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10 mars 2012

Bblablabla bus peinture urbaine et différence : t'es pas d'ici toi !

LaVille, appelons-la ainsi, LaVille offre à tous de vivre en intelligence. Depuis peu, comme à Paris, comme si ça ne suffisait pas avec les montres et les portables, les abris-bus centraux ou terminaux se sont parés de pendules à la minute près. Résultat, il est  près de 22 h ce vendredi soir , un jeune homme apprend qu'il lui faudra attendre  17 mn pour prendre son bus. Pieds frappés, grands bras moulinés, comptine marmonnante, prise à témoin, le jeune homme est mécontent. A-t-il oublié qu'il avait des pieds ? En aurait-il perdu l'usage ?
Blablabla observe.
Un jeune homme, casqueté et annelé menton, oreille, nez, un peu nerveux, déambule, parlant ici, parlant là. Blablabla devine un accent toulousain. Erreur. Blablabla s'éloigne-t-elle, trente ans plus tard, de ses dites "origines" ? Il est de Montpellier.
Il parle de son frère  Qui est là-bas. D'un bras, le jeune homme désigne le Daumac qui illumine le lieu. Blablabla ne comprend pas trop bien. Il s'adresse à des voisins. Beau raisonnement.
"Bonsoir, Monsieur Madame auriez-vous quelque menue monnaie ? "
"Alors quelque chose à manger ?"
"Alors me feriez-vous un service ?"
Le malin. Qui refuserait ? Tous trois sont à deux pas de Blablabla qui comprend que le renseignement est erroné. Ce n'est pas la bonne ligne.
Blablabla doit-elle ajouter son grain de sel ? S'ils empruntent cette ligne ils pourraient s'égarer et au lieu de rencontrer des musiciens rencontrer des korrigans. Qui leur demanderaient de terminer leur chanson. Alors.....
Blablabla mêle [fait-elle bien ? Ne vaudrait-il pas mieux que ces jeunes gens fassent connaissance avec la Bretagne sur les prairies de la Héronnière ?]  Blablabla se décide. Elle mêle son grain de sel. Elle qui avait décidé de gagner trois minutes sur le froid de la nuit en montant dans ce même bus, les trouve si mignons que finalement elle emprunte le suivant qu'elle leur conseille.
Un robot indique les stations "Vous descendrez à Rochesté" C'est ce que dit le robot mais pour eux, comme encore pour elle Rochester se dit Rochestér : la différence, celle qui enrichit dès qu'on la juxtapose à la différence. Les deux se disent.
Tout frimeurs qu'ils soient, Blablabla sent les jeunes gens inquiets. Pourraient-ils manquer leur rendez-vous musical ?  Le bar où ils devraient chauffer la salle et montrer "comment les gens du sud aiment la musique".
Oups. Blablabla se tait. Blablabla préfère l'Humain ou l'Humain Humanisé. Régional, national ou internalional.. L'haumain, l'humaine. Durant le trajet, ils se rassurent en se tournant vers elle.
Le jeune homme, casquetté et annelé, un peu nerveux, déambulant, qui aurait effrayé Blablabla dans un premier temps,  ne descend pas du bus sans la saluer. Poignée de main et souriant, "Merci beaucoup Madameuh !"
Blablabla bus peinture urbaine et différence : t'es pas d'ici toi, je me méfie ! Cliquer pour en savoir un peu plus  sur Perpignan. Pensée affectueuse de Blablabla en direction de Madame Baïs, perpignannaise forte en corps et en voix chaleureuse qui lui permit de faire son éducation sexuelle hors du champ maternel, sous prétexte de lecture. Ah ah les voisines. Bon week end à tous et à toutes. A l'un et à l'une.

03 mars 2011

Du côté de Guer, le ménage de la Paix. Quelques autres s'il vous plaît.

Dans un certain pays, un certain village, une maison de paille et de terre mêlées, vivaient, il y a longtemps un homme et une femme. Un ménage. Qui ne connaissait pas la dispute. Qui était toujours en accord.

Et sauf les conseils que chacun échangeaient, les bisous qu'ils dégustaient et les rires des enfants quand ils jouaient, on n'entendait aucun bruit dans la maison de paille et de terre mêlées. Si bien que dans le village, pour désigner ce ménage, tout le monde disait "le ménage de la paix". C'était son nom.

Pourtant la vie de ce ménage n'était pas facile. Il travaillait beaucoup. Ses enfants étaient nombreux. Les embûches n'en parlons pas. Surtout la dernière : la perte du travail de journalier de Pipi Lemarri. C'était son nom. Précédé de son prénom.  Autrefois courant dans le pays, preuve que cette histoire n'est pas d'aujourd'hui. Un orage, des inondations qui durent, des récoltes qui ne peuvent être faites. C'est la tuile, le pas de pot, le pas de chance. C'est la malchance.

Les estomacs ne tardèrent pas à crier famine. Et pour parer aux souffrances des enfants, Pipi et Katell Lemarri décidèrent que le bien à vendre, pour passer ces temps difficiles, serait la vache, à présenter à la foire de Guer.  

La vache ! Les enfants coururent à l'étable et s'accrochèrent à leur jolie et douce Fanon. "C'est au choix" a dit Katell, leur mère "La vache ou la maison !" La maison ? Les enfants s'accrochèrent à leur mère. Difficile de retenir ses larmes devant tant de sagesse. Dans l'entre-baîllement de la porte une silhouette apparut. Celle du père, qui déclara "Comptez sur moi je la vendrai un bon prix !"

Tôt le lendemain, inhabituellement traînassante, Katell, telle Perrette son pot de lait sur la tête, imagine ce qu'elle fera de l'argent obtenu. Pendant ce temps Pipi tente de faire sortir Fanon la vache, de l'étable. On dirait qu'elle a compris. Elle s'oppose, elle s'obstine, elle rechigne à obéir. Pipi la tourne, la contourne, la pousse. Enfin il lui caresse l'encolure, il dit un "Ma Belle au creux de l'oreille" Et Fanon craque. Et le bruit de ses sabots résonne bientôt sur le chemin qui prend la direction de la grande foire de Guer.

Bientôt l'homme et la vache suivent un homme et sa jolie chèvre. Deux chapeaux ronds se soulèvent, deux rubans noirs flottent au vent et l'un des hommes s'étonne :

 "Ma chèvre contre ta vache ?  En es-tu sur ?" dit l'homme
"Oui, j'en suis sur !" répond Pipi
L'instant passé, meuh meuh l'un à une jolie vache, bêê bêê l'autre a une jolie chèvre. Et tous deux poursuivent leur chemin.

Dans le premier village, dès la première maison, une porte claque, une clé tourne dans sa serrure et un coq se dresse dans les bras d'une femme. Quand la femme se retourne,  elle sourit. Devant elle un chapeau rond se soulève, un ruban flotte dans le vent et un homme lui adresse la parole. Elle s'étonne :
"Mon coq contre ta chèvre ? En es-tu sûr ?" dit-elle
"Oui, j'en suis sûr !" dit-il
L'instant passé, bê bê l'une à une chèvre, cocorico l'autre a un coq fabuleux, crête, plumes, ergots, un vrai roi de basse-cour. Et tous deux poursuivirent leur chemin.

Quand Pipi est arrivé à la hauteur du pont de Guer, le soleil était levé et les oiseaux aubadaient le jour comme jamais. Malgré cela Pipi entendit des gémissements. Il tourna la tête en direction de la rivière. Il remarqua une forme noire, penchée sur le sol. C'était elle qui pleurait. Pipi entra dans le champ."Pourquoi pleurez-vous Grand-mère ?"  Quand il apprit que c'était parce qu'elle ne se décidait pas à enterrer son chat mort depuis plusieurs jours, Pipi déclara qu'en effet "cette histoire était triste à pleurer". Et trois mots plus loin la femme s'étonne :
"Ton coq contre mon chat ? En es-tu sûr ?" dit-elle". 
"Oui j'en suis sûr !" dit-il.
L'instant passé, co co ri co l'une a le coq fabuleux et le mène au poulailler, l'autre, un chat mort, qu'il glisse dans la poche arrière de sa galicelle. Un long manteau habituellement porté par les gens de Ploermel.

 Et ce dernier reprit sa route en direction de Guer.

Quand Pipi Le Marri arriva à Guer, la Foire battait son plein. C'était bien.
Il s'apprêtait à en faire le tour. C'était bien. Quand il se mit en tête d'aller boire une bolée de cidre à l'auberge.


"Je vous l'amène sur la table près de la cheminée, la bolée" dit l'aubergiste. Pipi s'installe. La minute suivante il remarque combien l'auberge est fréquentée et le bruit élevé. Dans la cheminée la flambée est magnifique. Et le dos de Pipi s'en régale. Soudain au bruit élevé succède un silence profond. Pipi se retourne. Tous les regards de la clientèle sont braqués sur lui. Dans l'instant Pipi se souvient dIl et bien content. u chat mort. La flambée l'a réchauffé dans la poche de la galicelle. Son parfum mortel s'est répandu dans la pièce.

"Croyez-vous pas qu'il aurait fait dans sa chemise cet homme ?" d pit l'un des clients à l'attention de tous les autres. Pipi se vexe. "Qu'est-ce que vous racontez, mais pas du tout. Ma main au feu pour 200 F chacun, que parmi toutes nos chemises c'est la mienne qui est la plus blanche !"

Dans l'auberge chaque homme est persuadé que Pipi ment. Les paris s'accumulent. Et les ceintures libèrent les chemises. Il n'y a pas meilleure blanchisseuse que la Katell de Pipi pour faire le linge blanc plus blanc que blanc. C'est Pipi qui gagne. 

Satisfait Pipi ramasse tout l'argent. "Je vous l'avais bien dit !" dit-il en souriant et dans la foulée, il raconte tout son déplacement. Les hommes tendent l'oreille et très vite rient puis ils se moquent de lui : "ah ah ah , quelle histoire aller vendre une vache et ramener un chat mort, personne ne voudrait être à ta place pour recevoir la correction que ta femme te donnera dès ton retour !" Et ils ont parié 200 F chacun que sa femme lui ferait passer un mauvais quart d'heure.

C'est au tour de Pipi de se mettre à rire. "Un mauvais quart d'heure ? Mais pas du tout. On voit que vous ne savez pas comment on nous appelle au village.
Les hommes l'interrogent du regard.
"On nous appelle le ménage de la paix" "D'ailleurs, suivez-moi et vous constaterez que ma femme ne me fera aucun reproche".

L'auberge s'est vidée en moins de deux. Tous les hommes suivaient Pipi. C'est Katell qui a été surprise en les voyant si nombreux. Elle n'en montre rien. Elle dit seulement  "Alors Pipi, notre vache, combien l'as-tu vendue ?"
Pipi dit la vérité.  "Et non ma chérie, figure-toi que je l'ai échangée contre une belle chèvre !"
Tous les hommes ont entendu Katell répondre "Mais c'est merveilleux, mais c'est magnifique, monsieur mon mari, le lait d'une chèvre pour nourrir nos enfant il n'y a pas meilleur. Montre-la moi que je tire du lait pour eux tout de suite !"

Pipi dit la vérité. "Impossible ma chérie, j'ai échangé la chèvre contre un coq impressionnant, crête, plumes, ergots je n'avais jamais vu coq plus beau !"
Tous les hommes ont entendu Katelle répondre à son mari "C'est une excellente idée monsieur mon mari. Un coq, y a pas meilleur réveil matin qu'un coq pour se lever avant l'aube. Montre-le moi vite ce coq, que je le mène au poulailler !"

Pipi dit la vérité. "Impossible ma chérie, j'ai échangé le coq contre un chat mort. Sa propriétaire, une vieille femme, avait trop de chagrin pour l'enterrer elle-même."
Tous les hommes ont entendu Katell répondre à son mari "Je reconnais bien là ta générosité monsieur mon mari. Ce coq aurait fini par déranger notre voisine et elle aurait fini par nous envoyer au diable. Tu as bien fait. Mais donne-le moi ce chat pour que je lui donne. Elle aura enfin quelqu'un à caresser et tout le monde le sait si la ron ron thérapie ça vous change un homme, ça nous changera notre voisine !"

Pipi dit la vérité. "Hélas ma chérie, c'est impossible, j'ai vendu le chat mort contre 2OO F à chacun de ces hommes que tu voies là. Parce qu'ils ont dit du mal de moi." Et il montre l'argent "Regarde ma belle aimée, cet argent est à nous. Vas-y, prends-le !"

Katell sourit. Elle regarde tout le monde. Elle sourit. Prend l'argent. Elle n'en a jamais vu autant. Elle en met dans ses poches, en garde dans ses mains. Elle saute, elle danse, elle rit et l'argent saute et danse aussi.

"Et ce n'est pas tout" dit Pipi, "Ces hommes qui m'accompagnent ont parié 200 F que tu me battrais si tu apprenais pourquoi je n'ai pas vendu notre vache !"

Les hommes ont tous entendu Katell répondre ainsi "Te battre, mon ami, mais quelle idée, je t'embrasserai bien plutôt, tiens, approche" Et pendant qu'elle embrasse son mari, la gentille Katell, Pipi ramasse l'argent que les hommes ont parié contre lui.  "Je vous l'avais bien dit mes amis, rien n'est capable de troubler la confiance qui existe entre Katelle et Pipi, le ménage de la paix, comme on dit ici"

Ce jour-là des hommes sont retournés sur Guer forts marris. Au soir, Pipi a bien fait rire ses enfants en lui racontant sa drôle d'histoire. Au matin, les enfants ont ri bien davantage en reconnaissant dans leur bol, le lait
de leur vache. La mignonne Fanon était revenue de son plein gré dans l'étable du manège de la paix.
Un ménage incapable de se fâcher.
Oh oh oh, Qui passe par ici soudain ?
Une souris rose.
Où s'en va-t-elle ?
Raconter leur histoire ailleurs.
FIN (7-11-2011)












11 septembre 2009

Eros, et nikoraka@yahoo.fr tout de go

RENNES : mercredi 9 septembre à 20h30 au Café librairie Le Papier Timbré(39, rue de Dinan)RENNES : jeudi 10 septembre à 20h30 au Café Librairie La Cour des Miracles (18, rue Penhoët)C'est passé. Restent BECHEREL : vendredi 11 septembre à 17h à la Librairie Salon de thé de la Porte St Michel (1, Porte St Michel)SAINT MALO : samedi 12 septembre en appartement. LE PETIT TRAITE DU PLAISIR QUI MET OUBLI A LA MORT Un voyage d’une heure à travers la Poésie Erotique du XVIème siècle… Réunis en une petite Comédie en cinq Actes, en cinq moments de la rencontre amoureuse, du petit désir à la Petite Mort, puis à la Grande, les poèmes de Rémy Belleau, Olivier de Magny, Mathurin Régnier, Malherbe, Marot, Ronsard…abordent tous le jeu de l’Amour, parfois avec une tendre pudeur, parfois au contraire avec la crudité franche et drôle propre au siècle de Rabelais, et toujours avec le même génie du mot et de l’image. Exhortations, odes, hymnes, complaintes, épigrammes, toutes les ressources de la Poésie sont ici explorées pour dire « la Chose » et combien on aime à la pratiquer. Le tout dans une musicalité inouïe et une joie communicative. On rit, on s’attache, sans s’effaroucher du propos, la versification apportant toujours la juste distance. Et l’on découvre que l’intelligence peut englober le corps plutôt que de devoir à tout prix le dédaigner. Diplômé de l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) en 1999, Nicolas RACCAH se consacre avant tout à servir des textes. On a pu le voir notamment aux côtés de Claude Rich dans le Caïman, au Théâtre du Montparnasse, ou l’entendre sur France Culture, dans le cadre de lectures et de dramatiques radio. Pour le joindre

05 septembre 2009

Derrière le rideau de papis russes... se cache Natacha Esthétique

25 Rue de la Chaîne un peu avant la jolie place et le bar qui prend soin des enfants de sa clientèle, derrière la plus belle église romane européenne et le célèbre Lycée Saint Sernin, pépinière de tchatcheurs A trois pas de la célèbre place Arnaud Bernard à 12 h un jour de juillet 2009 Et cette jeune femme blonde, discrète, à la fois proche et distante, vrai de vrai vous déridera. Certifiée aux effets constaté de vraie vue par Guy Not son spécialiste. Alors YAPLU KHA HAPELE, YAPLU KHA YCOURIR Faites le 05 61 21 96 33

31 août 2009

Elle mène mène la conversation....

jusqu'à la Cie Gascogne, jusqu'à des airs cubains, jusqu'à Bernard Lubat. Et pourquoi pas autour d'un Boeuf en Guenilles, signé Luisa. A voir. Et pour en savoir davantage, vous connaissez le système ? Non ? Je ne vous crois pas. Mais je vous le livre : YAKAKLIKER, sur le titre du billet.

31 mars 2009

Une association culturelle "Regards" ou

comment le hasard m'a fait retrouver quelqu'un de plus âgé que je regardais avec une amitié gourmande, du temps de mon enfance : Bernard Dausse. Si je ne me trompe pas, il habita tout près de chez moi puis à trois pas de ces cornières à quasiment un seul pas du comptoir de Camille, le boulanger lauzertin au double petit pain délicieux, si chaud et si sucré que pour l'avoir, une petite Marie compta si peu ses propres pas, qu'elle se retrouva à deux pas de la Forêt de Brocéliande. C'est avec tendresse que je pense à lui aujourd'hui ainsi qu'à sa soeur Michèle déjà audacieuse car elle colorait ses ongles d'un bleu outremer qui me faisait rêver. Et d'ailleurs, clin d'oeil aidant, elle m'en mettait ; à sa courageuse soeur aînée et à tous ses autres, père et mère compris, pour lesquels parfois j'essayais, maladroitement, de désolidariser deux feuilles de papier cristal -j'entends encore ce jour le petit bruit crispé- pour mettre en sachet, bonbons ou cacahuètes ; et vendais des glaces et des bâtons Miko pour les fêtes d'été des villages à l'entour : St Pantaléon et Montaigu de Quercy, Cazes Mondenard et l'inoubliable, car fameux, Sentimental Trumpet capable de faire danser jusqu'au plus rhumatisant des plus anciens du village, viellissant dignement dans sa vieille maison. Car accompagné par tous. En ce temps-là, deux trois jours durant de fiesta. Pas de nostalgie, seulement de bons souvenirs. Comme celui de retrouver Bernard aujourd'hui.

29 mars 2009

Dilindingdingndingue et dingue ding ding ding houlà fort le gong

très fort mais pour une fois pas suffisamment fort, déclare Lodile elle-même. Loizo dit-elle tu ferais bien de prendre un ordi, de t'offrir un abonnement sur le net et de découvrir de quoi la vie est actuellement faite. Sur ton palmier tu crois être déjà haut : je te le dis : pas suffisamment: pour prendre du recul aujourd'hui il faut aller de plus en plus haut. Si tu savais ce que contient ce lien que je t'aurais donné si tu avais eu un ordi, et surtout un abonnement sur le net..... Moi Loizo, je me tais. Je sais où je suis. Je ne veux plus me mettre KO. J'observe ce qu'on me rapporte ou vois derrière le mur ocre....Et je me dis que vous qui lisez vous avez peut-être un abonnement sur le net, un écran sous les yeux une entrée sur terrasseentchat : alors, faites-le, cliquez sur le titre com'd'ab YAKAKLIKER. On dirait que Lodile lit dans mes pensées. Voilà qu'elle s'engage une nouvelle fois : ça ne suffit pas de regarder, il faut demander que le Printemps de Bourge ne l'accueille pas ou bien qu'il présente ses excuses devant tout le monde et surtout, surtout les femmes et les filles. Je suis tout déplumé tout à coup. Alors je vous dis : faites comme vous voulez.

18 février 2009

Sur le chemin des nueits de Tolosa....

Quelques photos amateurs prises par une ex-toulousaine.... Ô Toulose, ô Toulouse, ô Toulouse

13 février 2009

L'étoile a pleuré rose - Raimbaud

L'étoile a pleuré rose au coeurde tes oreilles,
l'infini roulé blanc de ta nuque à tes reins
la mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles
et l'Homme saigné noir à ton flanc souverain

13 janvier 2009

Voilà revl'à Lodile Lamoureuse

Le gong ne cesse pas de dilingdingdonguer joliment, léger, très léger. En entrant elle l'a juste caressé puis elle m'a dit "Loizo, me voilà amoureuse des mots" J'ai souri en pensant que je la comprenais. Elle poursuivit "Des mots du conte !" J'ai encore souri sachant combien plus souvent ils faisaient du bien plutôt que du mal ceux-là. J'eus droit au "Tu veux les voir ?" Comment peut-on répondrenon à quelqu'un qui vous propose d'écouter ou de lire. J'ai dit Oui. Et me voilà, elle repartie, pages en main. Ils sont écrit par Monsieur Henri Gougaud et je me dis que je n'ai peut-être pas le doit de les déposer ici. Si par hasard quelqu'un voulait que je les retire il n'aura qu'à me le faire savoir : un vent de sable sur la terrasse et hop là, j'effacerai. Pour l'instant je les dépose. Voilà, c'est fait : Voilà l’histoire telle que Henri Gougaud l’a écrite. Autrefois, en Arabie un roi vivait nommé Shams le Paisible. Il possédait un trésor vivant, sa fille au rire bienfaisant comme la source de la vie, aux yeux d’évidente espérance, au nom aimé du vent : Zahra. Shams, au matin de chaque jour, baisait son front en chantonnant (c’était sa prière de l’aube) : « Trois bontés chassent les chagrins : le vin frais, mes roses et Zahra, que Dieu protège des méchants ! » Et tous rendaient les mêmes grâces, autour de lui, en chœurs joyeux. Elle était belle, certes, elle était sage aussi, car auprès des savants que fréquentait son père elle avait cultivé bien des livres féconds et goûté ce savoir qui enivre parfois et parfois fait pleurer d’espoir démesuré. Elle savait distinguer le mot de la parole, le temps de la durée, l’énigme du mystère et les beautés cachées des subtilités vaines. Enfin sans le secours de ceux qui savaient tout, même l’art de se taire, elle avait appris seule à écouter, la nuit le tambour de son cœur, la rumeur de son corps et le chant de son âme. Vinrent ses dix-huit ans. Un jour, comme Zahra, à sa fenêtre ouverte, contemplait la cité aux remparts de safran, lui revint à l’esprit cette parole étrange qu’elle avait entendue d’un mendiant sans regard : « Tu es le sultan de ta vie. Que l’amour seul soit ton palais, ton royaume, tes palmeraies, ton désert et ton océan. » Et comme elle souriait, pensant à ce mystère, son père vint à elle avec ses conseillers. « Ma fille, lui dit-il, voici le temps venu d’épouser un pays et son prince héritier. J’ai choisi ton époux. Il est juste et puissant. Qu’il te donne vingt fils et que Dieu t’aide à vivre ! » Elle répondit : « Hélas mon père, l’homme que j’aime est loin d’ici, si loin que je ne sais pas où. Pourtant il me viendra un jour, mais lui ni moi ne savons quand. Voici passé le temps d’enfance, vous l’avez dit, seigneur aimé. Veuillez donc me laisser aller. Je dois construire la maison où j’attendrai mon bien-aimé sans lequel ma vie n’est que sable. Elle salua le roi, ses conseillers aussi, elle tourna les talons, elle quitta le palais, elle traversa la ville. Elle s’en fut au désert. Une pleine journée elle marcha vent debout. Le crépuscule vint et le vent s’apaisa. Elle contempla les horizons et se vit droite au cœur du monde. Là, au milieu de l’infini, elle bâtit une maison basse. Elle fit les murs, posa le toit, pierres mêlées de branches mortes, elle fit la porte en bois perdu, franchit le seuil et s’enferma. Aussitôt la rumeur envahit la cité. - Savez-vous bonnes gens ? La princesse Zahra est recluse au désert. Elle espère l’amour, elle attend qu’il lui vienne ! - - qui ne connaissait pas Zahra fille de Shams ? Qui ne la savait pas plus belle et désirable que les mille palais du paradis des purs ? Ils accoururent tous, princes, marchands, voleurs, mendiants et philosophes, timides, fanfarons, bancals, brûlés d’amour, chacun poussant son ange et traînant son démon. - - Au premier qui frappa à sa porte fermée : - - Qui vient là ? demanda Zahra - Le cœur serré dans sa chemise l’homme lui répondit - - c’est moi - Alors il entendit Zahra lui murmurer, à l’abri de sa porte close l : - - ensemble dans cette maison toi et moi ne pouvons pas vivre. Dis-moi ton nom homme et va-t-en ! - Il obéit. Et s’éloigna. Et tandis qu’il s’en retournait, la recluse broda son nom sur son manteau de laine bleue. - Le lendemain un autre vint. Lui aussi frappa à la porte. - Qui vient là ? demanda Zahra - Comme son frère de la veille, il lança fièrement : - C’est moi ! - Comme son frère de la veille il entendit ces mêmes mots : - Ensemble dans cette maison toi et moi ne pouvons pas vivre. Dis-moi ton nom homme, et va-t-en ! - Le nom fut dit et fut brodé sur le manteau de laine bleue Ils vinrent cent, ils vinrent mille, ils vinrent dix et vingt années. Chacun à la question posée, répondit à la porte close : C’est moi Hassan, c’est moi Ali, c’est moi tel familier de Shams, tel coureur de sable ou de vent. » Cent et cent noms furent brodés sur le manteau de laine bleue, et les jours et les nuits passèrent et les printemps et les hivers, jusqu’au bout où fit halte au seuil de la maison un errant aux pieds nus. Moktar était son nom. En langue d’Occident son nom était « l’élu » Il n’avait dans les mains que seS lignes de vie. Ses trésors étaient tous dans ses yeux étoilés. Il ne frappa qu’un coup à la porte fermée. - Qui vient là ? dit Zahra - Moktar, droit sur le seuil, resta la bouche close. On entendit le vent caresser le désert. Une deuxième fois : - Qui vient là ? dit Zahra Ce fut comme un souffle de sable. Moktar ne lui répondit pas. Alors Zahra, l’aimée de Dieu, derrière la porte fermée approcha sa bouche tremblante d’une fente dans le bois brut. Elle dit encore : Qui vient là ? Moktar pencha sa haute taille et contre cette même fente dans le vieux bois il répondit - c’est toi,
- La porte lentement s’ouvrit. Moktar entra. Il s’avança. Et que vit-il dans la pénombre ? Une vieille ridée, courbée dans son manteau de laine bleue où tant d’éphémères passants avaient laissé leur trace inscrite. Moktar vit-il ses yeux fanés, ses cheveux neigeux, sa fatigue ? Un fil au bout d’un nom brodé sur l’épaule attrapa son regard. Il le tira, défit le nom, et par la porte ensoleillée il lança le fil à la brise et ce fil à peine dehors se fit oiseau et s’envola. Il en tira un autre encore. Un nom encore s’effaça, un oiseau encore s’en fut, ivre de vent et de lumière. Un long, un court et un cinquième et celui d’un guerrier persan, et celui d’un caravanier, et miracle, avec chaque nom effacé sur le manteau bleu, avec chaque fil envolé, chaque cri d’oiseau délivré, une ride disparaissait sur le visage de Zahra, son teint retrouvait son éclat, et ses yeux leu bonheur vivant. Quand ce fut plus un seul nom brodé, quand le soleil eut disparu derrière la nuée d’oiseaux qui avaient envahi le ciel, Zahra était à nouveau jeune, plus ardente encore et radieuse qu’au plus beau printemps de sa vie. Alors les deux qui ne font qu’un s’en furent droit dans le désert. Nul ici-bas ne les revit. Derrière eux n’étaient aucune empreinte, ni de l’une ni de lui. Collection Texte et Voix 3 350001062573 9 Desclée de Brouwer
Il me vient maintenant en mémoire que j'ai écouté moi aussi ce conte-là du côté de Mauron un soir de juillet. C'est Monsieur Gougaud lui-même qui le contait et j'avais été scotché.

Samedi 17 janvier au Melti-Potes, les Mille et une Nuits de Lania & Azedine

Deux voix,
l'une masculine, celle du conteur Azedine,
l'autre féminine, celle de la conteuse préférée de Lodile Lania
En alternance, ces deux amis de longue date, tous deux amoureux des textes des Mille et Une Nuits, évoqueront la voix douce, agréable et savoureuse de Schâharâzade séduisant son époux chaque soir, pour ne pas perdre la vie.
Y parviendra-t-elle ?
Pour le savoir il faut habiter Rennes et se rendre au Bar-Restaurant le MeltiPotes pour déguster un couscous royal, ça s'impose
Adresse : 17 boulevard de Beaumont
tel : 02.99.85.92.18
Pour s'y rendre : Metro Gare - dos à la gare se diriger sur votre gauche, traverser le passage piéton et remonter le boulevard sur la droite. Ne pas dépasser le restaurant ami "Le Gascon" Bonsoir Claudine
Soirée-couscous royal : dès 20 h 30 : tarif 16 €
Spectacle de contes : dès 21 h 30 : tarif libre.

15 décembre 2008

Etre de là ou d'ailleurs

Pas si simple. J'aime aussi beaucoup Rennes. Reste "êtres" d'ici ou de là, volti, volta, recto, verso....

12 décembre 2008

27 novembre 2008

Pour tous ceux qui font leur anniversaire aujourd'hui

et demain et après demain et tous les autres demains qui nous inspirent. Désolée mais je ne sais pas déposer une vidéo en direct : ça ne fonctionne jamais. C'est pour cela que j'apprends les chansons par coeur. Je n'en ai jamais autant apprises. Plutôt marrant non ?

29 septembre 2008

Adulte. Lodile n'est pas stupide, elle est adulte alors

elle me parle et moi Loizo, je lis, j'écoute, et je conclue. Lodile m'a quitté. Le gong n'a pas tinté. Gravité ou légéreté : on n'évoque pas l'un sans l'autre. Alors, cliquez sur le titre.

07 septembre 2008

Chevilles chaussures argentées, souliers rouges....

Wouah, quel est ce piétinement inattendu ? Des talons sur ma terrasse plutôt que des babouches. Pho toooooooooooo oh ! Bon ben, quand on n'est pas doué on n'est pas doué. Moi Loizo, je préfère les plumes Sergent Major ou calame. Mais quel dommage que je ne me sois pas mieux débrouillé avec les chevilles de la soeur à Lodile. Réconfortons-nous vite avec elle : thé à la menthe où à la cannelle ? Excellent, j'y vole. Moi aussi j'adore le sublime de l'odeur cannelle. Ha nnnn hummmmmmm je la déguste

09 août 2008

Amoures d'étés, un rien ....

Dangereuses,
si pas à mots tus....
Reptiliennes
ou à l'échappée....
Difficiles (ou tendues)

Vous avez dit "vert" : conte à trembler de peur, c'est aux Champs Libres

" La main verte" conte effrayant du Dauphiné, est un de ceux que j'apprécie de conter. Elle sort subitement dans une cave sous les yeux d'une enfant. Et me revient, à l'esprit, la façon habile dont un groupe d'enfants s'en était emparé sur le temps du midi, pour en faire une pièce de théâtre. Excellente et fédératrice car les plus grands étaient spontanéments venus écouter les plus petits : chacun avait eu bien peur et avait fini par bien rire... Vert, of course.
" Bravo Seigneur Gauvain et n'oubliez pas, rendez-vous dans un an et un jour afin que je vous rende la pareille !"
"Comptez sur moi Seigneur Bercilak !" répondit Gauvain en essayant de ne pas trembler devant la fantastique apparition qui disparut dans le fracas des sabots de sa monture, laissant au château de Camaloth, toute une assemblée d'hommes et de femmes, muette, roi Arthur compris.
C'est l'un de mes contes préférés, dans sa version adulte. On y aperçoit les magies de Morgane et surtout, son éminente sensualité.