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06 janvier 2012

Didilin dilili dilililililing ding dingggggggggggg signatures signatures signatures hou là revl'à Lodile

Signatures et anonymat des parrainages. Déni de démocratie. Bombe atomique.
Qu'y a-t-il Lodile, bonjour, pourquoi toute cette agitation, peut-être vaut-il mieux que tu déjeunes d'abord ! Tu as de la chance, sur mon plateau aujourd'hui, très exceptionnellement il y a, du jus d'orange, des céréales, du bon beurre bio et une belle galette des rois, à souligner, hérésie sublime,  du meilleur des cafés pour changer du thé à la menthe, si tu le désirais.  "Coffee" comme on l'entend dire "is not just black"
"Coffee is not just black" ne fait pas sujet. Lodile ne m'écoute pas. Elle raconte qu'elle est d'accord. D'accord avec Rhinema Pellen, avec Bouteen' LaKristin', avec Minechade, et d'autres et elle-même. Oui les maires doivent avoir droit à l'anonymat de l'attribution de leurs signatures aux candidats à la présidence. Oui c'est anti-démocratique de barrer le chemin, par cette exigence-là, à tout candidat à la présidence. Non les moutons ne sont pas tous des idiots. Oui les français ont changé. Oui la jeune génération n'est plus impactgée par la seconde guerre mondiale. Oui, on ne sait pas comment elle va voter. Oui il faut flirter avec cette incertitude. Oui, elle avait  réagi très fort elle-même lorsqu'on lui avait demandé, il y a quelques anées, en fin d'un entretien d'embauche, ce qu'elle pensait de la couleur politique de la maison de quartier. Oui, elle avait réagi fort encore quand on lui avait expliqué qu'elle pouvait travailler dans un quartier parce qu'elle y vivait mais pas dans un autre parce qu'elle n'y vivait pas !!!!! Impossible de la remonter. Galette n'est pas bienvenue ce matin. Gageons qu'elle le sera davantage au tea-time de ce soir.  Sourires.Moi Loizo je feuillette quelques pages à propos de Diane Arbus. Vous avez dit photo ? J'ai dit photo.

14 août 2010

Chut, j'ai rencontré le Père Noël, à moins que ce ne soit un champignon ?

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Coller ce lien http://raf-photos.blogspot.com/2008/04/champignons.html Kliker sur le titre du billet et vous saurez tout sur les champignons 

http://raf-photos.blogspot.com/2008/04/champignons.html<>


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Je l'ai aperçu, endormi, un oeil fermé l'autre cillé. Je me suis approchée. Impossible de ne pas le reconnaître : j'avais là sous mes yeux, Père Noël endormi. Ailleurs Martine, Lucille, Hector, Dimitri tiraient la langue sur leur lettre de Noël.

14 novembre 2009

Qui et où, petites ou grandes poésies, photos comprises

un autre blog plaisant 30 octobre 2009 Norge - Liberté A quoi bon semer des miettes blanches derrière soi comme Petit-Poucet pour retrouver sa route, puisque les oiseaux les mangeront ! Sois plus sage, ô moi-même et apprends à aimer ton incertitude et ta détresse. Marin de la mer nue, marin ivre de la mer périlleuse aux routes sans souvenir, aux dures bises salines. Sois donc sage, puisque des oiseaux avides mangeraient quand même tes miettes blanches. Et maintenant, tu peux bâtir au style de ta fantaisie tes fluides châteaux de carte, poète. Pour y aller, rien de plus facile : klikez, klikez, klikez sur le titre du billet

18 octobre 2009

Le Photographe et la Dessinatrice... 1 - vernissage

Ils sont venus ils sont tous là, enfin quelques uns (toute ressemblance avec une personne ou des personnes existantes serait pure coïncidence.... )Ils sont là aussi. Serge ne se sépare pas de son appareil photo. Il vient, il voit, il prend, il montre. Passeur ? Témoin. Quand l'une des "vernisseurs" congratule l'autre "Arrête arrête, trop c'est trop" Voici les deux "vernisseurs" Hubert c'est bath et les portraits d'Estelle sourient et oralisent d'une bulle légère : qui voit les entend. Entre 45 et 33 T Comme sur de la soie ce soir la soirée se déroule. ... à suivre

17 août 2009

Pour faire sa bastide d'antan, il faut en vrac....

Pour savoir, un seul conseil : cliquer sur le titre de ce court billet. Aucune idée de rapprochement, simplement le plaisir de le relire ou fredonner de Joachim du Bellay -1522.1560- Heureux qui, comme Ulysse, Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province, et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux, Que des palais Romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine : Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin, Plus mon petit Liré, que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

09 mars 2009

Ou l'on parle de musique et de Vahila et d'imprégnation

Du côté d'Antananarivo.... et où l'on en reparle Et pourquoi ? Parce que dans un tout petit lieu, qui déborde d'objets océaniens, pacifiques ou indiens, une sorte de caverne d'Ali Baba où l'on est toujours accueilli avec sourire et courtoisie et intérêt, dans une ruelle au nom remarquable, la rue Bonne Nouvelle, parce que dans ce lieu où j'ai découvert une dent de requin, on m'a donné, avec le sourire, un conseil extraordinaire : m'y rendre, pour conter. Je n'irai certainement jamais mais je regarde, observe et découvre cette région depuis quelques années déjà, coude appuyé sur mes atlas et mes mappemondes, eux-mêmes posés sur mes piles de livres et de CD. Ce qui m'enivre le plus à y découvrir, ce sont les sourires des habitants de cette île qu'on dit si pauvre. Plein de sourires à vous aujourd'hui, les mienS et les leurs. Com d'hab, cliquer sur le titre du billet et pour en voir davantage copier-coller le http qui suit http://photos.linternaute.com/paysville/43921/1080084/1360721184/riziere-malgache/ PS - j'aurais pu prendre d'autres situations de sourire : j'ai choisi celle-ci pour son côté ying et yang et parce que le sujet du fer, du travail du fer, des ferrailleurs, ferailleuses, et forgerons, forgeronnes -j'ai vu de ces dernières à Paimpont en Bretagne- me tient toujours à coeur.

13 janvier 2009

Samedi 17 janvier au Melti-Potes, les Mille et une Nuits de Lania & Azedine

Deux voix,
l'une masculine, celle du conteur Azedine,
l'autre féminine, celle de la conteuse préférée de Lodile Lania
En alternance, ces deux amis de longue date, tous deux amoureux des textes des Mille et Une Nuits, évoqueront la voix douce, agréable et savoureuse de Schâharâzade séduisant son époux chaque soir, pour ne pas perdre la vie.
Y parviendra-t-elle ?
Pour le savoir il faut habiter Rennes et se rendre au Bar-Restaurant le MeltiPotes pour déguster un couscous royal, ça s'impose
Adresse : 17 boulevard de Beaumont
tel : 02.99.85.92.18
Pour s'y rendre : Metro Gare - dos à la gare se diriger sur votre gauche, traverser le passage piéton et remonter le boulevard sur la droite. Ne pas dépasser le restaurant ami "Le Gascon" Bonsoir Claudine
Soirée-couscous royal : dès 20 h 30 : tarif 16 €
Spectacle de contes : dès 21 h 30 : tarif libre.

02 décembre 2008

Diling diling dilin lin, tiens r'vlà Lodile de locuon

"Regarde Loizo". Elle agite des photos. Me les passe. Mes yeux se penchent. Pas mal, j'apprécie le patrimoine. Moins coloré que sur ma terrasse mais très intéressant. Presque bouleversantes ces sculptures. Beau lieu. Comment s'appelle-t-il ?
"Locuon !" dit-elle, "à la pointe intérieure du 56, à la pointe terrestre du 29 dans sa partie centrale et horizontale, à la pointe du 22, dans son extrémité terrienne"
Marrante Lodile ! Vous n'avez plus qu'à saisir une feuille et votre compas.
Elle commente "Tu sais Loizo, on peut tomber dessus par hasard ou par aventure. Je connaissais. J'étais sûre de retrouver. Cette année pas de carte, rien que ma mémoire. Vl'à qu'elle me fait défaut. Vl'à qu'l'aventure s'aventure au détour d'un ou plusieurs neurones. Hal ne va pas s'y mettre tout de même ? Je me suis arrêtée au moins cinq fois avant d'y arriver. Les habitants des environs ne emblaient pas connaître : Locuon, Locuon, z'êtes sûrs ? Se moquaient-ils ou rentraient-ils de la fête à 12 h 45 ? ça sent déjà le conte. L'herbe éguerrante, le pneu dégonflé, tous les espoirs sont permis, celui de trouver un prince charmant au hasard d'un pinceau !
Mais bien sûr que je plaisante mais ce n'est pas parce qu'on est en 2008 qu'il est interdit de rêver ? Pour revenir à la méconnaissance du site par les gens du cru, à la réflexion, et pour être honnête Loizo je reconnais que moi de même je ne connais pas tous les patelins de France et de Navarre. Pour ceux qui n'ont pas la chance de voir les photos comme toi , c'est facile il ne leur reste plus qu'à cliquer sur le lien !"
Diling ding ding, tiens le gong s'agite et pourtant Lodile est toujours avec moi. Serait-ce que quelqu'un nous rendrait visite ? Qui vient par là. Je lève la tête et découvre, tout souriant, l'ami Bernard, l'instituteur sur lequel aucun enfant ne tarit de compliments... excellente idée, c'est en quelque sorte avec quelques autres, tous fous de leur site, le maître du lieu.
Je la regarde Lodile. Elle a la patate. Et ça fait plaisir, alors on va fêter ça : vodka, cachaça ou thé à la menthe ? Plutôt un jus de grenade Lodile ? Mais oui, pourquoi pas. Allons-y. Qui a soif nous suit. Prenez place et merci pour votre présence discrète.

13 novembre 2008

Tour, un petit tour ... de blog - le choix du jour

Il suffit seulement de cliquer sur le titre. Je ne sais utiliser, désolée, aucune autre modernité. Faudrait tout de même que j'arrête de vieillir. Je vais y réfléchir, promis.

11 novembre 2008

Celle qui porte des lunettes...

Regarde et pense...qu'entre cette photo et les deux suivantes il y a un blanc silence : celui d'une belle jeune femme devenue et obligée de quitter son pays dans des circonstances seconde guerre mondiale inconnues et par ses enfants fantasmées.
Cette nouvelle commémoration supplémentaire du 11 novembre 2008 vient les raviver. Il ne s'agit pas du même conflit pour Elle.
Mais néanmoins, c'est à se poser des questions :
où est passée toute cette famille ? Et qu'en reste-t-il ?
Une chevalière en or et large anneau : celle d'un grand père géant pour sûr ;
Cette photo toute frippée, chiffonnée par les peines et les douleurs, les nostalgies, les remords, les regrets, les impuissances, les cachotteries, un père déporté, une mère disparue, un frère tué, une langue abandonnée, d'autres apprises pour s'intégrer, mais toujours un sentiment d'abandon malheureusement jamais soigné sinon par un permanent don de soi.

Une cousine polonaise et ses enfants jamais revus. Sauf par sa fille, celle qui porte des lunettes. Pour l'évoquer encore, celle-ci peut écrire qu'un conteur breton a ravivé Son souvenir, un après midi d'été du côté de Liffré. Il faisait de ses mains, sous ses yeux tout ce qu'Elle faisait pour ses enfants, dont celle qui porte les lunettes, le tout avec le sourire et dans de grands et vastes champs allemands. Bleuets et coquelicots tout partout, Elle construisait des bouquets de baisers et des mirages bleutés. Elle jouait avec la paille et créait des boîtes et des personnages de ses doigts légers et peut-être que de Sa voix particulière elle leur racontait des histoires. Comme le conteur. En tout cas, en compagnie de son frère et peut-être déjà de sa cadette, -dans ce cas elle avait déjàtrois ans- celle qui porte des lunettes écoutait, sagement et ravie. Il est impossible aujourd'hui, à celle qui porte des lunettes, de ne pas penser à la grande maison de bois que cette famille possédait, aux bois eux-mêmes, qui devaient l'entourer, aux bêtes, aux terres, à ces biens qui auraient pu lui être transmis. Soudain, elle s'en veut d'avoir douté, voire ricané, quand leur mère leur racontait qu'en compagnie de son frère Elle allait en cachette de ses parents au cinéma ou au théâtre. Car dans cette ville auprès de laquelle elle vivait, cela pouvait être vrai : la culture était déjà bien présente : théâtres, bibliothèques....

http://www.france-belarus.com/minsk.htm

C'était son histoire. Les vérités aimeraient-elles se cacher dans les histoires. Ainsi elles sont présentes. Et les histoires, faites d'amour et de guerre, de pertes et de deuils permettraient de revivre ? Pas si facile. Peut-être nécessaire ?

Soixante années plus tard, du côté des quais de Tounis, quelque part dans le sud-ouest, dans une petite rue tient debout une maison. Ce n'est pas une isba de bois, mais c'est à Elle qu'on la doit. S'Il lisait cela, il ne manquerait pas de dire que c'est à Lui aussi. Sûrement vrai, quoique. Il n'était pas un constructeur, il n'avait pas de projet. Seulement celui d'être aimé. Elle rêvait d'un homme, un "vrai". Il n'est encore aujourd'hui, que seulement un enfant.

07 octobre 2008

Lac Titicaca et pommes de terre

et l'adresse du blog sur lequel j'ai trouvé un nombre incalculable de photos : http://elmundoverde.blogspot.com/
Je vous le recommande. Belles découverts et sachez le : les guépards sifflent, comme les dieux

27 septembre 2008

Mon étonnant webmestre est venu sur ma terrasse et il a fait

des photos ..... de "Sieste aux spiecroiséds" (pieds croisés) de ma porte, avant de s'apprêter à la "toquer". Un regard aguerri et un hasard fabuleux donna cette " Besace rouge à la porte" Laissez-moi vous quitter pour offrir à cShâccabac oie à la sauce douce, agneau grillé aux amandes et petit vin de pays... Non ? Pourquoi non ? Ah oui, ramadan. A ce soir donc pour les libations

11 septembre 2008

Petit guépard d'automne

Petit guépard tombé d'un ciel d'automne et à allure de hyène

08 septembre 2008

Sur la Terrasse hier

Entrez, installez-vous, prenez vos aises, soyez chez vous. Asseyez-vous, allongez-vous, étirez-vous, baîllez, si vous le désirez ou levez les yeux au ciel. Chut. Contemplez, écoutez, sentez, inspirez, goûtez, touchez... Au dessus de la Terrasse, les étoiles curieuses se penchent vers le hamac.
Lui se balance avec nonchalance. Par-dessus le mur ocré, la girafe tend le cou, curieuse.
Le dromadaire à ses côtés blatère.
Les crissements de la tortue sur l'allée de gravier cessent. Glissée sous le banc, elle déguste sa fraîcheur. Sur l'eau de la fontaine les pétales de rose se grisent. Au-dessus de leur miroir le palmier se hisse, la théïère espère doucement et la brise répond : le gong chante et vocalise DinnnInnnnInnnng. Sur le plateau de cuivre, Larmauny soulève la théïère et le thé de la paix coule à flots dans les verres colorés : cela fait un an trois quart déjà.
Bonjour à chacun chacune.
Merci de vous arrêter. Belle et heureuse rentrée 2008-2009. Amitié, Loizobleu

06 août 2008

Colonnes de Burenne, disparition ????

Cherchez, comme l'aurait écrit Satie... et vous les retrouverez. C'est facile, comme disait toujours une mère à sa fille... il suffit de cliquer sur le titre de ce billet. Belle promenade et journée

02 août 2008

31 juillet 2008

Troisième Transat en Ville à Rennes (30 juillet 08)

Et on ne se quittera pas autrement que sur le beau sourire -et leur autorisation- de mes nouveaux amis des Transat 2008, mes jeunes voisins. Et n'oublions pas procahin RDV ce soir, 31 juillet, 20 h 30 à Cleunay : c'est un quartier rennais où "Ma grand mère se balade"
Aux Transat, thème transat oblige mais thème bouteille vient. Après celle de LAVALLEE celle de TOUFO
Celle-là aussi. L'an prochain elles seront meilleures promis : stage appareil-photo suivi
Auto satisfaction : je l'aime bien celle-ci, s'il avait fallu une preuve.... dixit
En matière de Transat c'est jusqu'à la proue des toits qu'ils sont écoutés
Ils sont deux, ou encore, il n'est pas tout seul et il le montre Désolée pour le flou mais j'aime l'énergie
Co et Quipier
Délirant les mots mer Sacré moment, que ce moment de rap ! Inoubliable gestuelle ! Je préfère ne pas mettre d'autres photos pour inviter à les voir ou revoir. Leur nom vrai TOUFO
Il a dit : "attention instant bébé" Les enfants savent obéir : preuve en est dans l'instant.
Il a même écouté en se bouchant les oreilles comme demandé mais j'ai manqué la photo ! Aux Transat on se fait des amis : du coup on ne part plus en vacances : magique les Transat
Même pas peur ? Z'avez pas tort, je vous l'avais promis
Promis les gars, ça le fera, on n'est pas à Nantes ici (!!!! ???? mais tout le monde rit nantais compris : pendant les vacances tout le monde circule)
Je reconnais tout de suite un ami de longue date. Et oui, un peu osé les TOUFO mais du genre attachants, ils peuvent tout se permettre, ça démarre bien.

28 juillet 2008

De la part d'une copine à Lodile

Je me suis surprise récemment à dire "Qu'elle est belle ma place de la Mairie à Rennes". Ce possessif s'est imposé avec tranquillité tu vois Lodile. Il n'empêche que je garderai toujours un souvenir affectueux pour ma vieille place aux Cornières de Lauzerte. En ce temps-là et en son centre, elle hébergeait une haute halle -j'étais enfant- sous laquelle se déroulait, entre autre, le marché et aussi le bal du mois d'août au cours de la Fête dite de la Ville, donnée à l'occasion de la célébration de la Saint Barthélémy.
Et la foire aux bestiaux et celle aux chiens comprise.
Mes parents avaient un couple voisin et forain -Monsieur et Madame Dausse que j'aimais beaucoup- Avec quelques autres, dans leur petite salle de vie, je, comment dire, m'exercais parfois d'un savant glissé-pouce-index-main droite, à ouvrir des sachets de célophane bien luisants et argentés et même chantants, pour y introduire des cacahouètes, des bonbons divers ou des chouchoux -à manger ces derniers et non pas à mettre dans les cheveux-
Il me revient aussi que sous la halle on collait, sur de belles longueurs de fil, des triangles de couleurs destinés à être suspendus d'une maison à l'autre pour égayer les rues à la même occasion : des guirlandes. Et que c'est aussi à l'occasion de cette fête que cerises ou pruneaux à l'eau de vie goûté(e)s, j'adore encore. Bien sûr je rêve toujours du double petit pain chaud et sucré de Camille Larroque. Et à ce propos il me semble que je ne tarderai pas à évoquer les macarons de Pierrot Bonnet dont le magasin faisant face à la Barbacane avec de bons yeux faisait presque face à Molière -il me plaisait de croire que ce petit village était le lieu de naissance du célèbre auteur- Et aussi, sa fameuse et fine croustade d'or livrée de nuit dans la maison de mes parents et les over-doses de ses choux à la chantilly commises par mon père qui en raffolait : le dernier score de celui-ci ? Faudra que je l'interroge la prochaine fois que je le joindrai. Nous avons beau être voisin il n'a guère plaisir à me fréquenter. Dommage. Mais de quoi fantasmer et d'autant plus sur une prochaine fournée de contes sucrés dont il serait le héros. Lui qui a pris cette si tendre photo jointe, qu'elle me permet de devenir de jour en jour spécialiste de la paresse ma plus souple et plus heureuse des légitimités. Je suis née de la paresse, de la flânerie, du vagabondage, de la rêverie, et c'est à Lauzerte que j'y ai pris goût : à travers ses petits chemins ombrés qui nous menaient à La Vigne, à Vignals, en passant par le pont de Paillasse, en-dessous de Beaucaire, ou encore au Moulin de Tauran. Comment ne pas être gagné par la paresse à la seule vue, dans ses rues, de ses étroites zones d'ombre coupées au cutter par un soleil torride. Des siestes obligatoires derrière les volets à persiennes j'ai gardé ce goût pour l'identification de tous les sons qui nous parvenaient. J'ai d'ailleurs aujourd'hui à l'oreille -mais il ne faut pas le répéter- ces portes qui s'ouvraient aussi silencieusement que possible mais pas suffisamment cependant et le bruit particulier du glougloutis d'un arrosage interdit... pour cause de sécheresse. C'était quand déjà : deux, deux mille.... Chut, je n'en dirai pas plus. Bel été à tous sur les chemins de Compostelle surtout si vous vous arrêtiez à Lauzerte et que vous y laissiez résonner rue de la Gendarmerie le cri de votre bâton : je l'entend de Rennes où je vis : il "monte". Je l'écoute à l'instant où il silence parce que subitement vous vous arrêtez et que vous commentez la fenêtre à ogive de Lulu -c'est ainsi que ma mère disait- ou celle de Dosse, le scieur de bois ou que vous envisagez la possible rudesse hivernale de ce petit pays. Dans l'obscurité de la vieille cuisine seulement traversée par un puissant rai de soleil, j'éc oute votre bâton reprendre sa route et quitter l'actuel Lauzerte, qui à force de ressembler au Lauzerte des temps d'antan, ne ressemble plus au mien. Mais peut-être que je ne fais que rêver ?

19 juillet 2008

Secret levé : derrière Terrasseentchat il y a Lania

Dommage, mais le blog du site http://www.lcomlania.com/ est malade. Elle pousse la porte de http://www.terrasseentchat.blogspot.com/
Mais cette fois Loizo est absent. C'est elle qui discute, parle, tchatche, l'écriture bien pendue. Seulement des racontars autour du conte. Et elle revient à cette soirée d'anniversaire qui se déroulait aux Gayeulles, un 30 juin 2008. A peine hier. Il, elles, discutaient, riaient, se désaltéraient quand soudain à leurs oreilles un drôle de son parvint. Ils se retournèrent tous et Lania reconnut des "tire-joncs". Curieuse et réjouie elle les rejoignit. L'article est sur http://www.lcomlania.com/. C'est l'occasion aujourd'hui de mettre en avant un CD délicieux dont, malheureusement, elle ne possède plus que le livret. Titre : "Goûteurs de sons" Production : Groupe Départemental Musique 35
Inspection académique d'Ille et Vilaine
Studio Nixie (35) 02.99.66.20.20. Il y a quelques années il suffisait pour se le procurer d'écrire du côté d'un lieu magique : St Sulpice la Forêt. Vous avez le n° de téléphone. Lania tient l'adresse à votre disposition.
Eugénie Duval, grande dame de la parole authentique d'Ille et Vilaine, raconte ce qui suit page 78.
..."La veille de la St Jean, le 23 juin, le ruisseau transmettait des sons, clairs, lugubres, bruyants... ce la dépendait de qui les faisait. Ces sons-là étaient faits par de grandes bassines de cuivre : ça s'appelait "le tire aux joncs". La veille de la Saint-Jean les gens se réunissaient pour tirer les joncs. COMMENT FAISAIT-ON ?
On prenait une grande bassine de cuivre dans laquelle on mettait de l'eau, du vinaigre, quelques pièces de monnaie et une clef pour faire résonner la bassine. Ensuite, on appliquait sur son bord de grands joncs trouvés le long des ruisseaux. Quelqu'un tenait les jonc, tandis qu'un autre, en face, en se mouillant les mains, faisait le même mouvement que quand on trayait les vaches.
Alors on entendait le son à des kilomètres à la ronde. Comme ça se faisait sur la hauteur et que le ruisseau était en bas, l'eau transmettait le son de village en village. Lorsque les villageois entendaient le tire-aux-joncs, c'était l'heure. Tout le monde se réunissait et venait faire la fête. Ensuite, on allumait un grand feu et on dansait toute la nuit jusqu'au matin."
Lania va se faire au portable. La mort dans l'âme.
Mais nooooooooooooon, seulement un point de vue vieillot. A bientôt.

16 juillet 2008

Couleurs océanes à 9 h du matin

Les pieds s'ensablent. L'eau les recouvrent. Le brouillard l'enveloppe. Les vagues respirent. Et disent "Mont de Marsan est tout prêt". La voyageuse regarde sur le balconnier l'ourlet des volubilis. Il est froissé. Signe d'humidité. Le photophore de terre effluve quelques gouttes d'essence de pin. Rennes, 16 juillet 2008