Comment dit-on déjà, au pays des repas de mots, ah oui, qu'au club des électrons libres on pourrait l'y reléguer. Plutôt un compliment. Bonne visite chez elle. Amicalement.
Superbe, j'entends le gong, diling diling ding dong dong dong dong Diiiiiing ! Houps là, affirmée la musique, s'en remettra-t-il ? Encore un coup ; je parie que c'est Odile. Mais oui, la revoilà, alors la lune de miel ? Eternelle me dit-elle, et fabuleuse. Je m'étonne, alors pourquoi cet agacement ? Tout simplement parce que j'ai tendu le bras pour attraper une publicité de parti politique entre boulangerie et supérette et que le militant me l'a refusée. Je m'interroge : pourquoi ? Cela se voit-il que .... ? Que quoi ? Que quoi rien finalement, c'est son droit et je préfère penser à autre chose ! Toujours un peu de cachaça, au fait, depuis le temps ? Mais oui Odile, mais oui, derrière la grande feuille effectivement à l'ombre, en effet. Huuuuuum parfait, glacé comme je l'aime Merci Loizo. Plaisir Odile plaisir. Vous êtes là ? Merci pour la visite, servez-vous. A bientôt.
Le blog de Loiseau Bleu c'est une terrasse virtuelle sous palmier avec musique, bassin, fontaine ruisselante, végétation marocaine, ocres et bleus assourdissants, et les allées et venues de l'Odile qui cause de tout et de rien
29 février 2008
Quelqu'un que je connais bien....
Comment dit-on déjà, au pays des repas de mots, ah oui, qu'au club des électrons libres on pourrait l'y reléguer. Plutôt un compliment. Bonne visite chez elle. Amicalement.
Superbe, j'entends le gong, diling diling ding dong dong dong dong Diiiiiing ! Houps là, affirmée la musique, s'en remettra-t-il ? Encore un coup ; je parie que c'est Odile. Mais oui, la revoilà, alors la lune de miel ? Eternelle me dit-elle, et fabuleuse. Je m'étonne, alors pourquoi cet agacement ? Tout simplement parce que j'ai tendu le bras pour attraper une publicité de parti politique entre boulangerie et supérette et que le militant me l'a refusée. Je m'interroge : pourquoi ? Cela se voit-il que .... ? Que quoi ? Que quoi rien finalement, c'est son droit et je préfère penser à autre chose ! Toujours un peu de cachaça, au fait, depuis le temps ? Mais oui Odile, mais oui, derrière la grande feuille effectivement à l'ombre, en effet. Huuuuuum parfait, glacé comme je l'aime Merci Loizo. Plaisir Odile plaisir. Vous êtes là ? Merci pour la visite, servez-vous. A bientôt.
26 février 2008
Petite vidéo : Il y a longtemps que sa discrétion et son humanité me manquent....
¨Je vous le prête avec l'autorisation de sa meilleure amie
22 février 2008
Il y a longtemps qu'elle désire se présenter : elle s'appelle....
Tatouhu Lagodich'. Elle est née un jour comme tous ; d'orage comme certains ; de nuit, comme d'autres. Rien d'original. Un peu étranglée mais à peine. Sans grand-père, ni grand-mère ; d'une rencontre ; d'un amour ; de l'orage ; d'une crainte ; d'une peur ; d'une douleur ; d'un viol. Quelque part ; Ailleurs ; par hasard ; parce que départ ; parce que fuite ; parce que désordre ; parce que ordre ; parce que des ordres ; en transit sans savoir ; elle n'aura jamais le sentiment d'en posséder ; ni même de le posséder ; parce que exil.
Chance, elle est née chanceuse ; au-dessus d'elle les voix claironnent : quelle chance il a ce bébé ! il est beau, il est grand, il est souriant, il a l'oeil vif, il serre déjà les mains, il hurle, il rie, il gouleye, il suce bien, il est mignon, agréable, tranquille. Petite madame, vous en avez de la chance : votre petite, elle fait toutes ses nuits. Là c'est sa mère qui est chanceuse. Elle a tout pour elle cette enfant et puis.... elle te ressemble. Et Tatouhu ne peut s'empêcher de remarquer les yeux exorbités d'une douce agnelle dévorants la belle beauté d'amour de son zèbre de mari. Tatouhu Lagodich' ne sait pas encore qu'elle est née d'un couple presque mixte. Mais elle l'entend : aucun des deux ne parlent la langue de l'autre : étrange, étrange, le babil s'emballe. Mais pour ce soir il se fait tard : concluons d'un petit Paca e écrivons-le de nouveau Tatouhu Lagodich' est chanceuse : elle a tout eu. Vous le lirez.
19 février 2008
ça n'engage que moi
« Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle pour acheter une sûreté passagère, ne méritent ni l’une ni l’autre. »
Benjamin Franklin
Libellés :
ça n'engage que moi,
De tout et de rien,
Je lis pour vous
Il y a longtemps qu'en ces lieux...
Je n'étais passée. Bonjour Loizo Comment-vas-tu ? Bien Odile, bien, je vais bien. Il se prélasse, dans la bouche l'embout d'un narguilé. Gingembre Odile, Gingembre. C'est le bleu du ciel, le crispé du soleil, le déchiré des stratus qui m'y a fait penser. Et toi, comment vas-tu ? Bien bien, merci, je réfléchis comme toujours. C'est une maladie. A quoi Odile ? Aux Sybille ! Il en retire l'embout et reste coi. J'en profite. Ce seraient des oracles. J'ai voulu en savoir plus et davantage. Sur ELGOOG. Je me suis retrouvée sur un site de prénom. Votre prénom l'année de votre naissance. Cliquez sur votre département. Moi c'est 99. Ni Outre-mer, ni Dom-tom, mais personnel militaire, hors Rhin. Rien. Rien de rein de Rhin de rin dis donc dis d'où quoi ? Le froid de leur exil d'un seul coup d'un seul sur tes deux épaules. Le rien qui te tombe sur les épaules ça effraye ça fait froid au dos. T'apprends qu't'existe pas statistiquement. T'as peur ! Tu peines ! Heureusement Loizo t'es là, ça fait du bien. Vous savez ce qu'il m'a répondu. Soufflée ! D'ordinaire Loizo ne prends pas parti et pour cause. L'a perdu des plumes à prendre parti. Maintenant s'en tient à l'essentiel. Ne secouerait même plus son ami. La preuve. Savez-vous ce qu'il me dit ? Pourquoi tu t'fais pas parrainer par un petit CM2 ? En vlà une idée qu'elle est bonne ! Bon, pour l'instant je prends un thé au gingembre aujourd'hui, ça dégivre les pare-brise, pardon, les paupières. Je sens que je marche à l'aveugle. Wouahou tout s'ensoleille, me voilà en Egypte. Pour savoir de quoi je disgresse, courir sur www.lcomlania.com Agenda : vendredi 14 mars 20 h à vous y voir Ercé sur Liffré Fenêtre ouverte sur Ré et les autres.
Libellés :
Actualités,
Causticité,
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Ma mère
31 janvier 2008
26 janvier 2008
di ling diling ding ding di ling
Vents du passé passés dépassés.... Il aurait dit -peu importe qui- "Vivre est foisonnant. Vivre est complexe. Pour lui, vivre c'est s'imprégner des autres sans rien leur dérober. En un mot vivre c'est aimer !"// Lu dans "Quelqu'un à côté" "Il faut parfois aimer suffisamment pour déclencher la guerre.... J'étais résolue à l'obliger à ressentir l'implication d'une décision concernant l'action d'autrui" // Dans ce livre merveilleux qu'elle aime Alberto Moravia, Le Mépris - et peu importe qui elle est- "Tant qu'on ne sait pas ce qu'on veut, il est préférable d'oublier l'idéal, de le laisser de côté... et puis dès qu'on a pris pied sur un terrain solide, il faut alors le ressortir... le premier billet de mille gagné, le voilà l'idéal... par la suite, il se développe, devient pour nous studio, théâtre, films, notre travail quotidien... en somme". Elle a l'air heureuse. Pourquoi pas Odile, Pourquoi pas. Et celle-ci, de Cocteau, qui s'adressait aux magiciens : "Homme aux mille mains, je forme des voeux pour que votre art se lègue, puisqu'il s'adresse à ce que le monde conserve en lui de meilleur : l'enfance"Mes plumes bleues frissonnent ; touché, dans le mille : merci Odile. Mais di ling ding ding ding, la voilà déjà ailleurs. A la prochaine.
25 janvier 2008
Emprunt russe
poème de Maïakovski :
Conversation avec la Tour Eiffel
Paris, écrasée par des millions de pieds.
Epuisée par des milliers de pneus.
Je laboure Paris.
L’angoisse d’être seul,
l’angoisse d’être sans personne,
l’angoisse d’être sans une âme.
Autour de moi _
la danse fantasmagorique des autos,
Autour de moi -
Par la tête de poissons farouches,
siffle l’eau de ces fontaines
du temps des Louis.
J’entre
Place de la Concorde.
J’attends,
jusqu’à ce que
la Tour Eiffel, fatiguée des surveillances domestiques,
relève son chef travaillé, sorte des brumes
et vienne à moi,
Le bolchevik.
- Ts, ts, ts, s
Tour,
du silence, en cours de route ! –
On va nous voir ! –
La lune – frayeur de guillotine.
Ce que j’ai à vous dire
(j’en viens au chuchotement
pour lui murmurer
sur ses ondes
radio) :
- je suis intervenu auprès des choses et des bâtiments.
Nous
n’attendons que votre accord.
Tour -
nous vous choisirons pour chef !
Vous n’allez pas –
Modèle du génie des machines –
ici
vous cacher pour des vers d’Apollinaire ?
…
Paris 1922
Vladimir Maïakovski
18 janvier 2008
Etude, travail, profession, passion
Di ling.... ding ding.... ing.... ng..... g............... étonnant tintinnabulement ce matin. Elle se tient non loin de moi presque trop près non suffisamment elle parle calmement ni trop doucement ni trop bruyamment elle expose son incompréhension Que puis-je ? Que comprends-je ? Que sa mère s'en retourne d'où nous sortons tous ! Que ça la bouscule ! Qu'elle en remonte le temps ! Qu'elle retrouve le sien en courant ! Qu'elle découvre qu'elle n'a fait que ça d'elle qui était si merveilleuse (je crois qu'elle se clin deuil d'elle-même) Qu'elle s'inquiète ! Pour son propre enfant ! Son deuxième. Qui n'est pas si petit que ça ! Qui est même déjà grand ! Suffisamment pour gagner son propre argent ! Mais comment le justifierait-il puisqu'elle ne gagne pas le sien ou si peu ? Qui a décidé de poursuivre des études ! Qui se désespère actuellement car sa branche choisie ne le satisfait pas. Pourtant il travaille bien. Toujours discret personne ne remarque son malaise, car il sourit son enfant, bien élevé tout comme elle. Il est solitaire : personne ne l'appelle jamais. Faut dire qu'il n'a pas de voiture son enfant, surtout pas encore son permis. Faut dire qu'il est à l'extrêmité d'une ligne de bus : "c'est trop loin pour aller chez toi ! et lui "vous m'invitez trop tard, je ne peux plus vous rejoindre" Elle, personne ne sait ses douleurs, ses craintes, ses peurs, ses hontes d'en être arrivée là où elle en est. Heureusement l'APNE ou la PANE est là qui la convoque, qui va l'aider. Pour la troisième fois elle y croit. Elle n'y court pas mais elle y va. On lui parle de leur dernier entretien Qu'avions-nous décidés, nous nous étions vus, n'est-ce pas. Non ça s'est passé juste par courier. Et le précédent ? Par courrier aussi. Alors c'est bien que nous nous rencontrions. Elle fait oui de la tête. Qu'avez-vous fait entre-temps ? Elle lui raconte un essai de contrat aidé loupé, source de grands déboires financiers sur la moitié de l'année ; elle lui raconte ce contrat renouvelé dix ans et interrompu pour cause de nullité sous lettre recommandé ; elle lui dit ses interventions rares mais souvent objet d'un petit article ; sa dernière prestation scolaire et l'engouement des enfants et du corps enseignant ; il comprend ces deux ou trois heures par mois à moins de 100 € et il sait les traduire en nombre d'heures réelles : le choix, lectures, recherches, compréhension, mise en textes, mise en mots, visualisation, mise en images, préparation ; re recherches ; mise en bouche, répétitions. Maigre satisfaction mais satisfaction. Moi j'incline mes plumes. Ce n'est pas une plainte. Seulement une constatation. Lui, devant elle, il conclut "On mettra en conclusion que vous devez continuer vos prestations ! On fixe le prochain rendez-vous à .... d'ici un mois, voulez-vous ?" Elle a acquiescé. Je la sens à la fois sûre et fragile. Humaine ? Trop peut-être. Pas suffisamment masculine c'est sûr au sens actif-réactif. Le soleil coule à flots sur la terrasse vêtu d'un manteau bleu touareg. Mon perroquet blanc s'est posé sur mon épaule. C'est lui qui propose "Quelque chose à boère pour vous désaltérer ?" Elle demande un thé.... à la fraise. Chance, je viens juste d'en recevoir. Si vous en voulez, n'hésitez pas, accompagnez-nous. Di ling.... ding ding.... ing.... ng..... g............... Tiens, comme elle est entrée la voilà sortie. Discrète. Plutôt une cachaça pour vous ? C'est comme vous voulez. La terrasse est ouverte.
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Terrasse en Tchatche
15 janvier 2008
Son dernier foie gras
Onze jours que je l'ai quittée. Mon fils m'a dit "cette fois, elle est devenue vieille". Je n'ai pas voulu voir. Difficile d'admettre que le piédestal sur lequel je l'avais montée se brise. Mais quelle dignité. Vouloir être debout, toujours, encore. Je n'ai pas vu venir. Ces jambes raidies, ces accent circonflexes quand elle s'allonge, ses genoux qui veulent toujours dépasser de la couverture. Je n'avais d'elle que sa voix, souvent souriante, encore jeune et tonique, rarement affaiblie mais hier. Hier. Elle m'a parlé. Jamais elle ne m'avait dit cela "Je souffre" L'aveu. "Je ne vais pas bien" quelques fois. "Je souffre" Jamais Et tout de suite après "Non non, ne viens pas, reviens quand j'irai mieux !" Elle aura 86 ans le 16 avril. Mais je crains que... Ses jambes ne la portent plus, sa tête se débranche. Elle a toujours pensé à demain, à plus tard. Le jour de mon départ elle se tenait debout. Elle m'a dit "Prends un foie gras."
Pourquoi ai-je répondu non ? Bête que je suis, pourquoi lui avoir refusé ce plaisir ? Je voudrais l'avoir là ce foie gras, sous mes yeux, posé dans une assiette. Je voudrais le pénétrer de mon couteau doucement avec lenteur, en conscience. Je voudrais le trancher et le déposer sur ma langue et le sentir fondre sur ma langue lentement, longuement, en communion avec elle. Il ne serait plus foie gras, il deviendrait elle et je la tiendrais dans mes bras, je ne l'écraserais pas, elle est devenue si faible, mais je la serrerais avec une douce fermeté. Cependant je n'ai su que lui tenir la main. Cependant cette main raidie, cette main tordue par de longs travaux, par le stress permanent sûrement, cette grande main a frémi sous mes doigts. Elle s'est abandonnée. Mi-riante, ma mère, mi-pleurante, je n'ai su que t'embrasser. Tu t'es réveillée. Tu as regardé la pendule, à des kilomètres de là. Tu as dit "il n'est que 02 h ?" -c'était vrai- Tu m'as souri. Tu t'es allongée avec toujours cette retenue dans les cervicales et tu as de nouveau fermé les yeux pour vivre ta respiration étonnante, et sifflante, parfois suspendue jusqu'au.... Mais non, tu respirais de nouveau. Il pleut, il vente, fort, très fort. Un vrai temps d'automne. Les crocus jaillissent sur le balcon, crèvent les tapis verts des squares, les mille et une bulles de soleils provençaux et parfumés soulignés de légères feuilles gris-vertes et crantées explosent dans le jardin de Maya, les anémones que tu préfères- déroulent leurs branches. La vie n'attend qu'un instant pour se mettre en printemps. Les fleurs, c'est toi maman. Le printemps c'est toi. Je pense à toi.
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Toulouzen,
une mise à nu
13 janvier 2008
La terrasse de nouveau, pour un "C'était hier"
Di ling ding ding ding dong, c'est un tintinnabulement léger qui se répand pendant que le gong reprend doucement ses esprits. Ces mots dits sur un fil de soi(e) -je ne trouve pas nécessaire l'entre-parenthèse qui existe sur la plaquette, qui plus est fort belle-, c'est le seul "défaut" que je note. Sur la scène qui n'existe pas, mais qu'elle fait soupçonner sans savoir au fur et à mesure de sa prestation, elle se fait magique et magicienne. Elle crée et tisse au fil des doigts, son univers onirique qui se double de son ombre furtive. Et on se laisse emporter. Elle "fil" rouge, elle chante en allemand. On devient bobine. On est tout esbaudit quand elle termine. On reste empreint d'émotion. Et les applaudissements sont à la hauteur de ce qu'elle a donné. Elle sourit doucement. On n'a pas vu passer le temps. Je n'ai pas l'habitude d'expliquer. L'explication ne m'a jamais intéressée, ne m'intéresse pas. C'est sentir, être touché qui m'inspire. Et Gaëlle Steinberg est touchante et attachante. Ce qui en matière de fil.... Elle fait mouche avec humour et gravité. Joli. J'ai passé une excellente soirée.
Pour ce qui est des trois premiers conteurs qui s'installent dans le conte, je les remercie pour le choix des histoires, surtout celle de Sibérie, quoique, à la réflexion, celle sur le bienfait du rire, quoique, celle sur la nécessité d'identifier le pourquoi de sa peur.... bon, finalement pas surtout, l'une autant que l'autre. Le silence offert à chacun des trois est gage qu'aucun ne se trompe : ils sont sur le chemin du plaisir à dire et à offrir. Quant à moi Loizo, je m'installe dans mon hamac bleu et blanc pour revenir sur cette découverte qui m'a faite penser à une conteuse Vietnamienne dont je ne retouve malheureusement pas le nom. Mais j'y reviendrai. Une vodka ? Mais pourquoi pas ! Vous le savez, vous n'avez qu'à vous pencher, sur votre droite ou votre gauche : j'ai tout prévu. Merci pour votre visite. A bientôt.
09 janvier 2008
il se fête à Rennes aussi "Yennayer", le nouvel an berbère
LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Khemis-Miliana
La ville prépare Yennayer
Sur la grande place du marché, les marchands et les vendeurs ambulants ont changé de commerce. Dans tous les étalages on vous offre une variété de friandises pour fêter Yenneyer ou Ras El-aâm. Les marchands de volailles sont aussi au rendez-vous et exposent à même les trottoirs poules et dindes bien grosses. Chez la famille Lounis qui est originaires de la Grande-Kabylie, Yenneyer est fêté avec un éclat particulier : «Dans notre village, la famille se réunit autour du repas traditionnel. C’est le couscous avec de la viande de bœuf et du bouillon de légumes. On distribue des friandises à tous les visiteurs et invités et les femmes entonnent des chants et des prières pour souhaiter une bonne année et surtout une bonne récolte».
A Miliana l’arrivée du yennayer ou Ras El-aâm se prépare avec beaucoup de soins : la grande salle est prête pour accueillir tous les membres de la famille. Les femmes mettent un soin particulier pour préparer le repas traditionnel : de la «rechta» avec du poulet. Ensuite, autour de la grande table garnie de friandises, les femmes commencent leurs tours de chants. Puis c’est la séance de la «boqala» dirigée par la maîtresse de maison qui donne la bonne nouvelle adressée principalement aux jeunes filles à marier. Les hommes se rendent à la mosquée de Sidi Ahmed Benyoucef pour assister au spectacle des Aïssaoua et écouter la zorna de cheikh Brazi. Pour Mme Abdelouahab psychologue, elle nous donne plus de précisions sur yennayer ou Ras El-aâm : «aujourd’hui on est en 2958 de l’an amazight, et dans chaque région, les traitions culinaires ont un cachet particulier. A Miliana, à Ténès, à Tiaret, les familles célèbrent le jour de l’an qui correspond au départ du prophète de la Mecque vers Medine. En souvenir de cette hidjra, les familles dégustent le «doum», sorte de tubercule que les paysans vendent dans les marchés. On partage les friandises (Dreze), et on souhaite à tous une bonne et heure année.
Le mot dreze a aussi son histoire : «au Nord de la Turquie, chez les tribus druzzes, on célèbre à nos jours, la naissance d’un enfant avec un éclat particulier, au bout du 7e jour, on place le nouveau-né dans un grand plat en bois rempli de friandises et tous les membres de la famille récitent des prières à la gloire du prophète. Enfin, au sud, dans la région du M’zab, pour fêter Yennayer, les femmes préparent le couscous avec de la viande de bœuf et arrosé avec du bouillon de dattes».
09-01-2008
Hadj-Moh
La Nouvelle République
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Actu,
ça n'engage que moi,
de goûts,
Et le conte ?,
Météo et rendez-vous
07 janvier 2008
1922, 1950, 1989, une, deux, trois générations
Laissez-moi vous La montrer. C'était il y a deux ans, non loin de la cité de l'espace, près de l'Hers, le fameux ruisseau toulousain, à trois pas du bois de Limayrac qui a beaucoup changé. Plus rien à voir avec ce bois de Limayrac où, petits, en sa compagnie, nous nous amusions à nous rendre, à pied, pour construire des cabanes et nous perdre dans ses bosquets. Plus rien à voir avec ce bois de Toulouse dans lequel on chantait les voleurs "Dans les bois de Toulouse, il y a des voleurs !" à s'y perdre pour de vrai. Passons. Revenons à elle. Les infirmières aujourd'hui lui disent "Bonjour Anasthasia". Ce prénom résonne étrangement à mes oreilles, comme un retour aux sources dont elle ne voulait plus depuis 50 ans. Qu'en pense-t-elle ? Je n'ai pas osé lui poser la question. En ce qui me concerne, mon père l'appelait Annie. J'ai souvent pensé que ce n'était pas son vrai prénom. Annie aussi résonnait étrangement à mes oreilles. Il n'allait pas avec son accent. Anasthasia ne se disait pas : il se lisait tout simplement sur les papiers d'état civil. Aujourd'hui, des gens qui ne sont pas de la famille l'appellent ainsi. Etrangement étrange.
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évidence,
Occi-Tagne,
Photographe,
Photos de Moa
Bonne bonne année 2008 à vous
1000 mercis à celui auquel j'ai emprunté cette photo et bonne et heureuse année 2008 à lui, ses copains copines et vous tous qui parfois me lisez.
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Actu,
Actualités,
De tout et de rien,
évidence,
Photographe,
Terrasse en Tchatche
04 janvier 2008
Nouvelle année, meilleure année
Cette année 2008 est idéale : premier cadeau de sa part : un jour supplémentaire. Car cela n'échappe à personne ni au Bielka, ni au miedviet : elle est bisexile ("j'effet" exprès, puisque le libertinage est à la mode : alors belle année libert'in à tous et toutes. Bisextile Pour ma part je crains que travailler plus n'égale lire moins, alors je résiste : A tous et à chacun chacune, que les pages de cette année soient pleines de belles choses à décrypter, créer, développer, mettre en marche, user, transmettre ENSEMBLE, en couple, duo, duel, famille, fratries, et ami(e)s. Libertinons, libretinons, libretonons, libretoulouzenons, libres lisons et des livres à foison, que le livre et l'amour du livre délivre.
21 décembre 2007
20 décembre 2007
Joyeux Joyeux Noël à tous et à chacun
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De tout et de rien,
Et le conte ?,
évidence
18 décembre 2007
Le couple qui monte à l'eden : Colassni et larka Nibru
Spectaculaire. Après NYJHON DEHYLLA, Colassni se rapproche de plus en plus intimement de l'intermittence du spectacle : sûrement un "plusse" pour défendre les droits de leurs représentants et pour lui qui craint toujours de n'être pas à la hauteur. Au fait, ne ressemble-t-elle pas à une certaine : Lacicié. Troublant. Répétition, répétition, répétition. "Mais quand donc grandira-t-il mon petit ?" dit la Maman un brin lucide.
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