NAZ OK (Fleury) est sur son face book ou sur le face book de Lania Conteuse
Le blog de Loiseau Bleu c'est une terrasse virtuelle sous palmier avec musique, bassin, fontaine ruisselante, végétation marocaine, ocres et bleus assourdissants, et les allées et venues de l'Odile qui cause de tout et de rien
12 avril 2010
Dimanche de Pâques du côté de La Barre de Monts
ça démarre anxieux,
ça s'éclaire lumineux. Ouf, vive le Pif du Dauphin
Rien n'est parfait voilà que ça stresse sûr. La voiture est nouvelle. Panne d'essence ? Mais comment il s'ouvre ce bouchon. A deux , à trois, à quatre, à tous et les autres. Un p"'tit génie ? Un p'tit Fada, ou Phare'Far Fadet, une sorte de Korrigan, de Poulpicquet, pouquoi pas un gargourite ? J'ai beau les héler, je ne vois qu'un héron marchant sur l'eau, indifférent.... dédaigneux, l'air de dire comme dans la chanson aupetit veau "Pourquoi n'es-tu pas un oiseau, dona dona dona doona !" Oh le narquois regardez-moi cet air qu'il a !
"Rien à faire" dit-elle "je dois en avoir assez jusqu'à La Barre !!!" Pas du tout mon style ce genre d'inquiète mais ce n'est pas mon véhicule.
Quel tremplin le pont ! voilà l'horizon qui s'ouvre à défaut du bouchon. Je m'étonne, on est où ? Aurions nous roulé sur une herbe éguerrante ? S'rait-y pas du riz dans l'champ ? S'rait-y pas la llanura venezolana ? Oh, Lasylve, j'ai dit "La barre de Mont" j'ai pas dit "San Juan de los Morros" Fallait juste dire. Vl'an, d'un p'tit coup d'volant le véhicule reprend sa trajectoire
Attends Lasylve, as-tu vu c'que j'ai vu. Tu roules trop vite, sais-tu le sais-tu (mais non je plaisante). Tu t'es retrompée de chemin, c'est tout de même pas, en passant sur le petit pont que.... Et bien si. Preuve en est, nous voilà soudain en Afrique, transportées. Et je fais le portrait de la plus belle. Et la Barre de Mont dans tout ça ? Ecoute, pas grave, on la retrouvera, moi je file ! Elle est comme ça Lasylve. Plus le sourire époustouflant
Bon ben c'est vrai que ça faisait une petite faim tout ça. Et que l'assiette est belle. J'ai dit belle.
Franchement ça nous a bien requinquées. Après ? Figurez-vous que nous sommes parties à la recherche de la mer. De la mer ? J'éclate de rire. Mais Lasylve on est sur une île ! Elle ne doit pas être loin. Détrompe-toi, sinon pourquoi y aurait-il des voitures ! C'est vrai ça. Et la nôtre est au parking. On tourne en rond. Et on repose la question idiote : "C'est où la mer ?" Je ne reviens toujours pas du sourire, de l'éclat de rire de notre interlocutrice. Quand elle se remet -on est vif, intelligent et rapide à Toulouse- elle nous répond que c'est soit à droite soit à gauche mais que ce n'est pas loin, enfin tout dépend de ce qu'on peut faire en marchant ! C'est ce "an" que j'identifie sur l'instant. Après des années de sténographie Duployé-Delaunay. Et je pose l'autre question stupide "Bon sang... mais c'est bien sûr, vous êtes toulousaine ?" Oh notre rire, elle, toute petite et rondelette, et joyeuse et moi encore toujours grande, un peu moins mince et toujours rieuse : bref, le coup de foudre amical du jour, l'éphémère dont nous avons tous besoin, qui requinque.... comme le plat de moules té ! Du coup on cherche la mer. C'est en cherchant qu'on trouve, disent-ils dans les contes. C'est vrai. Pour trouver on a trouvé : une jolie fenêtre et un joli jardin et même un pays où les gens marchent à l'envers, mais côté mer ?
Elle est où la mer ? Nous n'osons plus poser la question. Mais on nous l'indique.
Du coup on n'y va pas on y court, les rues s'élargissent
et au bout de la rue on s'effraie. Vous n'eussiez point fait pareil ?
Bon d'accord, il sortait de sa mare, il avait l'air en forme. En forme ? Il hésite, à droite, à gauche. On a pris la poudre d'escampette. Par la droite. Lui aussi. C'est sûr, sous nos pieds, le sol tremble. Sauve qui peut. On n'est pas deux douées des stades, nous. On a le souffle court. On nous siffle. C'est pour notre exploit. A vous de voir. 
Nous, vexées. Troublées on ne sait même plus où l'on est. "Vous êtes perdues ? Je sais ce que vous cherchez, montez sur mon dos !" La voix tombe sur les nôtres. Sans se le dire on pense "mais c'est quoi cette île ?" Vous avez déjà fait un parcours à dos d'autruche vous ?
On serrait très fort son cou mais cela semblait ne pas la mettre en difficulté. Elle nous a ramenée sur le parking. Le sol tremble. On s'inquiète, on s'informe. Le rhinocéros, le rhinocéros, tu l'as vu toi, le rhinocéros, fillette. Il y avait une fillette devant la voiture. Fallait voir le regard de l'enfant mais surtout celui hagard de ses parents. "Ne t'approche pas fillette, reviens". C'est alors qu'à ce moment-là un trou s'ouvre sous mes pieds. Je plonge. J'enends un cri Aliceeeeeeeeeeee Je me dis que ce n'est pas moi qu'on appelle. Je m'appelle Laphfée. Je continue mon trajet. De toute façon je n'ai pas le choix. Impossible de m'accrocher quelque part. Oh la la ça tourne, ça tourne. J'entends Qu'on me dis "attends-moi !" Comment attendre, je chute ?
Un fauteuil jaune me tend les bras ensoleillés, face au port, sur la terrasse du café.
J'ai l'impression que je me réveille. D'un grand sommeil. Oui, un chocolat viennois. Bien moussu, il est bienvenu. J'ai froid.
Elle s'appelle comment votre enfant, Louise ? Non, Alice. Et c'est drôle comme elle ne vous quitte pas des yeux. Excusez-là Madame. Que je l'excuse, mais vous voulez rire, pas d'excuse s'il vous plaît. Comment s'appelle-t-elle votre bout d'chou ? Mais maman tu ne reconnais pas ma fille. A Quoi rêvais-je ?Mon fils est là devant moi. Sa charmante épouse aussi. Et vous savez ce qu'ils me disent. Qu'ils sont venus m'écouter conter à la Barre de Mont. Mais enfin fiston je t'ai dis que c'était le 24 avril ! A 11 h ! A propos des îles, des océans, de guerre à paix ! Alice est en vacances Maman, on sera là. On discute un peu avec Lasylve. On joue avec la petite Louise. C'est tout sa maman. Bise à chacun. A bientôt. On s'en retourne.
et à bientôt
08 avril 2010
Chère Vieille Dame Âgée
Je vous écoute. Dans quelques jours vous fêterez votre nouvel anniversaire. Ou ne le fêterez pas. Celui-là vous peine. Comme votre coeur qui s'affole et vous affole. Il dit que vous ne voulez pas, ne voulez plus. Mais vous dites "Demain, cet été, à Noël". Vous dites "ça dépend de la motivation, du désir, du projet" Pourtant vous dites aussi "J'en ai assez des mots" Vous risquez de partir. Vous avez le coeur brisé. Vos enfants seraient divisés. Pourtant vous avez tout fait. Oui c'est vrai. Vous n'avez jamais fait de différence entre l'un et l'autre. C'est sûrement vrai. Puisque vous le dites. Vous avez tout fait. Aucune différence entre l'un et les autres. Aucune. Vous avez tout fait. Et ça a marché. Un temps. Après le temps s'y est mis. Le temps, le vôtre, le sien, le leur. Le temps de chacun. Et ça n'a plus marché. Et ce n'est pas de votre faute. Ou enfin si ça l'est, ou enfin non, ça ne l'est pas. Je vous le dis. Klerma Foru le souligne aussi aujourd'hui même, avec douceur et sagesse :
"Il faut faire attention avec qui on veut faire des enfants". C'est vrai il faut être deux, pour faire des enfants. Vous étiez deux. Pas si sûr. Ou trop sûre. Il est parti. Sans rien dire. Vous avez choisi le silence. Tout était pour vous pourtant. Surtout le droit de ce temps-là. On ne riait pas du pourquoi du départ. Elle n'avait pas la majorité. Vous veniez d'avoir votre quatrième enfant.Mais pour vous il était "le pauvre" "Tu comprends il a beaucoup souffert quand il était jeune !" disiez-vous. Mais la loi c'est la loi. La loi était pour vous. Non, vous l'aimiez ! D'un amour fou ! Loin de vous ! Fou l'amour. Alors vous avez affronté. Courageuse. Travaillé. Courageusement. Responsable. Et rieuse. Et prêteuse. Et donneuse. Jusqu'à votre chemise. Oublieuse. Madame, madame. "Espéreuse" Il reviendra. "Je reviendrai", disait-il, "tu verras nous finirons notre retraite ensemble" Il n'est jamais revenu. Il appelle encore. Quel lien étrange. Quelle histoire. Et vous voilà, avec votre légèreté et votre sourire. Très Chère Vieille Dame Âgée, épuisée par vos blessures, épuisée par vos silences, par cet impossible retour. Tant espéré, tant attendu, tant proposé. Epuisée par l'ultime absence. Pensez-vous à quitter ce séjour ? Il y a les progrès de la science et la possibilité de pour-suivre, aussi, encore, quelques temps, quelques jours, quelques semaines, davantage, pour qu'elle vous rejoigne, vous serre dans ses bras. Comme elle fait près de moi. Chère Vieille Dame Âgée, vous n'êtes pas que grande vous êtes grande. Je sais.
8 mai 45, c'est toujours ce que j'écris ou pense. Je corrige. 8 mai 2010 c'est fini, vous nous avez quittée, Vous êtes partie. Nous sommes le 31 octobre et je navigue entre les pages "Les enfants de Staline". Pourquoi ne m'avoir jamais rien dit. Pourquoi ai-je si peu interrogé. Pourquoi ai-je respecté votre silence ? Pourquoi n'apprends-je pas cette langue qui me plaît tant ? Votre absence me pèse.C'est comme un cycle. Difficile d'en parler. Drôle de commentaire "Mais elle était âgée faut que tu t'habitues ?" Quelle idée, bien sûr, ça c'est la raison. Mais la raison rend fort et fou. Plus que jamais ma poésie intitulée Salissures remonte en ma mémoire. Elle nous aimait tant sans tâche. Irréprochables. Parfait-parfaites. Elle-même, toujours en nettoyage et en jardinage, et que j'ôte les mauvaises herbes. Avec raison, qu'il était beau ma mère ton jardin. Le plus beau du quartier. Le plus à coeur, le plus vrai, sans esbrouffe, le jardin d'un bonheur intérieur. Et ses ponctuations journalières : un calice de volubilis dans une coupe de champagne, une déclinaison en tierce cosmos mauve violet rose dans le vase étroit tout cristal, les splendides bottes de glaïeuls jaune rouge orangé ici et là à profusion, tes fabuleux lauriers. Rauses. Jusqu'au dernier jour. Je lis "Les enfants de Staline". Drôle. Il est anglais, journaliste, russe d'origine, niveau de tes petits enfants, anglais et il livre des bribes, des histoires, des noms, des moments. Ceux de Lenina presque du même âge, ceux de Ludmila, quelques années de moins. Parce qu'il a enquêté. Une seule fois j'ai essayé de joindre. Le mail est resté sans réponse. Que livrer du silence ? J'y pense.

8 mai 45, c'est toujours ce que j'écris ou pense. Je corrige. 8 mai 2010 c'est fini, vous nous avez quittée, Vous êtes partie. Nous sommes le 31 octobre et je navigue entre les pages "Les enfants de Staline". Pourquoi ne m'avoir jamais rien dit. Pourquoi ai-je si peu interrogé. Pourquoi ai-je respecté votre silence ? Pourquoi n'apprends-je pas cette langue qui me plaît tant ? Votre absence me pèse.C'est comme un cycle. Difficile d'en parler. Drôle de commentaire "Mais elle était âgée faut que tu t'habitues ?" Quelle idée, bien sûr, ça c'est la raison. Mais la raison rend fort et fou. Plus que jamais ma poésie intitulée Salissures remonte en ma mémoire. Elle nous aimait tant sans tâche. Irréprochables. Parfait-parfaites. Elle-même, toujours en nettoyage et en jardinage, et que j'ôte les mauvaises herbes. Avec raison, qu'il était beau ma mère ton jardin. Le plus beau du quartier. Le plus à coeur, le plus vrai, sans esbrouffe, le jardin d'un bonheur intérieur. Et ses ponctuations journalières : un calice de volubilis dans une coupe de champagne, une déclinaison en tierce cosmos mauve violet rose dans le vase étroit tout cristal, les splendides bottes de glaïeuls jaune rouge orangé ici et là à profusion, tes fabuleux lauriers. Rauses. Jusqu'au dernier jour. Je lis "Les enfants de Staline". Drôle. Il est anglais, journaliste, russe d'origine, niveau de tes petits enfants, anglais et il livre des bribes, des histoires, des noms, des moments. Ceux de Lenina presque du même âge, ceux de Ludmila, quelques années de moins. Parce qu'il a enquêté. Une seule fois j'ai essayé de joindre. Le mail est resté sans réponse. Que livrer du silence ? J'y pense.
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07 avril 2010
Mythomane, de Christian Mazzuchini : Sortie de spectacle à Saint Jacques de la Lande
Sans voiture, le retour sur Rennes n'est pas simplissime. Ne médisons pas : il y a du choix. 22 h 38 ou 0 h 08. La prise de décision est imparable : mieux vaut ne pas assister au deuxième spectacle. Dommage.
Du coup j'attends dans l'abri-bus 30 '. Un peu frisquette l'attente. Et étonnante. Nombreuses sont les voitures à quitter l'aéroport. Je me dis que je pourrais faire du stop ? Je n'ose. Je rêve. L'une d'elle s'arrêtera peut-être. Que nenni !
Au bout d'un temps j'ai de la compagnie. Un grand jeune homme. Mais je me fais discrète. Pour une fois ce n'est pas moi qui entame la discussion. ça aurait pu. D'après un ex-beaufrère, je n'aurais aucun problème à entamer une discussion avec un scorpion en plein désert. Oh la langue de vipère.
Ce n'est justement pas le cas. Un froissement de papier me fait relever la tête. Le grand jeune homme m'explique qu'il vient de déchirer la direction "Rennes" inscrite
sur un papier. Je comprends qu'il a renoncé à faire du stop. Je lui dis que je m'étonnais que personne ne s'arrête pour me proposer contre tarif cohérent, why not, de me rapprocher de Rennes. J'ai quelques atouts : mes cheveux blancs, l'heure et le côté frisquet de la soirée. Je lui montre le côté marrant de l'instant : ce panneau qui décore l'abri-bus et en appelle à la solidarité. Des mots tout ça, des mots.
sur un papier. Je comprends qu'il a renoncé à faire du stop. Je lui dis que je m'étonnais que personne ne s'arrête pour me proposer contre tarif cohérent, why not, de me rapprocher de Rennes. J'ai quelques atouts : mes cheveux blancs, l'heure et le côté frisquet de la soirée. Je lui montre le côté marrant de l'instant : ce panneau qui décore l'abri-bus et en appelle à la solidarité. Des mots tout ça, des mots. Mais peu importe, nous entamons une discussion amicale. Christian Mazzuchini sera le prétexte. L'accent, le sujet. Puisque cet acteur est un peu du pays de mon pater. Le 82. Le jeune homme, en ébauchant un sourire discret, m'apprend qu'il est toulousain. (photo prise rue du Languedoc : il suffit de lever les yeux en juillet) Il me confirme qu'il existe bien une nouvelle voie aérienne pour faire Toulouse-Rennes : celle qu'on lui a faite emprunter et qui passe par Lyon ! Et qui n'a rien d'un raccourci même si elle est offerte.
Et dans la foulée, on ne voit plus le temps passer. Ah la parole, quelle merveille. Et l'échange alors ! Un trésor. A nous croiser, et reconnaître afin que je lui conte "Las nueits de Tolosa" Comprenez, Les nuits de Toulouse. Elle me fait trop rire cette histoire. Un jour je la traduirai et elle s'appellera "Les nuits de Rennes"

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28 mars 2010
Tiens tiens voilà revoilà Lodile dilong dong dongue digue dong dong
Lourd le gong ce jour. Comment se "face" Elle a planché sur le bonheur. Elle qui se repaîssait des propos d'Alain. Bonheur : éphémère produit qu'on peut offrir et qui est si fragile à engranger pour soi. Elle répète comme un leitmotiv « il n'y a pas de bonheur sans le regard de l'autre qui fonde la di-gnité. » Un jour elle a cherché ce regard. Elle l'a perdu. Dans le bureau d'un maire. Erreur d'interlocuteur. [Moi Loizo je m'étonne : jamais elle ne m'en avait parlé] Récemment dans celui d'une administrative. Qui confirme à haute voix et répète "C'est la faute de la société !" La faute de la société ? Mais cela change tout. Cela la sauve. Et dans la foulée elle prendra la carte loisirs que la société a fabriquée pour que les pauvres ne se sentent pas relégués. Pauvres mais capables de s'amuser. Pour attraper le bonheur peut-être. Précarité, un nouvel ordre social ! Peut-être que oui finalement, ce serait la faute de la Société. C'est mieux que la faute d'un maire. Mais la question reste posée : "le bonheur : une affaire publique ou privée ?" Finalement dit-elle, depuis 30 que je vote pour la gauche peut-être que je devrais prendre la carte Rien que pour voir si ça changerait quelque chose ? Loiso est-ce que tu aimes les jonquilles ? Parce que de côté-là oui, en matière de jardinage, on peut faire le bonheur des habitants malgré eux. [Dis-moi Lodile, un thé à la menthe te plairait-il ?] Un thé ? Bonne idée, mais à la lavande s'il te plaît Loizo. [Vos désirs sont des ordres ma chère Lodile] Elle savoure pendant que le vent salue Chopin sur les claviers de mon palmier. Vous avez dit bonheur. Je dis Bonheur.
Un chien qui bâille au coin du feu, cela avertit les chasseurs de renvoyer
les soucis au lendemain. Cette force de vie qui s'étire sans façon et contre
toute cérémonie est belle à voir et irrésistible en son exemple ; il faut que
toute la compagnie s'étire et bâille, ce qui est le prélude d'aller dormir ; non
que bâiller soit le signe de la fatigue ; mais plutôt c'est le congé donné à
l'esprit d'attention et de dispute, par cette profonde aération du sac viscéral. La
nature annonce par cette énergique réforme qu'elle se contente de vivre et
qu'elle est lasse de penser. ALAIN Avril 1923
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Voilà revl'à Odile
22 mars 2010
Inouïs soixante huitards, toujours branchés.
Toujours dans la course. Fabuleux. Plus que trois mois pour le devenir "En trente ans, la part des plus de 75 ans dans la population française a quasi doublé. Avec 23, 9 de plus de 60 ans, la Bretagne se place au-dessus de la moyenne" in "Vieillir, c'est branché" in Sciences Ouest, l'intéressante revue de l'Espace des sciences que je reçois. Oui vous pouvez KlIkEz, site en lien avec le sujet
Lodile et Rousseau ???? diling dili li ding ding
Juste une petite phrase qui du fait de l'expérience, me convient
L’impulsion du seul appétit est esclavage, et l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté.
Jean-Jacques Rousseau
Loizo replie ses plumes. Il ne donnera pas son avis. C'est son droit. On ne lui en fera pas procès.
Comment ? Vous voulez KliKeR sur le titre du billet ? Pourquoi pas c'est une bonne idée, cependant pour changer, aucun lien avec le contenu du jour. Oui, oui, toujours au même endroit le thé à la menthe.
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13 mars 2010
Jean Ferrat, 13 03 10 Disparition
Je n'ai jamais compris pourquoi j'avais tant pleuré à la disparition de Pompidou.
Et je cherche pas à comprendre. Je ne sais pas pourquoi la disparition de Jean Ferrat m'entraîne dans un flot de larmes aujourd'hui. Je sais seulement que je désirais chercher des CD de lui pour les faire écouter à ma fille.
Toute une époque, je dirai radio, puis TV, mais radio surtout, ce qui fait que sans avoir acheté les disques à l'époque, sa voix les musiques, les textes résonnent aujourd'hui dans ma tête.
Pour l'écouter, comme de juste YaKaKliKer sur le titre du billet, et cette chanson parce que je le pense : ça rime avec enfance.
11 mars 2010
Dilili dililililingue ding dong
ça y est, elle bougonne ! Et elle me parle ! Ainsi j'apprends qu'elle est allée au théâtre. Et bien sûr, je reçois quelques commentaires du style bougonnant : "Mais pourquoi devant moi" dit-elle. Je la questionne "quoi donc" "Une explication confondante : tu vois, j'arrive à l'instant où il s'agit de faire entrer en scène les acteurs : "je lance ?" dit l'un "où j'attends encore ?" dit le même". Et un autre d'expliquer dans l'effervescence "y a quelqu'un qui a réservé mais il ne trouve pas à se garer !!!" Je me demande si j'interprête bien et surtout pourquoi j'entends cette réflexion ? Pourquoi ça se passe devant moi, pour une fois que je m'offre ce luxe ? Et en plus avec le sujet de la pièce ! "Tiens, au fait, lequel ?" Elle évite de me dire, "contente toi de savoir dit-elle, qu'entre autre, elle dit que tout le monde n'est pas au même niveau, que cela fait des lustres que tous les gens ne sont pas au même niveau et que cela durera sûrement encore des lustres, pas partout, seulement dans un certain pays, enfin tu fais ce que tu veux avec l'interprétation Loiso. Tiens ça m'agace, et d'autant plus qu'on m'avait dit qu'il n'y avait plus de place : chanceuse, j'ai eu un strapontin, in extremis. Tiens, j'en rajoute, je préfère colporter Moi Loizo, je ne vois guère ce à quoi elle fait allusion, de toute façon Lodile, elle me dépasse. (Au fait, ce personnage n'est inspiré d'aucune autre Odile, qu'on se le dise) Comment ça ça mérite un p'tit verre ? ô seigneur, moi Loizo, moi votre hôte, j'ai oublié. Je remédie : sur votre droite, sous la feuille de bardane, sur le plateau de cuivre, au choix : boisson à l'hibiscus ou thé à la menthe. Bon verre. (Curieux, YaKaKliKer sur le titre du billet)
06 mars 2010
Ma chère vieille dame âgée
Je veux te faire une surprise, tu recevras plein de cartes postales. D'ici d'ailleurs de mes ami(e)s, connues, inconnus qui se prêtent au jeu. Allo, Jouelle, ma fille, tu es là ? J'écoute. Oui ma mère oui ma mère. Ecoutie, je ne veux pas qu'on m'envoie des cartes, je ne veux pas que tu donnes mon adresse, Mais Maman, Maman. Ya pas Maman Jouelle, je vieux pas, Je aime pas les mots. Je aime pas les mots. Je aime pas écrits. Oui ma mère, oui ma mère. On sait jamais avec eux. Eux laissent traces. Oui ma mère,, oui ma mère. Méchants, méfier. Oui ma mère, oui maman. Elle raccroche. Poignance* de son cri accentué. Douleur. Salissure. De quoi a-t-elle souffert. Ira-t-elle, dira-t-elle. Enfin. Un jour. Avant que. Avant. La rafle du Veldive. On en parle enfin. On en parle tant. Bien sûr j'irai le voir. Bien sûr. Je n'ai pas fait la guerre. Je ne l'ai pas vécu. Qu'écris-tu ? Répète ! Je dis que je n'ai pas vécu la guerre. Que tu crois. Tu es née avec. Avec son refus. Et de tes oreilles d'enfants tu l'as bue. Enivrée pour longtemps d'un alcool qui ne te concernait pas. Au quotidien de ton enfance la guerre t'a forgée. Insouciance et gravité mêlées qu'elles n'a jamais dites mais que tu as bues. Breuvages qu'elle taisait. Que tu buvais. Qui lui appartenaient
Si j'avais su. Si j'avais su. Ma chère dame âgée. Quel gâchis. Quelle douleur encore. Mère, fille, petite-fille. Mère, fille, petite fille. Mère, filles, fils... une valse à trois temps... que tu m'as apprise dans quatre carrés carrelages, à ne pas dépasser. Alors qu'il fallait. Qu'il faut dépasser. (copyright)
Si j'avais su. Si j'avais su. Ma chère dame âgée. Quel gâchis. Quelle douleur encore. Mère, fille, petite-fille. Mère, fille, petite fille. Mère, filles, fils... une valse à trois temps... que tu m'as apprise dans quatre carrés carrelages, à ne pas dépasser. Alors qu'il fallait. Qu'il faut dépasser. (copyright)
Photo Association Mira Baï - "valse indienne"
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05 février 2010
Calabozo, ça veut dire Prison en espagnol vénézuélien
Plus vraie que nature, "una pignata" : aucun anniversaire ne se fête sans "pignata" : la maman de ce charmant enfant qui s'en donne à coeur joie sur la pignata pour la défoncer, c'est le jeu, et bambin jumeau des petits petons que l'on devine derrière la pignata, s'appelle Marie Thérèse.
C'est avec plaisir que j'ai découvert ce blog et que j'en fait part. Un peu de Calabozo vit en moi : musique, marché fruits, mangues, jugo de naranja et de canne -ah que c'est dur à dire, idem pour zanahorias (carottes) alors je me suis rabattue sur les pastèques y las frutas de la pasion ! Les maisons basses, les bougainvillées, les alpargatas -que j'adorais : petites sandales légères en coton crocheté serré serré serré- la represa -sur laquelle un jeune ingénieur français duellait sur sa planche à voile avec les piranhas : nombreux étaient ceux qui espéraient, peut-être, une chute, juste pour voir : après tout, il s'y risquait. Ah ces français. Y los helados : ay Jesus ! Y la carne mechada. Y Luisa quien me la "ensegno" Disculpe, se me hace falta la tilde. Olà, hasta luego a todos. Y quien quiere tomar un vasito de Cuba Libre.. esta escondida debajo de la hoja mas larga. Glou glou glou
Para encontrar a Calabozo hay solo que "kliker" sobre el titulo de este articulo.
02 février 2010
Prise directe de Béatrice Schoenberg : belle émission
Un profil : celui qui a sa quête
et une certitude : oui, il y a encore des gens qui vous insultent en disant "Fils (ou fille) de boche !" Mais peu importe, à partir du moment où justement peu importe.
Ou l'on se rend compte combien cette seconde guerre mondiale est encore présente au sein des familles et de leurs enjeux.
01 février 2010
Regarde Loizo, mes cieux. Elle a la pêche Lodile
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28 janvier 2010
Le sujet du Chamane est un beau sujet conté
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27 janvier 2010
De faits de fées et fééries IaKaKliKer....
sur le titre du billet
Belles rêveries. Meilleurs voeux de fée
13 janvier 2010
Fion fesses et Madelon
Pour aller plus loin il suffit juste de KliKer sur le titre du billet. Belle journée
11 janvier 2010
La fessée ? Pour certains une connivence, pour d'autres une humiliation
07 janvier 2010
Entrée pour une belle et heureuse année 2010
Il y avait longtemps.... à voir pour contempler et rêver
Belle visite sur le blog de photos de Christine. Pour vous y rendre vous n'avez qu'à KliKer, tout simplement, sur le titre du billet.
30 décembre 2009
Who are you ? said the Caterpillar
The Ultimate Question
'Who are YOU?' said the Caterpillar.
This was not an encouraging opening for a conversation. Alice replied, rather shyly,
'I--I hardly know, sir, just at present--at least I know who I WAS when I got up this morning, but I think I must have been changed several times since then.' What do you mean by that?' said the Caterpillar sternly. 'Explain yourself!' 'I can't explain MYSELF, I'm afraid, sir' said Alice, 'because I'm not myself, you see.' 'I don't see,' said the Caterpillar. 'I'm afraid I can't put it more clearly,' Alice replied very politely, 'for I can't understand it myself to begin with; and being so many different sizes in a day is very confusing.' 'It isn't,' said the Caterpillar. 'Well, perhaps you haven't found it so yet,' said Alice; 'but when you have to turn into a chrysalis--you will some day, you know--and then after that into a butterfly, I should think you'll feel it a little queer, won't you?' 'Not a bit,' said the Caterpillar. 'Well, perhaps your feelings may be different,' said Alice; 'all I know is, it would feel very queer to ME.' 'You!' said the Caterpillar contemptuously. 'Who are YOU?'
19 décembre 2009
Pour enfants bretons et autres, CD de Noël 11 € le conte musical
Pour découvrir tout un univers conté simplissime : YAKAKLIKER, sur le titre du billet
ou sur le lien qui suit
https://docs.google.com/Doc?docid=0AfmV4tszprkNZGdkazl0MzZfMTA4Z3h3czh3ZHY&hl=en&pli=1
ou sur la vidéo du lien
Si j'ai bien suivi, une aventure entre inspirés de la celterie.
17 décembre 2009
Calendrier de l'Avent en photo... pour vous qui passez sans me voir
11 décembre 2009
Besoin de cartouches d'encre ?
Plus que l'embarras du choix sur le net chez http://www.nopan-ink.com/
YA+KAVISITER, d'un clic sur le titre du billet
Bla bla bus
Récemment entendu : deux jeunes gens échangent, 21, 22 ans
L'un dit "C'est vrai ça, entre une fille qui m'apprend tout sur le maquillage et un copain qui m'aide à performer ma musique je n'hésite pas. Je choisis le copain".
Didgeridoo français... n'y avais jamais pensé. Y A KA....
KLIKER pour écouter quelques extraits tirés de nos bois peut-être exotiques aussi, ma foi.
08 décembre 2009
Anti-feu dans son appart, agacée Lodile, très agacée
Agacée Lodile, elle est agacée. ... Et on le saurait à moins.
Son organisme HLM (Parchibat Peltibah) désirant prévenir les incendies, -et elle approuve- un système a été installé dans son appartement. C'est bien, et c'est peut-être pas. Comme dans le fameux conte russe. Car tout compte fait son appartement n'est pas un appartement, il est une grande salle commune avec deux chambres à l'écart.
Alors, à peine a-t-elle le temps de faire cuire trois galettes ou crêpes à la poêle que l'alarme se déclenche.
Mais d'incendie, que nenni, et de sonnerie, au moins trois minutes si pas cinq, à vous crever les tympans. Alors elle en a marre. Alors elle me le dit.
"Tu vois Loizo, j'en ai marre", dit-elle au cher hôte de Laterrasseentchat, "quinze jours que le système est installé, et cela fait déjà la quatrième alarme déclenchée. Dieu merci, une chance qu'elle ne soit pas branchée sur le standard de la caserne des pompiers. Ils finiraient par m'en vouloir. Mais trop c'est trop", me dit-elle. "Tu vois Loizo aujourd'hui c'est au bout de 15 mn de cuisson de rôti au four. Désormais je ne mangerai que des substituts liquides".
"ça tombe bien" lui dis-je "j'ai préparé de la verveine, en veux-tu un verre !"
Gentille Lodile. Verre en main comme je le lui ai conseillé, elle mentalise, allongée dans le hamac vénézuélien.
Je me la Kisskool, je me la KissKool, je me la KissKool
¨Pour connaître Parchibat Peltibah simplissime : YAKAKLIKER, sur le titre du billet
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07 décembre 2009
Beaucoup de choses à lire, à voir, à goûter avec Camille64
05 décembre 2009
Rigolote Lodile; dililing ding dong la vlà qui revient
Oui Loizo, bonjour Comment vas-tu ? Pas le temps de donner mon avis, elle ne me donne pas la parole et poursuit. "Sais-tu c'ki m'est arrivé il y a deux soirs ? Nuit noire illuminée de décembre, décorations obligent. 20 h 30. Nous traversons les quais, à pied. Ma voisine tremble. Je crains qu'elle ne tombe. Je la retiens. Dans le mouvement... c'est moi qui me plante. Brutalement. A 45 °. sans avoir rien vu venir. Sans rien comprendre. Mains à plats, paume écrasée. Sur le macadam mouillée. Dans un super beau trou. Et comme on plante les choux, violemment à genou. On n'en fait pas un plat, mais sous le choc, me voilà légèrement groggy et quand je dis légèrement... Le lieu est une plateforme d'autobus. L'un démarre. La conductrice n'a rien vu. Mais nous débordons encore sur la chaussée. Et que j'te klaxonne tout ce que je sais. Et que je te fais la tête. Je parle d'elle.
Et ce n'est pas fini. Aujourd'hui même. Un trajet d'autobus se termine. Je demande mon arrêt. Je me lève. Topographie. Une descente. Un feu, un carrefour. L'arrêt. Le feu doit sûrement passer au rouge. Grand coup de frin et je valdingue, m'enroule autour d'un poteau, finis "mes jours", c'est enthousiasmant sur les genoux d'un usager auquel je n'avais même pas souris dans l'abri-bus !C'est un homme chapeauté et charmant. Idée subite, c'est mieux que mort : je ne descendrai pas, je poursuivrai le voyage avec lui et m'accrocherai à lui le hasard n'en a-t-il pas décidé ainsi ? Une valise me heurte la hanche. Exaspérée, je quitte le bus. C'est pas fini, même plutôt kafkaïen. Le trottoir est jonchée de feuilles humides. Je m'étale ! Je prend le parti d'en rire.
"Quittons ces lieux inhospitaliers. Rentre chez toi" me dis-je. Le téléphone y sonne sitôt laporte poussée. Je me précipite. Drôlatique : c'est à propos d'un questionnaire de satisfaction pour la TSAR, la compagnie des mêmes bus. Si je ne me trompe pas, ça tombe à plat ! Vais-je me venger ? Je vous laisse deviner. Vive le téléthon.Des cornes de gazelle, avec le thé à la menthe ? Loizo, merci de me gâter ainsi, ça me fait du bien. Faites-vous du bien aussi, piquez dans leplateau de cuivre et buvez à satiété.
Photo empruntée au site http://www.larosedetunis.com/patisseries_plateaux.html
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02 décembre 2009
On aimerait que la "maladie d'A" n'existe pas : elle existe
Alzheimer. Un mot qui prend de l'ampleur, vu que l'être humain vit de plus en plus longtemps. Quelque chose m'a récemment choquée. Une personne, comme "vous etmoi" disait "Je ne m'arrêterait pas de travailler, moi je n'aurai pas la maladie d'Alzheimer". J'ai pensé à la seule personne que je connaisse et qui est censé l'avoir. Elle aura travaillé toute sa vie, sa vie entière, sa vie durant. Et elle cherche à continuer, et tant mieux.
http://www.survivre-alzheimer.com/10aider.htm
Le site que je découvre est plutôt intéressant. L'une des pages fait parler les "malades" eux-mêmes. On peut mieux comprendre leur situation. On peut améliorer nos relations avec eux. Pas facile mais à tenter. Car si plus tard, je rencontrais Alzheimer, je préfère que vous sachiez. Pour m'épauler.
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