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13 mai 2015

Qu'y a-t-il de meilleur qu'un café, sinon un thé, ou votre boisson préférée ?

Voici un lien sympathique dans lequel vous pourrez vous noyer dans l'instant café, moulins à café, grains de café et dans la lancée, pourquoi pas dans la dégustation d'un guayoyo.


Le mot Guayoyo sonne quasi comme un jeu mais surtout un café vénézuélien, typiquement vénézuélien typiquement vénézuélien qui permettait (1981-1983) à tout commerçant de Calobozo (en ce qui concernait Lodile) d'offrir un petit quelque chose en plus lors de la signature d'un contrat d'achat ou de vente -tout dépend du côté où l'on se trouve)

Cette coutume fait toujours plaisir, en tout cas me faisait plaisir. 
Et qui plus est, le guayoyo était bon

et pour le plaisir du mot léger et de la poésie sensuelle de Karl Norac,  je vous laisse déguster 

Le petit moulin

Dans un petit moulin
un moulin à café
le temps passait 
le     temps     passait

et du soir au matin
on voyait par-dessus
le temps moulu
le     temps     moulu

Dans une petite tasse
une tasse à café, 
le temps coulait
le     temps    coulait

De profil et de face
on voyait dans la tasse
le temps tassé 
le     temps    tassé

J'ai bu le café brûlant
il faut bien passer le temps








Et puisque Serge Gainsbourg l'a si bien chanté il serait dommage de ne pas glisser le texte dans ce billet

J'aime ta couleur café
Tes cheveux café
Ta gorge café
J'aime quand pour moi tu danses
Alors j'entends murmurer
Tous tes bracelets
Jolis bracelets
A tes pieds ils se balancent
Couleur café
Que j'aime ta couleur café


C'est quand même fou l'effet
L'effet que ça fait
De te voir rouler
Ainsi des yeux et des hanches
Si tu fais comme le café
Rien qu'à m'énerver
Rien qu'à m'exciter
Ce soir la nuit sera blanche
Couleur café
Que j'aime ta couleur café


L'amour sans philosopher
C'est comm' le café
Très vite passé
Mais que veux-tu que j'y fasse
On en a marr' de café
Et c'est terminé
Pour tout oublier
On attend que ça se tasse
Couleur café
Que j'aime ta couleur café

que j'aime ta couleur café.


Il est l'heure du goûter, 
goûtez goûtez au café.

grâce à http://www.chartsinfrance.net

06 janvier 2012

Didilin dilili dilililililing ding dingggggggggggg signatures signatures signatures hou là revl'à Lodile

Signatures et anonymat des parrainages. Déni de démocratie. Bombe atomique.
Qu'y a-t-il Lodile, bonjour, pourquoi toute cette agitation, peut-être vaut-il mieux que tu déjeunes d'abord ! Tu as de la chance, sur mon plateau aujourd'hui, très exceptionnellement il y a, du jus d'orange, des céréales, du bon beurre bio et une belle galette des rois, à souligner, hérésie sublime,  du meilleur des cafés pour changer du thé à la menthe, si tu le désirais.  "Coffee" comme on l'entend dire "is not just black"
"Coffee is not just black" ne fait pas sujet. Lodile ne m'écoute pas. Elle raconte qu'elle est d'accord. D'accord avec Rhinema Pellen, avec Bouteen' LaKristin', avec Minechade, et d'autres et elle-même. Oui les maires doivent avoir droit à l'anonymat de l'attribution de leurs signatures aux candidats à la présidence. Oui c'est anti-démocratique de barrer le chemin, par cette exigence-là, à tout candidat à la présidence. Non les moutons ne sont pas tous des idiots. Oui les français ont changé. Oui la jeune génération n'est plus impactgée par la seconde guerre mondiale. Oui, on ne sait pas comment elle va voter. Oui il faut flirter avec cette incertitude. Oui, elle avait  réagi très fort elle-même lorsqu'on lui avait demandé, il y a quelques anées, en fin d'un entretien d'embauche, ce qu'elle pensait de la couleur politique de la maison de quartier. Oui, elle avait réagi fort encore quand on lui avait expliqué qu'elle pouvait travailler dans un quartier parce qu'elle y vivait mais pas dans un autre parce qu'elle n'y vivait pas !!!!! Impossible de la remonter. Galette n'est pas bienvenue ce matin. Gageons qu'elle le sera davantage au tea-time de ce soir.  Sourires.Moi Loizo je feuillette quelques pages à propos de Diane Arbus. Vous avez dit photo ? J'ai dit photo.

17 novembre 2011

Oh la la la, oh la la la la Lodile n'est pas contente que va-t-elle me dire ?

Elle n'est vraiment pas contente. Que lui est-il arrivé ?
Rien, oui oui, non non, ce n'est pas à elle, c'est à quelqu'un d'autre. Mais ça la met en colère. Elle veut m'en parler, alors je l'écoute et maintenant à mon tour de vous dire.
Lodile adore aller dans les bars. Non, non, pas pour boire. Pour tendre l'oreille et trouver matière à billet, autant que dans le Bla Bla Bus.  D'ailleurs elle prend toujours un chocolat chaud. C'est vrai, on ne s'enivre pas avec ça. Mais reconnaissez-le, on déstresse. Si vous pouviez la voir. Elle a sous mes yeux  l'oeil furibond pour ne pas écrire furie-bar. Donc j'ai écouté et même compris. A mon tour de vous dire ou de vous raconter. Mensonge ou vérité, à vous de deviner.
Quand Odile est entrée, elle a repéré la table ronde. Elle adore les tables rondes. Seule à une grande table ronde ça en impose et ça lui plaît. Qui plus est, une table ronde c'est la porte ouverte. Qui veut s'asseoir à ses côtés peut. Mais personne ne s'assied. Tout en sirotant, elle joue de son passe-temps. Il y a une petite table carrée sur sa droite. Un homme et une femme la partagent. L'un a un ordinateur. L'autre a son regard. Et ses mains volubiles. L'homme lui demande comment elle va. Elle répond qu'elle est contente, que Zikoçar va s'occuper d'elle. Et elle commente. Elle précise que ça y est, c'est officiel, il va obliger les gens du RAS à travailler.  7 heures par semaine. Elle ajoute qu'elle va enfin se remettre à travailler et que ce ne sera pas si mal, bien que malgré tout, d'une certaine façon, elle travaille tous les jours.  Il rit. Il dit qu'il est à la retraite depuis quelques années, payé par l'état à ne rien faire, sinon des photos-paysages. Comme une justification d'appartenance à une même source. Elle, elle contemple ses photos. Justement, l'une d'elles lui plaît tant qu'elle commente d'un flatteur "Quand je vois vos photos, je me dis qu'il faut que je change d'appareil !" Là Lodile a dit qu'elle avait entendu la réponse de l'homme. Mais elle sest arrêtée de parler. Visiblement, elle mutismait. Je l'ai relancée en lui demandant de me dire ce qu'elle avait dit. Elle a répété qu'elle avait été très choquée. Si choquée que c'est pour cela qu'elle avait évité le gong. Une fois ça suffit, deux bonjour les dégâts. Allait-elle finir par me dire ? Rien n'était moins sûr. Elle restait silencieuse. Au bout d'un instant, enfin, tout de même elle a levé la tête Eet en me fixant elle a dit "Tu veux vraiment que je te le dise Loizo ?" Je me suis offusqué : "Bien sûr que oui Lodile, j'écoute, tu en as trop dit, je suis tout ouïe." J'en suis resté moi-même Baba. Cet homme, paraît-il de belle allure, a répondu "ça vous sera difficile car pour avoir mon matériel il vous faudrait au moins quatre RAS !"
Mensonge ou vérité, à deviner. Les boissons, thé à la menthe ou chocolat chaud compris, cachaça, mojito, vodka ou kvass* comme toujours, près du bassin, dans le plateau protégé par la feuille de bardane. A vous de déguster.
* Site à consulter pour en savoir davantage sur le kvass http://www.buveurs.com/Connaissez-vous-la-boisson-Kvass

04 mai 2011

Paris V - dilili dilililing ding dong regarde Lodile nous sommes parisiennes

Nous avons soif. Nous nous enfonçons par une rue, direction la Seine. Pas de terrasse, seulement des bars où il fait trop noir à l'intérieur. Puis nous entrons dans une rue où chaque vitrine est une galerie. Livres, tableaux, nous frustrons à mort : nous regardons mais n'entrons pas "nous reviendrons" dit-elle. Je pense, comme toujours dans ce cas, à l'affreuse réalité du vendeur à domicile. Je l'ai été quelques années et sais ce que "à revoir égale au revoir" veut dire. C'est vrai une fois de plus. Nous n'y reviendrons pas.
Car nous avons trouvé une terrasse, à l'ombre certes, mais face à la Seine. Le bord de Seine s'offre à nous avec son roulis de cityrama et et taxis et autres véhicules ; ce français mort de rire car il fait semblant de se prendre pour un américain ; mes vraies voisines américaines qui n'arrêtent pas de rendre mes cartes postales qui sous le vent s'obstinent à leur rendre visite ; les volatiles sur passage-pigeons. Photos.



Entre deux lampées rafraîchissante un pigeon sympa, il y en a, nous photographie. Merci.
Un p'tit RRiépé pour la route après, nous poursuivons notre périple.  Et pas de photo, rien que des mots pour vous dire que nous avons heureusement rencontré Henri Barrand et son exposition "Nice to be dead" pour peaufiner cette divagation parisienne. Voir le lien mais dépêchez-vous car l'exposition se termine le 7 mai
Puis nous l'avons quitté, groggy à essuyer un pare-brise pour nous y retrouver.  
Trois pas plus loin nous tournions sur notre gauche. Pour une suite en chapitre Paris VI.. vous le voulez bien.

03 mai 2011

Paris III - Di li Dili li Dilili ling ding dong regarde Lodile nous avons visité Paris

Paris c'est aussi les pochoirs sur les murs. Ceux-là n'échappent pas à l'oeil de la korrigane qui m'accompagne. Elle me demande de photographier, -oh la jolie voix, mais quelle jolie voix- Impossible de ne pas obéir. J'obéis.
Plongées dans leur observation, nous entendons soudain des bruits, des cris, des hurlements. Que se passe-t-il. Nous pivotons et découvrons un groupe de gens qui tous lèvent les yeux dans la même direction. Nous relevons la tête à notre tour. Et que remarquons-nous ? Ce que vous pouvez remarquer à votre tour sur la photo : un grand immeuble de briques rouges qui menace de s'incliner jusqu'à tomber. Il est temps de nous mettre à l'abri et d'en profiter. Nous entrons dans Beaubourg.

 

C'est fait. Beaubourg n'a pas changé. A sa manière c'est toujours un écrin. Plutôt grand que petit. Mais écrin aujourd'hui plus que jamais.


Finalement nous n'y restons pas. Nous avons l'estomac dans les talons. Nous quittons les lieux. Il y a un autre musée sur la droite. Nous y allons. Frustration. Il est fermé. Et si nous aussi nous mangions ? Nina s'étonne  avec joie et avec raison et une fois de plus de ces jardins sur trottoirs, propres à Paris. En l'occurrence ici , des jardins sur étagères de Castorama. Castorama en plein centre de Paris, comme au Japon. Trop fort. Ce serait bien que ça existe à Rennes aussi. Ces jardins urbains quelque peu matériels sont sympathiques. Ils offrent le rythme des saisons et mettent la connaissance des plantes à portée de mains. C'est extra. Chanson à écouter sur : http://youtu.be/x0rMSHdi5Jw  si vous le voulez bien.


Il est temps de quitter le quartier. Au revoir Monsieur Georges Pompidou. Passons devant le Châtelet. Prenons par le Pont. Il est temps. tTraversons.  Suite en billet IV s'il vous plaît. Merci.

Paris I - Dili li dili li ling ding dong regarde Lodile nous avons visité Paris 3 05 11

 Paris. Vendredi. Promenade aux Tuileries avec Jacky. Dernier rayon de soleil avant d'aller cueillir Nanie. Pardon Nina. Nous l'attendons sur le quai n° 2 gare Montparnasse. Bien sûr, au bout d'un temps, tout le monde est descendu, même le conducteur qui n'est pas mal d'ailleurs, et laisse sa machine faire un potin du diable. Mais bientôt personne ne traîne plus sur le fameux quai n° 2. Où est Nina ? Jacky s'inquiète "Tu as un portable Lania ?" Je l'attendais cette question. "Non, je n'ai pas de portable Jacky". Il s'inquiète. Je ris.
De toute façon quand c'est grave je ris, comme un compère de Platini, il y a longtemps. 
De toute façon à quoi cela me sertirait-il ? J'ai dit que je venais la chercher. Je lui fais confiance, elle me fait confiance, le portable est inutile. Oui, et pour cause. Le train que nous avions regardé était arrivé sur le quai n° 3. "Coucou !" C'était Nina. Qui sortait bien du quai N° 2. Ouf, attaquons le stress du métro. Oh et puis non, plutôt le bonheur d'une promenade en bus, et pourquoi pas le 83 ? Ok, va pour le 83. Mais avant, carroussel de superbes Mercédès, à vue de calandre des autobus, et sous nos yeux nos petits yeux. Y en pas à Rennes des beaux véhicules comme ceux-là. Etonnement. Elles sont belles. Nous faisons un peu  "sorties de notre campagne".
 Et pourquoi pas quelques moules façon Léon ? Pourquoi pas ? En compagnie de Nina et de Jacky, un plaisir. Au fait confidence pour confidence, j'ai souhaité aller au petit coin. Quelqu'un m'a dit "Il n'y en a pas !" Je ne l'ai pas cru. Et bien, j'ai eu beau chercher la porte partout, j'ai trouvé celle des réserves, celles des bébés, celle des hommes, ... pour celle des femmes, m'en suis retournée un peu déçue et très coincée ! Rires. Et en plus, ni Jacky, ni Nina ne m'ont crue.
 Un trad ! Traduisons, un traditionnel, si traditionnel que je croyais moi qu'il n'existait plus. Donc photo du Moulin Rouge sous des yeux observateurs plutôt rougis. Heureusement, nous sommes avec Jacky. 
 Nous reprenons le bus, le 83. Dans l'abri bus, Nina soudain nous quitte. Au "Où vas-tu" de mère poule que je pousse, totalement inhabituel chez moi, un jeune homme s'est pris à sourire. "Excusez-moi, mais mon diamant bleu, ma toison d'or,  je les couve !" Rires. En face de nous, sur plusieurs matelas, un autre homme, plutôt jeune, plutôt belle allure, livre en main,  s'apprête à passer une nuit de plus sur le trottoir. Honnêtement, ça m'affole. Pourvu que ça ne m'arrive pas. Pas d'inquiétude, du moins pour l'heure, le bus apparaît. Plutôt bondé pour l'heure. Rest qu'il est Paris by night. Mince appareil "dépilé". Après une courte balade pieschkom, Nina fait connaissance avec le charmant studio que des gens généreux ont mis à ma disposition. Je les en remercie encore. La nuit fera du bien.
Que faire le lendemain ? La grasse mâtinée. Jusqu'à 11 heures et enfin, nous reprenons le bus.Non sans avoir traversé un square, où des enfants heureux jouent comme dans les jardins du palais d'un empereur. Et où certains arbres nous feraient croire que, justement, nous sommes dans les jardins de l'empereur du Japon. Un cri étrange, particulier, profondément guttural nous ramène durement à la réalité. C'est celui d'un SDF litronné ou plutôt d'un "clochard" comme on les appelait antan. Mon père avait dit ça,  un jour de mon enfance : "je finirai clochard !" Je me rassure, en me souvenant de la belle partition qu'il a su jouer et dont il a si bien su nous tenir à l'écart. Bref il est loin d'être clochard. Mais moi, je m'inquiète. Avec ma façon de jouer au caméléon. !
 Bon, laissant là, la philosophie et les lois de la génétique, je note le passage du 83. Les gens y sont délicieux. Un jeune homme se lève pour laisser de quoi s'asseoir, à mon casque gris (pour rappeler un célèbre casque d'or). Je n'ai encore jamais fait l'objet de tant de sollicitations dans ma ville.  Dommage, ça fait plaisir de se sentir devenue sage. Gare Saint Lazare, je me réveille devant la statue aux Horloges. Vite, une prise de vue. Trop tard pour photographier. Le temps de dérouler le foulard qui protège l'appareil, le bus reprend son errance. Nous passons devant l'Opéra, nous découvrons cette jolie fontaine à trois pas de la Comédie Française,



si je me souviens bien . Nous descendons non loin  du Louvre. Il fait chaud. Très chaud mais nous choisissons de ne pas muséeter. Plutôt de musarder.. Les yeux en l'air.  
 Celle-là horloge, je ne la manquerai pas. Pendant que je la prends, le Louvre se tient derrière nous. Nous allons à droite à gauche. Je surprends cette tour, celle du square des Innocents, square désquarisé, si je me souviens bien des promenades faites dans ce quartier lors de mon stage BTS,  rue de Turbigo il y a....  hou la la, finalement ma tête est normale, vue la date.
  
Nous laissons aller nos pas, nos regards "le ciel est par-dessus les toits...."
Nous suivons nos pas
nez en l'air

11 mars 2011

11 mars 2011 - billet scientifique

C'est la chkoumoune le 11 :
11 septembre, 11 mars, j'en avais sélectionné un autre récemment,
Nous habitions au 11 d'une rue Untell. C'était peut-être l'erreur. A la réflexion.
Tout ça pour taper Sendaï sur Google. Parce qu'il me semble que Rennes est jumelée avec cette ville -à vérifier cependant- et je lis -mais ça n'a rien à voir avec le tsunami, c'est juste un lien commercial ceci plus ou moins de mémoire : "le vieillissement de la population va créer un gros problème entre génération au niveau de la surdité)
Et c'est vrai.
Par exemple. J'habite dans mon immeuble depuis 10 ans. Je n'entendais aucun bruit de TV ou de Radio, aucune douche, rien. Désormais je pourrais donner le nom de la chaîne ou de la radio qu'écoutent mes voisins. Désormais j'ai les yeux braqués sur ma TV commande pour baisser la sono dès que je me rends compte que le son est trop haut.
Par exemple Nagui, combien de fois fait-il répéter ses interlocuteurs ?
Par exemple récemment au cours d'une réunion, l'animateur qui demande constamment aux plus jeunes d'élever la voix.
C'est comme ça, ça s'insinue, ça vient, tout doucement, à l'insu de chacun.
Les soixantenaires, jeunes, dans leur tête ? Oui peut-être,  mais pas forcément dans leurs tympans. Et ça ça se fait tout doucement.

04 février 2011

1956-2011 Toulouse Rose, Toulouse Bleue, Toulouse froide argentée

Remplir sa jarre d'eau en février 1956 à Toulouse Place Saint Etienne : difficile

Se promener en patins à glace sur la Garonne en février 1956 comme on aurait pu le faire sur la Vistule : limite  possible

Se désaltérer en janvier 2011 non loin de la rue du Languedoc, derrière la place Esquirol : limite possible. (photo mienne)

02 février 2011

Toulouse en janvier 2011 - Photographiée

Il faisait si froid ce matin-là, que nous traversâmes la place têtes engoncées dans nos cache-nez. A ignorer la magnifique proue de ce navire immobile. Comment s'appelle cette fontaine ? Et qui saura me rappeler le nom  de cette place située derrière la boutique de vêtements Perry ?  Nous avons poursuivi d'un même pas rapide ; traversé le Pont-Neuf, bien que vieux ; découvert yourtes et tentes sur la prairie des Filtres ; doublé le célèbre Château d'Eau, destiné aux Expos-Photos ; et avons fini par nous réfugier dans le restaurant Arkansas, où l'entrée aux pommes de terre farcies nous réchauffa d'un plaisir extrême. Allez-y, surtout le jeudi, ambiance très jazzy !

Ou tous les jours pour faire marcher leur étonnante machine à café.


13 décembre 2010

"Сказка о Золотом Петушке", А.С.Пушкин, часть2

Deuxième partie et fin. Le tsar DaDon voit apparaître la belle, la merveilleuse Shaharagale. Oubliés ses fils, morts tué l'un par l'autre. Elle soulève l'entrée de la tente... il y entre. Et il fait.... Tout ce qu'elle désire. Puis il retourne au palais. Et la belle Shaharagale est à ses côtés ! La foule le salue... Il reconnaît le grand..... et le salue. ....
Première partie sur http://www.lcomlania.com/

12 avril 2010

Dimanche de Pâques du côté de La Barre de Monts

ça démarre anxieux,
ça s'éclaire lumineux. Ouf, vive le Pif du Dauphin
Rien n'est parfait voilà que ça stresse sûr. La voiture est nouvelle. Panne d'essence ? Mais comment il s'ouvre ce bouchon. A deux , à trois, à quatre, à tous et les autres. Un p"'tit génie ? Un p'tit Fada, ou Phare'Far Fadet, une sorte de Korrigan, de Poulpicquet, pouquoi pas un gargourite ? J'ai beau les héler, je ne vois qu'un héron marchant sur l'eau, indifférent.... dédaigneux, l'air de dire comme dans la chanson aupetit veau "Pourquoi n'es-tu pas un oiseau, dona dona dona doona !" Oh le narquois regardez-moi cet air qu'il a !

"Rien à faire" dit-elle "je dois en avoir assez jusqu'à La Barre !!!" Pas du tout mon style ce genre d'inquiète mais ce n'est pas mon véhicule.
Quel tremplin le pont ! voilà l'horizon qui s'ouvre à défaut du bouchon. Je m'étonne, on est où ? Aurions nous roulé sur une herbe éguerrante ?  S'rait-y pas du riz dans l'champ ? S'rait-y pas la llanura venezolana ? Oh, Lasylve, j'ai dit "La barre de Mont" j'ai pas dit "San Juan de los Morros" Fallait juste dire. Vl'an, d'un p'tit coup d'volant le véhicule reprend sa trajectoire

Attends Lasylve, as-tu vu c'que j'ai vu. Tu roules trop vite, sais-tu le sais-tu (mais non je plaisante). Tu t'es retrompée de chemin, c'est tout de même pas, en passant sur le petit pont que.... Et bien si. Preuve en est, nous voilà soudain en Afrique, transportées. Et je fais le portrait de la plus belle. Et la Barre de Mont dans tout ça ? Ecoute, pas grave, on la retrouvera, moi je file ! Elle est comme ça Lasylve. Plus le sourire époustouflant

Bon ben c'est vrai que ça faisait une petite faim tout ça. Et que l'assiette est belle. J'ai dit belle. Franchement ça nous a bien requinquées. Après ? Figurez-vous que nous sommes parties à la recherche de la mer. De la mer ? J'éclate de rire. Mais Lasylve on est sur une île ! Elle ne doit pas être loin. Détrompe-toi, sinon pourquoi y aurait-il des voitures ! C'est vrai ça. Et la nôtre est au parking. On tourne en rond. Et on repose la question idiote : "C'est où la mer ?" Je ne reviens toujours pas du sourire, de l'éclat de rire de notre interlocutrice. Quand elle se remet -on est vif, intelligent  et rapide à Toulouse- elle nous répond que c'est soit à droite soit à gauche mais que ce n'est pas loin, enfin tout dépend de ce qu'on peut faire en marchant ! C'est ce "an" que j'identifie sur l'instant. Après des années de sténographie Duployé-Delaunay. Et je pose l'autre question stupide "Bon sang... mais c'est bien sûr, vous êtes toulousaine ?" Oh notre rire, elle, toute petite et rondelette, et joyeuse et moi encore toujours grande, un peu moins mince et toujours rieuse : bref, le coup de foudre amical du jour, l'éphémère dont nous avons tous besoin, qui requinque.... comme le plat de moules té ! Du coup on cherche la mer. C'est en cherchant qu'on trouve, disent-ils dans les contes. C'est vrai. Pour trouver on a trouvé : une jolie fenêtre et un joli jardin et même un pays où les gens marchent à l'envers, mais côté mer ?
 
Elle est où la mer ? Nous n'osons plus poser la question. Mais on nous l'indique.
Du coup on n'y va pas on y court, les rues s'élargissent
et au bout de la rue on s'effraie. Vous n'eussiez point fait pareil ?



Bon d'accord, il sortait de sa mare, il avait l'air en forme. En forme ? Il hésite, à droite, à gauche. On a pris la poudre d'escampette. Par la droite. Lui aussi. C'est sûr, sous nos pieds, le sol tremble.  Sauve qui peut. On n'est pas deux douées des stades, nous. On a le souffle court. On nous siffle. C'est pour notre exploit. A vous de voir.


Nous, vexées. Troublées on ne sait même plus où l'on est. "Vous êtes perdues ? Je sais ce que vous cherchez, montez sur mon dos !" La voix tombe sur les nôtres. Sans se le dire on pense "mais c'est quoi cette île ?" Vous avez déjà fait un parcours à dos d'autruche vous ?

On serrait très fort son cou mais cela semblait ne pas la mettre en difficulté. Elle nous a ramenée sur le parking. Le sol tremble. On s'inquiète, on s'informe. Le rhinocéros, le rhinocéros, tu l'as vu toi, le rhinocéros, fillette. Il y avait une fillette devant la voiture. Fallait voir le regard de l'enfant mais surtout celui hagard de ses parents. "Ne t'approche pas fillette, reviens". C'est alors qu'à ce moment-là un trou s'ouvre sous mes pieds. Je plonge. J'enends un cri Aliceeeeeeeeeeee Je me dis que ce n'est pas moi qu'on appelle. Je m'appelle Laphfée. Je continue mon trajet. De toute façon je n'ai pas le choix. Impossible de m'accrocher quelque part. Oh la la ça tourne,  ça tourne. J'entends Qu'on me dis "attends-moi !" Comment attendre, je chute ? 

Un fauteuil jaune me tend les bras ensoleillés, face au port, sur la terrasse du café.

J'ai l'impression que je me réveille. D'un grand sommeil. Oui, un chocolat viennois. Bien moussu, il est bienvenu. J'ai froid. 

Elle s'appelle comment votre enfant, Louise ? Non, Alice. Et c'est drôle comme  elle ne vous quitte pas des yeux. Excusez-là Madame. Que je l'excuse, mais vous voulez rire, pas d'excuse s'il vous plaît.  Comment s'appelle-t-elle votre bout d'chou ? Mais maman tu ne reconnais pas ma fille. A Quoi rêvais-je ?Mon fils est là devant moi. Sa charmante épouse aussi. Et vous savez ce qu'ils me disent. Qu'ils sont venus m'écouter conter à la Barre de Mont. Mais enfin fiston je t'ai dis que c'était le 24 avril ! A 11 h ! A propos des îles, des océans, de guerre à paix ! Alice est en vacances Maman, on sera là. On discute un peu avec Lasylve. On joue avec la petite Louise. C'est tout sa maman. Bise à chacun. A bientôt. On s'en retourne.
Du coup on passe, du coup on traverse, du coup on découvre, du coup au revoir
et à bientôt