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13 mars 2012

Bonjour Velyneve (c'est la nouvelle "copine" de Lodile qui revient, dilili lililing ding')

Au rythme léger du gong je sais, moi Loizo, que la vie est belle. Le soleil est là, les senteurs du mimosa s'effacent pour laisser place à celles discrètes, des primevères et moins discrètes, de la violette. L'hiver est fini. Le thermomètre grimpe de jour en jour, l'hiver est fini. Pourvu que Lodile ne me le dise pas !
Voilà c'est dit, elle l'a dit, "L'hiver est fini, pire" ajoute-t-elle, "l'hiver est mort". Mais qu'a-t-elle dit, qu'a-t-elle dit ! Pourvu que Hiver ne l'aie pas entendu. Je crains le pire.
Ah ah ah trois fois hi hi hi, Lodile est babilleuse aujourd'hui. Le bras dénudé, la jupe au-dessus du genou, la salomé rose brique -un peu précoce le dévêtemen je hurle de rire car elle me parle de la conversation échangée au petit déjeuner avec son fils, un brin "pagaïeur". Il lui reprochait sa pagaïe, disant que s'il l'était elle en était responsable. Il lui reprochait ses piles de livres en vadrouille, mesquine elle lui reproches ses piles de vêtements et ajoute "toi tes piles de vêtements, moi mes piles de livres lequel peut faire tenir les murs d'une maison le plus failement piles de vêtements ou pile de rires !!!!" Ah ah ah ah "des piles de rire !" La belle égalité familiale !!!! Ils sont écroulés tous les deux.

Bon, passons aux choses sérieuses. Le printemps approche, s'il n'est encore là, faudrait effacer le léger côté "Dodu dindon dis donc, de quoi Didon dîner-t-il ce jour ? La mesquine invente une salade blanc-rose fleur de pelouse, assaisonnée soleil -traduire "radis et mâche citronnés". "Manque un peu de protéïnes tout ça, une p'tite tranche de jambon  peut-être Mamère ? " "Avec plaisir ma tendresse." Et Lodile me raconte le chant de la tranche de jambon. Il s'échappe, façon passacaille, de la nouvelle planche à découper. Mineur ou majeur ? Plutôt majeur, et même ré majeur.  Mozart aurais-tu toi aussi connu des p'tits déj aussi matutinalement fous !
Pour parler de Mozart, évoquons la merveilleuse JiJi ROUSSEAU née le 28 juin 1712 à Minsk, -dont on ne manquera pas de commémorer les 400 ans de sa naissance cette année- par ce petit paragraphe extrait de son ouvrage intitulé.... hé bé té, je vous laisse deviner (?)
 "L'enfer de la méchante est d'être réduite à vivre seule avec elle-même, mais c'est le paradis de la femme de bien, et il n'y a point pour elle de spectacle plus agréable que celui de sa propre conscience"
Dililili dilililililing tuit tuit tuit dit la mésange, Lodile, tu t'en vas déjà ? Lodile s'en va. C'est sûr, tu as déjà déjeuné. Je comprends, mais vous qui passez ici sans me voir, n'oubliez pas ou apprenez, sous la grande feuille de bardane, près du bassin qui chantonne, c'est au choix, thé à la menthe, café, oui turc, pourquoi pas, et ma fois si vous le désirez, p'tit whiskey, cachaça ou cuba libre, p'tit Banyuls ou crème de pruneaux. C'est au choix.
Et surtout? à vous revoir quand vous le désirez, Terrasseentchat de Loizo ouverte. A bientôt.
Curieuses, curieuses ? 
Sans vouloir vous commander, cliquez sur le titre du billet. 

08 mars 2012

Jeudi 8 mars - soirée féminine et lunaire s'il en est

 Libérant ses guenilles boisées, Elle émerge du parc
 crève le bleu d'encre cieleux, étale sa rondeur dénudée
forte, puissante, Femme. Immanence.




L'étoile a pleuré rose

L'étoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles,
L'infini roulé blanc de ta nuque à tes reins
La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles
Et l'Homme saigné noir à ton flanc souverain
Arthur Raimbaud

06 janvier 2012

Didilin dilili dilililililing ding dingggggggggggg signatures signatures signatures hou là revl'à Lodile

Signatures et anonymat des parrainages. Déni de démocratie. Bombe atomique.
Qu'y a-t-il Lodile, bonjour, pourquoi toute cette agitation, peut-être vaut-il mieux que tu déjeunes d'abord ! Tu as de la chance, sur mon plateau aujourd'hui, très exceptionnellement il y a, du jus d'orange, des céréales, du bon beurre bio et une belle galette des rois, à souligner, hérésie sublime,  du meilleur des cafés pour changer du thé à la menthe, si tu le désirais.  "Coffee" comme on l'entend dire "is not just black"
"Coffee is not just black" ne fait pas sujet. Lodile ne m'écoute pas. Elle raconte qu'elle est d'accord. D'accord avec Rhinema Pellen, avec Bouteen' LaKristin', avec Minechade, et d'autres et elle-même. Oui les maires doivent avoir droit à l'anonymat de l'attribution de leurs signatures aux candidats à la présidence. Oui c'est anti-démocratique de barrer le chemin, par cette exigence-là, à tout candidat à la présidence. Non les moutons ne sont pas tous des idiots. Oui les français ont changé. Oui la jeune génération n'est plus impactgée par la seconde guerre mondiale. Oui, on ne sait pas comment elle va voter. Oui il faut flirter avec cette incertitude. Oui, elle avait  réagi très fort elle-même lorsqu'on lui avait demandé, il y a quelques anées, en fin d'un entretien d'embauche, ce qu'elle pensait de la couleur politique de la maison de quartier. Oui, elle avait réagi fort encore quand on lui avait expliqué qu'elle pouvait travailler dans un quartier parce qu'elle y vivait mais pas dans un autre parce qu'elle n'y vivait pas !!!!! Impossible de la remonter. Galette n'est pas bienvenue ce matin. Gageons qu'elle le sera davantage au tea-time de ce soir.  Sourires.Moi Loizo je feuillette quelques pages à propos de Diane Arbus. Vous avez dit photo ? J'ai dit photo.

10 novembre 2011

Didilililidibdongdong brave Lodile que lui arrive-t-il encore ?

Didilililidibdongdong brave Lodile que lui arrive-t-il encore

ça ne concerne pas son fils, ça ne concerne pas sa famille, ça ne la concerne pa, ça concerne un fait divers. Et ça la met en colère. Une enfant -quel malheur horrible!- a été tuée. Et aussi sec, sans tambour ni trompette, le voisin qui habite à 400 m de là, avec son chien, est accusé. Il y a des raisons remarquez. Il a été emprisonné pour pédophilie. Il a purgé. Cela fait 9 ans qu'il vit tranquillement sans rien demander à personne. Il se protège. Et il a raison. Voilà qu'on l'accuse !
Et pourquoi pas. Il y a des statistiques, des rechutes, disent les uns, faut pas leur faire confiance, qui vole un oeuf vole un boeuf, disent les autres..... Normal. Et pourtant, aujourd'hui où, ADN aidant et vérifié, un jeune homme, apparemment saisi d'amnésie le soir du meurtre, s'inquiète et se livre à la police pour le cas où ce serait lui, personne ne présente d'excuse au Monsieur qui est en ré-insertion et surtout pas les journaux.. Loizo, je trouve ça abominable ! je te le dis. Foi de Lodile ! A BO MI NA BLE.
On n'a donc pas droit au repêchage.. Vrai, gravissime.

Moi, Loizo, je suis tenté, je pense, à penser comme Lodile. Je hoche la tête, en assentiment. Je l'invite à prendre un thé à la menthe, quelques cornes de gazelle : le sucre ça vous remet en forme. N'est-ce pas ? D'ailleurs, n'hésitez pas, servez-vous. A bientôt.



24 septembre 2011

Conversation du jour chez Lodile

Bonjour. Moi Loizo je suis heureux. Paradis. Toutes ouïes ouvertes. Comme poisson dans l'eau.  Soleil les poursuit. Ici et là, carpes font éclairs.  Dessinent d'étranges ararbesques argentées. Ici et là les bleus de Terrassentchat, ensoleillée à perte de vue, s'offrent aux verts. Palmier s'étale sur les allées. . Pendant ce temps chez Lodile, Matin pousse les paupières. Les yeux s'ouvrent et s'illuminent. Le jour devrait être occupé. Marché, moules à la crème, médiathèque, théâtre. Agenda. Opération lunettes. Tout s'imprime.
Conversation dans la cuisine. 
  • Ce qui est ennuyeux avec la vaisselle c'est qu'il faut toujours recommencer.
  • Mais Nany, la vie est un éternel recommencement, (sur un air bien blasé) dès qu'on se lève tout recommence.
  • Ho Lodile, tu vas bien ce matin ?! 
  • Je suis triste depuis que je sais que dans notre ville trois personnes se suicident par semaine !
  • Tu veux les rejoindre ?
Cette réflexion sarcastique ou caustique est si saugrenue que Lodile éclate de rire et se précipite sur son clavier.
Au fait sur quelles têtes sont-ils toombés les morceaux de l'objet volant identifié puisqu'américain, devant s'écraser sur la terre aujourd'hui, en Italie précisément ? Ciao à vous. Et pour le café, au lait ou vanille, le thé et les mandarines, c'est à votre gauche sous la grande feuille de bardane, prêts à boire ou à goûter ou savourer. Belle journée à bientôt.

04 mai 2011

IV - Dili dilili dililili ding dong, regarde Lodile, nous visitons Paris

Nous voilà bien en direction de l'île de la Cité où les pyramides déménagent en gabarre sous plein soleil d'avril et parfum Dior

et l'indifférence totale, mercantile et artistiquement performante de Toutankhâmmon. La bouteille d'eau témoigne de la forte chaleur de juillet en fin d'avril. 28 ° !
"Tiens au fait Nina, suis-moi". Après la traversée du Pont, nous obliquons sur la gauche pour traverser une oasis admirable. On y oublie tout. On y découvre un magnifique fleurissement et des odeurs délicieuses, hormis celle des encens. On obtient le moindre conseil, dès qu'on manifeste de l'intérêt à propos d'une espèce. C'est merveilleux. Frutaud, LandJardi, du pipeau à côté.

Oui oui, c'est moi. Oui oui promis je vais entamer un programme de musculation, promis. Oui, oui, je vais me refaire une couleur. Quoi que ! Non, plutôt une coupe stylée.

Ces rosiers qui dégoulinent de fleurs, ces glycines qui parfument l'air, ces papyrus pieds dans l'eau... c'est beau, beau...



Nous ne sommes pas les seules à visiter Paris. Il y en a qui flânent à pied. Et les trottoirs sont bien encombrés. Il y en à qui flânent en bateau.  Et celui-ci est très bondé. Nous faisons comme la tradition le veut : ils agitent leurs mouchoirs. Nous agitons nos poignets. Rires. C'est bon de gaminer. C'est bon aussi de penser aux choses sérieuses. Il fait faim et soif. Que voilà un bel étalage.

Grecque, italienne, espagnole du côté table, il y en a pour tous les goûts. Mais nous sommes à Paris et si nous mangions français ? Et pas cher ! Nous choisissons français et pas cher. A regretter un bon jambon beurre tradition ou un kebab. Franchement. A se dire que c'est franchement dommage pour les touristes de partir avec un tel souvenir de la cuisine française. Je ne suis pas raciste, mais ils sont d'origine étrangère nos hôtes et peu soucieux de demander si ça nous plaît. Ils ont raison. Nous pourrions être amenées à leur dire la vérité. Surtout que pour faire mine de préparer à la main la petite salade tomate mozarella -trois assiettes grâce à une seule tomate- ils prennent au moins 20 minutes. Sacré tour de force ! Un seul conseil, lecteur qui lis : "Ne t'y arrêtes pas". Sur les tables les nappes sont à carreaux rouge vichy et dansle fond un escalier, gardé par un chat, monte à l'étage. Crois-moi, "ne t'y arrêtes pas"  
Il y a longtemps que je pense que le mot restaurant doit être réservé à ceux qui font de la cuisine, au moins comme à la maison. Les autres, Do Cam, Couic et autres libre-services, devraient s'appeler définitivement : Bouy-Bouy.
Dégoûtées, nous avons poursuivi notre divagation. Sachant que ma Korrigane avait parlé de La Sorbonne quelques jours auparavant, je la dirige vers cet endroit. Nous remontons en direction du boulevard St Germain. Il fait une chaleur torride. Finalement elle m'orient vers une certaine rue dont jen'ai jamais entendu parler. Plan s'il vous plaît.. Des plans, à Paris, il n'en manque pas. En voilà un. Surlequel en quelques minutes à peine je repère la dite rue. Nous remontons le boulevard sur la gauche. Nous "espatarons" sur la vitrine d'un pâtissier : il y a dedans un méga coq en chocolat grandement béat devant toute sa progéniture à venir : des oeufs, de vrais oeufs par milliers. (Lania sous influence opulente des Mille et une Nuits, ou des vérités marseillaises : coq ou sardine ?)
Portrait parisien : celui de cette dame étrangère,  très âgée et repliée sur elle-même, sur le trottoir. Je ne peux m'empêcher de lui offrir quelque chose. Quelle façon de lever les deux mains, de les ramener sur elle pour désigner le ciel à y voir notre Saint Père lui-même appelé à béatification prochaine. Je suis très remuée.  
Ma Korrigane aussi. Mais plutôt pour le nez fin de sa mère qui la met soudain en connexion avec la rue qu'elle recherchait. Un vrai lush ! Pardon luxe. Nous entrons dans la caverne des senteurs bio et anglaises, de la mousse et des parfums, de la tendresse qu'il y a à se choyer soi-même. Chaleur, pollen, soleil, ma Korrigane se tape dans l'instant une affreuse quinte d'éternuements majeurs. Du balai, dans la rue, voilà où Mademoiselle se retrouve quelques minutes après. J'ai du mal à ne pas mourir de rire. De ce rire qui ride plaisamment. Et plaisamment ou pas plaisamment, peu importe car ici existe le produit qui déride. Du moins momentanément ! Sauvée. Bref, quand nous quittons la boutique et ses vendeuses sympathiques, c'est  par 30° à l'ombre,  et avec pour mission "tenir au frais les produits achetés". Challenge. Mais nous sommes aidées. Nous avons soif et l'eau de nos bouteilles est plutôt chaude. Alors, Chapitre V... s'il vous plaît.

03 mai 2011

Paris III - Di li Dili li Dilili ling ding dong regarde Lodile nous avons visité Paris

Paris c'est aussi les pochoirs sur les murs. Ceux-là n'échappent pas à l'oeil de la korrigane qui m'accompagne. Elle me demande de photographier, -oh la jolie voix, mais quelle jolie voix- Impossible de ne pas obéir. J'obéis.
Plongées dans leur observation, nous entendons soudain des bruits, des cris, des hurlements. Que se passe-t-il. Nous pivotons et découvrons un groupe de gens qui tous lèvent les yeux dans la même direction. Nous relevons la tête à notre tour. Et que remarquons-nous ? Ce que vous pouvez remarquer à votre tour sur la photo : un grand immeuble de briques rouges qui menace de s'incliner jusqu'à tomber. Il est temps de nous mettre à l'abri et d'en profiter. Nous entrons dans Beaubourg.

 

C'est fait. Beaubourg n'a pas changé. A sa manière c'est toujours un écrin. Plutôt grand que petit. Mais écrin aujourd'hui plus que jamais.


Finalement nous n'y restons pas. Nous avons l'estomac dans les talons. Nous quittons les lieux. Il y a un autre musée sur la droite. Nous y allons. Frustration. Il est fermé. Et si nous aussi nous mangions ? Nina s'étonne  avec joie et avec raison et une fois de plus de ces jardins sur trottoirs, propres à Paris. En l'occurrence ici , des jardins sur étagères de Castorama. Castorama en plein centre de Paris, comme au Japon. Trop fort. Ce serait bien que ça existe à Rennes aussi. Ces jardins urbains quelque peu matériels sont sympathiques. Ils offrent le rythme des saisons et mettent la connaissance des plantes à portée de mains. C'est extra. Chanson à écouter sur : http://youtu.be/x0rMSHdi5Jw  si vous le voulez bien.


Il est temps de quitter le quartier. Au revoir Monsieur Georges Pompidou. Passons devant le Châtelet. Prenons par le Pont. Il est temps. tTraversons.  Suite en billet IV s'il vous plaît. Merci.

Paris II - dili dilili dilililing ding ding dong, Lodile nous sommes allées à Paris

Nous étions place du Louvre, poursuivons.
Fen
Fenêtres, toits, murs, gargouilles conversent ensemble
Quoi, un arbre sec ? Il donne soif. Il commence à faire soif, en effet. Et si nous remontions les quais ? Belle idée, les jardiniers jardinant à même le trottoir, les voici arrosant les beaux oiseaux de paradis. Râfraichissant.
Au bout d'un temps, nous obliquons vers la gauche et atteignons la rue de Rivoli : ça sent les Saints-Innocents, les Halles, Beaubourg. Je me souviens.
Il fait chaud et l'eau qui chante enchante tout verseau !
Nous poursuivons, une petite faim dans les talons. Voilà Beaubourg. Le vent dessine de râfraichissantes et souples arabesques dans le drapeau tricolore.
Ma plus belle me regarde exerçant le métier de photographe. Ho heu,... métier, métier. Oui oui, je sais. Pas douée. Peut mieux faire. Fais de son mieux. Nous voilà au bord de la pièce d'eau aux sculptures colorées
C'est mon tour de l'être, auprès d'une bouche rouge et gigantesque, qui aurait bien des choses à nous raconter. Je ne tiens pas à être battue, reste muette Labouche !Elle m'obéit au son et à l'oeil. Sauvée.
Encore un coup Ds'amère la photo à l'envers ! Hallucination. Coup du soleil. Pari topé. C'est elle ce n'est pas elle, Errare Humanum Es non tu te trompes, ce n'est pas elle.
Mais ça aurait pu, d'ailleurs En-Clair, inonde donc les murs parisiens de ton joli minois, ça pourrait te servir. Mignonne l'idée. Ne te fais surtout pas prendre. Carrément, ne suis pas ce conseil débile, s'il te plaît. Trop tard ? Oh ma mère alors !
OK, c'était pas An-Clair. Mais si c'était pas An-Clair, clairement, celui-ci c'est Desnos. C'est écrit dessus et dans la foulée vous pouvez le lire dessous P'OASIS Nous sommes les pensées arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. -Soeur Anne, ma Sainte Anne, ne vois-tu rien venir... vers Sainte-Anne? -Je vois les pensées odorer les mots. -Nous sommes les mots arborescents qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. De nous naissent les pensées. -Nous sommes les pensées arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. Les mots sont nos esclaves. -Nous sommes -Nous sommes -Nous sommes les lettres arborescentes qui fleurissent sur les chemins des jardins cérébraux. Nous n'avons pas d'esclaves. -Soeur Anne, ma soeur Anne, que vois-tu venir vers Sainte-Anne? -Je vois les Pan C -Je vois les crânes KC -Je vois les mains DCD -Je les M -Je vois les pensées BC et les femmes ME et les poumons qui en ont AC de l'RLO poumons noyés des ponts NMI. Mais la minute précédente est déjà trop AG. (décidément trois fois dans la journée : ça c'est de moi-même) -Nous sommes les arborescences qui fleurissent sur les déserts des jardins cérébraux. L'AUMONYME (1923)
Hein, c'est Erssion ?
Trois quoi ? Mousquetaires, Grâces, Saisons ? Mais où sont passées les quatrième de couverture ?
Mine de rien celle-ci, incognito, les a à l'oeil
Les voilà rigides vigiles, attentifs à tout ce qui se passe ici. Whouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ils ont donné le signal. Tout le monde s'éparpille.
Mais comment s'éparpiller avec les brise-michées ? Dur dur
Sous la bannière tricolore, ils et elles et eux, reprennent leur souffle. A bientôt pour le billet III, cette fois.

24 mars 2011

Bla bla bus Rennes, diling diling ding ding tiens voilà revl'à Lodile. Que...

Que vient-elle me raconter aujourd'hui ? 
Diling ding ding ding dong le gong s'immobilise doucement. Elle est partie.
C'est vrai, l'urbain, ça craint, ça craint pas : je vous laisse libre de penser. 

Il est près de minuit. Odile et sa fille ont assisté et participé à une délicieuse soirée contes. Entre contes d'ici et contes d'ailleurs. Plus précisément, chacun ayant son univers, et plus ou moins successivement, conte de la mort par Pascale, conte d'Afrique par Vincent, trois P'tits Cochons ou Trolls en conte urbain revisités par Gérard, comment se retrouver quand on s'est perdu ou connaître la vraie légende de la frite (?) par Odile
Il est près de minuit et nous venons de nous régaler de quelques sushis chez ce restaurateur dont la publicité vous ferait penser que vous entrez plutôt chez un bijoutier. Etonnant. Entre le séisme et le problème nucléaire, avec le reportage de ce vieil homme qui pleure pour déguster une semaine après un potage chaud, les prix des sushis ne font pas l'objet d'une majoration. Le Japon est-il aidé ? De quoi tu te mêles Loizo ?



Bref, quelques diamants, rubis, saphirs, émeraudes et autres perles il est près de minuit.
Avec sa fille, Lodile monte dans l'autobus.
D'un regard, elle constate "C'est clair je suis devenue "la plus vieille"
Et elle se rappelle.
Un certain récent samedi. Semaine de la Femme s'il en est. Devant une vitrine, et ses dessous féminins. Et dans son oreille, glissé entre sa fille et elle, cet hurluberlu qui lui glisse "C'est plus de ton âge la vieille !"
Sa fille à ses côtés -elles ont quarante ans de différence et elle dit souvent qu'elle ne referait pas cette expérience si c'était à refaire- sa fille pétrit son bras, de désespoir. Rendez-vous conte, on insulte sa maman. Lodile décide de ne pas manifester sa contrariété. Elle n'a aucune réaction. L'hurluberlu s'enfonce "Je suis méchant n'est-ce pas Madame !" Ni rire, ni sourire, ni regard. Juste, départ.
Pourquoi le bus ralentit-il ? 
C'est sa fille qui pose la question. Ensemble elles lèvent la tête et se regardent déconcertées. Une deux trois poubelles sont disposées à l'horizontale et en chicane dans la rue. La conductrice tente de les éviter. Un regard. Des images. Le far-west, les cow-boys, les chevaux, les lassos, les indiens. Scénario urbain. Le chariot sera-t-il attaqué ? Rires derrière les volets.
Pourquoi ne viennent-ils pas aux soirées contes ? Il paraît qu'il est nécessaire de donner du sens aujourd'hui.  

Pour la merveilleuse photo, presque tableau du Japon, merci à Yann Aucante, chez Jacques Aucante (Face Book)

05 octobre 2010

Dililililing ding ding Lodile, l'umbrella et Barbara

C'est la pêche pour Lodile aujourd'hui ! Comment cela se fait-il ? Il pleut à verse. Mais non, je plaisante. L'hibiscus est en feu. Il prépare sa petite dernière. Le plumbago vert bleu blanc rythme le glougloutis de la fontaine. Les pétales de rose se rapprochent pour écouter son histoire. Bonjour Loizo j'ai été visiter une expo photo. Je conais Loizo. Tu n'as pas l'air. Non je n'ai pas l'air.  Alors n'ergotons pas Lodile. Qu'as-tu fait ? Sous le tachetis bleu blanc de mon new umbrella j'ai remonté l'avenue. J'ai croisé, j'ai souri. Tout le monde se pressait ... la pluie, Il pleut, Il pleut,Sur les jardins alanguis, Sur les roses de la nuit, Il pleut des larmes de pluie, Il pleut, Et j'entends le clapotis, Du bassin qui se remplit, Oh mon Dieu, que c'est joli...Merci Loizo Je sais combien tu aimais Barbara. Mais il faut que je te dise qu'en matière de pluie nous sommes servis. Quelques jours déjà. Me suis offert yesterday one umbrella, bleu blanc gris moucheté. Ce matin éclat de rire. Rire heu mitigé, quoique, bien fait pour moi, pas cher l'umbrella. Probablement franco-chinois. Bref le manche me reste dans les doigts. Pas le temps de méditer il me faut m'en aller travailler. Une moitié d'umbrella... right c'est perfect. Que s'est-il passé à midi ? Le pochon pour le protéger, je ne l'ai plus, je l'ai perdu. L'umbrella gouttera dans le métro. Ah bravo ! Comme tu dis Loizo, mais demain ne gouttera pas. Car vois-tu en revenant de l'expo photo remontant la rue étroite aux pavés luisants  qui m'attendait, sur le sol tout inondé ? L'étui, le vrai, celui de mon umbrella. Vois-tu Loizo ce n'est pas moi qui avais rendez-vous ce soir, c'était my umbrella. Bonsoir Loizo. Bonsoir Lodile. Ecoutez le gong. M'étonnerai pas qu'il valse. ... Dinnnnnnng dilili ding ding Non, pour la valse c'est moi, j'adore, mais pour le thé à la menthe vous connaissez la cachette. Oui, sous les feuilles de bardane,  le plateau d'or, cachaça ou thé à la menthe, c'est comme vous voulez. Pour moi ce sera glaçon, eau et sirop d'orgeat. A bientôt
Quand Pierre rentrera,Il faut que je lui dise,Que le toit de la remise,A fui, il faut qu'il rentre du bois,Car il commence à faire froid,Ici,Oh, Pierre,Mon Pierre,Sur la campagne endormie,Le silence et puis un cri,Ce n'est rien, un oiseau de la nuit,Qui fuit,Que c'est beau cette pénombre,Le ciel, le feu et l'ombre,Qui se glisse jusqu'à moi,Sans bruit,Une odeur de foin coupé,Monte de la terre mouillée,Une auto descend l'allée,C'est lui,Oh, Pierre,Pierre... (pour le plaisir. Je me rends compte que je la connais par coeur. Je ne l'ai pourtant jamais apprise. Je la passais en boucle. Déjà)

09 septembre 2010

Dilili dililing ding dong Tiens voilà revlà Lodile; Le conte n'est plus ce qu'il était

C'est à quel propos cette fois. Je me le demande, moi Loizo. Les vibrations du gong ne sont ni trop peu, ni trop trop. Que va-t-elle me raconter ? Qu'est-ce que tu dis Lodile ? Le conte n'est plus ce qu'il était ? Mais doit-il l'être ? Et quel est-il ?
Mais enfin voyons Loizo, le conte doit quitter la réalité, il doit nous emporter, nous enchanter, nous faire rêver. Le conte est voix, modulation, silence et parfois, peut-être, interpellation. Mais point n'est besoin que le public réponde. Le conte n'est pas sketche. Enfin, c'est ce que je pense moi Loizo, et toi ? Le conte file enfile effile refile. 
Oh moi Lodile, Entre nous, je veux rester prudent. Les colonnes de Buren quand on les a implantées dans la cour du Palais Royal ont déclenché un tollé quasi général.
 Aujourd'hui elles sont entrées dans le paysage. Tout comme les boules de Pol Bury en 1985 sur le parvis de la cour d'Orléans. 

Tout comme Le Magicien de Sanejouan qui accueille à sa façon le touriste qui débarque à Rennes par le train.

Je réponds "Tout change Lodile, toi comme moi, soit nous nous adaptons, soit nous tournons le dos à l'avenir"
Elle me regarde bouche bée. "Tu veux rire Loizo, tout change dans le superficiel, mais le profond Loizo, le profond Loizo ; et le mot Loizo, le mot !"
Ah le mot. Je me mets à rêver. S'ils étaient plusieurs j'en ferai bien un petit conte. Ou un petit mail, un mail, l'émail, l'émail, l'émeaux. Elle me rappelle à l'ordre "Loizo !" Je sursaute, perd quelques plumes "Je t'écoute, Lodile !" Alors elle raconte son étonnement d'une soirée conte. Le conteur habillé "comme toi et moi", dit-elle, "sans relief, une voix sans couleur, chargée d'alcool et de cigarettes,  -c'est elle qui parle- des mots grivois qui dérapent tous les trois pas, des mots qu'on dit vulgaires ou que d'aucuns ne disent pas. Des histoires mythologiques ramenées au goût du jour et qui perdent leurs valeurs universelles" Me dit-elle. "C'est toi qui dis" dis-je pour me protéger, mais je dois convenir que je ne suis pas loin d'être en accord avec elle. Par-dessus mes murailles dernièrement j'écoutais un de ces conteurs qui s'effacent car l'âge les emporte. Ses redondances, ses musicalités, ses silences, ses interrogations restées sans réponse, sinon la poursuite de son conte. Si bien qu'il s'était arrêté de parler, si bien qu'il n'était déjà plus là, que je ne m'en étais pas rendu compte. Je rêvais.
"Est-ce l'effet du slam ? Pas vraiment, j'en connais de superbes". Dit-elle. "Mais les mots des conteurs ne sont plus enchanteurs Loizo. Enfin pour moi. Je ne décolle plus. Je ne m'envole plus. Je sens la chaise, je sens ceux qui m'entourent. Je ne suis plus dans le chemin du héros. Je ne suis pas ailleurs. La langue que j'entends n'est plus celle que j'ai apprise ; elle a évoluée et je n'arrive pas à me la mettre dans l'oreille. Et je m'interroge Loizo. Est-ce là ce que l'on enseigne aujourd'hui ? Sous prétexte que l'on s'adresserait à de jeunes adolescents, il faudrait parler comme eux ? Sous prétexte que l'on s'adresse à une population qui ne part pas en vacances il faudrait parler faubourg ? Les faubourgs n'existent plus. Je m'interroge. Vais-je devoir reprendre des cours ? Qu'en dis-tu Loizo ?"
Je reste prudent. Les temps changent Lodile. Même les mots évoluent. Il n'y a plus de roi, de princesse, de fée, de korrigan. Peut-être même n'y a-t-il plus de symbolique. Je me tais.
"Bon" dit-elle. Je vois que tu n'as rien à répondre Loizo. Je m'en vais. Mais laisse-moi penser que je pense que le conte s'en va Loizo, le conte s'en va !!!! "
Dind dilili dililing ding ding au revoir Lodile. Elle est partie.  Je n'ai pas su quoi répondre. Pas conteur Loizo. ....

16 mai 2010

Dilili dililili ding ding joyeux le gong ? En tout cas vlà revlà Lodile et l'accent ou l'assent ou lassant....


Alors Lodile, bonjour comment vas-tu aujourd'hui ? Elle me répond qu'elle va couçi couça.
Préfères-tu me parler du couçi ou du couça ? Elle me répond : c'est la même chose.
Alors vas-y, dis moi. Elle me parle d'une copine qui a pris le train récemment. Banal. Mais le train a eu du retard. Plus que banal aujourd'hui. Elle dit que la copine n'a pas eu sa correspondance : plus que banal banal, courant, de nos jours. Les pendules ne sont pas sûres depuis qu'elles peuvent se passer d'aiguilles.
Elle dit que sa copine -qui parle avec un accent régional- lui a dit que l'une des voyageuses qui l'accompagnaient avait le même accent qu'elle. Elle lui en avait fait la remarque. Elle ajoute le commentaire de la voyageuse. "Je sais c'est drôle mais c'est comme ça. De toute façon il me plaît à moi cet accent, ce n'est pas comme ma famille !" Ah bon, que voulait-elle dire ? La copine lui a posé la question. Elle a répondu en précisant que lorsqu'elle rejoignait sa famille dans une région littorale, celle-ci lui disait trois fois sur quatre "Change ta façon de parler, avec ton "accent de merde" on ne comprend rien !"
"Sans blague" dit Loizo prenant pour rire l'accent austro-macorain "pas cool"
En effet Loizo, moi j'aime beaucoup les accents, ils s'écoutent et ils transmettent une authenticité, un vocabulaire particulier sur lesquels nous devons tous nous pencher car bien souvent, ils rejoignent les nôtres : accents d'humains of course !
Accents d'humains. Bien sûr !
Au fait, une même sorte d'oiseau a-t-il un sifflement différent selon le pays où il siffle ?

15 mai 2010

15 05 2010 Dong dong dong dong... un peu lourd le gong, tiens vlà revlà Lodile




LODILE : "Oui, je sais Loizo, mon gong est un peu lourd aujourd'hui, mais que veux-tu mon père vient de m'écrire. Je me demandais comment il se manifesterait après le décès de ma mère. Il l'a fait. Egal à lui-même. Grande sobriété  et beau conseil. Au pluriel, parlant aussi pour sa femme illégitime et me fusionnant à mes frères et soeur. Je lui ai répondu. Veux-tu que je te lise ?"
LOIZO : Que dire. Lodile ne peut-être qu'affectée. Perdre sa mère, ce n'est pas rien. Mais je serai curieux d'écouter. J'ai dit "oui, vas-y Lodile, je t'écoute". Alors elle a lu.
[12 h 55 et une semaine après le décés de Maman exactement. Je viens de te lire, pervers jusqu'au bout. Tu allais, tu vas, tu auras été maladroit jusqu'au bout. Comme mon frère cadet qui te ressemble à en faire peur et qui ne s'en doute même pas. Alors voilà mon père. Sache que si j'avais été un homme, si ma fille avait perdu sa mère, soit la femme que j'avais quittée, si je l'avais reniée  trente ans durant en lui faisant croire  que je reviendrais passer ma retraite auprès d'elle, et si j'avais enfonçé le clou comme tu faisais en précisant que nous finirions nos jours ensemble ; si donc j'avais été cet homme et si cette fille sans l'avoir fréquentée trente ans durant, voire quarante, je l'avais critiquée à chaque courrier, j'aurais aimé -enfin j'espère- qu'elle lise ceci "Ma fille, tu es confrontée à une lourde peine. J'ai fait beaucoup d'erreurs à ton propos, ainsi qu'à mes propres propos. C'est vrai, je suis un hors-la-loi. Alors  je te demande pardon et je t'assure de mon amour sincère et de ma présence affectueuse en ce moment difficile et ceux qui suivront" C'est clair, net et précis, sans confusion. Oui, j'espère que j'écrirais ça.   Je m'empêcherais d'ajouter que j'emploierais "je" et non pas "nous" comme il l'a écrit et que je n'exigerais pas d'elle qu'elle soit tolérante, comme il nous le demande. Revenons au fait qu'il n'y a pas de si, qu'il n'y a que la lettre de mon père, et que depuis qu'il est parti, ils ont fait tout, tous deux,  pour que leur "nous" ne concerne ni mes frères et soeur, ni moi et aussi, parce que je ne suis pas sûre que celui qui exige de l'autre la tolérance, comme il nous y invite,  l'exige suffisamment de lui-même. Ne restons pas sur ce "si", admettons que je lui réponde, je lui écrirais ceci "Plus ça va, plus j'accepte mes imperfections. Passer devant la Loi aide au moins à prendre cette décision. Je n'ajouterai pas le sentiment que j'ai que définitivement Maman n'est plus là pour te protéger de tes actes. Et je ne te souhaiterais pas "Profite de ta chance" Mais ce n'est pas l'envie qui me manque. Je garderai pour moi notre dernière conversation, qui, à trois pas du dernier souffle de Maman, reste en entier imprimée dans mon cerveau. J'aurais pu lui dire "Sois gentil, puisque toi tu sais mieux compter que moi, dis-moi ce que je te dois pour que je te le rende et que tu n'aies plus de rancoeur à mon propos." Voilà, c'est fini LOIZO ; excepté ce post scriptum que j'ai ajouté : PS : Sache que j'ai refusé d'épouser un homme sérieux et milliardaire à souhait pour la seule raison qu'il se plaignait trop souvent du mal que lui faisait  ses enfants" Je concluerais d'un
"Pour ma part je t'ai aimé "trop beaucoup". Au revoir" Qu'en penses-tu LOIZO ?
LOIZO (silencieux)
LODILE : ok, je sais ce que tu penses : "Je te donne deux mots LODILE, culpabilité et responsabilité, choisis le plus opportun". J'ai  choisi LOIZO. Le seul des deux qui libère. 
LOIZO : et sur ce, LODILE a soufflé un si beau baiser sur sa paume que mes plumes en ont frissonné de plaisir. Puis légère, malgré ses suffocations, elle m'a tourné le dos et quitté la terrasse en sifflotant "Maman tu es la plus belle du monde...."
Dilili dililililing ding dong, c'est le chant du gong évanoui qui m'a dit qu'elle s'était enfuie.  
Ah au fait, si vous avez soif, thé à la menthe, cerveza ou cachaça.... sont sous les feuilles de bardane, près du bassin qui murmure sous le palmier qui pianote l'air de ses ramures. Que rico......

28 mars 2010

Tiens tiens voilà revoilà Lodile dilong dong dongue digue dong dong

Lourd le gong ce jour. Comment se "face" Elle a planché sur le bonheur. Elle qui se repaîssait des propos d'Alain. Bonheur : éphémère produit qu'on peut offrir et qui est si fragile à engranger pour soi. Elle répète comme un leitmotiv « il n'y a pas de bonheur sans le regard de l'autre qui fonde la di-gnité. » Un jour elle a cherché ce regard. Elle l'a perdu. Dans le bureau d'un maire. Erreur d'interlocuteur. [Moi Loizo je m'étonne : jamais elle ne m'en avait parlé] Récemment dans celui d'une administrative. Qui confirme à haute voix et répète "C'est la faute de la société !" La faute de la société ? Mais cela change tout. Cela la sauve. Et dans la foulée elle prendra la carte loisirs que la société a fabriquée pour que les pauvres ne se sentent pas relégués. Pauvres mais capables de s'amuser. Pour attraper le bonheur peut-être. Précarité, un nouvel ordre social ! Peut-être que oui finalement, ce serait la faute de la Société. C'est mieux que la faute d'un maire. Mais la question reste posée : "le bonheur : une affaire publique ou privée ?" Finalement dit-elle, depuis 30 que je vote pour la gauche peut-être que je devrais prendre la carte Rien que pour voir si ça changerait quelque chose ? Loiso est-ce que tu aimes les jonquilles ? Parce que de côté-là oui, en matière de jardinage, on peut faire le bonheur des habitants malgré eux. [Dis-moi Lodile, un thé à la menthe te plairait-il ?] Un thé ? Bonne idée, mais à la lavande s'il te plaît Loizo. [Vos désirs sont des ordres ma chère Lodile] Elle savoure pendant que le vent salue Chopin sur les claviers de mon palmier. Vous avez dit bonheur. Je dis Bonheur.
Un chien qui bâille au coin du feu, cela avertit les chasseurs de renvoyer les soucis au lendemain. Cette force de vie qui s'étire sans façon et contre toute cérémonie est belle à voir et irrésistible en son exemple ; il faut que toute la compagnie s'étire et bâille, ce qui est le prélude d'aller dormir ; non que bâiller soit le signe de la fatigue ; mais plutôt c'est le congé donné à l'esprit d'attention et de dispute, par cette profonde aération du sac viscéral. La nature annonce par cette énergique réforme qu'elle se contente de vivre et qu'elle est lasse de penser. ALAIN Avril 1923