C'est celui d'un SDF litronné ou plutôt d'un "clochard" comme on les appelait antan. Mon père avait dit ça,  un jour de mon enfance : "je finirai clochard !" Je me rassure, en me souvenant de la belle partition qu'il a su jouer et dont il a si bien su nous tenir à l'écart. Bref il est loin d'être clochard. Mais moi, je m'inquiète. Avec ma façon de jouer au caméléon. !
 Bon, laissant là, la philosophie et les lois de la génétique, je note le passage du 83. Les gens y sont délicieux. Un jeune homme se lève pour laisser de quoi s'asseoir, à mon casque gris (pour rappeler un célèbre casque d'or). Je n'ai encore jamais fait l'objet de tant de sollicitations dans ma ville.  Dommage, ça fait plaisir de se sentir devenue sage. Gare Saint Lazare, je me réveille devant la statue aux Horloges. Vite, une prise de vue. Trop tard pour photographier. Le temps de dérouler le foulard qui protège l'appareil, le bus reprend son errance. Nous passons devant l'Opéra, nous découvrons cette jolie fontaine à trois pas de la Comédie Française,



si je me souviens bien . Nous descendons non loin  du Louvre. Il fait chaud. Très chaud mais nous choisissons de ne pas muséeter. Plutôt de musarder.. Les yeux en l'air.  
 Celle-là horloge, je ne la manquerai pas. Pendant que je la prends, le Louvre se tient derrière nous. Nous allons à droite à gauche. Je surprends cette tour, celle du square des Innocents, square désquarisé, si je me souviens bien des promenades faites dans ce quartier lors de mon stage BTS,  rue de Turbigo il y a....  hou la la, finalement ma tête est normale, vue la date.
  
Nous laissons aller nos pas, nos regards "le ciel est par-dessus les toits...."
Nous suivons nos pas
nez en l'air

03 mars 2011

Du côté de Guer, le ménage de la Paix. Quelques autres s'il vous plaît.

Dans un certain pays, un certain village, une maison de paille et de terre mêlées, vivaient, il y a longtemps un homme et une femme. Un ménage. Qui ne connaissait pas la dispute. Qui était toujours en accord.

Et sauf les conseils que chacun échangeaient, les bisous qu'ils dégustaient et les rires des enfants quand ils jouaient, on n'entendait aucun bruit dans la maison de paille et de terre mêlées. Si bien que dans le village, pour désigner ce ménage, tout le monde disait "le ménage de la paix". C'était son nom.

Pourtant la vie de ce ménage n'était pas facile. Il travaillait beaucoup. Ses enfants étaient nombreux. Les embûches n'en parlons pas. Surtout la dernière : la perte du travail de journalier de Pipi Lemarri. C'était son nom. Précédé de son prénom.  Autrefois courant dans le pays, preuve que cette histoire n'est pas d'aujourd'hui. Un orage, des inondations qui durent, des récoltes qui ne peuvent être faites. C'est la tuile, le pas de pot, le pas de chance. C'est la malchance.

Les estomacs ne tardèrent pas à crier famine. Et pour parer aux souffrances des enfants, Pipi et Katell Lemarri décidèrent que le bien à vendre, pour passer ces temps difficiles, serait la vache, à présenter à la foire de Guer.  

La vache ! Les enfants coururent à l'étable et s'accrochèrent à leur jolie et douce Fanon. "C'est au choix" a dit Katell, leur mère "La vache ou la maison !" La maison ? Les enfants s'accrochèrent à leur mère. Difficile de retenir ses larmes devant tant de sagesse. Dans l'entre-baîllement de la porte une silhouette apparut. Celle du père, qui déclara "Comptez sur moi je la vendrai un bon prix !"

Tôt le lendemain, inhabituellement traînassante, Katell, telle Perrette son pot de lait sur la tête, imagine ce qu'elle fera de l'argent obtenu. Pendant ce temps Pipi tente de faire sortir Fanon la vache, de l'étable. On dirait qu'elle a compris. Elle s'oppose, elle s'obstine, elle rechigne à obéir. Pipi la tourne, la contourne, la pousse. Enfin il lui caresse l'encolure, il dit un "Ma Belle au creux de l'oreille" Et Fanon craque. Et le bruit de ses sabots résonne bientôt sur le chemin qui prend la direction de la grande foire de Guer.

Bientôt l'homme et la vache suivent un homme et sa jolie chèvre. Deux chapeaux ronds se soulèvent, deux rubans noirs flottent au vent et l'un des hommes s'étonne :

 "Ma chèvre contre ta vache ?  En es-tu sur ?" dit l'homme
"Oui, j'en suis sur !" répond Pipi
L'instant passé, meuh meuh l'un à une jolie vache, bêê bêê l'autre a une jolie chèvre. Et tous deux poursuivent leur chemin.

Dans le premier village, dès la première maison, une porte claque, une clé tourne dans sa serrure et un coq se dresse dans les bras d'une femme. Quand la femme se retourne,  elle sourit. Devant elle un chapeau rond se soulève, un ruban flotte dans le vent et un homme lui adresse la parole. Elle s'étonne :
"Mon coq contre ta chèvre ? En es-tu sûr ?" dit-elle
"Oui, j'en suis sûr !" dit-il
L'instant passé, bê bê l'une à une chèvre, cocorico l'autre a un coq fabuleux, crête, plumes, ergots, un vrai roi de basse-cour. Et tous deux poursuivirent leur chemin.

Quand Pipi est arrivé à la hauteur du pont de Guer, le soleil était levé et les oiseaux aubadaient le jour comme jamais. Malgré cela Pipi entendit des gémissements. Il tourna la tête en direction de la rivière. Il remarqua une forme noire, penchée sur le sol. C'était elle qui pleurait. Pipi entra dans le champ."Pourquoi pleurez-vous Grand-mère ?"  Quand il apprit que c'était parce qu'elle ne se décidait pas à enterrer son chat mort depuis plusieurs jours, Pipi déclara qu'en effet "cette histoire était triste à pleurer". Et trois mots plus loin la femme s'étonne :
"Ton coq contre mon chat ? En es-tu sûr ?" dit-elle". 
"Oui j'en suis sûr !" dit-il.
L'instant passé, co co ri co l'une a le coq fabuleux et le mène au poulailler, l'autre, un chat mort, qu'il glisse dans la poche arrière de sa galicelle. Un long manteau habituellement porté par les gens de Ploermel.

 Et ce dernier reprit sa route en direction de Guer.

Quand Pipi Le Marri arriva à Guer, la Foire battait son plein. C'était bien.
Il s'apprêtait à en faire le tour. C'était bien. Quand il se mit en tête d'aller boire une bolée de cidre à l'auberge.


"Je vous l'amène sur la table près de la cheminée, la bolée" dit l'aubergiste. Pipi s'installe. La minute suivante il remarque combien l'auberge est fréquentée et le bruit élevé. Dans la cheminée la flambée est magnifique. Et le dos de Pipi s'en régale. Soudain au bruit élevé succède un silence profond. Pipi se retourne. Tous les regards de la clientèle sont braqués sur lui. Dans l'instant Pipi se souvient dIl et bien content. u chat mort. La flambée l'a réchauffé dans la poche de la galicelle. Son parfum mortel s'est répandu dans la pièce.

"Croyez-vous pas qu'il aurait fait dans sa chemise cet homme ?" d pit l'un des clients à l'attention de tous les autres. Pipi se vexe. "Qu'est-ce que vous racontez, mais pas du tout. Ma main au feu pour 200 F chacun, que parmi toutes nos chemises c'est la mienne qui est la plus blanche !"

Dans l'auberge chaque homme est persuadé que Pipi ment. Les paris s'accumulent. Et les ceintures libèrent les chemises. Il n'y a pas meilleure blanchisseuse que la Katell de Pipi pour faire le linge blanc plus blanc que blanc. C'est Pipi qui gagne. 

Satisfait Pipi ramasse tout l'argent. "Je vous l'avais bien dit !" dit-il en souriant et dans la foulée, il raconte tout son déplacement. Les hommes tendent l'oreille et très vite rient puis ils se moquent de lui : "ah ah ah , quelle histoire aller vendre une vache et ramener un chat mort, personne ne voudrait être à ta place pour recevoir la correction que ta femme te donnera dès ton retour !" Et ils ont parié 200 F chacun que sa femme lui ferait passer un mauvais quart d'heure.

C'est au tour de Pipi de se mettre à rire. "Un mauvais quart d'heure ? Mais pas du tout. On voit que vous ne savez pas comment on nous appelle au village.
Les hommes l'interrogent du regard.
"On nous appelle le ménage de la paix" "D'ailleurs, suivez-moi et vous constaterez que ma femme ne me fera aucun reproche".

L'auberge s'est vidée en moins de deux. Tous les hommes suivaient Pipi. C'est Katell qui a été surprise en les voyant si nombreux. Elle n'en montre rien. Elle dit seulement  "Alors Pipi, notre vache, combien l'as-tu vendue ?"
Pipi dit la vérité.  "Et non ma chérie, figure-toi que je l'ai échangée contre une belle chèvre !"
Tous les hommes ont entendu Katell répondre "Mais c'est merveilleux, mais c'est magnifique, monsieur mon mari, le lait d'une chèvre pour nourrir nos enfant il n'y a pas meilleur. Montre-la moi que je tire du lait pour eux tout de suite !"

Pipi dit la vérité. "Impossible ma chérie, j'ai échangé la chèvre contre un coq impressionnant, crête, plumes, ergots je n'avais jamais vu coq plus beau !"
Tous les hommes ont entendu Katelle répondre à son mari "C'est une excellente idée monsieur mon mari. Un coq, y a pas meilleur réveil matin qu'un coq pour se lever avant l'aube. Montre-le moi vite ce coq, que je le mène au poulailler !"

Pipi dit la vérité. "Impossible ma chérie, j'ai échangé le coq contre un chat mort. Sa propriétaire, une vieille femme, avait trop de chagrin pour l'enterrer elle-même."
Tous les hommes ont entendu Katell répondre à son mari "Je reconnais bien là ta générosité monsieur mon mari. Ce coq aurait fini par déranger notre voisine et elle aurait fini par nous envoyer au diable. Tu as bien fait. Mais donne-le moi ce chat pour que je lui donne. Elle aura enfin quelqu'un à caresser et tout le monde le sait si la ron ron thérapie ça vous change un homme, ça nous changera notre voisine !"

Pipi dit la vérité. "Hélas ma chérie, c'est impossible, j'ai vendu le chat mort contre 2OO F à chacun de ces hommes que tu voies là. Parce qu'ils ont dit du mal de moi." Et il montre l'argent "Regarde ma belle aimée, cet argent est à nous. Vas-y, prends-le !"

Katell sourit. Elle regarde tout le monde. Elle sourit. Prend l'argent. Elle n'en a jamais vu autant. Elle en met dans ses poches, en garde dans ses mains. Elle saute, elle danse, elle rit et l'argent saute et danse aussi.

"Et ce n'est pas tout" dit Pipi, "Ces hommes qui m'accompagnent ont parié 200 F que tu me battrais si tu apprenais pourquoi je n'ai pas vendu notre vache !"

Les hommes ont tous entendu Katell répondre ainsi "Te battre, mon ami, mais quelle idée, je t'embrasserai bien plutôt, tiens, approche" Et pendant qu'elle embrasse son mari, la gentille Katell, Pipi ramasse l'argent que les hommes ont parié contre lui.  "Je vous l'avais bien dit mes amis, rien n'est capable de troubler la confiance qui existe entre Katelle et Pipi, le ménage de la paix, comme on dit ici"

Ce jour-là des hommes sont retournés sur Guer forts marris. Au soir, Pipi a bien fait rire ses enfants en lui racontant sa drôle d'histoire. Au matin, les enfants ont ri bien davantage en reconnaissant dans leur bol, le lait
de leur vache. La mignonne Fanon était revenue de son plein gré dans l'étable du manège de la paix.
Un ménage incapable de se fâcher.
Oh oh oh, Qui passe par ici soudain ?
Une souris rose.
Où s'en va-t-elle ?
Raconter leur histoire ailleurs.
FIN (7-11-2011)












03 juillet 2009

Son dernier poème -dit-il-

Merci Bonois Euh, pardon, j'ai oublié. Pourqui souhaite te lire, il faut suivre la procédure du YAKAKLIKER... sur le titre du billet et trinquer ou pas avec Loizo. Oui, il est là, et cachaça, vodaka, mojito ou pousse-rapière sont à droite, oui, sous la feuille de bardane. Près de la tortue. Quoi l'ombre ? Oui, c'est celle deu dromadaire, il adore regarder par-dessus le mur.

04 mai 2009

Parité parité parité oùétu ouétu ouétu ?

La parité est un sujet étrange : quel qu'il soit, comment peut-elle faire l'objet d'une égalité ? La politique n'intéresse pas tout le monde, la parole non plus, la peinture et la danse, les arts en général l'entreprenariat et le salariat étant autant distincts. Personne n'est à égalité : on ne peut imposer à personne de faire quelque chose : niveau intellectuel, niveau de responsabilité, niveau de connaissance, capacité à se mettre en réseau ou à s'en écarter, capacité d'être parrainé ou marrainé. Cependant au fil des festivals, il apparaît vrai, pour ce qui est du conte, que les hommes sont plus nombreux. Pourquoa pourquoa pourquoaaaaaa ? Nouvelle observation par exemple au Festival du conte à Vassivière, dans le Limousin. Les filles conteuses sont peu représentées. 11 conteurs pour 3 conteuses en scène pro ? Loizo lui-même est muet. Diling diling ding dong, Lodile s'en retourne muette, comme elle n'était pas entrée. Cachaça, mojito, whisky, vodka, apéritif à la violette ou thé à la menthe sous la feuille de bardane s'il vous plaît avec aujourd'hui, des chevilles de gazelle faites maisons s'il vous plaît. Pour vous rendre sur le blog de la photo : http://khobzdar.unblog.fr/2008/02/28/cornes-de-gazelle/

Dilililing dililing Tiens vl'à rev'là Lodile

diling ddiling ding ding.... Joyeuse Lodile ce matin et bavarde, bavard'Oseuse. Elle ne tarit pas d'éloges sur Maëlle. Une conteuse, urbaine, une conteuse aux cheveux roses, une conteuse qui accorde les textes à l'évolution des temps.... Du "re" conte nouveau. Vous avez dit conte ? C'est quoi le conte ? C'est qui, le conteur ? Lodile n'arrête pas. Des mots de la couleur de l'énergie de la fantaisie de la gouaille de la tendresse de l'interactivité..... Elle me confie même une photo. Je suis bouche bée. Et vous ? Un p'tit mojito ? Mais pourquoi pas, pourquoi pas ! Sous la feuille de bardane, s'il vous plaît. Servez-vous. Et à bientôt !

29 avril 2009

Loizo, bonjour, découvre ici la copine de Lodile

Comme d'habitude, YAKAKLIKER http://www.elnooreddunia.com/article-18524015.html

22 avril 2009

Les Mille et une Nuits, au Panama bar, après le Melti Potes

en solo, le 29 avril 2009 avec le conteur parisien Azedine en duo avec Lania, conteuse rennaise, le 30 avril 2009. Quand on mange une datte on a tout le sucré Qquandon mange une noix on a toute l'amertume Quand on mange une noix dans une datte on goûte aux Mille et une Nuits Venez goûter aux Mille et une Nuits au Bar Le Panama à Rennes 28, rue Bigot de Préameneu YAKAKLIKER sur le titre du billet Métro Clémenceau : remonter le boulevard face Hôtel Rennes Métropole. Tourner deuxième gauche. Métro Jacques Cartier : sortir et remonter le boulevard du même nom sur la gauche. Tourner droite dans rue Bigot de Préameneu, traverser carrefour. Avancer trois pas en avancer : le bar est là, les conteurs vous espèrent.

C'était en janvier 2000, sur le Balconnier

" Trop de soleil" grommellent les fleurs Chevaliers, les papyrus deviennent éventail

21 avril 2009

Bla bla bus : musique et radio dans les bus

Pas nouveau, mais récent. Plaisant, pas forcément. Tout dépend du public, du sujet diffusé. Récemment, j'ai été étonnée par la diffusion de musiquede vieux, et pire que vieux, de musique classique. J'étais sur une île ; je découvrais l'inconnu : ça existe ? L'inconnu me plaisait. Je n'étais pas la seule. Deux jeunes gens installés derrière moi commentent : "Sympa la musique classique. Rare ici !" "Rare ?" a dit l'autre "Tu veux dire, exceptionnel" Regret ? Le signifier. C'est fait. PS : photo perso. Horaires de bus : YAKAKLIKER sur le billet

17 avril 2009

Les Contes des Mille et une Nuits

avec le spectacle du même nom et Azedine le conteur de Paris, au Bar Le Panama, à Rennes, 28 rue Bigot de Préameneu, c'est le mercredi 29 avril 2009, à 20 h 30 Avec LaniAzedine en collaboration c'est toujours au Bar Le Panama, toujours à Rennes, toujours très précisément 28 rue Bigot de Préameneu, très précisément le lendemain, jeudi 30 avril, toujours à 20 h 30. Spectable l'annonce. YAKAKLIKER sur le tire de ce billet. Qu'on se le dise.

01 mars 2009

Les gens du lent de Landujan - Soirée musique slam et tricotage

Bonjour, Vendredi 6 mars 2009, Landujan, 20h30, salle des fêtes soirée Slam et tricot... en musique ! avec la participation de Lina Bellar, harpe, Marie Chiff'mine (l'heureuse en herbe dixit la photo), voix, + élèves de l'école de musique et scène ouverte Soirée atypique pour un partenariat avec une association atypique (Les gens du lent) et une conteuse-slameuse non moins atypique. Confortablement installés autour de tables, les participants à cette soirée assisteront à des moments de concert et à des prises de parole dans la salle, à partir de textes personnels ou de textes du répertoire. Tout au long de la soirée, chacun pourra s'initier au tricot, devenu cette année l'activité emblématique de la capitale de la lenteur.(Landujan, dans l'Ille et Vilaine) entrée libre dans la limite des places disponibles Organisé par l'école de musique du Pays de Brocéliande en partenariat avec l'association Les Gens du Lent contact@empb.fr / 02 99 06 60 54 / 1 rue du dr Druais, Montauban de Bretagne http://www.myspace.com/printempspoetesmusique PS : on peut décider de s'associer aux activités TRICOTAGE de l'association : challenge : une IMMENSE couverture faite de petits carrés (!) de 35 cm sur 35 cm : tous à vos aiguilles et envois à l'adresse indiquée. Qu'on se le dise, qu'on se le dise, le répète et participe.

19 février 2009