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04 juin 2019

Vieille randonnée intitulée "La Maison que Pierre a bâtie"

Ding ding ding dinding
Tiens rev'là Lodile
Elle a l'air bien réjouie
Elle parle à voix haute
Non, elle chante plutôt
Non, elle ferait bien les deux, ma foi
Du haut de mon palmier je la salue
Bonjour Lodile ! 
Elle ne répond pas. Elle continue sa litanie.
Quand elle a fini, je lui dis : "Un exercice pour maîtriser son souffle ?"
Un très vieil exercice Loizo, une réminiscence qui m'a reprise aujourd'hui. Veux-tu l'entendre  ou l'écouter ou les deux ?
L'entendre et l'écouter jusqu'à la comprendre. Je veux. Vas-y My Lodile.
Elle quitte la balancelle sur laquelle elle se reposait de l'effort fait et debout relance, gestes compris, la litanie.

Voici la maison 
que Pierre a bâtie
Voici le grenier 
qui est dans la maison que Pierre a bâtie
Voici la farine 
qui est dans le grenier de la maison que pierre a bâtie
Voici le rat 
qui a mangé la farine qui est dans le grenier de la maison que Pierre a bâtie
Voici le chat 
qui a avalé le rat qui a mangé la farine qui est dans le grenier de la maison que Pierre a bâtie
Voici le chien 
qui a poursuivi le chat 
qui a avalé le rat 
qui a mangé la farine 
qui est dans le grenier 
de la 
maison 
que Pierre a bâtie
Voici la vache
qui a meuglé contre le chien 
qui a poursuivi le chat 
qui a avalé le rat 
qui a mangé la farine 
qui est dans le grenier 
de la 
maison 
que Pierre a bâtie
Voici la jolie servante
qui a trait la vache 
qui a meuglé contre le chien 
qui a poursuivi le chat
qui a avalé le rat 
qui a mangé la farine 
qui est dans le grenier 
de la 
maison 
que Pierre a bâtie
Voici le méchant brigand
qui a battu la jolie servante 
qui a trait la vache 
qui a meuglé contre le chien 
qui a poursuivi le chat 
qui a avalé le rat 
qui a mangé la farine 
qui est dans le grenier 
de la 
maison 
que Pierre a bâtie

Voici le bon commissaire 
qui a menotté le méchant brigand 
qui a battu la jolie servante 
qui a trait la vache 
qui a meuglé contre le chien 
qui a poursuivi le chat 
qui a avalé le rat 
qui a mangé la farine 
qui est dans le grenier 
de la 
maison 
que Pierre a bâtie

Voici le coq
qui a réveillééééééé le bon commissaire
qui a menotté le méchant brigand 
qui a battu la jolie servante 
qui a trait la vache 
qui a meuglé contre le chien 
qui a poursuivi le chat 
qui a avalé le rat 
qui a mangé la farine 
qui est dans le grenier 
de la 
maison 
que Pierre a bâtie

Voici Pierre 
qui a semé le grain
qu'a picoré le coq
qui a réveillééééééé le bon commissaire
qui a menotté le méchant brigand 
qui a battu la jolie servante 
qui a trait la vache 
qui a meuglé contre le chien 
qui a poursuivi le chat 
qui a avalé le rat 
qui a mangé la farine 
qui est dans le grenier 
de la 
maison 
que Pierre a bâtie

Voici Claire
qui a épousé Pierre
qui a semé le grain
qu'a picoré le coq
qui a réveillééééééé le bon commissaire
qui a menotté le méchant brigand 
qui a battu la jolie servante 
qui a trait la vache 
qui a meuglé contre le chien 
qui a poursuivi le chat 
qui a avalé le rat 
qui a mangé la farine 
qui est dans le grenier 
de la 
maison 
que Pierre a bâtie

Voici l'église
où Claire a épousé Pierre
qui a semé le grain
qu'a picoré le coq
qui a réveillééééééé le bon commissaire
qui a menotté le méchant brigand 
qui a battu la jolie servante 
qui a trait la vache 
qui a meuglé contre le chien 
qui a poursuivi le chat 
qui a avalé le rat 
qui a mangé la farine 
qui est dans le grenier 
de la 
maison 
que Pierre a bâtie

Voici les cloches

qui sonnent le mariage de Claire
qui Claire a épousé Pierre
qui a semé le grain
qu'a picoré le coq
qui a réveillééééééé le bon commissaire
qui a menotté le méchant brigand 
qui a battu la jolie servante 
qui a trait la vache 
qui a meuglé contre le chien 
qui a poursuivi le chat 
qui a avalé le rat 
qui a mangé la farine 
qui est dans le grenier 
de la 
maison 
que Pierre a bâtie

Bravo Lodile, je me suis régalé. Tu m'as fais retourner d'une plume en enfance.  Je m'y mets

Au fait Loizo, ce n'est pas une litanie, c'est une randonnée, ainsi les conteuses et les conteur nomment-ils ce type de texte dit, quasi sans bouger, sauf les doigts de leurs mains.
Pour mimer les personnages.
C'est paraît-il pour les enfants, 
qui mémorisent les personnages, les verbes
mais au souffle nécessaire la randonnée devient un jeu y compris pour les grandes et les grands et sûrement pus pour elles et eux
que pour leurs enfants.
À moins qu'ensemble, tous ne jouent le JEU.



Un bel instant pris dans Le rennais "Bar Assoiffé" 
avant qu'il ne devienne bar à Bières, la grande mode rennaise. Pourquoi pas puisque grâce à la bière on peut apprendre, désormais, les langues étrangères.

Qu'est-ce qu'elle marmonne en me quittant Lodile ? Qu'elle regrette d'avoir areuh arreuh arréré arrêté de quoi... de conter, sur l'appréciation négative d'une responsable de bibliothèque. Faut dire que.... Que quoi Lodile...... non sans blague, je crains de comprendre... De soumettre l'attribution d'une subvention à la réalisation d'un atelier scolaire a l'obligation de ne pas travailler avec toi !!! Je comprends que tu aies perdu confiance Lodile. Elle se retourne et clairement me répond "Aujourd'hui, 20 ans après, je sais que l'erreur vient surtout de moi pour avoir donné du poids à son jugement.  Ne donner du poids qu'à soi-même Loizo, qu'à soi-même. Sinon, ça te met KO. Ding ding ding ding ding ding résonne le gong  Devenir sanglier, sanglier blanc et tracer, tracer, tracer comme on peut tracer en Brocé.... Brocé quoi... ? 
La voilà partie :-(
J'ai trouvé
Brocéliande

Vous avez soif ? c'est comme toujours, au frais sur le plateau sous les feuilles de bardane, et jus de mangue à fruits de la passion, d'un thé jusqu'aux curaçao, whiskey ou mojito. Hasta luego chamitos.

16 mars 2015

Dilililililidingdingding vlà Lodile l'école, une chance

Comme le gong tintinnabule j'ai aussitôt, Moi-Loizo, l'idée que Lodile a quelque chose à dire.
Et bien c'est vrai. Elle me l'a dit.
Et je vous le redis.
Car elle s'en offusque tellement qu'elle n'arrête pas de bégayer, bref elle en a perdu la parole.
D'après ce que j'ai compris, quelqu'un lui a dit, que quelqu'un lui avait dit que quelqu'un avait entendu une maman (27-28 ans) s'adresser à sa petite fille (4-5 ans gros maximum) de cette façon-ci (il s'agissait de lever la jambe pour ne pas trébucher en traversant l'avenue hors des passages cloutés)    
"... avec la mer.. que tu as devant les yeux, c'est normal que tu tombes !"
Celui qui lui a dit que quelqu'un lui avait dit que quelqu'un lui avait dit que tous dans l'abri bus avaient entendu et s'étaient retournés a dit que c'était plus facile de taper sur les enfants mais en attendant c'est surtout sur les parents qu'il faudrait....
Pardon ?
"Moi Loizo, je dis que c'est un peu,  non, je ne le dirai pas, je ne dirai même pas que c'est désol.., je ne dirai rien, rien du tout, tiens, je préfère me taire...." 
Oui oui, bien sûr, le thé à la menthe, le Whisky, le Curaçao, sous les feuilles de bardane, les pâtisseries sur le plateau et les carafes à dispositio. Surtout, n'hésitez pas et prenez soin de vous

!

14 avril 2014

Dilin diling ding dong, voilà Lodile, souvenir souvenir

http://www.ebay.fr/itm/PUBLICITE-ADVERTISING-1960-HELIOS-bas-collants-/310767070127?hash=item485b292baf&pt=FR_JG_Collections_Publicites
Faisant suite aux "tintinnabulances" qui s'effacent derrière elle,  Lodile apparaît le pas léger et la lèvre rieuse. 
"Bonjour Loizo, figure toi que... regarde ce que j'ai trouvé". Et Lodile de cliquer sur la tablette, sous les yeux de Loizo qui ne s'y est pas encore mis -et qui ne désire pas s'y mettre. Mais "Certitudes vous vous en allez à reculons, laissons faire le temps au temps, jamais et toujours étant deux termes toujours trop longs"-
Oui, dit Loizo, belles jambes ! car sous les yeux de Loizo apparaît la publicité vieillotte et pour cause, d'une paire de bas des années 60, autant dire des antiquités. 
"Je vois à ton oeil Loizo que tu pense que bien du temps a passé sous les ponts. C'est pas faux. C'est même vrai. 54 ans. Un bail. Et quand j'y pense, alors que nous sommes à l'époque du durable, c'était le cas en ce temps-là. Ma mère m'achetait des bas, fins -il y en avait en mousse aussi- mais moi j'aimais les bas fins. Pourtant ce n'était pas facile de les porter. Il fallait s'arranger pour qu'ils ne filent pas. S'ils filaient, c'était les gros yeux assurés et la défausse "J'ai tout de même pas fait exprès !"
"C'est pas faut, mais pour les faire réparer tu vas devoir les amener toi-même !"
Et j'y allais. Je descendais la rue de la Providence -en me disant qu'elle aurait pu faire quelque chose- ; en passant devant le petit bonhomme qui me faisait rêver. De terre cuite, il avait l'air, sur sa terrasse d'un observateur discret, d'un colporteur futur, 


autant dire,  l'ancêtre du conteur. Puis je traversais le pont du chemin de fer, puis le pond du canal et au lieu de me rendre au collège Michelet je remontais la rue de la colombette, après le bâtiment des Cachoux Lajaunie, pour m'arrêter peu avant le carrefour qui coupe en deux la rue de la Colombette.  Devant la vitrine je m'arrêtais, éblouie par le travail de la "stoppeuse" : réparer des collants filés me paraissaient magique. Je crois bien qu'il m'aurait plu d'apprendre ce métier si délicat. Je me serais d'emblée fourvoyée sur le chemin d'un métier prêt à disparaître. Il n'empêche ce savoir faire m'intriguait. Alors, dili ling di lililng ding, le carillon avertissant l'employée de mon entrée, elle levait le nez et me disait "Bonjour jeune demoiselle, que puis-je pour vous" et j'extrayais les fameux bas Hélios de leur pochette soyeuse. Ma mère avait le goût de la lingerie délicate. "
Je te fais rire Loizo ? 
Lodile vient de relever la tête. Loizo la fixe, hébété. Elle lui sourit et lui dit "C'est pas faut, un peu comme un cheveu sur la soupe mon souvenir ! Comme tout souvenir finalement !"
"C'est ton sentiment Lodile, moi je me permettrais de te demander Jus d'orange ou mojito ? " Laisse Loizo, je vais me débrouiller. 
Au fait, Toikili, vois comme bougent les feuilles de bardane, et sers-toi, c'est au choix ! A bientôt. 

22 mars 2014

Et si nous.... 22 mars 2014 Avez-vous dit Printemps ?

Et si nous allions courir ?
Promenade joggeuse this morning. Vent frais, ronds d'eau sur le canal, petite foulée, tours de corde à sauter jogging encore, les challenge qu'on peut, jusqu'au rond point, jusqu'à l'abri bus, jusqu'au coude que fait le canal, jusqu'au prochain banc, jusqu'au petit pont... 
Et si nous faisions la course avec les kayakistes ? Amusant. 
Et si tu photographiais les graphes, sont pas si mal ?
Et si nous passions par ce chemin ?
Et si nous rentrions par la passerelle ? Why not. Ok passons par là. C'est un endroit que la Mairie envisage de transformer en prairies urbaines. On peut y rencontrer de vieilles maisons années 50 désespérées d'être anéanties ; une fontaine lyonnaise en bon état que je m'amuse à utiliser. L'eau en sort. On doit pouvoir la boire ! Au dessus d'elle, une bouteille d'eau minérale vide -humour- est renversée.
Le soleil illumine des myosotis à foison.

 Il reste le long des chemins de ce lieu, les traces de jardinets d'humbles et chaleureux jardinier-nières ouvrier-ières des dimanches années 60-70. Les clôtures ont été ôtées. L'un de ces jardiniers, sur un établi riquiqui, s'acharne à faire disparaître le bungalow inutile. Nostalgie.
 Moi-même, trois pas plus loin, je me souviens, de celui qui répondit à propos de ses massifs et transmis le nom de ses fleurs avec un grand sourire à quelques enfants qui étaient en ma compagnie. Je me souviens encore de cet autre, représentant d'un groupe solidaire, qui en avait invité plus d'un à partager un "barbeqiou". Nous traversons ces lieux vides et pleins à la fois. Quant à la passerelle, nous ne la traverserons pas. Son accès est interdit. Elle a été emportée par les eaux violentes de notre étonnant hiver pluvieux. 
Et si nous rebroussions chemin ? 
Pas le choix. Rebroussons. Ici et là, traces et empreintes éparpillées croissent et reconstruisent la mémoire des lieux : plants de scilles, allées de jonquilles défleuries, cerisier d"'ornement en plein champ devenu, camélia géant au rouge sulfureux, entremêlé de rosiers, plants de violettes au parfum entêtant... 
Bientôt, bouquet jaune bleu rouge en main il est l'heure du retour. Les nuages s'amoncellent. La clarté s'évanouit. Pressons pressons. 
Il était temps. Derrière la porte la giboulée s'abat.

15 mai 2010

15 05 2010 Dong dong dong dong... un peu lourd le gong, tiens vlà revlà Lodile




LODILE : "Oui, je sais Loizo, mon gong est un peu lourd aujourd'hui, mais que veux-tu mon père vient de m'écrire. Je me demandais comment il se manifesterait après le décès de ma mère. Il l'a fait. Egal à lui-même. Grande sobriété  et beau conseil. Au pluriel, parlant aussi pour sa femme illégitime et me fusionnant à mes frères et soeur. Je lui ai répondu. Veux-tu que je te lise ?"
LOIZO : Que dire. Lodile ne peut-être qu'affectée. Perdre sa mère, ce n'est pas rien. Mais je serai curieux d'écouter. J'ai dit "oui, vas-y Lodile, je t'écoute". Alors elle a lu.
[12 h 55 et une semaine après le décés de Maman exactement. Je viens de te lire, pervers jusqu'au bout. Tu allais, tu vas, tu auras été maladroit jusqu'au bout. Comme mon frère cadet qui te ressemble à en faire peur et qui ne s'en doute même pas. Alors voilà mon père. Sache que si j'avais été un homme, si ma fille avait perdu sa mère, soit la femme que j'avais quittée, si je l'avais reniée  trente ans durant en lui faisant croire  que je reviendrais passer ma retraite auprès d'elle, et si j'avais enfonçé le clou comme tu faisais en précisant que nous finirions nos jours ensemble ; si donc j'avais été cet homme et si cette fille sans l'avoir fréquentée trente ans durant, voire quarante, je l'avais critiquée à chaque courrier, j'aurais aimé -enfin j'espère- qu'elle lise ceci "Ma fille, tu es confrontée à une lourde peine. J'ai fait beaucoup d'erreurs à ton propos, ainsi qu'à mes propres propos. C'est vrai, je suis un hors-la-loi. Alors  je te demande pardon et je t'assure de mon amour sincère et de ma présence affectueuse en ce moment difficile et ceux qui suivront" C'est clair, net et précis, sans confusion. Oui, j'espère que j'écrirais ça.   Je m'empêcherais d'ajouter que j'emploierais "je" et non pas "nous" comme il l'a écrit et que je n'exigerais pas d'elle qu'elle soit tolérante, comme il nous le demande. Revenons au fait qu'il n'y a pas de si, qu'il n'y a que la lettre de mon père, et que depuis qu'il est parti, ils ont fait tout, tous deux,  pour que leur "nous" ne concerne ni mes frères et soeur, ni moi et aussi, parce que je ne suis pas sûre que celui qui exige de l'autre la tolérance, comme il nous y invite,  l'exige suffisamment de lui-même. Ne restons pas sur ce "si", admettons que je lui réponde, je lui écrirais ceci "Plus ça va, plus j'accepte mes imperfections. Passer devant la Loi aide au moins à prendre cette décision. Je n'ajouterai pas le sentiment que j'ai que définitivement Maman n'est plus là pour te protéger de tes actes. Et je ne te souhaiterais pas "Profite de ta chance" Mais ce n'est pas l'envie qui me manque. Je garderai pour moi notre dernière conversation, qui, à trois pas du dernier souffle de Maman, reste en entier imprimée dans mon cerveau. J'aurais pu lui dire "Sois gentil, puisque toi tu sais mieux compter que moi, dis-moi ce que je te dois pour que je te le rende et que tu n'aies plus de rancoeur à mon propos." Voilà, c'est fini LOIZO ; excepté ce post scriptum que j'ai ajouté : PS : Sache que j'ai refusé d'épouser un homme sérieux et milliardaire à souhait pour la seule raison qu'il se plaignait trop souvent du mal que lui faisait  ses enfants" Je concluerais d'un
"Pour ma part je t'ai aimé "trop beaucoup". Au revoir" Qu'en penses-tu LOIZO ?
LOIZO (silencieux)
LODILE : ok, je sais ce que tu penses : "Je te donne deux mots LODILE, culpabilité et responsabilité, choisis le plus opportun". J'ai  choisi LOIZO. Le seul des deux qui libère. 
LOIZO : et sur ce, LODILE a soufflé un si beau baiser sur sa paume que mes plumes en ont frissonné de plaisir. Puis légère, malgré ses suffocations, elle m'a tourné le dos et quitté la terrasse en sifflotant "Maman tu es la plus belle du monde...."
Dilili dililililing ding dong, c'est le chant du gong évanoui qui m'a dit qu'elle s'était enfuie.  
Ah au fait, si vous avez soif, thé à la menthe, cerveza ou cachaça.... sont sous les feuilles de bardane, près du bassin qui murmure sous le palmier qui pianote l'air de ses ramures. Que rico......

28 mars 2010

Tiens tiens voilà revoilà Lodile dilong dong dongue digue dong dong

Lourd le gong ce jour. Comment se "face" Elle a planché sur le bonheur. Elle qui se repaîssait des propos d'Alain. Bonheur : éphémère produit qu'on peut offrir et qui est si fragile à engranger pour soi. Elle répète comme un leitmotiv « il n'y a pas de bonheur sans le regard de l'autre qui fonde la di-gnité. » Un jour elle a cherché ce regard. Elle l'a perdu. Dans le bureau d'un maire. Erreur d'interlocuteur. [Moi Loizo je m'étonne : jamais elle ne m'en avait parlé] Récemment dans celui d'une administrative. Qui confirme à haute voix et répète "C'est la faute de la société !" La faute de la société ? Mais cela change tout. Cela la sauve. Et dans la foulée elle prendra la carte loisirs que la société a fabriquée pour que les pauvres ne se sentent pas relégués. Pauvres mais capables de s'amuser. Pour attraper le bonheur peut-être. Précarité, un nouvel ordre social ! Peut-être que oui finalement, ce serait la faute de la Société. C'est mieux que la faute d'un maire. Mais la question reste posée : "le bonheur : une affaire publique ou privée ?" Finalement dit-elle, depuis 30 que je vote pour la gauche peut-être que je devrais prendre la carte Rien que pour voir si ça changerait quelque chose ? Loiso est-ce que tu aimes les jonquilles ? Parce que de côté-là oui, en matière de jardinage, on peut faire le bonheur des habitants malgré eux. [Dis-moi Lodile, un thé à la menthe te plairait-il ?] Un thé ? Bonne idée, mais à la lavande s'il te plaît Loizo. [Vos désirs sont des ordres ma chère Lodile] Elle savoure pendant que le vent salue Chopin sur les claviers de mon palmier. Vous avez dit bonheur. Je dis Bonheur.
Un chien qui bâille au coin du feu, cela avertit les chasseurs de renvoyer les soucis au lendemain. Cette force de vie qui s'étire sans façon et contre toute cérémonie est belle à voir et irrésistible en son exemple ; il faut que toute la compagnie s'étire et bâille, ce qui est le prélude d'aller dormir ; non que bâiller soit le signe de la fatigue ; mais plutôt c'est le congé donné à l'esprit d'attention et de dispute, par cette profonde aération du sac viscéral. La nature annonce par cette énergique réforme qu'elle se contente de vivre et qu'elle est lasse de penser. ALAIN Avril 1923

09 mai 2009

AR SKIPAILH - PEMDEZIEG AR SPORT HAG AR C'HIRRI - GOUEL AR GELTED

Hier il y avait la Gaule dans l'Univers ? Non, le monde ? Non, les Cinq Continents ? Non les USA ? non ? L'Europe ? Non la France ? Non ? La Bretagne ? Non ? Les Côtes d'Armor ? Oui ! et l'Ille et Vilaine aussi. Aujourd'hui, grâce au rouge et au noir, grâce au blanc et au noir, la Bretagne donne ses couleurs à la capitale et danse sur l'esplanade de la Liberté à Rennes. Hou la là, à voir ? Un darvoud dreistrodinal a vo fenoz (8è 45) en ur Stad Frans kinklet gant bannieloù gwenne-ha-du a-vil-vern. Evit ar wech kentan, daou skipailh deuet eus Breizh a c'hoario an eil ouzh egile e gourfenn Kib Frans. Ent reizh e tlefe ar maout mont gant skipailh Roazhon met kigennoù a-walc'h zo gant Gwengampiz evit c'hoari un dro-gaer dic'hortoz. (Pajennoù 4 da 7) Jouer le jeu de la folie, de l'engouement, du ballon blanc.... En me souvenant fémininement, de mes hurlements, lorsque mon fiston me ramenait tous les maillots de son groupe après l'entraînement surtout un mercredi pluvieux : ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh jours heureux ! Wouahou ! Fait chaud sur la terrasse. Un p'tit drink. Pacon ? heu pardon, un Picon? voilà ce que je voulais dire.

30 avril 2009

Bla bla bus : On parle de grippe mexicaine partout sauf là et pourtant

Depuis quinze jours les gens rentrent du Mexique et on ne leur tend qu'un papier avec quelque recommandation implacable : attendez la fièvre !!!! Hier, 29 avril, les autorités commencent à s'affoler : l'OMS relève, sur une échelle de 6, le niveau de mise en garde à 5. La fille d'une amie qui l'apprend tout comme elle, dit à sa mère "J'ai peur !" Nous devrions être sur nos gardes -quoique pas seulement "nous devrions" : nous devons être sur nos gardes. Être sur nos gardes, c'est être à la garde d'autrui. Pas évident pour tout le monde. Pas plus tard que hier, 29 avril, dans le métro, en face de moi est assise une jeune femme, du style méchamment BCBG comme moi, mais pourquoi pas : c'est plutôt agréable à regarder. A sa gauche, un homme la quarantaine plutôt bizarre : un vrai-peau-rouge ne pourrait être plus peau-rouge que lui. On dirait qu'il s'asphyxie lui-même. Autour de lui une certaine odeur alcoolisée. Je déteste. Il n'est que 14 h. Qui plus est, son comportement est intrigant. Il m'intrigue. Je lis et le regarde de temps en temps. Soudain, il semble avaler de travers. Il a des difficultés respiratoires, c'est visible. Il me répugne,mais après tout je ne suis pas médecine (féminin de médecin) Cependant, même répugnant, je ne vais pas laisser mourir un être humain sous mes yeux : je me lève, pour tapoter son dos d'une main aimable. Il choisit ce moment-là pour expectorer tous ses miasmes, sans mettre, une seule fois la main devant sa bouche ! Avec la jeune femme nous levons les yeux au ciel de désespoir. Je place mon journal devant mon nez. Et je me dis : mais comment-cela peut-il être possible ? Est-ce seulement parce que tu as vécu la tuberculose de près que tu es attentive au danger collectif des maladies respiratoires ? Je réfléchis et je pense à tous ces jeunes et moins jeunes, qui crachent devant vous sans s'excuser. Si vous les regardez, ils vous prennent à témoin : "t'as quoi toi, qu'est-ce que tu attends, tu veux ma photo ! On en vient aux mains ?" Ce que j'écris ici n'est pas du conte. C'est du vécu ! Mais que faire ? Je préfère être traitée de BCBG et ne rien dire. Mais à l'âge que j'ai, je ne suis pas fière, de ne pouvoir leur dire ce que je pense, à craindre un geste mal placé. Aujourd'hui les vieux croient qu'ils font jeunes : les jeunes ne le pensent pas. Les vieux, ceci écrit, sans guillemets, doivent prendre leur place de vieux. "Hé bé Lodile, tu prends de l'âge ?" En s'éloignant légère, elle sourit et me dit : oui. Diling ding ding dinnnnnnnnnnnnnnnnng le gong chantonne gentiment. "A demain Loizo" me dit-elle, je passerai. Hum ça sent la clochette !!!!

28 janvier 2009

OR-LOISIRS en maison de retraite

"parce que ça me servira plus tard", me dit Lodile avec beaucoup de sérieux "et parce que j'aime offrir quelques instants de rêve auprès de ceux qui auraient pu être ces grands-parents que je n'ai jamais eu"
Pourquoi pas Lodile, Pourquoi pas, chacun est libre de faire ce qu'il veut, et pas si mal.
"Une p'tite tequila ou une p'tite cachaça ?"
"Un p'tit mojito, plutôt," me dit-elle ! Mais pourquoi pas, ma Lodile, pourquoi pas, tiens goûte-moi ça, la menthe est ultra fraîche, et ne parlons pas du citron vert, cueilli et pressé du jour, de la branche à ton verre seulement par mon bras ! superbe. Elle rit. J'aime bien Lodile quand elle rit : ça lui va si bien. Allez, à bientôt Lodile. A bientôt Loizo. Diling dililing ding ding....

27 janvier 2009

blabla...bus collections by Lodile

  • Une grand-mère délicieuse ... qui me parle comme si nous étions voisines depuis des lustres sous le parapluie avec lequel elle éborgne sans y penser tous les passants y compris moi, qui suis juste à la hauteur des baleines. Mais déjà elle m'amuse. "Il est passé ou il est déjà passé ?" me demande-t-elle. Elle me donne le N° = le même que le mien. Je lui confirme que oui Desappointed ! very desappointed, Granny Je la réconforte "Plus que 5 mn" Elle me sourit. Puis on aborde tout : la pluie qui est froide, l'hiver qui pour une fois ressemble à un hiver, rien ne se perd tout se transforme, le détour du samedi, la grève de jeudi, les difficultés de chacun. Toujours le sourire. Elle est délicieuse. Le bus arrive : elle est éclatante. Elle m'attend... Elle est trop gentille. Elle est toute mimi comme on dit, mignonne, frisée, presque encore blonde, un joli chapeau, délicieusement coquette sans plus. On se retrouve côte à côte mais séparée par l'allée. Elle me dit qu'elle va chez... à.... pour.... pas loin de.... Je saurai tout. Elle me rappelle l'une de ses pairs qui me disait : "Voyez-vous cela fait trois jours que je n'ai ni vu ni entendu personne !" en ajoutant "mais je n'ai besoin de personne" Je ne peux m'empêcher de penser "Moi si, j'ai besoin de personne, j'en ai vraiment besoin, sans personne, je pleure, je triste, je m'attriste, je manque de rires, je panne, je tourne en rond, je balbutie, je m'écoeure, je ..... Pas facile d'être seule. On ne peut cependant pas s'accrocher aux gens. Et j'entends ce vieil homme qui disait "on à la vieillesse qu'on mérite !" et sa voisine qui commentait en pensant à ses enfants, ceux de l'homme qui ne venaient jamais le voir "ils ont l'enfance qu'on leur offre !... et d'ajouter : heureusement tous les hommes ne sont pas comme vous, voisin !" Revenons à ma petite dame. Comme ils sont fragiles nos anciens. Elle se fait bousculer par sa jeune voisine qui descend un arrêt avant. Elle croit qu'elle doit descendre aussi. S'affole, se précipite. Je la retiens. Elle me sourit, réconfortée et me quitte un arrêt plus bas, comme si nous avions étées parentes depuis des lustres. M'aidera-t-on dans vingt ans quand je serai un peu perdue. M'aidera-t-on ? Maide alors, maidera-t-on ? De très jeunes femmes "Tu veux des enfants ?" "Tu déconnes, les enfants c'est la fin de la liberté !" (de très jeunes femmes) Autre groupe : de jeunes adultes Etonnement sincère "Tu fais sans préservatif ?" "Ouais c'est bien mieux !" (rires) "Et tu n'as pas peur ?" "Peur de quoi ?" (gros rires) "Du sida !" "Bof, maintenant -haussement d'épaules- ça se soigne !!!!"

13 janvier 2009

Voilà revl'à Lodile Lamoureuse

Le gong ne cesse pas de dilingdingdonguer joliment, léger, très léger. En entrant elle l'a juste caressé puis elle m'a dit "Loizo, me voilà amoureuse des mots" J'ai souri en pensant que je la comprenais. Elle poursuivit "Des mots du conte !" J'ai encore souri sachant combien plus souvent ils faisaient du bien plutôt que du mal ceux-là. J'eus droit au "Tu veux les voir ?" Comment peut-on répondrenon à quelqu'un qui vous propose d'écouter ou de lire. J'ai dit Oui. Et me voilà, elle repartie, pages en main. Ils sont écrit par Monsieur Henri Gougaud et je me dis que je n'ai peut-être pas le doit de les déposer ici. Si par hasard quelqu'un voulait que je les retire il n'aura qu'à me le faire savoir : un vent de sable sur la terrasse et hop là, j'effacerai. Pour l'instant je les dépose. Voilà, c'est fait : Voilà l’histoire telle que Henri Gougaud l’a écrite. Autrefois, en Arabie un roi vivait nommé Shams le Paisible. Il possédait un trésor vivant, sa fille au rire bienfaisant comme la source de la vie, aux yeux d’évidente espérance, au nom aimé du vent : Zahra. Shams, au matin de chaque jour, baisait son front en chantonnant (c’était sa prière de l’aube) : « Trois bontés chassent les chagrins : le vin frais, mes roses et Zahra, que Dieu protège des méchants ! » Et tous rendaient les mêmes grâces, autour de lui, en chœurs joyeux. Elle était belle, certes, elle était sage aussi, car auprès des savants que fréquentait son père elle avait cultivé bien des livres féconds et goûté ce savoir qui enivre parfois et parfois fait pleurer d’espoir démesuré. Elle savait distinguer le mot de la parole, le temps de la durée, l’énigme du mystère et les beautés cachées des subtilités vaines. Enfin sans le secours de ceux qui savaient tout, même l’art de se taire, elle avait appris seule à écouter, la nuit le tambour de son cœur, la rumeur de son corps et le chant de son âme. Vinrent ses dix-huit ans. Un jour, comme Zahra, à sa fenêtre ouverte, contemplait la cité aux remparts de safran, lui revint à l’esprit cette parole étrange qu’elle avait entendue d’un mendiant sans regard : « Tu es le sultan de ta vie. Que l’amour seul soit ton palais, ton royaume, tes palmeraies, ton désert et ton océan. » Et comme elle souriait, pensant à ce mystère, son père vint à elle avec ses conseillers. « Ma fille, lui dit-il, voici le temps venu d’épouser un pays et son prince héritier. J’ai choisi ton époux. Il est juste et puissant. Qu’il te donne vingt fils et que Dieu t’aide à vivre ! » Elle répondit : « Hélas mon père, l’homme que j’aime est loin d’ici, si loin que je ne sais pas où. Pourtant il me viendra un jour, mais lui ni moi ne savons quand. Voici passé le temps d’enfance, vous l’avez dit, seigneur aimé. Veuillez donc me laisser aller. Je dois construire la maison où j’attendrai mon bien-aimé sans lequel ma vie n’est que sable. Elle salua le roi, ses conseillers aussi, elle tourna les talons, elle quitta le palais, elle traversa la ville. Elle s’en fut au désert. Une pleine journée elle marcha vent debout. Le crépuscule vint et le vent s’apaisa. Elle contempla les horizons et se vit droite au cœur du monde. Là, au milieu de l’infini, elle bâtit une maison basse. Elle fit les murs, posa le toit, pierres mêlées de branches mortes, elle fit la porte en bois perdu, franchit le seuil et s’enferma. Aussitôt la rumeur envahit la cité. - Savez-vous bonnes gens ? La princesse Zahra est recluse au désert. Elle espère l’amour, elle attend qu’il lui vienne ! - - qui ne connaissait pas Zahra fille de Shams ? Qui ne la savait pas plus belle et désirable que les mille palais du paradis des purs ? Ils accoururent tous, princes, marchands, voleurs, mendiants et philosophes, timides, fanfarons, bancals, brûlés d’amour, chacun poussant son ange et traînant son démon. - - Au premier qui frappa à sa porte fermée : - - Qui vient là ? demanda Zahra - Le cœur serré dans sa chemise l’homme lui répondit - - c’est moi - Alors il entendit Zahra lui murmurer, à l’abri de sa porte close l : - - ensemble dans cette maison toi et moi ne pouvons pas vivre. Dis-moi ton nom homme et va-t-en ! - Il obéit. Et s’éloigna. Et tandis qu’il s’en retournait, la recluse broda son nom sur son manteau de laine bleue. - Le lendemain un autre vint. Lui aussi frappa à la porte. - Qui vient là ? demanda Zahra - Comme son frère de la veille, il lança fièrement : - C’est moi ! - Comme son frère de la veille il entendit ces mêmes mots : - Ensemble dans cette maison toi et moi ne pouvons pas vivre. Dis-moi ton nom homme, et va-t-en ! - Le nom fut dit et fut brodé sur le manteau de laine bleue Ils vinrent cent, ils vinrent mille, ils vinrent dix et vingt années. Chacun à la question posée, répondit à la porte close : C’est moi Hassan, c’est moi Ali, c’est moi tel familier de Shams, tel coureur de sable ou de vent. » Cent et cent noms furent brodés sur le manteau de laine bleue, et les jours et les nuits passèrent et les printemps et les hivers, jusqu’au bout où fit halte au seuil de la maison un errant aux pieds nus. Moktar était son nom. En langue d’Occident son nom était « l’élu » Il n’avait dans les mains que seS lignes de vie. Ses trésors étaient tous dans ses yeux étoilés. Il ne frappa qu’un coup à la porte fermée. - Qui vient là ? dit Zahra - Moktar, droit sur le seuil, resta la bouche close. On entendit le vent caresser le désert. Une deuxième fois : - Qui vient là ? dit Zahra Ce fut comme un souffle de sable. Moktar ne lui répondit pas. Alors Zahra, l’aimée de Dieu, derrière la porte fermée approcha sa bouche tremblante d’une fente dans le bois brut. Elle dit encore : Qui vient là ? Moktar pencha sa haute taille et contre cette même fente dans le vieux bois il répondit - c’est toi,
- La porte lentement s’ouvrit. Moktar entra. Il s’avança. Et que vit-il dans la pénombre ? Une vieille ridée, courbée dans son manteau de laine bleue où tant d’éphémères passants avaient laissé leur trace inscrite. Moktar vit-il ses yeux fanés, ses cheveux neigeux, sa fatigue ? Un fil au bout d’un nom brodé sur l’épaule attrapa son regard. Il le tira, défit le nom, et par la porte ensoleillée il lança le fil à la brise et ce fil à peine dehors se fit oiseau et s’envola. Il en tira un autre encore. Un nom encore s’effaça, un oiseau encore s’en fut, ivre de vent et de lumière. Un long, un court et un cinquième et celui d’un guerrier persan, et celui d’un caravanier, et miracle, avec chaque nom effacé sur le manteau bleu, avec chaque fil envolé, chaque cri d’oiseau délivré, une ride disparaissait sur le visage de Zahra, son teint retrouvait son éclat, et ses yeux leu bonheur vivant. Quand ce fut plus un seul nom brodé, quand le soleil eut disparu derrière la nuée d’oiseaux qui avaient envahi le ciel, Zahra était à nouveau jeune, plus ardente encore et radieuse qu’au plus beau printemps de sa vie. Alors les deux qui ne font qu’un s’en furent droit dans le désert. Nul ici-bas ne les revit. Derrière eux n’étaient aucune empreinte, ni de l’une ni de lui. Collection Texte et Voix 3 350001062573 9 Desclée de Brouwer
Il me vient maintenant en mémoire que j'ai écouté moi aussi ce conte-là du côté de Mauron un soir de juillet. C'est Monsieur Gougaud lui-même qui le contait et j'avais été scotché.

11 janvier 2009

13 décembre 2008

Une conteuse, l'Irlande, la pomme de terre et tiens voilà rev'là Lodile

Diling ding ding ding dong. Charmant le gong ce matin. Lodile doit être dans un bon état d'esprit.
Je ne me suis pas trompé moi Loizo. Lodile entre, en effet, un magnifique sourire aux lèvres.
"Si tu savais Loizo, faut qu'j'te dise. Pour la première fois je suis allée écouter une conteuse. Je n'en reviens pas encore. Je suis accro. Je vais devenir addict. Quel plaisir. Moi qui pensais que les contes ne pouvaient intéresser que les enfants, je m'incline. C'est géant. Et d'autant plus que son thème était celui ô combien terreux et mineur, des pommes de terre. J'ai tellement planté, pelé cuisiné et mangé de pommes de terre dans ma vie que c'était difficile de m'en apprendre à props de ce tubercule.. Du moins en étais-je persuadée.
Parce que, que nenni, rien de cela. Faut dire que, conteuse, 'elle a saisi le sujet côté contes. Un plaisir supplémentaire. J'ai voyagé Loizo, en mangeant queques frites pour de vrai. J'ai bondi Loizo, d'un continent à un autre. J'ai eu froid autant que chaud. J'ai eu des vapeurs. En un mot, je suis tombée amoureuse. De la littérature. Et notamment de la légende de Tir Na Nog, le merveilleux pays sous la mer.
Moi Loizo, je n'ai pu m'empêcher de m'écrier "Quel enthousiasme, Lodile, c'est magnifique !"
Alors elle m'a répondu :
"C'est plus que ça Loizo, c'est merveilleux. Et à propos de Tir Na Nog, j'ai voulu en savoir davantage. Là, pactole ! Je suis tombée sur un blog en langue espagnole. Tu sais que je la parle couramment. Je me suis régalée. Alors j'ai fait un lien. C'est simple, comme disait ma mère, il te suffit de cliquer sur le titre pour y entrer.
Allez Loizo on fête ça, veux-tu un thé à la menthe ? "
Excusez-moi, mais j'ai fait la moue. Elle est rapide Lodile. Elle a aussitôt répondu : "tu as raison Loizo, c'est stupide. Un Irish Coffee sera une meilleure idée et sous la chaleur et dans les ocrés de la terrasse, une idée audacieuse comme le choix de Oisin, le soudain fou d'amour. Je te le prépare"
Vous qui lisez , prenez un verre. Je vous imagine déjà les lèvres blanches d'écume onctueuse. Revenez quand voulez.

19 août 2008

Toulouse, capitale Européenne.... ?

Nord, sud est ouest : personne ne sera oublié dans ces quatre directions. Et cette croix pourra être sûrement mixée de belle manière avec le drapeau europée. Je l'imagine déjà.
Non d'un palmier des Jacobins, mais pourquoi pas, pourquoi pas ? Dans le fond, je suis contre toutes ces espèces de désignations qui n'ont qu'un seul intérêt : octroyer, parce que déterminée et sur critères, une répartition financière à certains au détriment d'autres. Egalité, liberté, solidarité obligent. Les réseaux se croisent, croissent, se tissent, tissent, s'épaississent. Et l'art est un enjeu plus qu'intéressant, semble-t-il. La candidature de Toulouse me plairait car en plus de veiller sur l'art, cette ville chérit la parole et dans les briefings, c'est parfois la parole en l'air qui interpelle. Bon ce que j'en dis surtout c'est que j'aime beaucoup les palmiers de ma terrrasse. Et les feuilles de bardane sous lesquelles rafraîchissent nos boissons. "Drinkons ! olé"