30 juillet 2006

Bonjoureuh ! de Soutoule

un p'tit coup d'aile, d'une heure à peine, décidé au dernier moment pour raison maternelle et je me suis attrapé un bon coup d'rosé qui réalimente mon assent, un truc à m'appeler Loizorause, un truc à plus comprendre quelle langue ils causent dans le coin. Vrai, je ne vous mens pas. Heureusement quelques pauses, silences et mesures plus tard tout rentre dans l'ordre et je me sens de nouveau chez moi. Plus possible d'oublier que c'est le ouessteussud, la chaleur me gagne dès la dernière marche du p'tit coup d'aile. Au fait, nuages noirs plus que noirs et turbulences à gogo, franchement j'aurais bien aimé être dans le traîneau du Père Noël cette nouvelle fois, c'est plus cool. Cependant l'heure n'est pas à la fête, plutôt à la compassion alors nous affrontons : j'ai pris avec moi mon petiot et je retrouve mes frérots et ma raison maternelle. (......... Mais je n'en parlerai pas.....) Ce dont je parlerai c'est du marché, de saint Aubin, tout près de mes années sixième. Il y a beaucoup moins de volailles, animaux de fermes et légumes de jardins mais bien plus d'artistes : accordéonistes, saxophonistes, chanteurs et musicien conteur, celui-ci presque uniquement entouré d'enfants, une jolie brochette qu'il inspire à toucher tous ses instruments africains et autres, fabrication artisanale Et puis aussi, Stéphanie et la jolie personne qui l'accompagnait.... mais d'elles d'eux, je vous en parle tout à l'heure Pour l'instant, il fait bien trop chaud, mes pattes collent au clavier comme dans de la guimauve fondue et aïe gloups bouf tchouss..... adieu, me voilà avalé par la gui mlouvehoups. C'est fini.

21 juillet 2006

Quelques gouttes craintives

ne sont pas tombées sur ma terrasse, mais sur l'asphalte rennais : c'est Odile qui me l'a dit. Quand elle les a aperçues elle s'est lamentée, du style "ah non pas ce soir... Pas pour la séance Clair-Obscur du ciné plein air ! Ce serait vriament trop bête" J'ai demandé quelques explications et en vrac, vloum elle évoque Effroyables jardins, vus au Thabor, de l'Enfance d'un Chef sous plein ciel bréquignien étoilé et des applaudissements qui n'en finissaient pas ; Du Dictateur avec Charlie Chaplin, petit public car petite veste oblige pour cause fraîcheur dans le parc de Maurepas cette année-là. Auditivement, elle aime bien Odile, elle s'emporte et détaille et saoûle un peu. A son âge s'enghousiasmer ainsi... Au point que j'ai décidé d'y aller à mon tour cette année surtout qu''ils passaient "Charlie et la Chocolaterie", un truc pour gosse par le dément Road Doadhl. Je ne regrette pas. Franchement, d'abord il y avait la foule -et moi j'aime ça la foule- ensuite avant il y avait un pessetacle déjantttttté aux Galeries Lafaillite et après Charlie -plus superbe encore sur grand écran et finalement, sans un trop de max d'enfants du tout à le regarder- un vrai superbe feu d'artifice comme dans le temps, juvénile, avec toutes les couleurs et l'effet champagne haut dans le ciel et les applaudissements de nombreux naïfs. Bref, à l'année prochaine l'Equipe. On vous retrouve toujours avec GRAND plaisir comme les films d'animation créés sous votre houlette par l'à venir : bravo !...... Diling diling ! Tiens revoilà Odile. "Oh bé alors Odile.... T'en fais une tronche, takoa ?" "Tais-toi Loizo, la séance Claire-Obscur d'hier au soir, jai pas pu ia..." "Tapapuialler ! Chance à toi Odile, moi j'ai pu... Assieds-toi je te raconte !" Elle s'est assise et moi je vous vois partir : je comprends vous savez déjà tout : alors au revoir, bel été et à l'année prochaine les gars les filles... si les korrigans nous prêtent vie !"

20 juillet 2006

je l'ai laissée parler

pour ne pas gâcher son plaisir de m'apprendre, mais je vous dois ce secret comme à elle je suis allé aux deux premières soirées. "Fâu à lier, j'allais pas l'être alors qu'IDIR y était, j'aime trop son accent, en français et dans sa langue et j'aime trop les chants et les histoires de la Kabylie et le temps qu'il prend et donne à la parole. Et si je ne me trompe pas, et je ne peux pas me tromper avant lui j'ai littéralement apprécié Alee et les Nouveaux Nés. D'ailleurs on s'est salué mais j'ai pas osé lui dire. Puis il y a eu le brouhaha des changements, les allers et venus de la foule et son retour. Amusant de mon point de vue, comme si les choses inscrites se faisaient sans l'être ou le contraire. Puis un grand coup de feu blanc et l'apparition de GWANA DIFFUSION. J'ai pensé que le premier à se mettre à chanter, à son tour nous plongeait dans le temps, je veux dire seconde par seconde. M'est même venue à l'esprit l'image et le goût d'un verre de thé à la menthe brûlante à déguster trilliard de seconde après trilliard de seconde sur ma terrasse. Et aussi que le musicien à la tunique rouge et brodée de blanc, aux instruments coqués de fer et à la comète virevoltante nous demandait de nous laisser aller à la transe. Poétiquement fou je n'ai rien pris de haut, j'ai pris tout court, moi, Loizo. Alors, comme dit Odile, on s'y retrouve ce soir ? TchaHo Telem Tchao

Hors de la Terrasse grâce à Odile

Et oui, de retour Odile, les bras pleins chargés de pack d'eau, menue à l'excés et toujours critico-moralo-philosophico. Les statues hiératiques et bleues qui émergent de mon massif de cactus miniatures "ti.pick.grat" se tournent vers elle pour la saluer et drôle, elle leur répond. Elle est comme ça Odile. Elle te transforme le monde d'un clic d'oeil. De quoi va-t-elle me parler ? Mes plumes en frissonnent : tant mieux me voilà rafraichi. "Salut Loizo" qu'elle me jette "c'est moi" "La" pas changé, Odile. Je souris. T'étais où ? Depuis la dernière fois" "Vexée, alors cachée, mais on ne m'abat pas facile moi. J'ai plongé dans mes cendres. Je viens de me rallumer. Bon d'accord, rapport canicule OK. Mais je le désirais aussi et l'animatrice sociale n'y était pour rien ! " Je m'étonne " L'animatrice sociale, qu'est-ce qu'elle vient faire ici ?" Pas grand chose c'est vrai, mais depuis novembre je n'arrivais pas à quitter de ma tête ses yeux exorbités et son visage penché vers moi et sa bouche défigurée par cette phrase qu'elle me répétait "On ne fera rien à votre place Odile, on ne fera rien Il vous faut nous demander !" Je me suis dit "Sois prudent Loizo, fais la taire, elle parle trop comme disent ceux de la Rue Kétanou" et j'ai dû dire ces cinq derniers mots à voix haute car elle me questionne sourire aux yeux : "Toi aussi tu les connais ? Mon fiston n'arrête pas de les passer avec un certain Monsieur ROUX qui fait -dieu merci- une ode aux putains mères -je n'ai pas dit aux putains de maires précise-t-elle. "Pourquoi tu dis ça ?" dis-je de nouveau inquiet en ritournellant "fais-la taire, bon sang fais la taire !" "Pour rien, j'espère qu'ils seront aux YeulGahs ! l'année prochaine. J'suis abasourdi, "Qui, les maires ?" "Mais non, ou plutôt si, avec un e à l'accent grave, c'est bon l'accent grave". Silence, Odile réfléchit. ça lui arrive. J'en profite "Les Yeulgahs ? c'est quoi ?". Putain rien qu'à la regarder je sens monter la colère en elle "Quoi tu sais pas, mais c'est le festiv ou tout le monde ira parce qu'il y est allé cette année. Super sympa ! Quand je pense que ça fait treize ans que je passe à côté : ça m'effraie !!... Et dire que je ne suis pas la seule ! Dis donc c'est pas fini, ce soir y a cinéma et cet aprèm atelier "musiques actuelles" et même "La terre allant vers" Faut y aller, faut y aller" Et la voilà qui y va, répétant Faut y aller Faut y aller Faut y aller... "Bon, alors on s'y retrouve ? "

19 juillet 2006

Conversation d'été... en radio Rennes

Au petit déjeuner. Odile lève la tête "P't'être qu'il va pleuvoir ?" Tombe la flegmatique réponse "Il pleut" Elle relève la tête : en effet, la pluie tombe. Anne Sylvestre fait apparaître des champs givrés et des roses d'hiver. Il ne pleut déjà plus et sur le balconnier l'unique capucine danse un air de samba sous la brise à peine râfraichie "Jour béni" chante Katrine "Je ne sais plus très bien" Le papillon blanc volète gracieux "... chacun sait qu'on adore les voyages mais on voyage pas souvent". En-dessous la voisine s'interroge "T'as vu ma culotte bleue comme elle colle à mon haut" Et à cet instant Katrine dit le mot "fesse". Ses fesses, qu'au milieu de plusieurs autres milliers de fesses en foule, personne ne voit. Autour d'elles ils bougent, se meuvent, dansent, frappent, des mains, lèvents, leurs pieds, pensent, à leur mère parce qu'il les invite à penser à toutes les mères. Mais ils ne pensent pas : ils parlent entre eux. Dans cette messe estivalo-urbano-conviviale, personne ne parle ni répond à celui ou celle qu'il ne connaît pas. Elle est seule. Pourtant elle a parlé. A la petite fille plantée sur le dos du papa, à la jeune femme qui a tourné la tête, aux yeux merveilleusement bleus du souriant séducteur qui lui baise la main tout contrit parce qu'il lui a "baisé" les pieds. Soudain le sol s'est mis à trembler, sa poitrine à résonner du rythme des percussions à peine soutenable. La petite fille pleure. Son papa la descend. Elle pleure toujours. "Pourquoi tu pleures ?" Elle se tait. Sait-elle seulement ? Elle, qui sait, s'en va et sur le chemin pique un joint. Pour une deuxième fois. Ainsi est le destin. A ce rendez-vous elle part en fumée. Jamais plus ne sera ce qu'elle était. Ailleurs on sait qu'on pourra durant des mois, des deux côtés. Aucune désescalade ne se prépare ! Des astres au ciel s'en désespèrent.

C'est vrai, tout change....

Mais sur la terrasse de Loizobleu vous entrez et c'est une bonne idée : belle journée n'est-ce pas ? Vous avez chaud !!! Râfraichissez-vous, je viens de faire un thé à la menthe, y a pas mieux pour ôter la chaleur qu'une belle saine suée. Vous préférez une cachaça ? C'est votre choix, faites ce que voulez et prenez place, dans les hamacs, verres en main ou glaçon frappé d'eau pure. Hum humm comme on est bien à l'ombre des palmiers. "Oh quelle chaleur ici !" dit une autre. Tiens, à propos de chaleur, rien n'est plus comme avant, elle augmente clame-t-on. Et pourtant, au temps où le temps n'était pas virtuel voilà ce qui se disait : Juillet ensoleillé remplit cave et grenier. A quoi certains ajoutaient Profitez-en c'est le temps de planter vos navets et ils poursuivaient, déjà gourmands rien qu'à penser aux futures potées et Fêtez-les ! et ils les fêtaient puisque au temps où le temps n'était pas virtuel on disait Entre juillet et août le boire est de bon goût. Pourquoi riez-vous, aurais-je encore écrit n'importe quoi ? Mais bien sûr, ... ça n'a pas changé, surtout pour moi qui me suis envolé de Sud Ouest en Ouest... Alors c'est dur, c'est vrai, et comme je vous comprend. Les clinexxes ? Sur la pierre angulaire, à votre gauche. Non non, pas la peine de me remercier, juste celle d'en profiter. Hum houm....Comme c'est bon l'été à l'ombre des palmiers.

13 juillet 2006

Bienvenue sur la terrasse de Loizobleu

Fier plus que fier de vous présenter -avec l'autorisation de ses parents- une future grande Karen Blixen (South of Africa of course) : elle s'apelle Nolwen -ce qui en breton voudrait dire Reine Blanche- Et pour l'instant elle porte rieusement ses cinq années ! Quand j'y songe de nouveau mon coeur ne s'allonge pas comme une éponge que l'on plonge dans un gouffre où l'on souffre plein de tourments, non. Il s'y enivre, heureux de voir la relève assurée. Quel dommage de ne l'avoir pas magnestocopée tout de même. Mais comme dirait l'ami forgeron, Bernard Lucas, il vaut mieux garder la première fois seulement comme une première fois... et les autres fois suivront.
Tous mes applaudissements Bichette pour ta version de Ma Petite Marie

10 juillet 2006

Faites du Fer....en juillet 2007 puisque

vous n'étiez pas présent en juillet 2006 à Plélan le Grand, ni l'an passé à Paimpont ! Et ne me dites pas "non", parce que j'ai bien vu que vous n'y étiez pas. J'y contais les yeux grands ouverts "Fer Feux Forge Favoir et Fagesse, les 5 F du Forgeron" . Pourtant cette FÊTE DU FER est la Fête des Folies à ne pas manquer : rien que des passionnés, rien que des questionneurs et de belles choses à découvrir : folie du feu en flamme-étincelles, folie d'enclume-frappée, folie d'acier à couteaux (é)tirés, de bague pour géant, de roses noires pour fille de géant, de moustique cocozumbaïque, d'araignée pour travailler la terre de son balconnier, de soufflet de bois du maître forgeron irakien, des forgerons de Wieland, de forge africaine de Bernard et en arrière plan, folie de sons, sonnailles, sonates, sonatines en martèlements frappés sur un, deux ou trois tons alternés : bref une symphonie pour chacun de nos sens : le tout de tong en bague africaine du Burkina-Fasso. Je ne vous ai pas vu non plus au quadrille du fez-noz : excellente le chanteur du groupe IMG avec Joseph le saxophoniste, lui-même ami de mon amie flûtiste Marie-Amélie). Et ne me dites pas que vous y étiez car j'y ai moi-même dansé : et j'ai des preuves, personne n'a pu vous photographier à mes côtés.... Bon, faute avouée à moitié aux trois-quarts sept huitièmes pardonnée. Et pour vous faire regretter davantage : un miracle, ni grand ni petit, seulement un miracle : cette merveilleuse Nolwen -la reine blanche-qui m'écoute le samedi de toute la force de ses cinq ans et qui m'annonce le dimanche avec sérieux "LOIZO aujourd'hui c'est moi qui raconte "La petite Marie". Que pensez-vous que j'ai fait ? Mais oui, bien sûr, j'ai souri. Et puis aussi lui ai répondu : "D'accord, grande Nolwen de cinq ans, à toi de dire... Et elle a dit "Il était une fois" et moi Loizobleu, je l'ai écoutée. Fabuleux ! BRAVO NOLWEN à l'année prochaine, avec tous foi d'Loizobleu

19 juin 2006

C'est drôl' c'que t'es drôle à r'garderT'es là, t'attends, tu fais la têteEt moi j'ai envie d'rigolerC'est l'alcool qui monte en ma t^teTout l'alcool que j'ai pris ce soirAfin d'y puiser le courageDe t'avouer que j'en ai marr'De toi et de tes comméragesDe ton corps qui me laisse sageEt qui m'enlève tout espoirJ'en ai assez faut bien qu'j'te l'diseTu m'exaspèr's, tu m'tyrannisesJe subis ton sal'caractèr'Sans oser dir' que t'exagèr'sOui t'exagèr's, tu l'sais maint'nantParfois je voudrais t'étranglerDieu que t'as changé en cinq ansTu l'laisses aller, Tu l'laisses aller Ah ! tu es belle à regarder Tes bas tombant sur tes chaussures Et ton vieux peignoir mal fermé Et tes bigoudis quelle allure Je me demande chaque jourComment as-tu fait pour me plaireComment ai-j' pu te faire la courEt t'aliéner ma vie entièreComm' ça tu ressembles à ta mèreQu'a rien pour inspirer l'amourD'vant mes amis quell' catastroph'Tu m'contredis, tu m'apostrophesAvec ton venin et ta hargneTu ferais battre des montagnesAh ! j'ai décroché le gros lotLe jour où je t'ai rencontréeSi tu t'taisais, ce s'rait trop beauTu l'laisses aller, Tu l'laisses allerTu es un'brute et un tyranTu n'as pas de cœur et pas d'âmePourtant je pense bien souventQue malgré tout tu es ma femmeSi tu voulais faire un effortTout pourrait reprendre sa placePour maigrir fais un peu de sportarranges-toi devant ta glaceAccroche un sourire à ta faceMaquille ton cœur et ton corpsAu lieu d'penser que j'te détesteEt de me fuir comme la pesteEssaie de te montrer gentilleRedeviens la petite filleQui m'a donné tant de bonheurEt parfois comm' par le passéJ'aim'rais que tout contre mon cœurTu l'laisses aller, Tu l'laisses aller

La Peintre à quatre temps

Qu'il est bon de retrouver sa terrasse à un mois près. Désolée pour ce silence. Je suis si occupée que j'en avais oublié mon petit paradis. Reprendre quelques habitudes : saluer mes longs et maigres personnages bleutés et énigmatiques qui surgissent au-dessus de mes coquelicots et bleuets mêlés, saluer mon petit moine blanc qui revient de sa chasse aux canards, écouter les jets d'eau babiller et te reprendre chère plume bleue pour écrire juste quelques autres mots : LA PEINTRE A QUATRE TEMPS Elle arpente le matin tous les alentours de la petite commune. Elle prend quelques repères : l'intérieur de l'église, une porte, le cimetière, une fenêtre, le ruisseau, le lavoir, le moulin. C'est le moulin qu'elle choisit. Mais dans la rivière, le lit est à sécher. Alors elle posera quatre grands traits marronnés sans voir que la conteuse la regardait. Choisira quatre couleurs, s'offrira quatre mouvements, signera de quatre lettres, sourira en reculant. "Vous prendrez bien un thé chez moi ?" lui dit une tête joliment blanchie et aux yeux juvénilement ouverts dans un cadre transparent. "Un si beau chef d'oeuvre mérite bien que vous vous offriez quatre petits instants ?" Quatre minutes plus tard... Elle déguste. Et à quatre temps de là, la conteuse pénètre dans la petite chapelle. Ouf, il y fait frais. Elle y déambule. Au quatrième tableau qu'elle découvre, elle éprouve un coup au coeur. Les quatre pales de la roue du moulin, la légèreté du temps, celle de sa dégradation, sûrement la sélection. Elle se penche. "hors concours" ! Quand elle se redresse, elle l'aperçoit. "Pourquoi ?" "Je me suis trop reposée à déguster mon thé parfumé !" ... Aux quatre couleurs de Bretagne, s'entend " of course ! Puisque le dimanche 18 juin dans la délicieuse petite commune de Locuon en plus de l'aimable responsable du tourisme guadeloupéen, auquel revint l'honneur amical de féliciter les peintres comme il se devait, des anglais échotaient de plaisir, à me faire regretter de ne pas savoir manipuler correctement ni la langue de Turner ni ses pinceaux pour mieux les accueillir! Ah, me reposer dans mon hamac avant que de me mettre à l'étude ! Mais d'abord un p'tit verre tout blanc de blanc de vodk@tavisme. Veuillez donc partager ce désir virtuel : tendez juste votre main, exactement, vous avez bien vu : à l'amitié ! et à vous revoir ! A bientôt.

17 mai 2006

bonjour, un peu de contre-masculin.. un peu, juste un peu

le chant des oiseaux et les mots de mon perroquet qui, un peu plus rayé aujourd'hui que d'ordinaire, n'arrête pas de me dire "comme tu es beau Loizo ! cool ! tu te gâches les sangs !" Faut dire qu'il m'a surprise en colère. Je l'avoue, ça m'arrive, mais je le cache par deux blagues entre deux plumes, de la dérision en plumet ou en égoZillant avec Anaïs "Mon amour,.... Mon coeur.... " Trop marrante et observatrice, jolie dérision. "C'est ton avis Loizo !" Qui a parlé ? Oh toi le perroquet, tu m'agaces ce matin, prends garde à tes plumes, tu n'm'apprends rien, je le sais que ce n'est que mon avis et d'ailleurs, tenez, vous qui êtes entrés sur ma terrasse et avez accepté, aventurier, mon hospitalité, glissez le vôtre sur ce blog. Courage, j'aime lire, j'attends. Et à propos d'avis SI on parlait de la SI fameuse chanson d'Aznavour dont jamais je n'arrive à trouver le titre. Mais, tendez l'oreille et j'suis sûr que vous allez le retrouver : l'histoire vient, elle se déroule de l'autre côté de l'Océan Atlantique, en dessous des Caraïbes, dans un Cloub (club) de italianos, seul refuge auquel peuvent accéder les misérables français attirés par l'appât du bolivar fort intéressant par ces temps -mais tout lasse- L'une d'elle y est plutôt appréciée et comme elle a organisé un carnaval sympa, "on" -l'ensemble des adhérents italiens du Cloub- veulent lui rendre un hommage très musicalement français. Alors, grand silence et premières mesures. Elle y reconnaît aussitôt cette célèbre chanson aznavourienne reprise aujourd'hui par deux nanas -à ma grande trouille d'Oizo bleu- A la fin elle a un peu honte pour le choix de la chanson mais en prend l'hommage et remercie -tout en se représentant toutes les femmes françaises mariées avec des bigoudis sur la tête and so on. En même temps elle pense à la condition émise par le chanteur ou plutôt le parolier ! -Moi, Loizobleu, je mettrai à votre disposition les paroles une autre fois dans un lieu de LATERRASSEENTCHAT et ce sera à vous de chercher. A bientôt et franchement tous mes regrets pour avoir écouté la version chantée par deux nanas ! Plume alors ! - Bonne journée tout de même et n'oubiez pas mais aujourd'hui pas de choix : Cuba Libre,... derrière la fontaine et peut-être même derrière le Conseil Régional. Hasta luego Loizzo

10 mai 2006

Au fait je ne vous ai pas raconté

ce que m'a dit Odile en parlant de carton. C'est plutôt marrant. Lisez, si vous souhaitez m'obéir. Mais avant laissez-moi profiler davantage Odile. On peut dire un mot Abstinence et un autre Décision Comprenez fin du chapitre Ouverture d'un nouveau Soit en avant et elle me dit que ça y est, c'est tout bon mais pas facile et qu'encore une fois les cieux ou les dieux ou l'enfer s'en mêlent Bref elle annonce à son fils ado qu'elle rentrera un peu tard A quoi il confirme "pas grave Mamère, je serai là !" Rassuréee Odile s'en va et passe une excellente soirée puis rentre chez elle et s'évanouit virtuellement quand elle constate que sous sa poignée de main, celle de la porte ne l'ouvre pas ! Une fois, deux fois trois fois..... reste la sonnette..... Une fois, deux fois trois fois trente fois..... Deux scénari possible Il en a profité il est parti. Il est étendu sur le sol, malade, agonisant..... Ce serait un comble quand même ! La seule fois où ! Bon, réfléchissons, aller chez l'un chez l'autre chez l'une.... ça ne se fait pas ! Alors si ça ne se fait pas de demander de l'aide à 1 h 30 du matin y a plus k'a....Et yu plus ku ! Odile m'a dit que la mort dans l'âme il est vrai elle s'était allongée sur son paillasson vert et comme il y avait un vieux sac en instance d'être jeté y avait fourré les pieds puis s'était recroquevillée dans son long manteau rouge à la SDF pour de vrai en se protégeant d'un long personnage en carton qui attendait de descendre au local des déchets. "Tu as le sens des mots Odile ! Mais tu pousses un peu les images quand même !" "Que Nenni !" dit-elle, c'est parfaitement vrai cette histoire ! Tu sais je me suis réveillée un nombre incalculable de fois, j'ai sonné à chaque fois, écouté aussi l'activité nocturne du quartier, -d'ailleurs incroyable- puis au premier bus je me suis dit que je pouvais insister. Et j'ai tant frappé sur ma porte que mon fils est venu m'ouvrir. Et tu sais ce qu'il m'a dit Non "Mamère ça c'est pas bien passé ? tu rentres déjà, tu me raconteras demain je vais me recoucher !" "Alors là Loizo je l'ai attrapé par l'épaule avec fermeté et lui ai dit : sais-tu l'heure qu'il est ?" je crois rare l'avoir vu se préparer aussi vite pour filer au Lycée !" "Ecoute Odile je sais bien qu'à chaque fois que tu parles on ne sait pas si c'est du lard ou du cochon mais cette fois, je ne te crois pas !" Et j'ai éclaté en longues cascades de rire. Plié que j'étais !................. Trop c'est trop ! Que je vous dise.... depuis, y a comme un froid entre elle et moi, d'ailleurs vous l'avez remarqué, elle ne vient plus trop sur ma terrasse. J'suis sûr qu'elle reviendra, pour la fête du Voisinage, par exemple, chaque année on se trinque un p'tit verre de menthe, impossible d'oublier ça ! Et à ça, j'y crois !

c'est quoi Loizobleu

Elles sont trois et lèvent la tête jusqu'à moi trois étages plus haut -parfois je change de terrasse- "C'est quoi Loizo ?" "C'est quoi couac ?" "Cette guirlande bleue aux étoiles jaunes !" C'est à moi de m'étonner. Elles ont terminé leur journée d'école, deux sont en cm1 et la troisième en 6ème. Heu heu... Finalement, pas impossible d'échapper à l'info même quand elle matraque son plein ! Ah bé tiens, à propos de plein, je m'en fais un Hum Oranger chéri, comme je te remercie pour cette traite biomatinale ! Pourvu qu'il en pousse bientôt en Europe !

07 mai 2006

Frou-Frou en paroles.... Loizobleu s'égosille

Odile se prélasse tranquille sur la Terrasse En main un verre de curaçao -ne pas prononcer le "o"- bien obligée de dire "Pas mal Loizo t'as appris à chanter ?" Lui comme d'habitude hoche du bec mais trille son refrain sans vergogne. A votre tour : "La femme porte quelquefois la culotte dans son ménage Le fait est constaté je crois Dans les liens du mariage Mais quand elle va pédalant En culotte comme un zouave La chose me semble plus grave Et je me dis en la voyant{Refrain:}Frou frou, frou frou par son jupon la faaaaaaaaaaemme Frou frou, frou frou de l'homme trouble l'âme Frou frou, frou frou certainement la faaaaaaaaaaemme Séduit surtout par son gentil frou frou La femme ayant l'air d'un garçon Ne fut jamais très attrayante C'est le frou frou de son juponQui la rend surtout excitante Lorsque l'homme entend ce frou frou C'est étonnant tout ce qu'il ose Soudain il voit la vie en rause Il s'électrise, il devient fou{Refrain}En culotte me direz-vous On est bien mieux à bicyclette Mais moi je dis que sans frou frou Une femme n'est pas complète Lorsqu'on la voit retrousser son jupon, Son cotillon vous ensorcelle Son frou frou C'est comme un bruit d'aile Qui passe et vient vous caresser{Refrain}

Mystérieuse toile qui à propos de plumes et de Frou-Frou...

M'a surpris les chantant à tue-tête et à déposer ces quelques mots sur une autre terrasse de blogspot où la conversation se fait en çaifrans. Les voici Qu'ils reviennent d'actualité, que les jeunes filles se remettent à les porter est une jolie chose mais qu'une journée nationale de la jupe soit nécessaire pour les réhabiliter est une malheureuse incongruité - il me semble que puisque les femmes se sont mises à porter des pantalons les hommes auraient du depuis longtemps se mettre à leur tout à porter des jupes ou pour rimer, des jupons : alors les Hommes, courage, journée de la jupe oblige, tous en jupe -ou à bicyclette- et la parité sera peut-être vérité vraie ? Séduits ? Allez, égosillez-vous, chantez tendez la main et prenez un verre pour réconforter vos jolies cordes vocales. A quand la journée des Humains comme au Vénézuéla celle de la Race ! 11 octobre je crois si mes souvenirs ne se sont pas trop déplumés !

04 mai 2006

La maman de ta maman Maman comment elle s'apelle ?

... Je vendais des pommes sur la place du marché avec mon père : j’avais sept ans ! Sa vie ne tourne plus rond du tout, voire carrément stoppée en stand by pause Il lui faut comprendre elle doit se décider, s’y décider elle doit interroger cette Femme inéluctablement muette. Sa mère. Le silence est d’éternité dans cette salle à manger presque totalement hermétique à l’intensité du soleil de juillet qui apprécierait bien lui-même un peu d’ombre bienfaisante tant les murs blancs de l’étroite cour carrée reflètent sa propre incandescence ! La femme qu’elle croit connaître, porte le dos voûté. Et les mains posées à plat sur la table Des mains de femme qui n’ont jamais travaillé Des mains de femme qui n’ont jamais rien fait Des mains de femme dite hier « au foyer ! » Des mains posées devant elle aujourd’hui femme rattrapée par le temps Des mains posées sur la longue table brune qui a tressailli sous des kilomètres de tissus (faille, piqué, shantung, soie, mousseline, natté…) frissonné sous la musique des ciseaux crâneurs pardon, cranteurs s’est effrayée de la possible piqûre des épingles à tête colorée Cette longue table brune qui aimait la caresse de la pâte brisée ou celle feuilletée chacune massées par ces mêmes mains pour se reposer et devenir tarte ou quiche ou barquette et hôtesses conviviales de fruits, lardons ou petits poquets d’asperges fraîches Cette longue table brune qui accueille aujourd’hui inanimées ces mains volant au temps une suspension sidérante à leur activité inactive et pourtant continue, permanente, des mains de femme en non travail mais sans cesse en activité de « fairien » des mains de femme fortes d’un ouvrage qu’elles ne veulent toujours pas lâcher tant elles ont œuvré pour ne pas cesser de ne pas penser. Et ces mains se croisent Puis soudain se décroisent et la gorge déglutit et les yeux se ferment et la bouche s’entrouvre, se referme et la gorge déglutit de nouveau et le visage se tourne vers elle qui craint maintenant d’avoir posé la question ! Surtout qu’elle le sait parfaitement : ses questions restent depuis des années sans réponse ! Mais celle-là, celle là, quelle sera-t-elle ? Les épaules se relèvent retombent et des côtes repliées, écrasées sur elles-mêmes libèrent un souffle angoissé qui de façon saccadé libère une réponse étonnante … J’avais sept ans et je vendais des pommes avec mon père sur la place du marché ! J’avais sept ans ! Et dans les yeux de sa mère elle saisit toute la surprise qui vient elle-même de surprendre cette femme. Comme un anéantissement ! « C’est tout ! » Que dire d’autre, sinon rien ! Et d’autant plus que cette mère se relève de sa chaise et par côté jardin prétextant une inutile activité. La voilà de nouveau seule dans sa vie qui ne tourne plus rond, Voire, carrément arrêtée Stand by Pause Fin ou parenthèse Elle n’en sait rien Parfois espère l’un aspire à l’autre Parfois aspire à l’un espère à l’autre Elle vient de comprendre : de ce côté-là, plus rien à espérer Mais il y aura l’appel téléphonique d’un autre jour Et elle reconnaîtra la voix chargée d’accent Doublement chargée d’accent La voix de sa mère Qui la met aujourd’hui en lien avec l’autre plus vite que sa pensée ne pourrait le faire La voix de cette mère par elle si aimée si haïe si admirée Mais elle n’en sait rien encore La voix de cette mère qui lui dit « Je t’admire » à en mourir de lui entendre le dire ! E il y a eu cet autre jour la question de la maîtresse Sa propre fille revient de l’école maternelle C’est bien l’école maternelle ça insère votre enfant ça le socialise « Maman » dit justement Sa si souriante enfant, « La maman de ta maman, comment elle s’appelle ? » C’est soudain la trappe qui s’ouvre, les pieds qui jouent dans le vide, la tête qui se fige, ou qui se ramollit, qui devient fromage blanc d’où d’aucun trou ne sort une quelconque réponse ! « Alors maman, tu me réponds, la petite perd son sourire, la maman de ta maman comment elle s’appelle ? » Comment dire quelque chose que l’on serait en droit de savoir et que l’on ne sait pas Comment dire une chose à propos de laquelle tout d’un coup on prend conscience qu’on n’a jamais soi-même penser seulement pouvoir poser la question posée la ques tion ? Maman ? Tu m’entends ? Pourquoi tu réponds pas ? La maîtresse dit que c’est pas difficile, elle dit que la maman de ta maman c’est ta mamie, et que tout le monde connaît le nom de sa mamie. Toi ? Maman tu le connais bien le nom de ta mamie puisque moi je connais bien celui de ma mamie? Elle était d’où ta mamie à toi ? Aïe pitchoune, arrête, j’ai le diaphragme qui me fait mal. Jamais je n’ai demandé, du moins, il me semble là, juste à ce moment-là que je n’ai jamais su Il faut que j’invente quelque chose vite, vite, une réponse, une histoire ah oui, une histoire ! Mais attention aux histoires les enfants les reconnaissent vite : elle n’a pas cru à celle-là car elle lui a dit « C’est pas vrai, c’est pas ça le nom de ta mamie, n’invente pas, je le sais j’en suis sûre ! » Mince cette fille qui l’a choisie de plus est clairvoyante Et si petite elle a de la riposte ! « T’as qu’à lui demander à ta maman, t’as qu’à lui demander au téléphone ! allez maman, c’est pour l’arbre jeunéallogique a dit la maîtresse Celle-là j’ai bien envie de lui faire sa peau sur le champ. Mais de quoi elle se mêle Horreur et damnation, une chose est sûre si, selon une théorie les enfants choisissent leurs parents, elle se rend soudain compte que la sienne l’a choisie pour jouer avec elle aux devinettes, moi qui justement pense-t-elle ne peux pas y répondre ! Et en écrivant elle prend conscience du pourquoi de la souffrance qu’elle ressentait dès qu’on lui proposait une devinette ou même seulement une interrogation ! Reste la question à la Mamie L’enfant la regarde « Maman, il est là le téléphone » La modernité met l’espace à portée de main. Alors elle saisit le téléphone et elle fait les numéros qu’elle connaît par cœur Elle se dit « Pourvu qu’elle ne me réponde pas Pourvu qu’elle soit en train de se promener De jardiner De cuisiner De papoter De papoter, ah oui ça ça serait bien, surtout avec le voisin espagnol Elle qui ne connaît pas cette langue ne ressent aucune gêne pour le comprendre et à les observer, on croirait deux larrons en foire ces deux-là chacun du côté respectif de la grille de son jardin Dommage ! Le téléphone a sonné Elle décroche Ne pas lui tomber tout de suite franco de port dessus « Bonjour Maman, ça va maman Il fait soleil Tu jardines ? Tu as toujours plein d’anémones (elles sont ses fleurs préférées) ?" et bla bla bla et bla bla bal mais il y a la petite à côté d’elle elle sent sa petite main dans sa grande main et elle sent que la petite main tire sur sa grande main comme si elle était le bourdon d’une cloche et elle entend la voix de l’enfant « allez maman demande à mamie ! » Que va-t-il se passer ? De toute façon comment reculer devant l’insistance de l’enfant rieuse qui se tient à ses côtés impatiente « Qu’est-ce qu’elle te dit ta pitchoune ? » Même sa propre mère a senti la présence de l’enfant Alors elle déglutit et elle se lance Voilà c’est fait, elle va répondre. Enfin normalement elle doit répondre, elle ne peut pas esquiver ! Mais qu'attend-elle ? Il finira quand ce silence ! lourd, long, profond… trop profond Oh maman, ça va pas, qu’est-ce qui se passe qu’est-ce que j’ai dit encore soudain, un sanglot dans la gorge ça y est, elle va la faire pleurer une fois de plus Maman, c’est pas moi, c’est la pitchoune, elle veut savoir C’est pour le dire à l’école Ils ont de drôles de question à l’école, je me souviens pas Mon père je sais, c’est Florian, mais ma mère C’est incroyable, je ne me souviens pas.. Elle sent monter chez sa mère une émotion fortement mêlée de surprise et d’étonnement. A la mesure de la hauteur de l’incapacité dans laquelle elle se trouve pour donner le nom de sa propre mère ! 1 h 20 d’écriture, le 6 juin 2004 et aujourd’hui 4 h 55 le 4 mai 2006 elle-même s’est réveillée larmoyante à force de tout récapituler elle s’est vue découpant du carton au cutter et celui-ci dérapant vers ses poignets par hasard ou à la faveur d’une veine du papier recyclé plus résistante Ah non, impossible que ça recommence ! Si elle l’a été –bien que jamais soignée- elle ne l’est plus ! Alors agir ! Se lever, baîller grand très grand comme le roi lion à s’en décrocher la mâchoire puis, changer le bocal du poisson, très important de changer le bocal du poisson, manger un p’tit déj matutinal, ça fait du bien et aussi allumer l’ordi. Ah ça c’est une bonne idée. Alors elle la joue ! Oh, et puis non, pas d’ordi plutôoooooooooooot ? Plutôt faire un gâteau ! Elle attrape la farine avec beaucoup de difficultés, ouvre le paquet avec encore plus de difficultés. D’ailleurs un quart du contenu est déjà sur le sol. Elle étale le restant sur la longue table brune puis s’assied et regarde ses mains La femme qu’elle croit connaître, porte soudain le dos voûté. Et les mains posées à plat sur la table Des mains de femme qui n’ont jamais travaillé Des mains de femme qui n’ont jamais rien fait Des mains de femme même plus dite « au foyer ! » aujourd’hui.

14 avril 2006

Désolée Odile, mais je m'en vais

Dans la main la portière de la terrasse avec des cactus en plastique, je m'apprête, moi Loizobleu à m'envoler vers le Sablier un endroit où musique et paroles à fond ça me plaît surtout qu'aujourd'hui, Berbère tout plein. Et mon sens de l'accueil se fige en voyant apparaître Odile. Quelle figure tiéres ! Ou a-t-elle passée la nuit ! Je tombe juste ! Tu sais où j'ia passé la nuit Loizo ? Demain, demain ! Non ce soir, trop drôle ! FAlors où ! Sur mon paillasson et sous un morceau de carton ! Hein quoi, non , sans blague ! allez raconte.... ah ces conteurs !!!! quel danger !

13 avril 2006

Direction Thabor Festival des Mythos

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, c'est le Festival de la parole chantée, dite déclaméee criée, mimée, soulignée.. Enfin bref la parole y est multiple et hier, moi, Loizobleu j'ai discrètement quitté ma terrasse et suis entré dans cet univers du magic mirror Un truc coquin qui me plaît bien On vous y voit sans vous y voir et vous voyez voyez votre voisin ou voisine d'à côté de derrière ou de devant -un miracle optique sûrement- sans qu'il vous voit : troublant non ! On s'y croit en 1900, on verrait bien apparaître ToulouseLautrec (un ami à moi) et bien d'autres encore, mais le temps passe passe Et dans ce temps qui passe passe j'ai rencontré hier une certaine Myriam Pelicane -je crois, mais suis point sûre tout au moins de son nom- Marrante, intrigante particulièrement mince à en paraître longue ne faisant ni ne disant rien pour rien et par conséquent surtout subtile très subtile et accompagnée d'un homme musicien dans la note : un intéressant tandem qui a mérité ses applaudissements nourris. Toujours breton ce public, un peu froid, en retrait mais chaleureux au moment du salut. Moi aussi suis parti, ai même descendu la rue St Lamine, et par hasard ai poussé d'un coup d'aile la porte de LA Tagnebre de la Recne - je mélange juste les lettres, pour que vous vous amusiez à retrouver, c'est un jeu quoi pas plus- Quelle chance, me voilà au Moyen Age, celui que nous offrent -nous sommes quelques uns- deux baladins merveilleux de poésies et de subtilités. Une promenade autour du Miroir aux fées, une invitation au mariage hasardeux du neveu du roi Arthur, le délicat Gauvain et sur ce coup là, on craint fort pour lui mais..... Une périlleuse autant que houleuse traversée de pont et franchement le tout n'a rien de trôllatique : Sire Duzic au psaltérion de cristal souligne les mots qui nous mènent ailleurs. A l'écoute d'un univers sincère poétique rieur, musical et vrai je ne me suis envolé qu'à regrets. Chers amis troubadours je n'ai qu'un seul désir ce jour vous retrouver sous un tour. Merci mille fois pour cet arrêt dans l'espace

et le chili où en est-il celui-là ?

Coup de vent d'autan la recette s'était envolée -de ma petite mémoire d'oizo- Coup de sirocco la voilà qui s'en retourne et je vous la confie selon ma fantaisie. Où en étais-je, ah oui j'écrivais qu'il ne fallait pas les oublier les tomates car de Jouno ou d'ailleurs, un chili sans tomate, ce n'est pas un chili ! Mais il ne faut pas plus, ni surtout pas, oublier les haricots, car c'en serait la fin. Et avant tout les choisir rouges car si un chili sans haricot n'est pas un chili, un chili sans haricots rouge n'est plus du tout un chili. Faut ce qui faut. Et pour finir je dirai ... Bon app.... Pardonnez-moi, soudain j'ai un doute, n'aurais-je point oublié quelque ingrédient ? Je récapitole, comme on dit parfois dans cette ville rose où je ne vis plus. Tomates, poivrons, oignons, haricots rouges, chorizo fort, maïs en grains doux et vian.... J'ai trouvé, j'oubliais la viande. Quelle erreur fondamentale. Un chili sans viande ! Impensable ! Même pour un végétarien ! Alors j'insiste, de la viande et bonne, peuchère, comme ils disent en Provence ou peu chère, comme en aurait parlé l'avare, celui de Molière qui revient juvénilement à la mode dans Le Cercle Paule Berre -ce texte témoigne d'une autre actualité que celle de ce jour- Bref, il en faut plus que peu de la chaire sinon en reprendre ne se pourrait et serait vraiment dommage... Enfin façons d'écrire, avant tout de tout ceci énuméré, il en faut jusqu'au tout petit piment oizo (ça s'imposait ici pour signer) Et voilà, vous savez tout, bon appétit à m'en reparler !

12 avril 2006

Et oui Odile le temps est au deuil

et il faut savoir le prendre ce temps et dès les 17 ans de ta fille, peut-être même avant. D'ailleurs quand on y pense on nous aurait dit ça à 17 ans peut-être n'en serions-nous pas où nous sommes ! Mais que racontes-tu Loizo, tu spleen aujourd'hui ? Pas plus qu'hier et surtout bien moins que demain hi hi Je me dis simplement qu'il faut que tu dises à ta fille que c'est une chance pour elle que celle de pleurer. C'est que les mots ont fait leur boulot. A elle de réfléchir, de prendre en charge. Si elle pleure c'est qu'elle a été touchée C'est que quelque chose l'interpelle C'est qu'elle doit y regarder à deux fois ! Pour ma part qu'un être de 17 ans, en difficulté sociale familiale ne soit pas structuré ne m'étonne qu'à moitié mais il ne faut justement pas tout lui mettre sur le dos. J'en viens à m'interroger sur l'égalité des chances ! Elle n'est pas structuré elle n'est pas structurée j'ai presque envie d'ajouter : c'est au fil du temps que l'on se structure. Par contre, par contre je trouve sérieusement simpliste qu'un adulte "enseignant" dise çà à une ado en construction. A toi de l'aider maintenant en parlant avec elle. Tu ne peux pas ? Tu ne sauras pas ? Alors qu'elle en parle avec ce prof... pour faire le deuil et avancer d'un pas de plus dans cette vie si particulière aujourd'hui que l'on peut demander à des fins d'enfance d'être plus mature que ne le sont leurs parents ! Tu m'comprends Odile ? Ho Odile, tu m'entends ? Ben ça alors, elle est partie Odile ! ça m'étonne qu'à moitié : mes mots l'ont touchée Odile et quand ça la touche, elle me quitte... et médite dit-elle. Faudrait peut-être que t'arrêtes de causer Loizo, tu vas finir par ressembler à la prof ! Mince qui a parlé ??????