17 mai 2006

bonjour, un peu de contre-masculin.. un peu, juste un peu

le chant des oiseaux et les mots de mon perroquet qui, un peu plus rayé aujourd'hui que d'ordinaire, n'arrête pas de me dire "comme tu es beau Loizo ! cool ! tu te gâches les sangs !" Faut dire qu'il m'a surprise en colère. Je l'avoue, ça m'arrive, mais je le cache par deux blagues entre deux plumes, de la dérision en plumet ou en égoZillant avec Anaïs "Mon amour,.... Mon coeur.... " Trop marrante et observatrice, jolie dérision. "C'est ton avis Loizo !" Qui a parlé ? Oh toi le perroquet, tu m'agaces ce matin, prends garde à tes plumes, tu n'm'apprends rien, je le sais que ce n'est que mon avis et d'ailleurs, tenez, vous qui êtes entrés sur ma terrasse et avez accepté, aventurier, mon hospitalité, glissez le vôtre sur ce blog. Courage, j'aime lire, j'attends. Et à propos d'avis SI on parlait de la SI fameuse chanson d'Aznavour dont jamais je n'arrive à trouver le titre. Mais, tendez l'oreille et j'suis sûr que vous allez le retrouver : l'histoire vient, elle se déroule de l'autre côté de l'Océan Atlantique, en dessous des Caraïbes, dans un Cloub (club) de italianos, seul refuge auquel peuvent accéder les misérables français attirés par l'appât du bolivar fort intéressant par ces temps -mais tout lasse- L'une d'elle y est plutôt appréciée et comme elle a organisé un carnaval sympa, "on" -l'ensemble des adhérents italiens du Cloub- veulent lui rendre un hommage très musicalement français. Alors, grand silence et premières mesures. Elle y reconnaît aussitôt cette célèbre chanson aznavourienne reprise aujourd'hui par deux nanas -à ma grande trouille d'Oizo bleu- A la fin elle a un peu honte pour le choix de la chanson mais en prend l'hommage et remercie -tout en se représentant toutes les femmes françaises mariées avec des bigoudis sur la tête and so on. En même temps elle pense à la condition émise par le chanteur ou plutôt le parolier ! -Moi, Loizobleu, je mettrai à votre disposition les paroles une autre fois dans un lieu de LATERRASSEENTCHAT et ce sera à vous de chercher. A bientôt et franchement tous mes regrets pour avoir écouté la version chantée par deux nanas ! Plume alors ! - Bonne journée tout de même et n'oubiez pas mais aujourd'hui pas de choix : Cuba Libre,... derrière la fontaine et peut-être même derrière le Conseil Régional. Hasta luego Loizzo

10 mai 2006

Au fait je ne vous ai pas raconté

ce que m'a dit Odile en parlant de carton. C'est plutôt marrant. Lisez, si vous souhaitez m'obéir. Mais avant laissez-moi profiler davantage Odile. On peut dire un mot Abstinence et un autre Décision Comprenez fin du chapitre Ouverture d'un nouveau Soit en avant et elle me dit que ça y est, c'est tout bon mais pas facile et qu'encore une fois les cieux ou les dieux ou l'enfer s'en mêlent Bref elle annonce à son fils ado qu'elle rentrera un peu tard A quoi il confirme "pas grave Mamère, je serai là !" Rassuréee Odile s'en va et passe une excellente soirée puis rentre chez elle et s'évanouit virtuellement quand elle constate que sous sa poignée de main, celle de la porte ne l'ouvre pas ! Une fois, deux fois trois fois..... reste la sonnette..... Une fois, deux fois trois fois trente fois..... Deux scénari possible Il en a profité il est parti. Il est étendu sur le sol, malade, agonisant..... Ce serait un comble quand même ! La seule fois où ! Bon, réfléchissons, aller chez l'un chez l'autre chez l'une.... ça ne se fait pas ! Alors si ça ne se fait pas de demander de l'aide à 1 h 30 du matin y a plus k'a....Et yu plus ku ! Odile m'a dit que la mort dans l'âme il est vrai elle s'était allongée sur son paillasson vert et comme il y avait un vieux sac en instance d'être jeté y avait fourré les pieds puis s'était recroquevillée dans son long manteau rouge à la SDF pour de vrai en se protégeant d'un long personnage en carton qui attendait de descendre au local des déchets. "Tu as le sens des mots Odile ! Mais tu pousses un peu les images quand même !" "Que Nenni !" dit-elle, c'est parfaitement vrai cette histoire ! Tu sais je me suis réveillée un nombre incalculable de fois, j'ai sonné à chaque fois, écouté aussi l'activité nocturne du quartier, -d'ailleurs incroyable- puis au premier bus je me suis dit que je pouvais insister. Et j'ai tant frappé sur ma porte que mon fils est venu m'ouvrir. Et tu sais ce qu'il m'a dit Non "Mamère ça c'est pas bien passé ? tu rentres déjà, tu me raconteras demain je vais me recoucher !" "Alors là Loizo je l'ai attrapé par l'épaule avec fermeté et lui ai dit : sais-tu l'heure qu'il est ?" je crois rare l'avoir vu se préparer aussi vite pour filer au Lycée !" "Ecoute Odile je sais bien qu'à chaque fois que tu parles on ne sait pas si c'est du lard ou du cochon mais cette fois, je ne te crois pas !" Et j'ai éclaté en longues cascades de rire. Plié que j'étais !................. Trop c'est trop ! Que je vous dise.... depuis, y a comme un froid entre elle et moi, d'ailleurs vous l'avez remarqué, elle ne vient plus trop sur ma terrasse. J'suis sûr qu'elle reviendra, pour la fête du Voisinage, par exemple, chaque année on se trinque un p'tit verre de menthe, impossible d'oublier ça ! Et à ça, j'y crois !

c'est quoi Loizobleu

Elles sont trois et lèvent la tête jusqu'à moi trois étages plus haut -parfois je change de terrasse- "C'est quoi Loizo ?" "C'est quoi couac ?" "Cette guirlande bleue aux étoiles jaunes !" C'est à moi de m'étonner. Elles ont terminé leur journée d'école, deux sont en cm1 et la troisième en 6ème. Heu heu... Finalement, pas impossible d'échapper à l'info même quand elle matraque son plein ! Ah bé tiens, à propos de plein, je m'en fais un Hum Oranger chéri, comme je te remercie pour cette traite biomatinale ! Pourvu qu'il en pousse bientôt en Europe !

07 mai 2006

Frou-Frou en paroles.... Loizobleu s'égosille

Odile se prélasse tranquille sur la Terrasse En main un verre de curaçao -ne pas prononcer le "o"- bien obligée de dire "Pas mal Loizo t'as appris à chanter ?" Lui comme d'habitude hoche du bec mais trille son refrain sans vergogne. A votre tour : "La femme porte quelquefois la culotte dans son ménage Le fait est constaté je crois Dans les liens du mariage Mais quand elle va pédalant En culotte comme un zouave La chose me semble plus grave Et je me dis en la voyant{Refrain:}Frou frou, frou frou par son jupon la faaaaaaaaaaemme Frou frou, frou frou de l'homme trouble l'âme Frou frou, frou frou certainement la faaaaaaaaaaemme Séduit surtout par son gentil frou frou La femme ayant l'air d'un garçon Ne fut jamais très attrayante C'est le frou frou de son juponQui la rend surtout excitante Lorsque l'homme entend ce frou frou C'est étonnant tout ce qu'il ose Soudain il voit la vie en rause Il s'électrise, il devient fou{Refrain}En culotte me direz-vous On est bien mieux à bicyclette Mais moi je dis que sans frou frou Une femme n'est pas complète Lorsqu'on la voit retrousser son jupon, Son cotillon vous ensorcelle Son frou frou C'est comme un bruit d'aile Qui passe et vient vous caresser{Refrain}

Mystérieuse toile qui à propos de plumes et de Frou-Frou...

M'a surpris les chantant à tue-tête et à déposer ces quelques mots sur une autre terrasse de blogspot où la conversation se fait en çaifrans. Les voici Qu'ils reviennent d'actualité, que les jeunes filles se remettent à les porter est une jolie chose mais qu'une journée nationale de la jupe soit nécessaire pour les réhabiliter est une malheureuse incongruité - il me semble que puisque les femmes se sont mises à porter des pantalons les hommes auraient du depuis longtemps se mettre à leur tout à porter des jupes ou pour rimer, des jupons : alors les Hommes, courage, journée de la jupe oblige, tous en jupe -ou à bicyclette- et la parité sera peut-être vérité vraie ? Séduits ? Allez, égosillez-vous, chantez tendez la main et prenez un verre pour réconforter vos jolies cordes vocales. A quand la journée des Humains comme au Vénézuéla celle de la Race ! 11 octobre je crois si mes souvenirs ne se sont pas trop déplumés !

04 mai 2006

La maman de ta maman Maman comment elle s'apelle ?

... Je vendais des pommes sur la place du marché avec mon père : j’avais sept ans ! Sa vie ne tourne plus rond du tout, voire carrément stoppée en stand by pause Il lui faut comprendre elle doit se décider, s’y décider elle doit interroger cette Femme inéluctablement muette. Sa mère. Le silence est d’éternité dans cette salle à manger presque totalement hermétique à l’intensité du soleil de juillet qui apprécierait bien lui-même un peu d’ombre bienfaisante tant les murs blancs de l’étroite cour carrée reflètent sa propre incandescence ! La femme qu’elle croit connaître, porte le dos voûté. Et les mains posées à plat sur la table Des mains de femme qui n’ont jamais travaillé Des mains de femme qui n’ont jamais rien fait Des mains de femme dite hier « au foyer ! » Des mains posées devant elle aujourd’hui femme rattrapée par le temps Des mains posées sur la longue table brune qui a tressailli sous des kilomètres de tissus (faille, piqué, shantung, soie, mousseline, natté…) frissonné sous la musique des ciseaux crâneurs pardon, cranteurs s’est effrayée de la possible piqûre des épingles à tête colorée Cette longue table brune qui aimait la caresse de la pâte brisée ou celle feuilletée chacune massées par ces mêmes mains pour se reposer et devenir tarte ou quiche ou barquette et hôtesses conviviales de fruits, lardons ou petits poquets d’asperges fraîches Cette longue table brune qui accueille aujourd’hui inanimées ces mains volant au temps une suspension sidérante à leur activité inactive et pourtant continue, permanente, des mains de femme en non travail mais sans cesse en activité de « fairien » des mains de femme fortes d’un ouvrage qu’elles ne veulent toujours pas lâcher tant elles ont œuvré pour ne pas cesser de ne pas penser. Et ces mains se croisent Puis soudain se décroisent et la gorge déglutit et les yeux se ferment et la bouche s’entrouvre, se referme et la gorge déglutit de nouveau et le visage se tourne vers elle qui craint maintenant d’avoir posé la question ! Surtout qu’elle le sait parfaitement : ses questions restent depuis des années sans réponse ! Mais celle-là, celle là, quelle sera-t-elle ? Les épaules se relèvent retombent et des côtes repliées, écrasées sur elles-mêmes libèrent un souffle angoissé qui de façon saccadé libère une réponse étonnante … J’avais sept ans et je vendais des pommes avec mon père sur la place du marché ! J’avais sept ans ! Et dans les yeux de sa mère elle saisit toute la surprise qui vient elle-même de surprendre cette femme. Comme un anéantissement ! « C’est tout ! » Que dire d’autre, sinon rien ! Et d’autant plus que cette mère se relève de sa chaise et par côté jardin prétextant une inutile activité. La voilà de nouveau seule dans sa vie qui ne tourne plus rond, Voire, carrément arrêtée Stand by Pause Fin ou parenthèse Elle n’en sait rien Parfois espère l’un aspire à l’autre Parfois aspire à l’un espère à l’autre Elle vient de comprendre : de ce côté-là, plus rien à espérer Mais il y aura l’appel téléphonique d’un autre jour Et elle reconnaîtra la voix chargée d’accent Doublement chargée d’accent La voix de sa mère Qui la met aujourd’hui en lien avec l’autre plus vite que sa pensée ne pourrait le faire La voix de cette mère par elle si aimée si haïe si admirée Mais elle n’en sait rien encore La voix de cette mère qui lui dit « Je t’admire » à en mourir de lui entendre le dire ! E il y a eu cet autre jour la question de la maîtresse Sa propre fille revient de l’école maternelle C’est bien l’école maternelle ça insère votre enfant ça le socialise « Maman » dit justement Sa si souriante enfant, « La maman de ta maman, comment elle s’appelle ? » C’est soudain la trappe qui s’ouvre, les pieds qui jouent dans le vide, la tête qui se fige, ou qui se ramollit, qui devient fromage blanc d’où d’aucun trou ne sort une quelconque réponse ! « Alors maman, tu me réponds, la petite perd son sourire, la maman de ta maman comment elle s’appelle ? » Comment dire quelque chose que l’on serait en droit de savoir et que l’on ne sait pas Comment dire une chose à propos de laquelle tout d’un coup on prend conscience qu’on n’a jamais soi-même penser seulement pouvoir poser la question posée la ques tion ? Maman ? Tu m’entends ? Pourquoi tu réponds pas ? La maîtresse dit que c’est pas difficile, elle dit que la maman de ta maman c’est ta mamie, et que tout le monde connaît le nom de sa mamie. Toi ? Maman tu le connais bien le nom de ta mamie puisque moi je connais bien celui de ma mamie? Elle était d’où ta mamie à toi ? Aïe pitchoune, arrête, j’ai le diaphragme qui me fait mal. Jamais je n’ai demandé, du moins, il me semble là, juste à ce moment-là que je n’ai jamais su Il faut que j’invente quelque chose vite, vite, une réponse, une histoire ah oui, une histoire ! Mais attention aux histoires les enfants les reconnaissent vite : elle n’a pas cru à celle-là car elle lui a dit « C’est pas vrai, c’est pas ça le nom de ta mamie, n’invente pas, je le sais j’en suis sûre ! » Mince cette fille qui l’a choisie de plus est clairvoyante Et si petite elle a de la riposte ! « T’as qu’à lui demander à ta maman, t’as qu’à lui demander au téléphone ! allez maman, c’est pour l’arbre jeunéallogique a dit la maîtresse Celle-là j’ai bien envie de lui faire sa peau sur le champ. Mais de quoi elle se mêle Horreur et damnation, une chose est sûre si, selon une théorie les enfants choisissent leurs parents, elle se rend soudain compte que la sienne l’a choisie pour jouer avec elle aux devinettes, moi qui justement pense-t-elle ne peux pas y répondre ! Et en écrivant elle prend conscience du pourquoi de la souffrance qu’elle ressentait dès qu’on lui proposait une devinette ou même seulement une interrogation ! Reste la question à la Mamie L’enfant la regarde « Maman, il est là le téléphone » La modernité met l’espace à portée de main. Alors elle saisit le téléphone et elle fait les numéros qu’elle connaît par cœur Elle se dit « Pourvu qu’elle ne me réponde pas Pourvu qu’elle soit en train de se promener De jardiner De cuisiner De papoter De papoter, ah oui ça ça serait bien, surtout avec le voisin espagnol Elle qui ne connaît pas cette langue ne ressent aucune gêne pour le comprendre et à les observer, on croirait deux larrons en foire ces deux-là chacun du côté respectif de la grille de son jardin Dommage ! Le téléphone a sonné Elle décroche Ne pas lui tomber tout de suite franco de port dessus « Bonjour Maman, ça va maman Il fait soleil Tu jardines ? Tu as toujours plein d’anémones (elles sont ses fleurs préférées) ?" et bla bla bla et bla bla bal mais il y a la petite à côté d’elle elle sent sa petite main dans sa grande main et elle sent que la petite main tire sur sa grande main comme si elle était le bourdon d’une cloche et elle entend la voix de l’enfant « allez maman demande à mamie ! » Que va-t-il se passer ? De toute façon comment reculer devant l’insistance de l’enfant rieuse qui se tient à ses côtés impatiente « Qu’est-ce qu’elle te dit ta pitchoune ? » Même sa propre mère a senti la présence de l’enfant Alors elle déglutit et elle se lance Voilà c’est fait, elle va répondre. Enfin normalement elle doit répondre, elle ne peut pas esquiver ! Mais qu'attend-elle ? Il finira quand ce silence ! lourd, long, profond… trop profond Oh maman, ça va pas, qu’est-ce qui se passe qu’est-ce que j’ai dit encore soudain, un sanglot dans la gorge ça y est, elle va la faire pleurer une fois de plus Maman, c’est pas moi, c’est la pitchoune, elle veut savoir C’est pour le dire à l’école Ils ont de drôles de question à l’école, je me souviens pas Mon père je sais, c’est Florian, mais ma mère C’est incroyable, je ne me souviens pas.. Elle sent monter chez sa mère une émotion fortement mêlée de surprise et d’étonnement. A la mesure de la hauteur de l’incapacité dans laquelle elle se trouve pour donner le nom de sa propre mère ! 1 h 20 d’écriture, le 6 juin 2004 et aujourd’hui 4 h 55 le 4 mai 2006 elle-même s’est réveillée larmoyante à force de tout récapituler elle s’est vue découpant du carton au cutter et celui-ci dérapant vers ses poignets par hasard ou à la faveur d’une veine du papier recyclé plus résistante Ah non, impossible que ça recommence ! Si elle l’a été –bien que jamais soignée- elle ne l’est plus ! Alors agir ! Se lever, baîller grand très grand comme le roi lion à s’en décrocher la mâchoire puis, changer le bocal du poisson, très important de changer le bocal du poisson, manger un p’tit déj matutinal, ça fait du bien et aussi allumer l’ordi. Ah ça c’est une bonne idée. Alors elle la joue ! Oh, et puis non, pas d’ordi plutôoooooooooooot ? Plutôt faire un gâteau ! Elle attrape la farine avec beaucoup de difficultés, ouvre le paquet avec encore plus de difficultés. D’ailleurs un quart du contenu est déjà sur le sol. Elle étale le restant sur la longue table brune puis s’assied et regarde ses mains La femme qu’elle croit connaître, porte soudain le dos voûté. Et les mains posées à plat sur la table Des mains de femme qui n’ont jamais travaillé Des mains de femme qui n’ont jamais rien fait Des mains de femme même plus dite « au foyer ! » aujourd’hui.

14 avril 2006

Désolée Odile, mais je m'en vais

Dans la main la portière de la terrasse avec des cactus en plastique, je m'apprête, moi Loizobleu à m'envoler vers le Sablier un endroit où musique et paroles à fond ça me plaît surtout qu'aujourd'hui, Berbère tout plein. Et mon sens de l'accueil se fige en voyant apparaître Odile. Quelle figure tiéres ! Ou a-t-elle passée la nuit ! Je tombe juste ! Tu sais où j'ia passé la nuit Loizo ? Demain, demain ! Non ce soir, trop drôle ! FAlors où ! Sur mon paillasson et sous un morceau de carton ! Hein quoi, non , sans blague ! allez raconte.... ah ces conteurs !!!! quel danger !

13 avril 2006

Direction Thabor Festival des Mythos

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, c'est le Festival de la parole chantée, dite déclaméee criée, mimée, soulignée.. Enfin bref la parole y est multiple et hier, moi, Loizobleu j'ai discrètement quitté ma terrasse et suis entré dans cet univers du magic mirror Un truc coquin qui me plaît bien On vous y voit sans vous y voir et vous voyez voyez votre voisin ou voisine d'à côté de derrière ou de devant -un miracle optique sûrement- sans qu'il vous voit : troublant non ! On s'y croit en 1900, on verrait bien apparaître ToulouseLautrec (un ami à moi) et bien d'autres encore, mais le temps passe passe Et dans ce temps qui passe passe j'ai rencontré hier une certaine Myriam Pelicane -je crois, mais suis point sûre tout au moins de son nom- Marrante, intrigante particulièrement mince à en paraître longue ne faisant ni ne disant rien pour rien et par conséquent surtout subtile très subtile et accompagnée d'un homme musicien dans la note : un intéressant tandem qui a mérité ses applaudissements nourris. Toujours breton ce public, un peu froid, en retrait mais chaleureux au moment du salut. Moi aussi suis parti, ai même descendu la rue St Lamine, et par hasard ai poussé d'un coup d'aile la porte de LA Tagnebre de la Recne - je mélange juste les lettres, pour que vous vous amusiez à retrouver, c'est un jeu quoi pas plus- Quelle chance, me voilà au Moyen Age, celui que nous offrent -nous sommes quelques uns- deux baladins merveilleux de poésies et de subtilités. Une promenade autour du Miroir aux fées, une invitation au mariage hasardeux du neveu du roi Arthur, le délicat Gauvain et sur ce coup là, on craint fort pour lui mais..... Une périlleuse autant que houleuse traversée de pont et franchement le tout n'a rien de trôllatique : Sire Duzic au psaltérion de cristal souligne les mots qui nous mènent ailleurs. A l'écoute d'un univers sincère poétique rieur, musical et vrai je ne me suis envolé qu'à regrets. Chers amis troubadours je n'ai qu'un seul désir ce jour vous retrouver sous un tour. Merci mille fois pour cet arrêt dans l'espace

et le chili où en est-il celui-là ?

Coup de vent d'autan la recette s'était envolée -de ma petite mémoire d'oizo- Coup de sirocco la voilà qui s'en retourne et je vous la confie selon ma fantaisie. Où en étais-je, ah oui j'écrivais qu'il ne fallait pas les oublier les tomates car de Jouno ou d'ailleurs, un chili sans tomate, ce n'est pas un chili ! Mais il ne faut pas plus, ni surtout pas, oublier les haricots, car c'en serait la fin. Et avant tout les choisir rouges car si un chili sans haricot n'est pas un chili, un chili sans haricots rouge n'est plus du tout un chili. Faut ce qui faut. Et pour finir je dirai ... Bon app.... Pardonnez-moi, soudain j'ai un doute, n'aurais-je point oublié quelque ingrédient ? Je récapitole, comme on dit parfois dans cette ville rose où je ne vis plus. Tomates, poivrons, oignons, haricots rouges, chorizo fort, maïs en grains doux et vian.... J'ai trouvé, j'oubliais la viande. Quelle erreur fondamentale. Un chili sans viande ! Impensable ! Même pour un végétarien ! Alors j'insiste, de la viande et bonne, peuchère, comme ils disent en Provence ou peu chère, comme en aurait parlé l'avare, celui de Molière qui revient juvénilement à la mode dans Le Cercle Paule Berre -ce texte témoigne d'une autre actualité que celle de ce jour- Bref, il en faut plus que peu de la chaire sinon en reprendre ne se pourrait et serait vraiment dommage... Enfin façons d'écrire, avant tout de tout ceci énuméré, il en faut jusqu'au tout petit piment oizo (ça s'imposait ici pour signer) Et voilà, vous savez tout, bon appétit à m'en reparler !

12 avril 2006

Et oui Odile le temps est au deuil

et il faut savoir le prendre ce temps et dès les 17 ans de ta fille, peut-être même avant. D'ailleurs quand on y pense on nous aurait dit ça à 17 ans peut-être n'en serions-nous pas où nous sommes ! Mais que racontes-tu Loizo, tu spleen aujourd'hui ? Pas plus qu'hier et surtout bien moins que demain hi hi Je me dis simplement qu'il faut que tu dises à ta fille que c'est une chance pour elle que celle de pleurer. C'est que les mots ont fait leur boulot. A elle de réfléchir, de prendre en charge. Si elle pleure c'est qu'elle a été touchée C'est que quelque chose l'interpelle C'est qu'elle doit y regarder à deux fois ! Pour ma part qu'un être de 17 ans, en difficulté sociale familiale ne soit pas structuré ne m'étonne qu'à moitié mais il ne faut justement pas tout lui mettre sur le dos. J'en viens à m'interroger sur l'égalité des chances ! Elle n'est pas structuré elle n'est pas structurée j'ai presque envie d'ajouter : c'est au fil du temps que l'on se structure. Par contre, par contre je trouve sérieusement simpliste qu'un adulte "enseignant" dise çà à une ado en construction. A toi de l'aider maintenant en parlant avec elle. Tu ne peux pas ? Tu ne sauras pas ? Alors qu'elle en parle avec ce prof... pour faire le deuil et avancer d'un pas de plus dans cette vie si particulière aujourd'hui que l'on peut demander à des fins d'enfance d'être plus mature que ne le sont leurs parents ! Tu m'comprends Odile ? Ho Odile, tu m'entends ? Ben ça alors, elle est partie Odile ! ça m'étonne qu'à moitié : mes mots l'ont touchée Odile et quand ça la touche, elle me quitte... et médite dit-elle. Faudrait peut-être que t'arrêtes de causer Loizo, tu vas finir par ressembler à la prof ! Mince qui a parlé ??????

07 avril 2006

re rev'là Odile

C'est comme ca a a a -pour parodier qui vous savez, n'est-ce pas Rita !- avec Odile Elle vient, elle va elle revient Elle repart, j'ai appris à ne pas m'inquiéter et maintenant qu'elle porte son papier rose au cou -comme un certain son écharpe- je suis tranquille. Mais ma mère Loiselle disait toujours "il ne faut pas dire Fontaine je ne boirais pas de ton eau- Vlan, la portière se soulève bruissante comme la musique des éclats de verre jetés par la pince à sucre municipale dans le container de bois clair souligné d'un vert sombre : plus glissando tu meurs ! Je me retourne et je comprends que le papier rose n'a pas suffi. Défaite elle est Odile KO Comme ils précisent sur les rings ! Cette fois, vais-je suffire ?

Rev'la Odile

Mais c'était avant-hier. La portière s'est soulevée offrant la musique délicate de diamants déposés avec ô combien de douceur sur le bureau d'un diamantaire -of course- C'est toi Odile ? Oui Loizo, c'est moi je suis venue te dire qu'être heureux c'est bon Ben c'est tout de même une jolie nouvelle Oui oui, bien sûr, je sais que tu es douée pour le bonheur toi Loizo mais de mon côté De ton côté Odile je sens que tu as des choses à me dire et bien arrête-toi Bien sûr que tu peux prendre trois coussins rose thyrrien, et en plusse -je ne vous l'ai jamais dit mais cet oiseau il est rigolo il a l'assent toulousaino Pourquoi pas ! Chacun ses qualités ! le rose thyrrien te va parfaitement au teint Alors ? tu sais bien que pour des raisons X Y ou Z peu importe, je suis obligée d'aller chercher un papier dans un endroit administratif Oui oui, je sais et alors ? Et bien l'un d'eux était punaisé au plein milieu d'un mur Impossible d'éviter d'y lire "Aujourd'hui je suis heureux parce que c'est bon" Oui et alors ? Alors j'ai pris la phrase T'as pris la phrase Odile ? Enfin celle-là je l'ai laissée sur le mur mais l'autre, la voilà et Odile triomphante sort d'une petite poche qu'elle porte toujours sur une chaîne autour du cou un petit papier rose plié délicatement en accordéon Comme ça, une ombre soudaine et je me persuade qu'il n'y a même plus un seul nuage dans mon ciel quotidien Et ça marche ? Ouais ouais, ça marche, en tout cas, pour aujourd'hui ça marche d'ailleurs j'en profite, je vais travailler ! ça c'est Odile, petite, légère, elle arrive et disparaît comme mystère. Je suis si surpris que je m'en offre un verre !

05 avril 2006

dure journée hier

me raconte Odile "J'ai dû aller à pied d'un bout à l'autre de la ville ça m'a pris 3 quart d'heure avec manteau et talons haut Pour une fois que j'en mettais J'ai compris pourquoi intuitivement j'avais hésité à les enfiler Je devrais franchement écouter mon intuition Tu dis vrai Odile, d'ailleurs nous devrions tous être plus proches de nous-mêmes Le retour a été moins pénible, le bus était présent et nous sommes passés devant le pré-K-rité : il y avait écrit : on offre un café J'irai dans la journée les rencontrer d'autant plus qu'un événement se présente, une confrontation Voix-Raison commerciale, un bon duo, de quoi opposer la réalité du dire avec celle du vivre. Je désirais voir des spectacles, donc je n'ai pas envie que cela ne soit, néanmoins néanmoins je reste à l'écoute Comment cela va-t-il se terminer ? dit-elle en démarrant une série de La parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse silence soudain profondément visible Pourquoi Odile me plonge-t-elle dans ce silence profond. Je lève la tête vers elle Elle me tend une pancarte où il est écrit "mon noeud à la langue n'a pas fonctionné" Alors je lui tends un virelangue KABULAOLAC LANOLACABULO et la voilà qui le dit KABULANOLAC LANOLACABULO alors elle écrit Super ça marche ! et me le redis. A votre tour d'essayer, répétez-le dix fois de plus en plus vite et le jour se fera BO comme aujourd'hui sur notre terrasse.

Oh la la, c'est pire que pour moi loizobleu...

me dit ce matin Odile venue partager mon petit déjeuner, "ça m'étonne pas que ton petit soit choqué, tu as raison de le laisser profiter des propos sympas des perroquets de ta terrasse !" Elle n'a pas tort Odile d'autant plus que moi aussi, je me calme peu à peu à leurs drôles de paroles. Le jus d'orange est généreusement bourré de vraies vitamines cueillies à même les branches, houm ça va mieux et un p'tit thé par dessus houm houm Je nous souhaite une bonne journée à toi Odile, à Georges et à Georgette et au monde entier : se calmera-t-il ? Enfin sachez-le, pour vous qui entrez, me lisez, me comprenez ou ne me comprenez pas -c'est votre droit- la porte est ouverte et sutout pas sur ce que mon fils et moi avons vu ce matin....

03 avril 2006

pas mal cette journée pas mal

Re bonjour Odile est partie, me reste la recette dans la main, donc Sachez-le un chili con carne ne se cuisine pas il se cuisine ! et tout d'abord avec deux lames, pardon de l'âme et en évitant les larmes, quoique du fait des oignons, ce chapitre soit parfois imparable. Mais poursuivons pour cuisiner un chili faut d'autres ingrédients, et tout d'arvor, pardon tout d'abord, des poivrons rougezéverts et petite précision, si l'on tient à ce qu'ils évoquent Loïc Barbotin qu'aucun rennais n'ignorent, pourquoi pas des poivrons jaunes rouges orangés ou rouges noirs bleutés carminés ou plus normands, verts pommes aux brillances moirées car pour cuisiner un chili il ne faut pas oublier les couleurs, et en bref surtout pas les poivrons. Sélectionner des oignons, grisés de roses, veinés de marrons beigés, glacés de doux violets, bref bref, des oignons Et Du Chorizo FORT et des Haricots Rouges, rouges foncé à presque noirs, et secs bien que chez Lideur il en existe des zenboîtes qui ne soient pas mauvais du tout, qui sont même carrément bons. Ne pas oublier les haricots rouges car si un chili sans haricots ce n'est pas un chili sachez qu' un chili sans haricots rouges ce n'est plus du tout un chili Ne surtout pas oublier les tomates car sans tomate, le chili ne sera plus un chili Les choisir belles, veloutées, aux pédoncules vert jeunesse... Des tomates de jardin ou de votre balconnier à la rigueur de chez Jouno Et pour cela, vous rendre à La Chapelle des Fougeretz ou dans les quatorze marchés rennais ou bien lire les emballages. Allons bon, je dois obéir à mon carillon japonais : quelqu'un frappe à la terrasse. Promis je terminerai aujourd'hui. Bisous à tous. Just one conseil WWW.MONDORAL pour ceux qui ont le goût de la parole et de l'écoute.

houm la la, la bonne odeur !

Allongée dans mon hamac je la sens qui s'approche m'investit m'envahit Mes narines lui sont tout acquises mes yeux déjà fermés pour lui répondre mes oreilles accueillantes Mon hamac obéissant décolle et s'envole Je vois les mers elles déroulent éblouissantes leur miroir Je me penche et je découvre que je suis en train de rêver, pas d'autre mot, vois-je bien ces bâtiments que je distingue, ces escaliers qui assaultent le ciel -mais pourquoi écris-je assaultent ? un autre mot se présente sitôt question posée saltar ok mais pas asaltar t'es encore en train d'inventer Loizobleu, toujours babacool quoi- Aye, vlan que m'arrive-t-il, me voilà emberlificotée aux travers des mailles de mon hamac, me voilà cocon pour de vrai Olà y a-t-il quelqu'un sous le mûrier ? Vais-je me noyer dans une tasse de thé ? Olà, olà ! ça tourne -j'ai pas dit Saturne mais je sens -encoreune histoire de nez- que je vais partir en fusée, désolée, me suis trompfée, me voilà bel et bien à terre ! A qui appartiennent ces pieds, j'en reconnais les babouches Odile ? dis-je en levant les yeux C'est toi mais t'es frappée ce matin, tu aurais pu me tuer ! Frappée dit-elle en riant aux éclats pas du tout, vivante, active, réactive Figure-toi que j'ai rêvé cette nuit que je te cuisinais un super plat. J'en ai même écrit la recette, Tiens la voilà. J'attrape le papel qu'elle me tend en riant et je lis "Bonjour. Un chili ça ne se cuisine pas. ça se cuisine !" Et je comprends soudain d'où venait le parfum qui m'envoyait en l'air quelques minutes à peine. Odile a le crayon magique. Bling ça sonne à la terrasse. Dommage. Promis je vous l'écrirai moi aussi. Bisous, ad'ta l'heuR Désolée Odile faut que j'aille ouvrir J'm'en vais Loizo je vais bosser ! il la sent cette journée Loizo il la sent

01 avril 2006

Superbe Odile ça va mieux qu'hier

C'est vrai mais tu n'oublies pas mon papier Loizobleu ? non non je n'oublie pas, donne-le-moi... Pose ton tuyau ma belle, et mets-toi là, oui, sur le coussin rose thyrrien Allez, écoute bien et je continue ma lecture à voix haute Mon manque de confiance mon père, me pénalise ! Impossible jamais de croire à ce que je fais Je m'interroge Quelle différence y a-t-il entre Georges et moi, Roberte et moi ? Oui, quelle ? L'un -le pauvre disait ta femme en truffant sa valise de bons gros tubes de lait Lestné - a été en pension et structuré. L'autre, Roberte, prise en charge attentive -et pas si malheureusement que ça finalement pour elle- par le monde médical Restent Ursuline et moi , les bouffonnes de service parce qu'elles n'ont trouvé aucun tuteur sur leur chemin pour soutenir leurs souffrances profondes. Et si j'avais comme tu l'as fait -d'un seul envoi groupé- abandonné ta petite fille ? Mais ceci n'est rien Passons A propos de tes injonctions à me taire à propos de ma mère je veux qu'une fois pour toutes tu saches une chose : elle ne te dois rien ! Ce que tu lui donnes, toujours mariée avec elle, elle le mérite Tu es parti. A peine après le quartier entier lui offrait du travail : si bonne, si généreuse, si grande, si apparemment sûre d'elle ce ne furent que des tâches ménagères que des gardes d'enfants mais à plein temps et surtout sans aucune fiche de paye sans aucun congés payés dans la plus grande indignité dans la non reconnaissance de ceux qui la payaient -rien que des enseignants, des avocats, des ingénieurs beurk beurk beurk beurk Il ne fallait pas que son travail t'oblige -non pas vous- t, t'oblige à payer un surcroît d'impôt disais-tu Situation établie de ton propre fait Situation sans laquelle aujourd'hui elle aurait une retraite bien à elle, et surtout des liens, des contacts adultes, de la reconnaissance Mais d'elle on dit la pôvre, povre femme -avec un "o" ça fait encore plus pauvre- très bien vu Odile, me permets-je- Parlons de moi mon père. De retraite je n'en aurai point. Mais comme tu me le dis si bien, c'est de ma faute Egalité père-fille Ce qui me gêne c'est que je m'enfonçe dans un état de clochardisation Me revient à l'oreille quelque chose de constructif qu'il t'arrivait de dire dans tes moments de désarroi, journal déplié sur ton visage faisant semblant de dormir : plus tard je serai clochard Moi je pensais Quel avenir ! Et aujourd'hui je m'effraye : c'est celui que je m'offre ! Et pour t'avoir vu dans ton milieu quotidien je sais combien le luxe et les apparences te plaisent. Je stoppe là ma lecture. J'avais bien entendu. Odile pleure. Si tu veux on arrête là Odile. D'ailleurs, c'est bon, j'ai soif. Et et si on buvait un verre de ta fameuse boisson à l'hibiscus ? Hein ? Je l'entoure de mes bras elle éclate en sanglots puis en éclats de rire : OK dit-elle tu as raison, buvons un coup buvons en deux et comme nous le faisons trois djinns découvrent deux êtres momentanément heureux.

Splash ! Splah

tout arrive je lui donnais juste à manger sans prendre garde dans ses nageoires me suis retrouvée d'écailles dorées sur toute ma moitié habillée de cheveux soleil parée et mes oreilles s'éberluaient de tout ce qu'il me racontait : rien que des contes de fées quand Splash... me suis levée en sursaut Odile, ça va pas non il est trop tôt pour arroser et elle souriante Poisson d'Avril

31 mars 2006

Cette lettre que le papa d'Odile

ne recevra jamais. Qu'y a-t-il Odile ? Et bien voilà, lis, c'est une lettre adressée à mon père ! A ton père, mais tu m'as dit qu'il était mort ! Oui, il l'est mais je ne lui avais jamais écrit alors, lilas - lapsus de saison- D'accord, je la lis. A voix haute, s'il te plaît. Bon d'accord Odile, à voix haute "Tu m'appelles Madame, Normal que je te dise Monsieur, Monsieur mon père Il faut que tu saches que je ne suis pas bien voire très mal depuis notre dernier appel téléphonique. Tu ne m'as jamais demandé comment j'allais. Je ne vais pas bien. Tu as beau être un vieillard, -c'est Georges qui me l'a dit en précisant que les vieillards il fallait les laisser tranquilles -et je crois que c'est véritablement vrai- ça ne t'empêche pas de penser à tes petites filles plutôt que d'exiger qu'on te fête ton anniversaire à date et heure fixe. Depuis 1983 que j'habite ici, à trois pas de ta demeure de vacances maintenant de retraite - tu n'avais donc que soixante ans- combien de fois m'as-tu fait le plaisir d'une visite personnelle et à Jacqueline depuis qu'elle est née ? Une seule fois, elle avait trois mois. Crois-tu que cela ait pu créer des liens susceptibles de te rendre exigeant en amour filial ? Je veux te dire une seule chose, la HAINE, -toujours proche de l'amour- que j'ai pour un père, un homme dont je n'ai jamais pu assumer la disparition. Parti sans mot, sans explication sauf une insulte à propos de ma mère. Sans une pensée pour moi : cassée, cassée à jamais, à vie, à 14 ans. Aujourd'hui je me rends compte que je me fais intérieurement muette profondément à chaque fois qu'une rupture ou une incompréhension de situation me guette. Cependant j'agis frontale et toujours à mon détriment. Et sans cesse crains à raison d'être rejetée. Et le suis. Je continue Odile ? Oui, oui, continue, je suis très émue, mais continue s'il te plaît. D'accord, je continue. Quelle heure est-il ? Hein, 17 h, désolée Odile, j'ai un rendez-vous ! Reviens demain, désolée désolée franchement désolée.

tintinabule le carillon

Mince quelqu'un qui vient Wouaouh tendre mes bras soulever mes paupières découvrir les rayons d'un tiède soleil à travers les persiennes m'asseoir maladroite meilleure à gauche enfiler mes babouches une sortie de nuit je viens je viens ! ça va pas non et si c'était quelqu'un que tu ne connaissais pas Impossible personne ne me connait Ah c'est toi Odile Bonjour Bonjour Loizobleu tu connais Rihen Sed ? Non ! Mais si, il chante pour les enfants ! Non non, ça ne me dit rien, mais tu sais les enfants, c'est pas ma tasse de thé ! Les grands enfants oui ! Ceux-là, qui n'arrivent pas à oublier oui ils me disent ! Mais pourquoi tu me demandes ça, t'as un problème ? Non ... Enfin..... Enfin quoi ? C'est à dire que je l'aimais bien moyen et maintenant c'est plutôt bien ou plutôt moyen plutôt moyen pourquoi ? Bof, il chante les maladies aux enfants j'trouve pas ça drôle ! tu manques de plus en plus d'humour Odile ! peut-être mais quand tu sais que les enfants d'élémentaire se régalent à jouer avec les notions d'impôt, de partis politiques, de Kozyrasse, je pense qu'en rajouter dès la maternelle c'est un peu dommage C'est toi qui le dis Odile tu as le droit de penser tu sais ! Dis donc ce matin, thé ou café, jus de mangue ou d'orange... D'ananas ? Pourquoi pas, surtout qu'il y en a ! Va pour l'annanas. o o o odi di di dile le le....