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29 mars 2012

IA+KA.... p'tite pub amicale pour PREDICTO Le MAGICIEN RIGOLO

Un numéro de portable pour le joindre 06 86 87 36 11
Anniversaires, mariages, baptêmes ou autres événements, n'hésitez pas, sollicitez

PREDICTO
Le Magicien Rigolo

Alors maintenant que vous êtes informés IA+KA  le joindre au 06 86 87 36 11

04 mai 2011

IV - Dili dilili dililili ding dong, regarde Lodile, nous visitons Paris

Nous voilà bien en direction de l'île de la Cité où les pyramides déménagent en gabarre sous plein soleil d'avril et parfum Dior

et l'indifférence totale, mercantile et artistiquement performante de Toutankhâmmon. La bouteille d'eau témoigne de la forte chaleur de juillet en fin d'avril. 28 ° !
"Tiens au fait Nina, suis-moi". Après la traversée du Pont, nous obliquons sur la gauche pour traverser une oasis admirable. On y oublie tout. On y découvre un magnifique fleurissement et des odeurs délicieuses, hormis celle des encens. On obtient le moindre conseil, dès qu'on manifeste de l'intérêt à propos d'une espèce. C'est merveilleux. Frutaud, LandJardi, du pipeau à côté.

Oui oui, c'est moi. Oui oui promis je vais entamer un programme de musculation, promis. Oui, oui, je vais me refaire une couleur. Quoi que ! Non, plutôt une coupe stylée.

Ces rosiers qui dégoulinent de fleurs, ces glycines qui parfument l'air, ces papyrus pieds dans l'eau... c'est beau, beau...



Nous ne sommes pas les seules à visiter Paris. Il y en a qui flânent à pied. Et les trottoirs sont bien encombrés. Il y en à qui flânent en bateau.  Et celui-ci est très bondé. Nous faisons comme la tradition le veut : ils agitent leurs mouchoirs. Nous agitons nos poignets. Rires. C'est bon de gaminer. C'est bon aussi de penser aux choses sérieuses. Il fait faim et soif. Que voilà un bel étalage.

Grecque, italienne, espagnole du côté table, il y en a pour tous les goûts. Mais nous sommes à Paris et si nous mangions français ? Et pas cher ! Nous choisissons français et pas cher. A regretter un bon jambon beurre tradition ou un kebab. Franchement. A se dire que c'est franchement dommage pour les touristes de partir avec un tel souvenir de la cuisine française. Je ne suis pas raciste, mais ils sont d'origine étrangère nos hôtes et peu soucieux de demander si ça nous plaît. Ils ont raison. Nous pourrions être amenées à leur dire la vérité. Surtout que pour faire mine de préparer à la main la petite salade tomate mozarella -trois assiettes grâce à une seule tomate- ils prennent au moins 20 minutes. Sacré tour de force ! Un seul conseil, lecteur qui lis : "Ne t'y arrêtes pas". Sur les tables les nappes sont à carreaux rouge vichy et dansle fond un escalier, gardé par un chat, monte à l'étage. Crois-moi, "ne t'y arrêtes pas"  
Il y a longtemps que je pense que le mot restaurant doit être réservé à ceux qui font de la cuisine, au moins comme à la maison. Les autres, Do Cam, Couic et autres libre-services, devraient s'appeler définitivement : Bouy-Bouy.
Dégoûtées, nous avons poursuivi notre divagation. Sachant que ma Korrigane avait parlé de La Sorbonne quelques jours auparavant, je la dirige vers cet endroit. Nous remontons en direction du boulevard St Germain. Il fait une chaleur torride. Finalement elle m'orient vers une certaine rue dont jen'ai jamais entendu parler. Plan s'il vous plaît.. Des plans, à Paris, il n'en manque pas. En voilà un. Surlequel en quelques minutes à peine je repère la dite rue. Nous remontons le boulevard sur la gauche. Nous "espatarons" sur la vitrine d'un pâtissier : il y a dedans un méga coq en chocolat grandement béat devant toute sa progéniture à venir : des oeufs, de vrais oeufs par milliers. (Lania sous influence opulente des Mille et une Nuits, ou des vérités marseillaises : coq ou sardine ?)
Portrait parisien : celui de cette dame étrangère,  très âgée et repliée sur elle-même, sur le trottoir. Je ne peux m'empêcher de lui offrir quelque chose. Quelle façon de lever les deux mains, de les ramener sur elle pour désigner le ciel à y voir notre Saint Père lui-même appelé à béatification prochaine. Je suis très remuée.  
Ma Korrigane aussi. Mais plutôt pour le nez fin de sa mère qui la met soudain en connexion avec la rue qu'elle recherchait. Un vrai lush ! Pardon luxe. Nous entrons dans la caverne des senteurs bio et anglaises, de la mousse et des parfums, de la tendresse qu'il y a à se choyer soi-même. Chaleur, pollen, soleil, ma Korrigane se tape dans l'instant une affreuse quinte d'éternuements majeurs. Du balai, dans la rue, voilà où Mademoiselle se retrouve quelques minutes après. J'ai du mal à ne pas mourir de rire. De ce rire qui ride plaisamment. Et plaisamment ou pas plaisamment, peu importe car ici existe le produit qui déride. Du moins momentanément ! Sauvée. Bref, quand nous quittons la boutique et ses vendeuses sympathiques, c'est  par 30° à l'ombre,  et avec pour mission "tenir au frais les produits achetés". Challenge. Mais nous sommes aidées. Nous avons soif et l'eau de nos bouteilles est plutôt chaude. Alors, Chapitre V... s'il vous plaît.

03 mai 2011

Paris II - dili dilili dilililing ding ding dong, Lodile nous sommes allées à Paris

Nous étions place du Louvre, poursuivons.
Fen
Fenêtres, toits, murs, gargouilles conversent ensemble
Quoi, un arbre sec ? Il donne soif. Il commence à faire soif, en effet. Et si nous remontions les quais ? Belle idée, les jardiniers jardinant à même le trottoir, les voici arrosant les beaux oiseaux de paradis. Râfraichissant.
Au bout d'un temps, nous obliquons vers la gauche et atteignons la rue de Rivoli : ça sent les Saints-Innocents, les Halles, Beaubourg. Je me souviens.
Il fait chaud et l'eau qui chante enchante tout verseau !
Nous poursuivons, une petite faim dans les talons. Voilà Beaubourg. Le vent dessine de râfraichissantes et souples arabesques dans le drapeau tricolore.
Ma plus belle me regarde exerçant le métier de photographe. Ho heu,... métier, métier. Oui oui, je sais. Pas douée. Peut mieux faire. Fais de son mieux. Nous voilà au bord de la pièce d'eau aux sculptures colorées
C'est mon tour de l'être, auprès d'une bouche rouge et gigantesque, qui aurait bien des choses à nous raconter. Je ne tiens pas à être battue, reste muette Labouche !Elle m'obéit au son et à l'oeil. Sauvée.
Encore un coup Ds'amère la photo à l'envers ! Hallucination. Coup du soleil. Pari topé. C'est elle ce n'est pas elle, Errare Humanum Es non tu te trompes, ce n'est pas elle.
Mais ça aurait pu, d'ailleurs En-Clair, inonde donc les murs parisiens de ton joli minois, ça pourrait te servir. Mignonne l'idée. Ne te fais surtout pas prendre. Carrément, ne suis pas ce conseil débile, s'il te plaît. Trop tard ? Oh ma mère alors !
OK, c'était pas An-Clair. Mais si c'était pas An-Clair, clairement, celui-ci c'est Desnos. C'est écrit dessus et dans la foulée vous pouvez le lire dessous P'OASIS Nous sommes les pensées arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. -Soeur Anne, ma Sainte Anne, ne vois-tu rien venir... vers Sainte-Anne? -Je vois les pensées odorer les mots. -Nous sommes les mots arborescents qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. De nous naissent les pensées. -Nous sommes les pensées arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. Les mots sont nos esclaves. -Nous sommes -Nous sommes -Nous sommes les lettres arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. Nous n'avons pas d'esclaves. -Soeur Anne, ma soeur Anne, que vois-tu venir vers Sainte-Anne? -Je vois les Pan C -Je vois les crânes KC -Je vois les mains DCD -Je les M -Je vois les pensées BC et les femmes ME et les poumons qui en ont AC de l'RLO poumons noyés des ponts NMI. Mais la minute précédente est déjà trop AG. (décidément trois fois dans la journée : ça c'est de moi-même) -Nous sommes les arborescences qui fleurissent sur les déserts des jardins cérébraux. L'AUMONYME (1923)
Hein, c'est Erssion ?
Trois quoi ? Mousquetaires, Grâces, Saisons ? Mais où sont passées les quatrième de couverture ?
Mine de rien celle-ci, incognito, les a à l'oeil
Les voilà rigides vigiles, attentifs à tout ce qui se passe ici. Whouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ils ont donné le signal. Tout le monde s'éparpille.
Mais comment s'éparpiller avec les brise-michées ? Dur dur
Sous la bannière tricolore, ils et elles et eux, reprennent leur souffle. A bientôt pour le billet III, cette fois.

12 avril 2010

Dimanche de Pâques du côté de La Barre de Monts

ça démarre anxieux,
ça s'éclaire lumineux. Ouf, vive le Pif du Dauphin
Rien n'est parfait voilà que ça stresse sûr. La voiture est nouvelle. Panne d'essence ? Mais comment il s'ouvre ce bouchon. A deux , à trois, à quatre, à tous et les autres. Un p"'tit génie ? Un p'tit Fada, ou Phare'Far Fadet, une sorte de Korrigan, de Poulpicquet, pouquoi pas un gargourite ? J'ai beau les héler, je ne vois qu'un héron marchant sur l'eau, indifférent.... dédaigneux, l'air de dire comme dans la chanson aupetit veau "Pourquoi n'es-tu pas un oiseau, dona dona dona doona !" Oh le narquois regardez-moi cet air qu'il a !

"Rien à faire" dit-elle "je dois en avoir assez jusqu'à La Barre !!!" Pas du tout mon style ce genre d'inquiète mais ce n'est pas mon véhicule.
Quel tremplin le pont ! voilà l'horizon qui s'ouvre à défaut du bouchon. Je m'étonne, on est où ? Aurions nous roulé sur une herbe éguerrante ?  S'rait-y pas du riz dans l'champ ? S'rait-y pas la llanura venezolana ? Oh, Lasylve, j'ai dit "La barre de Mont" j'ai pas dit "San Juan de los Morros" Fallait juste dire. Vl'an, d'un p'tit coup d'volant le véhicule reprend sa trajectoire

Attends Lasylve, as-tu vu c'que j'ai vu. Tu roules trop vite, sais-tu le sais-tu (mais non je plaisante). Tu t'es retrompée de chemin, c'est tout de même pas, en passant sur le petit pont que.... Et bien si. Preuve en est, nous voilà soudain en Afrique, transportées. Et je fais le portrait de la plus belle. Et la Barre de Mont dans tout ça ? Ecoute, pas grave, on la retrouvera, moi je file ! Elle est comme ça Lasylve. Plus le sourire époustouflant

Bon ben c'est vrai que ça faisait une petite faim tout ça. Et que l'assiette est belle. J'ai dit belle. Franchement ça nous a bien requinquées. Après ? Figurez-vous que nous sommes parties à la recherche de la mer. De la mer ? J'éclate de rire. Mais Lasylve on est sur une île ! Elle ne doit pas être loin. Détrompe-toi, sinon pourquoi y aurait-il des voitures ! C'est vrai ça. Et la nôtre est au parking. On tourne en rond. Et on repose la question idiote : "C'est où la mer ?" Je ne reviens toujours pas du sourire, de l'éclat de rire de notre interlocutrice. Quand elle se remet -on est vif, intelligent  et rapide à Toulouse- elle nous répond que c'est soit à droite soit à gauche mais que ce n'est pas loin, enfin tout dépend de ce qu'on peut faire en marchant ! C'est ce "an" que j'identifie sur l'instant. Après des années de sténographie Duployé-Delaunay. Et je pose l'autre question stupide "Bon sang... mais c'est bien sûr, vous êtes toulousaine ?" Oh notre rire, elle, toute petite et rondelette, et joyeuse et moi encore toujours grande, un peu moins mince et toujours rieuse : bref, le coup de foudre amical du jour, l'éphémère dont nous avons tous besoin, qui requinque.... comme le plat de moules té ! Du coup on cherche la mer. C'est en cherchant qu'on trouve, disent-ils dans les contes. C'est vrai. Pour trouver on a trouvé : une jolie fenêtre et un joli jardin et même un pays où les gens marchent à l'envers, mais côté mer ?
 
Elle est où la mer ? Nous n'osons plus poser la question. Mais on nous l'indique.
Du coup on n'y va pas on y court, les rues s'élargissent
et au bout de la rue on s'effraie. Vous n'eussiez point fait pareil ?



Bon d'accord, il sortait de sa mare, il avait l'air en forme. En forme ? Il hésite, à droite, à gauche. On a pris la poudre d'escampette. Par la droite. Lui aussi. C'est sûr, sous nos pieds, le sol tremble.  Sauve qui peut. On n'est pas deux douées des stades, nous. On a le souffle court. On nous siffle. C'est pour notre exploit. A vous de voir.


Nous, vexées. Troublées on ne sait même plus où l'on est. "Vous êtes perdues ? Je sais ce que vous cherchez, montez sur mon dos !" La voix tombe sur les nôtres. Sans se le dire on pense "mais c'est quoi cette île ?" Vous avez déjà fait un parcours à dos d'autruche vous ?

On serrait très fort son cou mais cela semblait ne pas la mettre en difficulté. Elle nous a ramenée sur le parking. Le sol tremble. On s'inquiète, on s'informe. Le rhinocéros, le rhinocéros, tu l'as vu toi, le rhinocéros, fillette. Il y avait une fillette devant la voiture. Fallait voir le regard de l'enfant mais surtout celui hagard de ses parents. "Ne t'approche pas fillette, reviens". C'est alors qu'à ce moment-là un trou s'ouvre sous mes pieds. Je plonge. J'enends un cri Aliceeeeeeeeeeee Je me dis que ce n'est pas moi qu'on appelle. Je m'appelle Laphfée. Je continue mon trajet. De toute façon je n'ai pas le choix. Impossible de m'accrocher quelque part. Oh la la ça tourne,  ça tourne. J'entends Qu'on me dis "attends-moi !" Comment attendre, je chute ? 

Un fauteuil jaune me tend les bras ensoleillés, face au port, sur la terrasse du café.

J'ai l'impression que je me réveille. D'un grand sommeil. Oui, un chocolat viennois. Bien moussu, il est bienvenu. J'ai froid. 

Elle s'appelle comment votre enfant, Louise ? Non, Alice. Et c'est drôle comme  elle ne vous quitte pas des yeux. Excusez-là Madame. Que je l'excuse, mais vous voulez rire, pas d'excuse s'il vous plaît.  Comment s'appelle-t-elle votre bout d'chou ? Mais maman tu ne reconnais pas ma fille. A Quoi rêvais-je ?Mon fils est là devant moi. Sa charmante épouse aussi. Et vous savez ce qu'ils me disent. Qu'ils sont venus m'écouter conter à la Barre de Mont. Mais enfin fiston je t'ai dis que c'était le 24 avril ! A 11 h ! A propos des îles, des océans, de guerre à paix ! Alice est en vacances Maman, on sera là. On discute un peu avec Lasylve. On joue avec la petite Louise. C'est tout sa maman. Bise à chacun. A bientôt. On s'en retourne.
Du coup on passe, du coup on traverse, du coup on découvre, du coup au revoir
et à bientôt
 

29 avril 2009

Loizo, bonjour, découvre ici la copine de Lodile

Comme d'habitude, YAKAKLIKER http://www.elnooreddunia.com/article-18524015.html

28 juillet 2008

De la part d'une copine à Lodile

Je me suis surprise récemment à dire "Qu'elle est belle ma place de la Mairie à Rennes". Ce possessif s'est imposé avec tranquillité tu vois Lodile. Il n'empêche que je garderai toujours un souvenir affectueux pour ma vieille place aux Cornières de Lauzerte. En ce temps-là et en son centre, elle hébergeait une haute halle -j'étais enfant- sous laquelle se déroulait, entre autre, le marché et aussi le bal du mois d'août au cours de la Fête dite de la Ville, donnée à l'occasion de la célébration de la Saint Barthélémy.
Et la foire aux bestiaux et celle aux chiens comprise.
Mes parents avaient un couple voisin et forain -Monsieur et Madame Dausse que j'aimais beaucoup- Avec quelques autres, dans leur petite salle de vie, je, comment dire, m'exercais parfois d'un savant glissé-pouce-index-main droite, à ouvrir des sachets de célophane bien luisants et argentés et même chantants, pour y introduire des cacahouètes, des bonbons divers ou des chouchoux -à manger ces derniers et non pas à mettre dans les cheveux-
Il me revient aussi que sous la halle on collait, sur de belles longueurs de fil, des triangles de couleurs destinés à être suspendus d'une maison à l'autre pour égayer les rues à la même occasion : des guirlandes. Et que c'est aussi à l'occasion de cette fête que cerises ou pruneaux à l'eau de vie goûté(e)s, j'adore encore. Bien sûr je rêve toujours du double petit pain chaud et sucré de Camille Larroque. Et à ce propos il me semble que je ne tarderai pas à évoquer les macarons de Pierrot Bonnet dont le magasin faisant face à la Barbacane avec de bons yeux faisait presque face à Molière -il me plaisait de croire que ce petit village était le lieu de naissance du célèbre auteur- Et aussi, sa fameuse et fine croustade d'or livrée de nuit dans la maison de mes parents et les over-doses de ses choux à la chantilly commises par mon père qui en raffolait : le dernier score de celui-ci ? Faudra que je l'interroge la prochaine fois que je le joindrai. Nous avons beau être voisin il n'a guère plaisir à me fréquenter. Dommage. Mais de quoi fantasmer et d'autant plus sur une prochaine fournée de contes sucrés dont il serait le héros. Lui qui a pris cette si tendre photo jointe, qu'elle me permet de devenir de jour en jour spécialiste de la paresse ma plus souple et plus heureuse des légitimités. Je suis née de la paresse, de la flânerie, du vagabondage, de la rêverie, et c'est à Lauzerte que j'y ai pris goût : à travers ses petits chemins ombrés qui nous menaient à La Vigne, à Vignals, en passant par le pont de Paillasse, en-dessous de Beaucaire, ou encore au Moulin de Tauran. Comment ne pas être gagné par la paresse à la seule vue, dans ses rues, de ses étroites zones d'ombre coupées au cutter par un soleil torride. Des siestes obligatoires derrière les volets à persiennes j'ai gardé ce goût pour l'identification de tous les sons qui nous parvenaient. J'ai d'ailleurs aujourd'hui à l'oreille -mais il ne faut pas le répéter- ces portes qui s'ouvraient aussi silencieusement que possible mais pas suffisamment cependant et le bruit particulier du glougloutis d'un arrosage interdit... pour cause de sécheresse. C'était quand déjà : deux, deux mille.... Chut, je n'en dirai pas plus. Bel été à tous sur les chemins de Compostelle surtout si vous vous arrêtiez à Lauzerte et que vous y laissiez résonner rue de la Gendarmerie le cri de votre bâton : je l'entend de Rennes où je vis : il "monte". Je l'écoute à l'instant où il silence parce que subitement vous vous arrêtez et que vous commentez la fenêtre à ogive de Lulu -c'est ainsi que ma mère disait- ou celle de Dosse, le scieur de bois ou que vous envisagez la possible rudesse hivernale de ce petit pays. Dans l'obscurité de la vieille cuisine seulement traversée par un puissant rai de soleil, j'éc oute votre bâton reprendre sa route et quitter l'actuel Lauzerte, qui à force de ressembler au Lauzerte des temps d'antan, ne ressemble plus au mien. Mais peut-être que je ne fais que rêver ?