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04 mai 2011

IV - Dili dilili dililili ding dong, regarde Lodile, nous visitons Paris

Nous voilà bien en direction de l'île de la Cité où les pyramides déménagent en gabarre sous plein soleil d'avril et parfum Dior

et l'indifférence totale, mercantile et artistiquement performante de Toutankhâmmon. La bouteille d'eau témoigne de la forte chaleur de juillet en fin d'avril. 28 ° !
"Tiens au fait Nina, suis-moi". Après la traversée du Pont, nous obliquons sur la gauche pour traverser une oasis admirable. On y oublie tout. On y découvre un magnifique fleurissement et des odeurs délicieuses, hormis celle des encens. On obtient le moindre conseil, dès qu'on manifeste de l'intérêt à propos d'une espèce. C'est merveilleux. Frutaud, LandJardi, du pipeau à côté.

Oui oui, c'est moi. Oui oui promis je vais entamer un programme de musculation, promis. Oui, oui, je vais me refaire une couleur. Quoi que ! Non, plutôt une coupe stylée.

Ces rosiers qui dégoulinent de fleurs, ces glycines qui parfument l'air, ces papyrus pieds dans l'eau... c'est beau, beau...



Nous ne sommes pas les seules à visiter Paris. Il y en a qui flânent à pied. Et les trottoirs sont bien encombrés. Il y en à qui flânent en bateau.  Et celui-ci est très bondé. Nous faisons comme la tradition le veut : ils agitent leurs mouchoirs. Nous agitons nos poignets. Rires. C'est bon de gaminer. C'est bon aussi de penser aux choses sérieuses. Il fait faim et soif. Que voilà un bel étalage.

Grecque, italienne, espagnole du côté table, il y en a pour tous les goûts. Mais nous sommes à Paris et si nous mangions français ? Et pas cher ! Nous choisissons français et pas cher. A regretter un bon jambon beurre tradition ou un kebab. Franchement. A se dire que c'est franchement dommage pour les touristes de partir avec un tel souvenir de la cuisine française. Je ne suis pas raciste, mais ils sont d'origine étrangère nos hôtes et peu soucieux de demander si ça nous plaît. Ils ont raison. Nous pourrions être amenées à leur dire la vérité. Surtout que pour faire mine de préparer à la main la petite salade tomate mozarella -trois assiettes grâce à une seule tomate- ils prennent au moins 20 minutes. Sacré tour de force ! Un seul conseil, lecteur qui lis : "Ne t'y arrêtes pas". Sur les tables les nappes sont à carreaux rouge vichy et dansle fond un escalier, gardé par un chat, monte à l'étage. Crois-moi, "ne t'y arrêtes pas"  
Il y a longtemps que je pense que le mot restaurant doit être réservé à ceux qui font de la cuisine, au moins comme à la maison. Les autres, Do Cam, Couic et autres libre-services, devraient s'appeler définitivement : Bouy-Bouy.
Dégoûtées, nous avons poursuivi notre divagation. Sachant que ma Korrigane avait parlé de La Sorbonne quelques jours auparavant, je la dirige vers cet endroit. Nous remontons en direction du boulevard St Germain. Il fait une chaleur torride. Finalement elle m'orient vers une certaine rue dont jen'ai jamais entendu parler. Plan s'il vous plaît.. Des plans, à Paris, il n'en manque pas. En voilà un. Surlequel en quelques minutes à peine je repère la dite rue. Nous remontons le boulevard sur la gauche. Nous "espatarons" sur la vitrine d'un pâtissier : il y a dedans un méga coq en chocolat grandement béat devant toute sa progéniture à venir : des oeufs, de vrais oeufs par milliers. (Lania sous influence opulente des Mille et une Nuits, ou des vérités marseillaises : coq ou sardine ?)
Portrait parisien : celui de cette dame étrangère,  très âgée et repliée sur elle-même, sur le trottoir. Je ne peux m'empêcher de lui offrir quelque chose. Quelle façon de lever les deux mains, de les ramener sur elle pour désigner le ciel à y voir notre Saint Père lui-même appelé à béatification prochaine. Je suis très remuée.  
Ma Korrigane aussi. Mais plutôt pour le nez fin de sa mère qui la met soudain en connexion avec la rue qu'elle recherchait. Un vrai lush ! Pardon luxe. Nous entrons dans la caverne des senteurs bio et anglaises, de la mousse et des parfums, de la tendresse qu'il y a à se choyer soi-même. Chaleur, pollen, soleil, ma Korrigane se tape dans l'instant une affreuse quinte d'éternuements majeurs. Du balai, dans la rue, voilà où Mademoiselle se retrouve quelques minutes après. J'ai du mal à ne pas mourir de rire. De ce rire qui ride plaisamment. Et plaisamment ou pas plaisamment, peu importe car ici existe le produit qui déride. Du moins momentanément ! Sauvée. Bref, quand nous quittons la boutique et ses vendeuses sympathiques, c'est  par 30° à l'ombre,  et avec pour mission "tenir au frais les produits achetés". Challenge. Mais nous sommes aidées. Nous avons soif et l'eau de nos bouteilles est plutôt chaude. Alors, Chapitre V... s'il vous plaît.

03 mai 2011

Paris II - dili dilili dilililing ding ding dong, Lodile nous sommes allées à Paris

Nous étions place du Louvre, poursuivons.
Fen
Fenêtres, toits, murs, gargouilles conversent ensemble
Quoi, un arbre sec ? Il donne soif. Il commence à faire soif, en effet. Et si nous remontions les quais ? Belle idée, les jardiniers jardinant à même le trottoir, les voici arrosant les beaux oiseaux de paradis. Râfraichissant.
Au bout d'un temps, nous obliquons vers la gauche et atteignons la rue de Rivoli : ça sent les Saints-Innocents, les Halles, Beaubourg. Je me souviens.
Il fait chaud et l'eau qui chante enchante tout verseau !
Nous poursuivons, une petite faim dans les talons. Voilà Beaubourg. Le vent dessine de râfraichissantes et souples arabesques dans le drapeau tricolore.
Ma plus belle me regarde exerçant le métier de photographe. Ho heu,... métier, métier. Oui oui, je sais. Pas douée. Peut mieux faire. Fais de son mieux. Nous voilà au bord de la pièce d'eau aux sculptures colorées
C'est mon tour de l'être, auprès d'une bouche rouge et gigantesque, qui aurait bien des choses à nous raconter. Je ne tiens pas à être battue, reste muette Labouche !Elle m'obéit au son et à l'oeil. Sauvée.
Encore un coup Ds'amère la photo à l'envers ! Hallucination. Coup du soleil. Pari topé. C'est elle ce n'est pas elle, Errare Humanum Es non tu te trompes, ce n'est pas elle.
Mais ça aurait pu, d'ailleurs En-Clair, inonde donc les murs parisiens de ton joli minois, ça pourrait te servir. Mignonne l'idée. Ne te fais surtout pas prendre. Carrément, ne suis pas ce conseil débile, s'il te plaît. Trop tard ? Oh ma mère alors !
OK, c'était pas An-Clair. Mais si c'était pas An-Clair, clairement, celui-ci c'est Desnos. C'est écrit dessus et dans la foulée vous pouvez le lire dessous P'OASIS Nous sommes les pensées arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. -Soeur Anne, ma Sainte Anne, ne vois-tu rien venir... vers Sainte-Anne? -Je vois les pensées odorer les mots. -Nous sommes les mots arborescents qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. De nous naissent les pensées. -Nous sommes les pensées arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. Les mots sont nos esclaves. -Nous sommes -Nous sommes -Nous sommes les lettres arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. Nous n'avons pas d'esclaves. -Soeur Anne, ma soeur Anne, que vois-tu venir vers Sainte-Anne? -Je vois les Pan C -Je vois les crânes KC -Je vois les mains DCD -Je les M -Je vois les pensées BC et les femmes ME et les poumons qui en ont AC de l'RLO poumons noyés des ponts NMI. Mais la minute précédente est déjà trop AG. (décidément trois fois dans la journée : ça c'est de moi-même) -Nous sommes les arborescences qui fleurissent sur les déserts des jardins cérébraux. L'AUMONYME (1923)
Hein, c'est Erssion ?
Trois quoi ? Mousquetaires, Grâces, Saisons ? Mais où sont passées les quatrième de couverture ?
Mine de rien celle-ci, incognito, les a à l'oeil
Les voilà rigides vigiles, attentifs à tout ce qui se passe ici. Whouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ils ont donné le signal. Tout le monde s'éparpille.
Mais comment s'éparpiller avec les brise-michées ? Dur dur
Sous la bannière tricolore, ils et elles et eux, reprennent leur souffle. A bientôt pour le billet III, cette fois.

31 août 2009

Dilili dilililing dig ding dong, tiens voilà rev'là Lodile

Je suis ravi. Il y a longtemps que je ne l'ai vue. J'en profite pour m'interroger. Que tient-elle dans les mains ? J'ai ma réponse. "Un ayepod, Loizo, mon ayepode !" Kezako un ayepode ? Un koa ? "Mets-les et dis-moi" répond-elle péremptoire. Vous n'avez plus qu'à m'imaginer, oreilles alimentées et serre-tête au menton parce que j'ai obéi. Et me voilà, sur un traîneau, ailes balayant la neige. J'ai fait un beau voyage, accompagné d'une musique agréable et comme je ne suis pas égoiste, et comme Lodile s'en est allée en remportant son aillepode, je vous répète encore le conseil : pour en savoir davantage YAKAKLIKER... sur le titre du billet. Bonne écoute. Et si par cas, vos oreilles avaient soif, vous connaissez la procédure : whiskey, cachaça, mojito, chouchenn ou thé à la menthe vous attendent au frais sous la feuille de bardane. La grenouille se marre déjà.

05 août 2008

Couchants du jour

Couchant souci ou souci couchant
Peut mieux faire... En effet, car c'est surtout le couchant dans les feuilles vernissées du magnolia que je guettais : ho ho ho. Preuve en est que le soleil se couche à l'ouest.
Vu du Balconnier
Qui dira la peine des magnolias ?
Ce matin-là j'entendis le chant des magnolias.
Il s'éleva
Chant de larmes
Chant de pleurs
Chant funèbre
L'un d'entre eux n'était plus
Cependant, la vie continuait
Les humains peaufinaient leurs week-end
la mer pour bronzer leurs vies
les châteaux pour la rêver
les amis pour la partager
Tous indifférents au magnolia détruit
Non loin, il gît
Personne ne s'en soucie
sauf
Les autres magnolias
Muets de terreur
Ils n'osent dire leur peur
Ils échangent leurs regards
Chacun pense................ A quand mon tour ?
Entre temps, pas l'ombre d'une brise !
Pourtant...
Tremblent les magnolias.

06 juillet 2008

Espérance : Il y aura toujours quelqu'un...

Il était une fois, c'était la nuit, dans une ville, un quartier dans la ville, un immeuble dans le quartier, un balcon sur l'immeuble, une jardinière dans le balcon et quelqu'un qui crie. Quelqu'un pleure. C'est TOUPITCHOU. La petite graine de volubilis. Toupitchou s'est endormi dans son pyjama rayé vert et blanc glissé sous son édredon de terre. Il se réveille dans la nuit. Au-dessus de lui, il aperçoit le ciel. Sans lune, sans étoile, sans lumière, un ciel tout noir. Toupitchou a peur du noir. Il pleure. Il dit "Lanterne Chinoise, s'il te plaît, donne-moi de la lumière, j'ai peur !" Lanterne Chinoise fait sa grincheuse. Elle dit QU'ELLE VEUT BIEN MAIS QU'ELLE NE PEUT PAS. Elle ajoute QU'AVANT il veut ECOUTER DE LA MUSIQUE. Elle dit Carillon japoney s'il te plaît, dinguedinedingue-moi ta jolie dinedinguemusique. Carillon Japoney raide comme un passe-lacet est immobile. Il dit QU'IL VEUT BIEN mais QU'IL NE PEUT PAS ; il ajoute QU'IL A CHAUD, et QU'IL VEUT QU'ON LUI SOUFFLE LE VENT. Il dit Jo LeWentilo souffle-moi le vent s'il te plaît ! Jo LeWentilo parlons-en, des comme lui on n'en fait plus, un Whestinghouse vrai de vrai,.... on n'en trouve plus que sur l'île de Cuba. Il porte un air quasi penché. Il dit QU'IL VEUT BIEN mais QU'IL NE PEUT PAS ; il ajoute QU'IL VEUT voir DANSER UN TANGO ça LE RANIMERA ; il rêve déjà UN BON TANGO ohhhhhhh. Il aperçoit Monsieur et Madame KoKeliKo, aussitôt il dit : s'il vous plaît, dansez un tango pour moi Monsieur et Madame KoKeliKo disent QU'ILS VEULENT BIEN mais QU'ILS NE PEUVENT PAS. ILS NE SONT PAS SUFFISAMMENT BEAUX. ILS SONT TROP SALIS-FROISSES ; ILS AJOUTENT QUE POUR DANSER LE TANGO IL FAUT ETRE TRES STYLéS. Ils disent Monsieur Larrosoir, douchez-nous voulez-vous ? Monsieur Larrosoir SE TIENT SUR son QUANT-à-SOI. Il répond qu'IL VEUT BIEN MAIS QU'IL NE PEUT PAS. IL EST SI FATIGUE QU'IL EST VIDé ; iL FAUT QU'IL SE REFASSE UNE SANTE, AVEC QUELQUES VERRES D'EAU NON TRAITEE. Il dit "Mademoiselle Pluypluy, versez-moi quelques belles rasades d'ondées voulez-vous ? Mademoiselle Pluypluy est très jolie. Elle dit QU'ELLE VEUT BIEN MAIS QU'ELLE EST TRES CHAGRIN. Elle va plus loin : MONSIEUR ORAGE NE LA REGARDE PAS. ELLE EST POURTANT TRES AMOUREUSE DE LUI. Elle ajoute QU'ELLE AIMERAIT QU'IL LUI DONNE QUELQUES SIGNES D'AMOUR ENFLAMMES. Elle dit Monsieur Orage, s'il vous plaît, coucou, penchez-vous je suis là, regardez-moi et elle pousse un profond soupir. Monsieur Orage est très sérieux. Mais que fait-il ? Il se penche. Mademoiselle Pluypluy sent son coeur chavirer. IL va lui parler. Pas de chance. Monsieur Orage dit QU'IL VEUT BIEN mais QU'IL NE PEUT PAS sans la présence de SON AMI LARKENCIEL. MALHEUREUSEMENT LarKenCiel NE SORT JAMAIS LA NUIT. Comment pourrait-il bien faire ? Et tout le monde l'entend RAISONNER, RéSONNER, RAISONNER, RéSONNER et tout le monde attend. Quand donc craquera-t-il pour moi ? Quand donc me versera-t-elle quelques rasades ? Quand donc nous douchera-t-il ? Quand donc tangoteront-ils ? Quand donc soufflera-t-il le vent ? Quand donc dinguedinedingue musiquera-t-il ? Quand donc lumièrera-t-elle ? Quannnnnnnnnnnnnnnd ? Toupitchou désespère à se remettre à crier lorsque Lami LarKenCiel apparaît. C'est alors un vent de folie. Tout se bouscule, tout se précipite. Coufoudré Monsieur Lorage se penche ; emballée Mademoiselle Pluypluy verse les rasades espérées ; emporté Monsieur Larrosoir douche ; éperdus Monsieur et Madame KoKeliKo dansent un tango ; requinqué Jo Lewentilo souffle le vent ; rafraîchi Carillon Japoney dinguedinedinguemusique ; subjuguée Lanterne Chinoise s'illumine et rassuré, Toupitchou s'endort dans son pyjama vert et blanc sous son édredon de terre. CHUT... il dort. "As-tu bien dormi mon petit chéri ?" "Oui Maman, j'ai bien dormi et bien rêvé aussi. De Toupitchou. Il avait fleuri. J'vais voir !" C'était vrai.

20 mai 2008

20 mai 2008 : tonnerres oubliés... vers une belle journée

Les volubilis s'en ravissent : sous peu ils s'y entortilleront. Ils profiteront à leur tour des rayons du soleil. Taquins, timides, ceux-là tôt ce jour, léchouillent les peupliers qui s'ombrent. Bientôt, baisées à bouche que veux-tu, celles-ci s'évanouiront au coeur des pierres.

07 novembre 2007

06 octobre 2007

Recette pour dire bonjour

Ouvrir la fenêtre, 2ème étage, côté urbain, côté cuisine ; choisir cinq capucines ; jaunes ; une "Ique" rouge ; intensément coeur ; les accoler ; souligner de quatre de leurs feuilles ; rehausser d'une branche d'asparagus ; trancher de trois lignes panachées ; déposer dans un petit fourre-tout de porcelaine enfantine et photographier. Pour m'offrir. Chez vous. A votre tour. Belle journée.

07 septembre 2007

Propos du balconnier en C

Chut. Au petit matin Cosmos converse avec Capucine. "Bonjour la belle, nous sommes de la même famille. Celle des C !" "Essayons" répond la belle, soulignant ces mots d'un clin d'oeil, "câlinons !" Et sur le balcon tendrement ensoleillé, C deux-là câlinent. Quittons-les là. Merci pour votre appel, le soleil coule à flot dans le salon. Belle journée à vous, à bientôt

03 septembre 2007

02 septembre 2007

06 mai 2007

Image

J'ai quitté la route monotone, tourné sur la gauche et découvert l'immense clairière. Le symphonique chahut des joyeux grillons montant au ciel inonde à l'instant le soleil de plaisir. Bousculé de bonheur, il tombe sur la tête. La tendre herbe verte s'auréole de mille boutons d'or. Tant de beauté royale courbe les bruyères à se taire.

28 avril 2007

Déposez, déposons.... murmure de pêcheur

D'abord découvrir le lieu : naturellement beau, cependant plus beau encore grâce aux soins des jardiniers. Objet de tous les dépôts il emporte mon imaginaire. Liens, connections, intemporalité, découvertes. Et celle, improbable cependant, du soulier de mon arrière grand-mère géante et si géante que j'en deviens petite. Quelle chance. Une idée. Glâner tous les petits souliers et chaussures, bottines, chaussons miniatures et.... surprise, ça mijote. Il n'est plaisir sans fin. Nous quittons ce lieu et décidons de flâner sur les bords de l'étang et d'autant plus que le bosquet d'iris d'eau jaune-vert nous interpelle, comme le vol à vitesse supersonique d'un "concorde muet" à presque la surface des eaux. Peut-être le père des canetons qui suivent leur mère. Allez savoir. Commentatrices : "au moins il sait où il va lui" comme quatre lignes de pêcheurs toutes tournées sur la droite (très tendance en ces jours, dans le pays, comme la patience du pêcheur qui nous apprend, flegamatique, qu'il attend. Aider quelqu'un à attendre c'est facile. Nous l'aidons. Ainsi, nous palabrons. Ablette, goujons, perches ou crocodiles ? Rien de tout çela, dit-il, plus simple, (?) anguilles. Curieuses : ça mord ? Pas du tout. Déçues : alors, au retour ! Nous poursuivons, mais nos pas disparaissent dans la boue.... il y a eu un orage hier, nous dit-il. Nous nous éloignons de la rive. Cueillons de petites fleurs, bavardons sans rien dire. Goûter. S'instanter. Le temps a passé. S'il n'est pas temps du moins est-il l'heure. Repassons devant le pêcheur, blablatons, l'air du temps, les jeunes, les vieux, la transmission, la parole, le conte. Une petite histoire de cheville ? J'en connais une aussi. Comparaison faite, si le sujet est le même, mariage, l'idée est fort distincte de l'une à l'autre. Et la pêche ? ça mord, dit-il et il enlève sa tartine alors que nous pensions qu'il plaisantait : ça mordait pour de vrai. Berge au pas de course, canne relevée, fil fort tendu, moulinets enclanchés et houp là, non, pas la plus longue mais pas la plus petite non plus. Pour ma part, jolies couleurs grises arc-en-cielées (parité oblige)ses ondulations serpentines me rappellent un récent reportage sur l'alimentation chinoise et le plat découvrant une même espèce vivante au nombre élevé, prête à consommation !) Faut réarmer la ligne. Nous assistons au "réarmage". Ainsi apprenons-nous l'intelligence de l'anguille. Voit-elle le hameçon ? hop là, file l'anguille. Mais a trouvé plus fort qu'elle. Et nous regardons notre sympatique pêcheur enfiler sa pâtée en dissimulant le hameçon. Cette fois, l'heure est là. Au revoir Jules. Merci pour ce sympathique instant. ... Nous en allons. Murmures de pêcheur aidant.

14 avril 2007

Enfant'heur

Beau matin. C'était hier. Avant hier ? Bien avant hier ? Il montait à ma rencontre. Un seul pied posé sur une pati patinette. Lumineux "Bonjour" Grand sourire. Lui répond. Nous croisons. D'un demi tour exercé il me poursuit, me rattrape, me dépasse, se retourne, m'interpelle "Si t'es d'ac j'te suis !" "Si tu veux, j'y monte aussi !" ... Nous voilà partis. Bonheur grandi.

13 avril 2007

Y a de l'Odile dans l'air

Au léger tintement du gong elle a le soleil au coeur Odile. Quel sera le sujet du jour ? Sans le connaître je m'en réjouis "Poésie !" dit-elle me tendant un livre à la calligraphie merveilleuse, aux illustrations confondantes. Je me penche Le hasard fait que la poésie est dédiée justement à une Odile aussi et Anne. Titre "Les fenêtres sont vides" Les fenêtres sont vides.
La pierre de la porte offerte au silence retient le regard.
Les rideaux ne bougent plus derrière les vitre brisées, lourds de la cendre des coeurs.
Dans l'ombre des maisons nues l'été dérive comme une mer de solitude. Le passant se retourne et se tait. De l'autre côté de la route Le vertige des tournesols décape l'éternité en tranche. Rabah Belamri Lauzerte 15 juillet 1986 "Pas mal, n'est-ce pas" me dit-elle, "je pourrais dessiner les fenêtres, la porte, les rideaux, l'ombre, les tournesols !" Pendant qu'elle s'en retourne légère, virevoltante, étonnante, je réfléchis. Hasard encore, ou y vécut-il cette année-là où ils arrivèrent et où l'accent devint si sudouestiste qu'il se disait "pied noir" ? Alors en ce temps-là de mon enfance les fenêtres étaient pleines. La pierre de la porte, attentive à laisser aller les paroles. Derrière les voûtes moyennâgeuses les rideaux boursouflaient d'émois discrets. L'ombre de l'incandescence écoutait l'Ave Maria au pied du pigeonnier. Le passant acceptait le verre d'eau fraîche.
Aux soirs tous les enfants même grands farandolaient au carrefour de la gendarmerie
ou sous le vieux tilleul de la Barbacane
Les chaises prenaient place et écoutaient les conversations aidées des grillons De l'autre côté de la nuit sous le regard curieux des tournesols les baigneurs se pairaient une belle tranche de vie. Bonne nuit.
Merci Rabah Belrami

06 avril 2007

Ile n'est pas Vilaine

HIER du Morbihan je revenais Conduisant Au feu rouge à l'arrêt mon oeil aguerri à la traque saisit à l'abri sous la plaque son esprit Plus n'y tenant Dans l'instant de l'asphalte Je P L O N G E Soufflée, ça se Corse : je sirène. Je vous le dis vue d'ici mes amis votre Ile à la côte AUJOURD'HUI.
Lania

30 mars 2007

Déclaration à lise

D'un doigt fébrile il écrit qu'il l'aime. Qu'à l'aimer il faut qu'il le lui dise. Qu'à être aimée, il faut qu'elle le lise. D'une ponctuation humide il inscrit Qu'à l'aimer il se perd dans la lise. Qu'à être aimée il faut qu'elle dise. Déferlante, elle s'offre. Sable, il découvre sa Lise. Tous deux en vagues dorment.

23 mars 2007

Odile sur le chemin de l'écriture

Diling ding bing dang, de nouveau le carillon qui chante. Y a d'l'Odile dans l'air. "Bonjour, écoute Loizo, j'ai des mots dans l'air !" Je ne change pas. Ecouter, moi ça me plaît. Toutes plumes tendues je l'invite à s'exécuter. Mince, quel sourire ! Que va-t-elle me sortir ? J'écoute. Quand je rêve... C'était à peine cette nuit je m'en réveille Toulouse était écrasée, calcinée, destroyée Il me tenait le bras se penchait vers moi je m'agenouillais mes larmes se taisaient mes mots disaient un sanglot muet je m'affaissais C'était le même jour où du travail j'avais trouvé Plus qu'un travail. Une mission Cétait ce même jour. M'étais éloignée De retour égarée Une pancarte Une porte qui s'ouvre. Nous n'avons que du ménage C'est très dégoûtant Seulement entre midi et deux La porte se ferme j'ai déjà donné Je pars. Retrouvés le bureau L'immense escalier. Rigide Droit haut loin fin Il prend mon bras ? Le connais pas. Toulouse écrasée, calcinée, destroyée. Tournent les vies, les visages, les voix. "Faut vous redresser !" Mais aussi Quand je rêve Ciel, je contemple le visage de femme bleu unique coquelicot dans le champ d'or. Douceur Sourire le vent respire. Vous venez d'écouter Odile ! Je suis ému. Je me dis qu'il est bon de voir ce visage bleu. Et comme elle me quitte, légère, en courant d'air, me dis que la petite brise qui respire, pas si mal de respirer avec elle. Hoummmm m'étaler dans mon hamac, houmm respirer en se laissant caresser. Hoummmmmmmm voyage immobile tu me plais.

10 mars 2007

Boîte aux lettres : le jeu du jour

C'était le jeu du jour
Ouvrir la boîte aux lettres
Elle joue
la boîte aux lettres s'est ouverte
Deux, trois enfants s'échappent
et filent.
Non loin
trois pulls rayés
sautillent
dans
un
pré
"Hou hou" crie leur mère
Les trois bouchons
lèvres empavotées
rient
Ouvrir la boîte aux lettres
C'était le jeu d'un autre jour
Elle joue
La boîte aux lettres s'est ouverte
Tout glaçonne
dans la longue rue blanche
Ours balourds, crocodiles, palmiers
fées, lutins, princesses
font les bouchons ravis
Ogres noirs dénudés
grelots clochetants
de fous verts sonnaillants
effrayent l'un d'eux trois.
Ouvrir la boîte aux lettres
c'était le jeu d'une autre fois
elle joue
la boîte aux lettres s'ouvre
Le vent musique la forêt Noire
Brindilles après brindilles
le moulin de l'un des deux
s'élève du sable d'or
Le ruisseau gonfle
il gronde
et sort des gongs
je t'aurai je t'aurai
La boîte aux lettres goutte
Ouvrir la boîte aux lettres
est toujours jeu d'hui
elle joue
elle s'ouvre
Le feu d'artifice péte pétarade
le ciel floréale
mains en oreilles cachées
l'une des trois
tête en l'air rit
La boîte aux lettres illumine
Ouvrir la boîte aux lettres
est encore jeu d'hui
elle joue
la boîte s'ouvre
Elle est fenêtre
un sapin vert s'y mire
y voit table, jouets, tiges à tirer
pièges à piéger
A en perdre la boule
la mère rit
les enfants rient
Fixe, l'oeil du père pense
qu'ils n'auront plus jamais leur âme de ce soir
Jeu du jour
la bôîte aux lettres joue
la main saisit l'objet
"Encore un" dit l'enfant
Pas d'erreur Romain
tu dis bien
Encore un
Tu l'ouvres ?
Tu veux ?
Je veux !
Pas meilleur fauteuil que l'escalier
Au plus que frais
se sont assis
Elle lit il lit
Se taisent
Tu sais quoi -dit-il soudain levé-
quand je "grandiras"
et que tu seras morte
j'écrierai ton nom sur un papier
et je ne "t'oublieras pas"
Pas le temps de l'ouvrir
Un baiser c'est sérieux
Joueuse, la boîte aux lettres
a joué.
la lumière du baiser
elle l'a mise au secret.

09 mars 2007

Eté 2006 Quartier Guilheméry

Désenchanté, le petit square s'ennuit.
Comme tous les graviers, chaque arbre se tait.
Comme la balançoire renversée,
Comme le tourniquet effaré,
Comme l'aire de jeu effondrée en une apnée d'été.
Soudain, côté rue, par-dessus le muret, feu, soleil, deux balles dansent.
Portail poussé deux tresses brunes volent dans l'air.
La balançoire espère. Le tourniquet fait un pari. Le chien le gagne.
Aux grincements de son ressort d'acier, l'aire de jeu goûte les enchantements de la vie.