03 avril 2007

Odile présidente, et pourquoi pas !

Diling diling ding ding bong Y a d'Odile dans l'air ainsi que du printemps qui s'affirme. Ouf. Mon hamac blanc se balançait doucement. A ce moment, il virevolte. Ya de l'Odile dans l'air je vous le redis. Parfois je suis un peu devant, pardon devin. Survoltée qu'elle est. Loizo, Loizo ! C'est elle qui les pousse, ce n'est pas moi qui les crie -bien, Loizo, tu fais subtil ce matin : je me félicite moi-même, puisque personne ne le fait. Je me présidence un peu en quelque sorte- Justement c'est le sujet. Loizo écoute un peu. Odile, plantée là, devant moi, gesticule contrôlée. Je m'explique. Ou plutôt je traduis. Elle a vu une émission qui traitait des compétences que devait avoir un candidat à l'élection présidentielle : il doit posséder du charisme, savoir sourire, savoir serrer des mains

ouvrir ses bras, être un peu parano. J'ai bien compris. Et je la regarde m'illustrer tous ses compétences et s'en trouver soudain tant qu'elle disparaît en criant : je les aurai mes cinq cents signatures, je les aurai. Diling diling ding ding bong. je "lavaliserai" si c'était souhaité. Mais les jeux sont faits. Ne dirait-on pas ? Surtout que côté paranoïa c'est plus qu'un brin qu'elle a l'Odile mais ça.... faites en sorte que ça ne se sache pas. Gardez-le pour vous. Une petite soif ? Là, à votre droite, sur le plateau doré. Vous en faites une tête. Et oui, ce n'est que du thé mais du meilleur, à la menthe s'il vous plaît. Un doigt ? Grand seigneur je vous le verse, té ! Toulouzenement vôtre à "cause" de la beauté du ciel bleu et de l'ocre brique des murs. A bientôt ! Signé Loizo

02 avril 2007

France alitée, voilà ton médecin

Font ou fond avec ou sans "s" ?
Ainsi font font font les petites marionnettes. Pas question de chanter toute la comptine mais d'imaginer seulement les marionnettes. En ce moment elles s'en donnent à coeur joie. Et les médias aussi. Au cas où nous ne saurions ni lire, ni écrire, et que nous serions en déséquilibre de pensée : d'un pied, de l'autre, d'une main de l'autre..... Chacun y allant de son bon fonds ils y "font" tous à fond. Et tant, qu'ils nous usent. A nous laisser entendre les autres candidats qui n'ont guère voix. Franchement le gagnant gagnant donnant donnant....... le ministère de l'immigration.... la solidarité.... le fonds s'épuise. La course ralentit. (fonds : thèmes les plus couramment développés par un parti politique, à cause de leur retentissement dans l'opinion publique) à en perdre son fondement. Le comble.

Hodja toi qui sait tout... ce joli dimanche

Rares sont ses sorties. Réponse positive à une sollicitation. Utilisation du tec (à ne pas confondre avec un célèbre club toulousain) soit Transport en Commun ("verts" mental oblige) Etonnant échange citoyen sous abri-bus en l'attendant. Etonnant échange avec cette génération de petits-enfants qui accèdent aux urnes. Elle est en nombre.
Petite histoire dite sur la grandeur du savoir. Ah, brave Nasr Eddin qui sait tout sur tout sans faire aucun effort. Voilà qu'il croise un jour un paysan chargé d'une besace apparement pesante. Il la traîne plutôt qu'il ne la porte. Son visage s'illumine de haut en bas et de droite à gauche quand il reconnaît Nasr Eddin, sûrement à son turban orange
Il le salue. Comme on fait dans le pays "Ô Hodja* le salut !" et il poursuit en disant "J'ai bien de la chance de te croiser Nasr Eddin. Il y a si longtemps que je veux te poser quelques questions ! et tu sais tant de choses sur tout !" Nasr Eddin rétréçit ses lèvres et les joint, on dira en cul-de-poule, tout en dodelinant de la tête comme s'il voulait minimiser ce supposé savoir. Le paysan insiste, "Si si si, pas besoin de nier tu sais bien des choses sur tout, je l'entends dire. Et tu as de la chance aujourd'hui. Tu vois ma besace ?" Les yeux de Nasr Eddin plonge dans la direction de celle-ci et découvrent en effet ses belles rondeurs. "Elle est pleine de grives que je viens de chasser, une grive pour toi pour chaque bonne réponse !" Nasr Eddin est en bonne forme ce jour-là, l'air est clair et le soleil n'invite pas encore à s'installer sous le figuier "Vas-y, dit-il, questionne-moi, je t'écoute !"
Le voisin pose sa première question. Une question sur les herbes qui soignent. Nasr Eddin répond. Le paysan plonge dans sa besace. Les mains de Nasr Eddin reçoivent une grive.
Le voisin pose sa deuxième question. Une question à propos de graines de pavot. Nasr Eddin répond. Le pysan plonge dans sa besace. Les mains de Nasr Eddin reçoivent une deuxième grive.
Le paysan pose une troisième question. Une question sur la voie lactée. Nasr Eddin répond. Le paysan plonge dans sa besace. Les mains de Nasr Eddin reçoivent une troisième grive.
De question en question, de grive en grive, bientôt Nasr Eddin a les mains pleines, voire débordantes, de pattes, plumes et becs. Une grive de plus et toutes lui échappent. La besace du paysan est repliée sur elle-même. Il veut cependant poser encore une question. "Cette fois" répond le Hodja, "je t'ai tout dit. Je ne sais plus rien sur rien ! Ma réponse est non, pas d'autre question !"
Le paysan content de constater les limites du savoir de Nasr Eddin s'étonne, "Aurais-tu atteint le fond de ta science Nasr Eddin !"
Les lèvres de Nasr Eddin remontent jusqu'à ses pommettes. Sourire aux yeux le Hodja répond au paysan : "Le fond de ma science non, mais le fond de ta besace oui !" Et il continue son chemin pour aller déposer les grives dans son jardin.
* le hodja, celui qui sait tout, hodjatoleslam : dans l'islam chiite,
théologien ou juriste (Hachette 2000)
Entrée dans le site de la foire du pays. Promenade dans cette mecque de l'information sur tous sujets et cet antre de la consommation, sous prétexte de découvrir des ailleurs déjà trop connus. Elles en sortirons besace vide, mais emplies de nombreux petits bonheurs : un tour complet de nos organes à pied et en quelques minutes suisses roulantes et régénérantes ; des mains radoucies grâce à la généreuse huile d'argane dont l'arbre offre tant de terrains de jeux aux petites chèvres marocaines ; des papilles apaisées par la dégustation d'un doux et fruité Sauternes ou réveillées par l'âpreté charpentée d'un ficatelli ou la délicatesse d'une tranche de coppa corse, parce que non seulement la Corse à la "cote" mais elle en a plus d'une ; des artistes de cirque, des parents et des enfants tous heureux de partager un si bon moment ; la découverte de la voix de Katell, celle des aphorismes d'un grand poète breton, Xavier Graal et d'un instrumentiste de talent ; des dizaines de minuscules tortues peintes à la main et leur jolie légende à propos des tremblements de terre ; la rencontre espérée pour l'une d'une merveilleuse amie brésilienne qui irradie le charisme et grâce à laquelle elle dit avoir croisé les rois mages un certain 31 décembre à en avoir Bonnemine malgré l'odeur du lisier. Ils cherchaient une étoile. Et il y en avait plus d'une sur la scène offerte au Brésil, thème convivial de la foire exposition.
Bref, une bourbée bien bemblie. ABchoum ! Ah pollen quand tu nous tiens.... c'est que le printemps, chance pour nous , revient. C'est bien de sortir.
Un bémol heureusement corrigé par un exposant : la surprise d'entendre l'animateur "radio" pour la TV métropolitaine orienter l'attention du public sur la plus mince des deux jeunes danseuses irlandaises. Toutes deux attentives au sujet du poids, elles échangeronot des regards éberlués. Est-ce possible ? Le jeune exposant belge, à l'étalage raffiné et à la parole libre, leur apprend que l'animateur mettait en valeur alternativement les compétences des danseuses irlandaises à chaque représentation. Ouf !

30 mars 2007

Déclaration à lise

D'un doigt fébrile il écrit qu'il l'aime. Qu'à l'aimer il faut qu'il le lui dise. Qu'à être aimée, il faut qu'elle le lise. D'une ponctuation humide il inscrit Qu'à l'aimer il se perd dans la lise. Qu'à être aimée il faut qu'elle dise. Déferlante, elle s'offre. Sable, il découvre sa Lise. Tous deux en vagues dorment.

29 mars 2007

Oui, soutenons les facteurs

Diling ding ding ding bing ! Pas besoin de lever la tête, restons tranquille. A l'agité du gong, un brin nerveuse aujourd'hui l'Odile ! A peine un bonjour. Tout de suite dans son vif du sujet. "Non mais alors, tu n'sais pas, faut soutenir les facteurs maintenant, qu'ils soient de Creuse ou d'ailleurs, peu importe, soutenons les facteurs !" "Un nouvel amour Odile ?" "Pas du tout Loizo, figure-toi que je suis petite fille de facteur, alors ça ne date pas d'hier vois-tu. Mais te rends-tu compte que nous assistons peut-être à la disparition du facteur ?" "Mais non, dis-je, à quoi tu penses ! C'est important un facteur, ou une factrice d'ailleurs, ça maintient le lien." Que n'ai-je dit. La voilà qui repart en guerre. "Pas du tout, ou plutôt que tu crois. Le facteur-lien est une espèce en voie de disparition qui relève du tribunal." Je m'agite à mon tour "Du tribunal ?" Odile me dit tout. Puis elle ajoute "Faut arrêter d'i-meiller ; inonder les boîtes aux lettres de vrais courriers, véritablement timbrés et sans fenêtre cristal, ou alors libérons-les des courriers ; faisons-les Visiteurs Attitrés auprès des pépés et mémés -que nous serons à notre heure- nommons-les Visiteurs. Foi de rénumérateur. Service public compris." Dans mon hamac je m'apprête à aller dans son sens quand elle prend le sien. Je l'entends à l'agité du carillon. Et si je prenais une p'tite vodka ?

Pas émouvante la petite personne à peine plus haute que son portail blanc ? Pas mignon le facteur, dans sa tenue d'été ?

Une réflexion : doctoresse, elle dit qu'on ne perd pas de centimètres sauf cas exceptionnel. J'en connais deux. Un père aujourd'hui octogénaire, avant-hier ex grand gars beau, haut et fort. Hier, très étonnamment à ma hauteur (physique bien sûr) Et aussi une mère octogénaire de même, ex grande belle femme allurée et l'été dernier par la chaleur, ramenée douloureusement au nanisme. Plus ça va moins j'aime docteurs et doctoresses.

23 mars 2007

Odile sur le chemin de l'écriture

Diling ding bing dang, de nouveau le carillon qui chante. Y a d'l'Odile dans l'air. "Bonjour, écoute Loizo, j'ai des mots dans l'air !" Je ne change pas. Ecouter, moi ça me plaît. Toutes plumes tendues je l'invite à s'exécuter. Mince, quel sourire ! Que va-t-elle me sortir ? J'écoute. Quand je rêve... C'était à peine cette nuit je m'en réveille Toulouse était écrasée, calcinée, destroyée Il me tenait le bras se penchait vers moi je m'agenouillais mes larmes se taisaient mes mots disaient un sanglot muet je m'affaissais C'était le même jour où du travail j'avais trouvé Plus qu'un travail. Une mission Cétait ce même jour. M'étais éloignée De retour égarée Une pancarte Une porte qui s'ouvre. Nous n'avons que du ménage C'est très dégoûtant Seulement entre midi et deux La porte se ferme j'ai déjà donné Je pars. Retrouvés le bureau L'immense escalier. Rigide Droit haut loin fin Il prend mon bras ? Le connais pas. Toulouse écrasée, calcinée, destroyée. Tournent les vies, les visages, les voix. "Faut vous redresser !" Mais aussi Quand je rêve Ciel, je contemple le visage de femme bleu unique coquelicot dans le champ d'or. Douceur Sourire le vent respire. Vous venez d'écouter Odile ! Je suis ému. Je me dis qu'il est bon de voir ce visage bleu. Et comme elle me quitte, légère, en courant d'air, me dis que la petite brise qui respire, pas si mal de respirer avec elle. Hoummmm m'étaler dans mon hamac, houmm respirer en se laissant caresser. Hoummmmmmmm voyage immobile tu me plais.

kidnapping du jour

....comme le soleil qui danse ils veulent se gorger d'étoiles... (Abdel Malik ) Il y a des choses qui ne se peuvent enseigner : il faut les pénétrer soi-même.

22 mars 2007

L'adolescent

Il écoute, lit, interroge, réécoute, questionne et répète encore "Mais pour qui je vais voter ?" "Qu'ont-ils de différents ?" "Et si je votais blanc ????" Angoissante responsabilité.

20 mars 2007

L'hiver ne veut pas nous quitter

La vieille histoire est de sortie. On en parle à la boulangerie, à la poste, au bar tabac. C'est le sujet du jour. Les plus âgés la confirment. L'illustrent. Chacun a sa manière pour la dire. Et les épaules se courbent sous le poids de la responsabilité. Chacun est troublé. La situation n'est pas nouvelle. Il faut qu'ils en conviennent. Si leur ancêtre ariégeois, paysan de surcroît, n'avait pas pesté contre les marseillettes Mars n'aurait pas fait une tractation donnant donnant, gagnant gagnant avec Avril son franginou de frangin. Ce qui rassure chacun néanmoins cette année, c'est que le printemps viendra et donnant-donnant, fera chacun gagnant gagnant. Réjouissant.

16 mars 2007

Il tombe bien le bal bla bla d'Odile

Lunatique attentive Longiligne divine Libre comme lallation Labarum invincible

Labelle indolente Libllule à l’envol labile L rejette le laisser-aller, le laisser-faire, le laïus, le laminage, les lamblias et les lamentations C'est tout L Bravo L'odile

Il y avait longtemps

Le gong dingue dong bong. Y a d'l'Odile dans l'air. Me suis point trompé, la voilà, bras en l'air, yeux agrandis comme coupelles. Je crois qu'elle est retournée d'horreur. Me suis point trompé. Elle débite sa stupeur. Je l'écoute d'une oreille distraite mais ne le lui répétez pas. Après tout, elle sait bien qu'il n'y a rien à attendre des site de rencontre. Rien ne vaut une terrasse, une place, une galerie, un banc, dans la rue ou sur la place ou dans le parc. Rien à faire, ne veut pas se laisser influencer. Une mule. Tiens mais qu'est-ce que je raconte. "Non sans blague, Odile, on t'a proposé le vedettariat dans un film X avec un professionnel. Waouh ! la chance" Ses yeux flambent. Je vais mourir sur place tel un phénix. Dommage je pouffe encore. Je me marre. Mes plumes gondolent, rien qu'à l'imaginer. Je m'étrangle de rire. Je m'étonne aussi. "Tu m'as pourtant bien dit que tu avais mis une photo" Elle hoche la tête en serrant les lèvres pour ne pas pouffer. Ah quand même, le rire te frôle. C'est vrai qu'il faut regarder les bons côtés de la chose, s'il y en a. A l'âge que tu as, faut être réaliste : soit le réalisateur n'a pas su lire ton âge, soit c'est un réalisateur aventurier. Ou alors c'est qu'il "s'enfile" dans la fissure des soixantenaires fornic'atheures du jour et de la nuit" Je ris. Mais je ris..... Je m'égrenne au zéphyr. Elle fronce les sourcils et marmonne quelque chose. On dirait une poésie. Non non, pas d'alexandrin. Simplement une chose amusante. Et bing ding dong bong la voilà qui repart ! Vous le savez, elle est comme ça Odile : au moment où vous croyez qu'elle va se lâcher zioup di pa rue..... Heureusement, j'ai eu le temps de tout noter. J'ai de l'oreille : au moindre son, à la moindre anomalie hop, c'est enregistré, d'une plume bien sûr. Passez quand vous voulez, je le mets en ligne sur la Terrasse. Sacrée Odile va ! Sait-elle que c'est justement la journée revendicatrices des prostituées qui défendent leur travail ! A mourir de rire. J'arrête. Je meurs. J'suis mort. Un peu de hamac s'il vous plaît.

Modernité : Il n'est pas question de la refuser

Modernité, pour qui, pourquoi ? Portable en main désormais, nous pouvons acheter, dès l'écran de notre chambre, les billets de nos voyages train, ou avion et pourquoi pas, en ce jour de revendication des prostituées qui défendent leur liberté à travailler, voyage sexe, top secret infibulé (pardon, portabulé) Question : aurai-je le droit de dérober mon portable à cet utilme guide du nomadisme dénommé l'Ankou ? Curiosité : Combien sommes-nous à ne pas disposer de portable aujourd'hui ? Combien ?

10 mars 2007

MON Amie conteuse en direct

Double-cliquez sur l'image...et découvrez-la !

Boîte aux lettres : le jeu du jour

C'était le jeu du jour
Ouvrir la boîte aux lettres
Elle joue
la boîte aux lettres s'est ouverte
Deux, trois enfants s'échappent
et filent.
Non loin
trois pulls rayés
sautillent
dans
un
pré
"Hou hou" crie leur mère
Les trois bouchons
lèvres empavotées
rient
Ouvrir la boîte aux lettres
C'était le jeu d'un autre jour
Elle joue
La boîte aux lettres s'est ouverte
Tout glaçonne
dans la longue rue blanche
Ours balourds, crocodiles, palmiers
fées, lutins, princesses
font les bouchons ravis
Ogres noirs dénudés
grelots clochetants
de fous verts sonnaillants
effrayent l'un d'eux trois.
Ouvrir la boîte aux lettres
c'était le jeu d'une autre fois
elle joue
la boîte aux lettres s'ouvre
Le vent musique la forêt Noire
Brindilles après brindilles
le moulin de l'un des deux
s'élève du sable d'or
Le ruisseau gonfle
il gronde
et sort des gongs
je t'aurai je t'aurai
La boîte aux lettres goutte
Ouvrir la boîte aux lettres
est toujours jeu d'hui
elle joue
elle s'ouvre
Le feu d'artifice péte pétarade
le ciel floréale
mains en oreilles cachées
l'une des trois
tête en l'air rit
La boîte aux lettres illumine
Ouvrir la boîte aux lettres
est encore jeu d'hui
elle joue
la boîte s'ouvre
Elle est fenêtre
un sapin vert s'y mire
y voit table, jouets, tiges à tirer
pièges à piéger
A en perdre la boule
la mère rit
les enfants rient
Fixe, l'oeil du père pense
qu'ils n'auront plus jamais leur âme de ce soir
Jeu du jour
la bôîte aux lettres joue
la main saisit l'objet
"Encore un" dit l'enfant
Pas d'erreur Romain
tu dis bien
Encore un
Tu l'ouvres ?
Tu veux ?
Je veux !
Pas meilleur fauteuil que l'escalier
Au plus que frais
se sont assis
Elle lit il lit
Se taisent
Tu sais quoi -dit-il soudain levé-
quand je "grandiras"
et que tu seras morte
j'écrierai ton nom sur un papier
et je ne "t'oublieras pas"
Pas le temps de l'ouvrir
Un baiser c'est sérieux
Joueuse, la boîte aux lettres
a joué.
la lumière du baiser
elle l'a mise au secret.

09 mars 2007

Eté 2006 Quartier Guilheméry

Désenchanté, le petit square s'ennuit.
Comme tous les graviers, chaque arbre se tait.
Comme la balançoire renversée,
Comme le tourniquet effaré,
Comme l'aire de jeu effondrée en une apnée d'été.
Soudain, côté rue, par-dessus le muret, feu, soleil, deux balles dansent.
Portail poussé deux tresses brunes volent dans l'air.
La balançoire espère. Le tourniquet fait un pari. Le chien le gagne.
Aux grincements de son ressort d'acier, l'aire de jeu goûte les enchantements de la vie.

08 mars 2007

Journée internationale de la femme

Glané d'oreille seulement : ..... "La transmission du nom est une règle arbitraire" Tradition familiale, rupture, ou cherchez l'erreur ? La fille porte le nom de sa mère qui porte le nom de son père qui lui-même porte le nom de jeune fille de sa propre mère qui elle-même portait le nom de son père. Bref, la fille qui portait le nom de sa mère elle porte le nom de son arrière grand-père paternel. Mais plus loin, on ne remonte pas.

04 mars 2007

Au vent et à la pluie, mars comme au trois janvier 07

  • Je voudrais pas crever Je voudrais pas crever Avant d'avoir connu Les chiens noirs du mexique Qui dorment sans rêver Les singes à cul nu Dévoreurs de tropiques Les araignées d'argent Au nid truffé de bulles Je voudrais pas crever Sans savoir si la lune Sous son faux air de thune A un côté pointu Si le soleil est froid Si les quatre saisons Ne sont vraimment que quatre Sans avoir essayé De porter une robe Sur les grands boulevards Sans avoir regardé Dans un regard d'égout Sans avoir mis mon zobe Dans des coinstots bizarres Je voudrais pas finir Sans connaître la lèpre Ou les sept maladies Qu'on attrape là-bas Le bon ni le mauvais Ne me feraient de peine Si si si je savais Que j'en aurais l'etrenne Et il y a z aussi Tout ce que je connais Tout ce que j'apprécie Que je sais qui me plaît Le fond vert de la mer Où valsent les brins d'algue Sur le sable ondulé L'herbe grillée de juin La terre qui craquelle L'odeur des conifères Et les baisers de celle Que ceci que cela La belle que voilà Mon ourson, l'ursula Je voudrais pas crever Avant d'avoir usé Sa bouche avec ma bouche Son corps avec mes mains Le reste avec mes yeux J'en dis pas plus faut bien Rester révérencieux Je voudrais pas mourir Sans qu'on ait inventé Les roses éternelles La journée de deux heures La mer à la montagne La montagne à la mer La fin de la douleur Les journaux en couleur Tous les enfants contents Et tant de trucs encore Qui dorment dans les crânes Des géniaux ingénieurs Des jardiniers joviaux Des soucieux socialistes Des urbains urbanistes Et des pensifs penseurs Tant de choses à voir A voir et à z-entendre Tant de temps à attendre A chercher dans le noir Et moi je vois la fin Qui grouille et qui s'amène Avec sa gueule moche Et qui m'ouvre ses bras De grenouille bancroche Je voudrais pas crever Non monsieur non madame Avant d'avoir tâté Le goût qui me tourmente Le goût qu'est le plus fort Je voudrais pas crever Avant d'avoir goûté La saveur de la mort... - entre 1951 et 1952 -

02 mars 2007

ça m'étonne toujours

Suis-je naïf ? Muet, oui. Savez-vous bien ce qu'elle me demande. Une croûte à thé ! Je rêve, Namina, tu me demandes une croûte à thé, mais, tu es en train de me lire. Un seul regard et nous éclatons de rire. Blog, livre, lire, lecture. Lecture, qui es-tu ? A bientôt, lecteurs lectrices, qui à cet instant lisez.

01 mars 2007

Passez votre chemin.

Qui frappe ? Celui qui soulage la douleur ... ! Quittez là. Ce n'est plus l'heure ! Derrière la porte verte, les pas décroissent.

P'tit coup de hamac pour bleus à l'âme

Magnifique idée. Toujours bleu le chuchotis des trois fontaines, toujours bleus le hamac, la brise douce et les rayons du soleil qui caressent paisiblement mes plumes soudainement vertes. Par dessus les murailles, sous ce ciel jaune, mon esprit goûte les mots de Boris Vian. Je voudrais pas mourir sans qu'on ait inventé les roses éternelles, la journée de deux heures, la mer à la montagne, la montagne à la mer, la fin de la douleur. Bruit. Fuite. Et craque croque, dans le bec, le délicieux blanc d'une croûte à thé.

26 février 2007

Sais-tu ce qui m'arrive Loizo ?

Je n'ai pas même le temps de lui répondre "Non, mais entre donc" que le pauvre gong dongde blingue sans même prendre le temps de vibrer ! Houlà là. Comment-va-t-elle se montrer !
On n'a pas toujours raison de préparer nos pensées. La voilà tout sourire aux lèvres. Pour une fois, c'est moi qui pose la question : "Bien le bonjour pitchoune. C'est ainsi que je la surnomme. !"
J'aurais dû m'abstenir. C'était pas le jour. "Appelle-moi Odile, s'il te plaît. Souligner deux fois dans la même journée mon côté enfant c'est au moins une fois de trop. Surtout pas toi !"
"Heiiiiiiiiiiiiiiiiin !" Crie-je, "Qu'est-ce qu'il y a !"
"Rien" répond-elle, "sinon que j'ai frisé un pire et qu'il est heureux que j'aie rencontré un texte de Merleau-Ponty juste sous mon nez. Je n'ai eu qu'à glisser mes yeux dessus pour, me mettre à réfléchir !"
"Allons bon Odile, il me paraît favorable de t'allonger. N'hésites pas" Je lui montre du doigt le deuxième hamac, bleu lavande, ou le tapis de sol, vert absinthe. Je précise "Tu as de l'eau fraîche à ta droite" Je la regarde. Ni ne choisit l'un ni ne choisit l'autre. Elle défait lentement les lanières de ses sandales, s'assied sur le bord du bassin et plonge ses pieds au frais. Les babils des poissons rouges frémissent en rondo.
Elle se tient silencieuse. Je n'ose m'aventurer. J'ai les plumes fragiles ! Je ne vous l'avais jamais dit ? Et bien, je vous le dis. Et si elle continue, elle va l'apprendre à son tour. Jelance, le ton volontairement léger : "Alors ? Comment vont les amoures aujourd'hui !" La phrase à ne pas dire : elle m'exclame un "Infantiles !" en majuscule !
Je n'y suis pour rien, moi le Majeur !
Et comme elle tourne la tête, j'aperçois ces yeux clairs et son sourire "J'ai fait exprès, mais heureusement que j'ai rencontré le texte de Merleau-Ponty. Sinon !" Je hasarde un "Ôte-moi d'un doute : c'eût été pire ?" Sûrement bien plus que certain !" Elle me fusille du regard. Je me tais.
Puis je m'avance "Au fait, le texte de Merleau Ponty, il parle de quoi ?" Elle laisse tomber un laconique "Du sujet" Soit. Mais je suis un brin fragile, il me faut des points sur les iiiiii..... Je hasarde encore "C'est à dire ? Plus précisément ?" Elle se lève et danse en chantant sur tous les tons "Autrui !" Autrui en profite, je joue à danser avec elle. Et en même temps lui glisse un "C'est à en savoir davantage.!"
Elle éclate en rires, en larmes, en paroles. Et bientôt les titres tombent. Tous. Mais comment fait-elle pour n'en oublier aucun ? Et de quoi parle-t-elle ? En vrac, elle libère des sortes de sujets : le langage non violence, les conditions de dialogue, l'élaboration d'un "terrain commun", l'écart et la proximité, la collaboration nécessaire, les rôles échangeables, l'espace pacifié, langage et culture et une CONCLUSION, qu'elle me déboule comme si elle l'avait apprise par coeur : "Le dialogue authentique n'est pas une situation exceptionnelle. Et s'il est vrai qu'il me permet d'accueillir autrui comme m'autorisant à mieux être, il est clair qu'il ne peut être, moralement parlant, qu'encouragé. Même si cette relation entre deux personnes peut sembler peu capable de régler des problèmes collectifs ou sociaux, au moins peut-elle fonder l'espoir que l'homme puisse vivre pacifiquement pourvu qu'il se mette en situation de dialogues, non seulement ses proches immédiats, mais avec tout autre interlocuteur !"
Et de tomber sur le tapis absinthe, de ramener ses genoux au menton et de somnoler à la musique perroquéenne : ils rentrent chez eux, deux par deux ! Vite mon hamac s'il vous plaît.

Prise de tête

Wouahou… elle va faire un
KARRE MAGIK KARRE
« Tu vas faire un carré magique ? »
L’interrogation la nargue. Elle lève la tête en direction de celui Qui vient de l’émettre.
Air dubitatif :
« Oui, je vais faire un carré magique Et même, celui-ci »
Elle pointe du doigt le journal,
saisit un crayon, prévoit non pas une
mais deux pages blanches car en matière de chiffres, elle et eux ça fait déjà 2
15 - 3 = 12
La voilà lancée
Comme 8 plusse 4 Egale 12
Chic, dit-elle voilà ma Première ligne Elle passe à l’attaque. Ça se complique : 8 à 15 = 7
7 = 5 + 2 Sauvée dit-elle, j’ai trouvé ma Deuxième ligne Les souvenirs se précipitent Si la maîtresse du CE1 pouvait la voir ! N’est-ce pas Madame Pacsed ? 51 ans qu'elle ne l'avait évoqué ce personnage. La voix rugit à son oreille « Bien ma fille, Continuez, c’est facile ! » Elle déteste ces trois mots « C’est facile ! » Pour laquelle ??????
Mais obéir ne lui déplaît pas C’est moins fatigant que désobéir Elle obéit : Elle barre 8, barre 2
Elle barre 5, barre 5
Barre 3 Reste ? 1, 6, 7, 9. Satisfaction souriante : elle progresse. Elle y retourne ! Repérer la ligne du 5, glisser 9. Glisser 1. Sourire. Satisfaction. Ça marche ! Egale quinze !!!!! Trop chic. Enfin un RDV qui va chiffrer Pardon, Compter Dernier round. Fastoche. 4 + 2 + 6
+ 9 =…. Heu ! Problème Deux fois le chiffre 2 dans la même colonne C’est sûrement une fois de trop Ca s’aggrave, 11 apparaît en troisième chiffre Aïe aïe aïe Ça fait deux problèmes Ou iou iouille Madame Pasdec ne va pas tarder.
Elle ne tarde pas, elle l'entend lui dire : "Enfin, c’est pourtant facile" Aujourd'hui c'est vrai et si rigolo qu'elle fait, seule, ce que Madame Pasdec voulait qu'elle fasse. Chercher, raisonner, s'énerver, chercher encore, trouver sans trouver donc s'énerver et décider de quitter là le carré trop magique. Divin. S'obéir.
Elle quitte le Carré Magique Trois heures plus tard Comprenez ce que voulez Carré Magique en tête, elle revient pour lui faire sa peau.
Magicien, c'est à elle qu'il l'a faite.
Carrémangique !
Trop drôle !!!!!
Vous qui lisez, sachez qu'elle ne peut pas vous proposer la photo. Vous reste, plus magique que carré magique, l' imagination. Si ça marche ? A vous de le conter.

24 février 2007

Un verre de mojito géant super blanc brillant transparent...

Un jour, Odile est entrée sur la Terrasse en dilingdingding dant grave sur le gong d'or et en se raillant elle-même.
"Ya vraiment pas plus dingue que moi sur la terre ! Loizo, vraiment pas ! Suis-je vraiment magicienne ?"
Je l'ai modérée aussitôt :
"Allons Odile, ne dis pas plus d'ânerie que nécessaire à ton propos !"
A ce moment-là nous avons entendu un âne brire, pardon braire -de plaisir parce qu'il avait dû tomber sur un super chardon- Sitôt après elle m'a regardé en ne retenant pas son rire léger... "Tu vois" me dit-elle "même l'âne m'a reconnue !"
J'étais éberlué par cet à propos animalier inespéré. A qui le mettrait en doute, je proposerais, sans crainte aucune, de mettre ma main au feu. J'ai demandé à Odile ce qu'elle voulait dire. C'est alors qu'elle m'a rappelé cette façon particulière qu'elle avait, de réaliser, devant un écran ordinateur, plein de choses exceptionnelles dont le pourquoi du comment lui échappaient régulièrement. J'ai levé le menton vers elle pour l'inviter à poursuivre. Alors elle m'a expliqué qu'elle avait dû cliquer la veille sur l'une de ces fameuses touches F numérotées de ces chiffres carrément magiques qui vont de un à neuf.
Preuve étant que ce matin même, quand elle s'était levée, elle avait, comme à son habitude, allumé son ordinateur. Et aussitôt remarqué la disparition du rameau de noisetier choisi comme fond d'écran. En me regardant, elle me précisa qu'à la place elle avait trouvé un verre de mojito, un de ces beaux verres comme je les aimais, super blanc brillant transparent, glaçons, quart de lime et feuilles de menthe compris. Si rafraîchissant, que me prenait souvent l'idée de pouvoir m'y baigner. C'était si vrai que j'ai opiné du chef en lui souriant. Même Hemingway ne m'aurait pas contredit.
J'ai de nouveau modéré les propos d'Odile et je lui ai répondu qu'elle n'était pas dingue et que ça me rassurait moi-même ; qu'elle n'était pas magicienne et que ça me décevait à peine ; car elle était douée, tout simplement douée et que j'aimais les gens qui étaient doués. J'ai ajouté qu'il fallait peut-être qu'un jour où l'autre elle se mette à croire en elle. C'est alors qu'elle m'a répondu que ça lui faisait peur ! J'ai donc sur le champ, modéré de nouveau ses propos par un "Allons donc Odile, que dis-tu là !" de l'air du baroudeur jamais dépassé par le moins quelconque des événements.
Elle en a profité pour reprendre mes mots et dire que justement elle avait décidé d'aller en ville, trop troublée par son savoir faire intuitif. Elle avait donc laissé la serrure obéir aux pouvoirs de sa clef ; la coursive, l'emporter jusqu'au premier envol de marches ; injoncté celles-ci à ne pas la précipiter trop vite en avant ; et s'était finalement laissée attraper par les bras que l'abri-bus lui tendait. Elle s'était aussitôt raidie en apercevant derrière ses épaules la grande affiche sur laquelle apparaissait, en entier, un verre de mojito géant, super blanc brillant transparent, glaçons, quart de lime et feuilles de menthe compris !
Elle avait aussitôt pensé qu'elle était responsable de ça et avait eu peur, pour de vrai cette fois ! "Sincèrement ça m'a fait peur Loiso, je te le dis, surtout que j'ai poursuivi mon chemin dans l'autobus et que tous les abris-bus offraient aux yeux, une fois sur deux, ce même verre géant !
A cet instant précis je l'ai vue écarquiller les yeux et entendue me dire d'une voix déçue "Tu le sais bien pourtant que je préfère le punch coco !" Que voulait-elle dire ?
J'ai tourné la tête dans la direction qu'indiquait par son regard : ce fut, cette fois, à mon tour d'avoir peur car si j'étais bien certain de n'avoir rien préparé la chose restait vraie. Sur le plateau de cuivre rouge, au niveau de mon hamac bleu, ma main tendue aurait pu saisir l'un des deux verres de mojito géant, super blanc brillant, glaçons quart de lime et feuille de menthe compris. ???????

Un portrait (au) féminin

Hier, son enfant avait rendez-vous avec "sa" nutritionniste. Elle allait, elle venait, elle bougeait sans cesser, déambulait comme jamais. C'est fou comme 63 m2 peuvent offrir de possibilités déambulatoires. Quand allait-elle arrêter. "Méfies-toi tu vas louper ton errdesvés !" Elle a relevé la tête, donné à son regard un petit air penché et d'une petite voix "Tu vas bien m'y emmener, hein Ma tatounette ? Quand on est prise ainsi par les plus doux sentiments on comprend qu'on puisse craquer. Elle a craqué. Il était vrai que lui sautait soudain aux yeux le désarroi dans lequel son enfant se trouvait. Elle a répondu oui, tout en ajoutant, sans préméditation aucune, une exigence exigente. Dans le fond elle était persuadé que celle-ci serait perdue d'avance. On n'est jamais sûr de rien. Comme elle la regardait avancer devant elle, elle se disait "Etonnant, incroyable, quelle transformation phénoménale" Et elle allait replonger dans le voyage chaotique de leurs dix dernières années quand elle s'imposa la pensée suivante "il s'agit d'elle aujourd'hui, rien que d'elle !" "Elle" était énervée comme un pou. Cela faisait deux fois qu'elle assurait ses rendez-vous seule, mais elle semblait déconcertée. Donc elle répondit au souhait de son enfant tout en exigeant qu'elle s'habille "correctement" (d'une petite robe noire mignonne, avec des collants et des petites chaussures par exemple) Elle a fait cette suggestion en croyant qu'on l'enverrait paître : pas du tout, sans mot dire, Nany a joué le jeu. A la voir, sa nutritionniste n'a pas feint son étonnement. "Spectaculaire ! Beau travail ! Félicitations !" Nany s'est effondrée en larmes, bonjour les gros sanglots. La nutritionniste s'est tournée vers la mère pour lui dire : "Il vous faut la photographier, de pied en cap, sous toutes les coutures, petite culotte, soutien gorge ou maillot de bain mais vous devez le faire : votre Nany ne veut pas admettre qu'elle change de peau. Si elle ne veut pas de photo je lui ferai donner des massages !" Elle qui pensait que la nutritionniste n'était pas vigilante au côté psychologique de l'amaigrissement prit conscience qu'elle y était justement attentive. Elle se sentit rassurée. Sa Nany la conforta car dès son retour elle installa sur les deux panneaux de son armoire de superbes photos très classes, toutes noires et blanches soulignées de rouges : il lui sauta aux yeux soudain que ce n'était plus des visages qu'elle exhibait, mais des corps et qu'ils étaient tous plus longs que longs, filiformes. Qui peut dire que l'insconscient n'existe pas. Il faudrait être intellectuellement aveugles. Portrait d'une nutritionniste. Le cabinet est nouveau. Elle l'investit. Elle en prend possession. Elle est belle longiligne, calme et tranquille, classique et originale à la fois. Impossible de ne pas remarquer dans son cabient, un grand pot de grès et son merveilleux rosier blanc, un tableau grand format aux larges aplats de couleurs tropicales, des vers, des roses, au travers desquels on soupçonne une femme heureuse qui s'étonne et s'élance dans l'espace ; un autre format de peinture, carré celui-ci et tout recouvert de noirs aux reflets encore plus noirs et irréguliers : étonnamment on y devinerait un coeur ; un tout nouveau rideau, tout de papier froissé et aléatoirement épinglé à la fenêtre : assurance et fragilité mêlées. Féminité ? et finalement, cinquième détail évoqué d'abord en 4 : son cabinet n'est jamais totalement rangé. Quand elles quittent le cabinet l'une des deux se risquent à un timide : "Vous peignez ?" La réponse fuse légère : "Je m'amuse !" Elle porte sur son visage tout à la fois un certain sourire, de la retenue, de la proximité et une certitude : "Plus jamais je ne me mettrais en colère" Est-ce un portrait de Femme ? L'idée monte : croquer aux mots, une série de portraits, des femmes qu'elle a rencontré ou côtoyées à peine croisées mais jamais oubliées. Elle pense : Belle journée à toi Marie Annick.

23 février 2007

Cesson pays

A peu de choses près,

ce village se découvrirait d'un pigeonnier : un père y serait né.

A vol d'oiseau,

deux flancs de coteaux pour y fouailler à travers chemins de noisetiers et champs de maïs séchés

A traversées de rivière

où se miraient les pales d'un moulin de Cure, aux murs de moëllons blancs crayeux

A remontées de Haut Castel

pour foncer sur les champs de pêchers et cueillir ces fruits si lourds de sucs qu'ils gicleraient de nos lèvres à nos gorges à nous en lécher les doigts

A peu de choses près,

ce village se découvrirait du hameau d'un piton pentu

A vol d'oiseau,

deux flancs de coteaux, à descendre à travers sentes

sentes en pentes

ou chemins

chemins de terres montantes

entre blés jaunis

A traversées

d'îles

enviolettée de printemps

A traversée

de pont

de Frascatti

A traversée

de Rat

Terie

A traversée

de Chêne

A traversée

d'épi

Neux ge

nèVriers

A remontées

de Barguelonne

A remontées

de cabanon

A remontées

de Garde

chasse,

de Fort

Geron

du Foi

Rail,

de Me

Nuisier

A remonter

rue

de la Gend'Art

Merie

A se réfugier

chez Ma

Dame Colonel

pour lire,

lire,

lire

A retournée d'avant hier

à pénéter dans

la cour carrée

A déguster à la

nuit, les tisanes réputées

du pays.

Allez-y. Y'a même un gars de Kabylie

qui, un poème, y a écrit. Où ?

Dans ce deuxième de mes pays.

Lania, une amie de Loizobleu

Il est 18 h 55 et j'ai envie de vomir

je pourrais me taire. Donc ne pas écrire. ....................Je pourrais hurler Donc "me faire moquer". Les deux vont bien ensemble. ................. Moquez vous. Dites-moi : tu ressembles à une mamie, non à une grand-mère et là je hurle : mais je le revendique. D'accord, sur la lucarne tout à fait à droite il y avait écrit, dans un petit cercle rond (-10) (ans bien sûr). Ouf, je n'ai pas d'enfant. Mais je le dirai, que dis-je, je le crierai : pour tous ces enfants qui ont la TV dans leur chambre ; qui trouvent la maison vide quand ils reviennent de l'école ! Qui ont droit à être protégés. Et parce que je pense encore que le sexe...... -aïe mince, pas si facile que de parler de celui-ci. Et d'ailleurs, s'agit-il de sexe ou de cochonnerie ? Finalement il me saute aux yeux qu'il n'y a pas d'heure pour le bâton de berger !.......... L'instant se déroulait dans une cuisine. Maman, face à la table, se laissait enfourcher par le décorateur de services et elle, l'ado fragile, -exactement tout comme moi d'ailleurs mais sans la tartine d'un délicieux pain beurre- entre à l'improviste : mais putain de prof qu'était malade, c'est sa faute à lui, quoi, s'il avait été présent elle n'aurait rien vu -c'est moi qui essaie de penser ici ce que pense la mère qui court immédiatement après sa fille dans la rue- Peu importe la suite. J'ai eu envie de vomir. Réflexe éminemment rare en ce qui me concerne ! J'ai toujours 7 mn plus tard, envie de vomir. Surtout en y réfléchissant de plus près : cette chaîne, est un cadeau social -j'ai pas écrit "cadeau duciel"-, c'est pas mon choix de l'avoir sélectionnée, elle est dans un bouquet offert à moindre prix à ceux qui ruinent les travailleurs dont je ne fais plus partie !!!!!!en tout cas plus de la même façon. J'ai un peu de mal à parler de sexe, finalement, c'est un peu vraiment vrai. Mais au fait, il n'y a pas que moi : les candidats à la présidence ils n'en disent pas grand-chose non plus ! Et au fait, des intermittents du spectacle ils n'en parlent pas davantage ! Enfin, pour en revenir au début, je trouve que le sexe si ça se fantasme c'est dans l'intime, si ça se fait c'est dans la confiance, et si ça se partage ça ne s'impose pas à la vision d'un trop grand carré. Mais ne fait-on plus de serrure ? Diling diling ding dongue ?..... tu parles toute seule Odile ? dis-je en la regardant venir vers le palmier. Ah si tu savais, Loizo, si tu savais, faut qu'j'te dise ! Et bien dis-le !................. Voyez-vous, elle me l'a dit, et si vous voulez bien je vais vous le dire aussi. ......... Cachaça ? ah oui, pourquoi pas, les granités de glaçons sont à droite .... et à gauche aussi !

22 février 2007

Journée chouchoutis sur la terrasse

Ok, suis sur mon hamac, mais à mes pieds, posé, un pot tout plein d'une pâte noire. Elle vient d'obtenir la plus excellence des finesses tordue-essorée à travers un bas de soie. Je vais être gâté. Je le suis : l'un de mes pieds, prend son pied dans une main hospitalière dont la deuxième dessine, à l'ancienne, point par point, souffle suspendu et bâtonnet blanc maîtrisé, des motifs entrelacés des plus beaux effets. De quoi me régaler d'une corne de gazelle. D'une main gourmande je la choisis sur le plateau de cuivre martelé qu'on a posé à ma portée. Hummm musique s'il vous plaît. La brise qui se promène fait que le palmier s'y met. Hummmmmmm En savoir plusse euh ! Interrogez "goût gueule" : Pissondes photographies

21 février 2007

A propos de "incroyable"

Cet article, qui débute par la photo d'une roue de fauteuil pour handicapé quelques billets précédents celui-ci. Moi, Loizobleu, on me dit si souvent que l'on ne me comprend pas, que sur ce sujet je vais être sans concession. Il avait été suggéré, dans ce lieu, d'inventer un moment conté en envisageant les handicaps et plus particulièrement celui de la vision. Odile a bien remarqué le jour de l'intervention - à l'exception d'elle-même qui devient handicapée dès ses lunettes égarées- l'absence de toute personne soumise à cette particularité. Elle a remarqué, de la même manière, cette même absence sur une autre intervention artistique. Odile n'est pas "ségosphère", n'est même pas "maman", mais ressent de l'empathie pour tout être humain qui se met en retrait. Elle a donc ressenti cette empathie pour ce jeune homme présent à sa dernière intervention dans le lieu bibliothèque. Elle se souvient même, avoir suggéré, dans un autre lieu d'intervention, le déplacement de son public, comment dire, "difficile". Elle souhaite, elle espère que cela se fera sous peu. Il ne s'agit pas d'en parler : il s'agit d'acter. Odile espère revoir ce jeune adulte dans le lieu, destiné à la parole. Moi, Loizobleu, pauvre porte-paroles, j'acte ici pour sa parole sincère. Et sur ce, je cours sur ma terrasse : rejoignez-m'y : ce matin dès la première paupière soulevée j'ai aperçu une méhari qui ouvrait une gueule de sacré bonheur à se laisser caresser par ce bienvenu soleil du jour. Il inonde la terrasse à donner envie de se noyer dans vodka ou pastis ou thé, oui, thé. Quand à la méhari, trop marrant, je lui ouvert la terrasse aussi : elle se promène, entre cactées et fontaines.

20 février 2007

Un dragon pas marrant

Imaginez que vous alliez en ville au mois de février, un plein après midi de février, un mardi 20 très exactement, précisons, de presque carnaval. En tout cas, à force de parler de celui de Rio ou de celui de Nice ou même de celui de Venise, subliminalement parlant, cette idée vient en tête au moindre "déguisement" !..............................................................................................................
Alors que vous parlez avec quelqu'un, passent justement des adultes bizarrement habillés. Vous vous étonnez. On vous répond "c'est pour le carnaval des enfants !" Vous avez un doute ! Et vous vous promettez d'allez y voir. Et vous y allez ! .........................................................................
Sur la place de la mairie, le grand rassemblement d'adultes n'autorise aucun doute. Pas même l' enfant, au bavoir brodé d'un "Reste à Renne Papa". Encore moins le nom de la société. ALLTELAC licencie. Pas de quoi bouffonner. Pas de quoi, pas de quoi ! Mieux vaut bruit que silence parfois..........................................................................................................
Décidément, la période de carnaval est propice à l'exploitation des thèmes graves : rappelez-vous, cette petite poésie déposée sur entrecielethere.free.fr, un jour avant la déclaration de guerre USA-IRAK
Pour avoir le gift animé visiter le site toutanim

17 février 2007

brave cinquantaine (3)

On a préparé le repas, à l'improviste. Surgelés, sauce en sachet, vin pour la beauté de la bouteille : un truc entre filles quoi. L'une a même lu une nouvelle érotique à propos d'une idiote et d'un écrivain. Marrante l'ambiance. Moi j'y retrouvais des couleurs. Puis elles se sont mises à table et comme la cuisine est à peine éloignée, on bavassait assis-debout. A quel moment mes rides se sont multipliées par dix avec bonheur ? A quel moment me suis-je accroupie de rire craignant le pire ? Je ne me souviens ni plus bien, ni mieux guère, mais je pensais "bon sang, il suffit de si peu pour se remettre à vivre" Moi Loizo, je lève les yeux au ciel et je pense : Divin, dieu qu'elles sont belles ! Elle, elle continue : le fou rire en personne. Et pour un truc débile, quoique, la mémoire..., ou plutôt sa perte ! Et du coup, les déboires de la cinquantaine. Non sans blague sais-tu combien de temps on a mis à deux pour se souvenir du nom d'une actrice de cinéma. Je secoue la tête : "montre en main au moins quinze minutes" et sa fille bientôt pré-adulte était morte de rire, les larmes aux yeux. Une cascade de repères. C'est moi qui avait lancé le sujet pourtant. Mais tu sais bien, celle qui était blonde -sans effet- mais si, elle a une voix fabuleuse -sans effet- mais comment se fait-il que tu ne te souviennes pas -c'est possible- enfin réfléchis, elle est la nièce de.... mais si celui qui.... mais tu es incroyable de ne pas te souvenir, tu le sais, j'en suis sûre moi, mais aide-moi -mais de vrai, rien ne vient sauf l'étirement à l'extrême des commissures : elles vont craquer c'est sûr- elle insiste : franchement je n'en reviens pas et je me tape une cuisse d'une main : mais enfin c'est pas possible, on la voyait partout, je te jure bien qu'elle était la nièce d'un homme qui était lui... là tu vas savoir, il était marié avec cette femme qui jouait la têt au.... Ah ça y est, j'ai trouvé, tu parles de cette actrice dont le nom faisait penser à ........ Et là Loizo la réponse tellurise mon cerveau. Pliée en quatre, les cuisses croisées ixsse fois sur elles mêmes pour retenir je ne sais quoi, je hurle : oui, c'est ça u né chelle ! et mon amie de terminer enthousiaste : ah..... tu penses à Marie Christine Barrault ! On n'en peut plus tant on se gondole. Sa fille laconique : "ce serait pas mal au théâtre votre sketche sur le thème des vieillards prématurément séniles". On se regarde hagardes toutes les deux : putain c'est vrai qu'on est dans la cinquantaine ! Mais brave fatal ! Si vrai qu'une étoile en pleurait. Loizo, regard levé s'essuyait la joue. Et Odile : oh, tu ris où tu pleures Loizo ? Le vent frais glisse dans les feuilles du palmier. Silence.......................

La photo est celle d'une échelle -bien sûr- qui sert à monter au grenier dans le pays Dogon.

Brave cinquantaine (2)

"Sais-tu Loizo, hier j'ai des copines qui se sont arrêtées chez moi. Jamais je ne leur ai fait un si beau sourire. J'étais à plat ! Pas même vêtue. A 19 h. Te rends-tu compte ? "Non pas vraiment" lui réponds-je. "Crois-moi sur parole et sans musique : la vivante in live illustration de la chanson d'Aznavour, bigoudis en moins. "On vient de courir une heure, on passait te dire bonjour" qu'elles me disent. Je n'ai pas caché mon malaise. Quand je leur ai dit "Vous restez manger avec moi" elles ont accepté. Quelle soirée, requinquée, quel fou rire, un vrai sketch de théâtre. "Raconte" dis-je laconique en pensant "Superbe, les étoiles". Tu y crois toi ? A quoi ? A ta cinquantaine ? Moi ? Laisse-moi m'interroger ? Et toi, tu y crois à la tienne ? Bien obligée, à la si proche majorité de mon divin enfant, je suis un peu secouée il est vrai. Mais aussi, parce que cet après midi J'ai pris l'autobus. Et alors ? Je me suis interpellée moi-même. Ah bon, à propos de quoi ? Tu vois, j'étais dans l'autobus, fatiguée, mais vraiment fatiguée tu vois -incroyable en l'écoutant je me demandais comment j'avais pu oublier moi-même-, si fatiguée que soudain je me suis mise à haïr tous ces élèves adolescents confortablement assis. On aurait dit que je n'existais pas. C'est pourtant plus à la mode de porter un foulard. Faut que je leur dise ! Puis j'ai pensé "Arrête, c'est pas parce qu'ils sont jeunes ou qu'ils -dieu merci - ne l'ont pas qu'ils ne le sont pas non plus -non plus ou aussi ? j'ai un doute soudain bon, je lève le doute du coup ça me rappelle quelqu'un ou une autre histoire té- voilà le doute est levé. C'est vrai quoi, ils ont écouté toute la journée : pas facile d'écouter, parfois même, fatigant. J'ai décidé de ne plus leur en vouloir. Il est un temps où il faut être sage avec ses enfants et passer le relais. J'ai même évité de penser "De mon temps..." Elle a frappé des mains en disant, super, bravo, je te félicite ! Tu sais tourner la page.... super bravo à toi. ..... Et vous au fait ?

Oui, la terrasse est ouverte (1)

Diling diling ding donc ! Odile n'est pas loin. Adossé à mon hamac j'observe le ciel, ses chemins, ses fontaines, ses voies et ses vaisseaux. Je somnole aux trois quart, lorsque la musique m'interpelle. Odile est si peu loin que déjà toute proche. Je détourne mon regard. Cette fois, elle pouffe de rire bien sûr. Je lui tends visiblement l'oreille puisque oups elle démarre au quart de tour : "Faut que j'te conte !" Alors moi de vous raconter, au prochain billet à propos "d'une brave cinquantaine". A bientôt, elle désire un thé cannelle !

16 février 2007

Bien sûr que vous pouvez prendre un dragée

Délicieux ?
Comment donc, l'inverse serait impossible, ce sont les meilleurs au monde !
Pourquoi ?
Pour une naissance, en effet ! Laquelle : le site de ma meilleure amie, d'ailleurs voilà son adresse www.lcomlania.com Merci pour la visite et à bientôt sur la terrasse : elle reste ouverte

15 février 2007

Incroyable, incroyable, incroyable...

Qu'est-ce que c'est, qu'est-ce qui se passe, qui vient par là ?????? Vous l'avez reconnue, Odile qui fait irruption sur la terrasse et le carillon qui dingue dingue dolle de tous côtés. Sourire aux lèvres, elle me dit qu'elle a causé hier, dans un lieu où elle cause depuis des lunes et qu'elle y a vue une chose superbe magnifique elle ne lésine pas sur les mots pas avare elle insiste donc elle ajoute merveilleuse. ( moi Loizo exprès, pour souligner son enthousiasme, je ne mets pas les virgules, parce que je vous connais, parce que je sais que vous me suivez, donc, je poursuis) "Laquelle, lui dis-je" Un jeune homme handicapé" me dit-elle. "Accompagné d'une parente" Et de me raconter qu'elle les avait salués juste à l'entrée du bâtiment comme elle aime saluer, sans connaître, juste pour le plaisir joyeux d'un bonjour souriant, et qu'elle était entrée dans le lieu sans penser à plus. Mais qu'elle avait soudain pris conscience de leur présence quand elle avait entendu son rire à lui. Tous les enfants avaient tourné la tête dans sa direction. Quand elle parle Odile beaucoup de choses la sollicitent mais elle a un objectif. Parfois elle peut mêler l'un et l'autre, parfois pas. Dans ce cas présent elle avait sans le savoir enregistré la façon dont le fauteuil était installé presque dissimulé entre mur et étagères, comme s'il ne devait pas être vu. Le visage d'Odile s'assombrit soudain. Son enthousiasme s'efface, son sourire disparaît, sa parole se tait. Là sous mes yeux... Odile silencieuse, moi Loizo je m'inquiète. "Oh, et alors ?" "Alors me dit-elle, je n'en suis pas sûre, mais comme ils sont partis avant la fin de l'intervention je me demande si ce n'est pas parce qu'ils se seraient sentis "en trop" !!!!! Ah la la la Odile, ce n'est pas parce que toi tu,.... que eux ils....... "Tu crois ? me dit-elle la chevelure blonde soudain électrique et les yeux bleus brillants ! Diling diling dong ding "Tu n'veux pas un café Odile ?" "Non merci, merci beaucoup Loizo, à bientôt". Elle est comme ça Odile, parfois très trop proche, parfois éloignée lointaine. C'est elle.

14 février 2007

J'ouvre ma fenêtre...

Sur ma forêt de pins.
Je l'aperçois
Hum ça sent bon le frais
Ouvons nos poumons
Levons nos bras
Respirons
un deux un deux
un brin militaire
certes
quoique si peu
si peu

J'ouvre ma fenêtre

et viennent les senteurs océanes ; les verts profonds sur éclaircis d'aiguilles ; les rouges jaunis marronnés de celles qui sur le sol de sable blanc traînent ;
J'ouvre ma fenêtre aux volets bordeau ; et les vagues du vent verdissent le temps ; et la fleur de sève, goutte à goutte, déborde les pots de terre accolés ; et sur la langue humide, le bonbon de sucre pénètre les narines ; et ceux qui traversent les sentes donnent de la voix aux chuchotis des laminaks. Dans ma forêt de pins.
Mais, ma forêt de pins est aussi autre. Soit un autre visage. J'ai dix ans et sur l'asphalte qui noircit à la nuit proche, je roule ; ombres chinoises, au-détour d'un virage, dans l'obscurité qui tombe, face à moi, deux solides jambes bien plantées et un fusil pointé ; une phrase effrayante : "Halte-là qui vive !" Ma bicyclette ne sait plus quoi faire ! Elle hésite. Quant à mes souliers, ils ne savent plus pédaler ! Ma tête pense qu'elle ne verra plus sa famille et Frédérique hurle "Obéis ! Arrête-toi !" Bien obligée. Mais comment ? Sans réponse je tombe, de trouille, en plein milieu militaire de la forêt de pins de Mont de Marsan. Frédérique s'appelait Mondran. Et si de nombreuses années plus tard nous nous retrouvions par le biais de ce blog, l'ébauche de cet instant ? L'important,.... n'est-ce pas la question ????? Tiens, il me vient à l'idée que je me prendrais bien une petite cachaça ce soir. J'y cours. Au revoir et Bonne nuit à vous

Théophile Gautier aussi a écrit sur lui qui est en elle

Le Pin des Landes On ne voit en passant par les Landes désertes, Vrai Sahara français, poudré de sable blanc, Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eaux vertes D’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc ; Car, pour lui dérober ses larmes de résine, L’homme, avare bourreau de la création, Qui ne vit qu’aux dépens de ceux qu’il assassine, Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon ! Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte, Le pin verse son baume et sa sève qui bout Et se tient toujours droit sur le bord de la route, Comme un soldat blessé qui veut mourir debout. Le poète est ainsi dans les Landes du monde ; Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor . Il fait qu’il ait au cœur une entaille profonde Pour épancher ses vers, divines larmes d’or ! Théophile Gautier (1840) Tout comme vous -mais je m'avance, parlons pour moi- tout comme moi, je découvre ce texte Mais ne le lirai pas, pour mieux ouvrir ma fenêtre sur la mienne. Clin d'oeil à qui sait.

09 février 2007

Linge sale

Je reconnais le ding diling dong de mon gong et soupçonne qu'arrive celle que vous connaissez. Etrange elle vient chez moi mourir de rire. Je me tais. Elle va bien s'arrêter, m'expliquer. Je me tais. Un petit vent léger fait onduler les épines de mes cactus nains de même que la barbe neigeuse de certains. Inutile de vous dire que sous mes plumes mes rémiges me démangent. Wouaou, qu'ai-je écrit ? Des m partout ? Etrange, étrange mais doux. Entretemps de cette parenthése elle s'est assise sur un coussin violet. La parole sera divine en tout cas, cardinale c'est certain. "Alors que je me disais que plus jamais je ne ferai d'enfant à trente-huit ans en fourrant du linge dans la machine à laver, j'ai aperçu mon ado de fils qui rangeait du linge en le fourrant à coup de poings dans un tiroir déjà débordant. D'un clic j'ai appuyé sur ma Deuzache (traduction : hargne-hostile) et lui ai déversé mes raisonnements. Avant d'avoir pu jeter deux mots il me répondait froidement "Inutile je m'en fous, ça ne changera rien !" Loizo je t'assure je me suis tue aussitôt et ai ouvert la porte à une cascade de rires. Il s'est retourné en commentant "Nous sommes du nord nous, on n'est pas du sud ! tu devrais boire de la vodka, tu retrouverais le froid nécessaire !" et nous sommes tombés dans les bras l'un de l'autre. Sur le parking les automobilistes levaient la tête. Nous enviaient-ils ? En tout cas ils avaient tant le sourire aux lèvres que je me suis dit : "Rien de meilleur que le rire !" Est-ce parce que c'est si vrai et si bon qu'il me vient un nom à me faire décoller "Loizo-Ryre ? Qu'en penses-tu Odile ?" "Attends-moi" crie-t-elle en se versant une petite vodka l'oeil en l'air parce que déjà je m'éloigne au-dessus du palmier !
Vous aimez les cactées et les succulentes ? Précipitez-vous en tapant Crassula sur "Vos Gueules" ou autre fournisseur : vous tomberez -et c'est plaisant- sur toutes les cactées désirées. Ceci, car je ne sais pas utiliser les liens. Merci David

07 février 2007

La légende de la Saint-Valentin chinoise

La légende de la Saint-Valentin chinoise
Si ça ne marche pas le 14 février, sortez le joker : retenez cette date : Le 7 juillet du calendrier lunaire est aussi appelé la fête d'imploration de la sagesse. On dit que c'est le jour où un bouvier et une tisserande se sont rencontrés sur le pont que construit une pie une fois par année. D'après cette légende, la tisserande est la petite-fille de la reine mère du Ciel, tandis que le bouvier est un orphelin sur terre. Ces deux-là se sont épousés malgré l'ordre de l'empereur du Ciel qui empêchait le mariage entre une immortelle et un humain. Ayant eut vent de cette affaire, l'empereur du Ciel envoya donc quelqu'un ramener la tisserande à la cour céleste ; à l'aide d'un bœuf surnaturel, le bouvier, mari de la tisserande, essaya de la rattraper, mais en vain. La reine mère tira alors une épingle à cheveux avec laquelle elle zébra le ciel. Rapidement, la Voie lactée sépara le bouvier de la tisserande. Pourtant, des deux côtés de cette voie, les deux amoureux ne fléchirent pas. Ému, l'empereur du Ciel leur permit de se rencontrer sur un pont jeté par une pie, le 7 du 7e mois de chaque année. C'est cette légende qui donna naissance à la fête chinoise de l'amour, et la pie est considérée par les Chinois comme un animal de bon augure. La Chine Au Présent - http://www.chinatoday.com.cn/lachine/
N'est-ce pas là une histoire qui conviendrait parfaitement à un certain site nommé entrecielethere.free.fr (oui oui, je la réécrirai foi de Loizobleu(aucun mot anglais dans ce titre, seulement le mot français "ethere"

05 février 2007

Rien à dire

mais à ouvrir la fenêtre sur un frais février fluvieux (belle allitération en F) se rappeler une forêt de pins du côté de Mont-de-Marsan. Mais à écouter mes fleurs pousser d'aise un soupir à me voir, me rappeler les étonnantes mains d'un jeune géant joux, (belle allitération en "ge") pardon doux, sous les doigts duquel un clavier frémissait d'aise hier à Nantes. Jouaient-ils ? Se posaient-ils ? Quelle émotion. Et je n'y étais pas. Boris Berezowski je crois. Vive la musique Russe et l'un des géants qu'on y rencontre.

03 février 2007

ça s'est vraiment passé

Elles sont montées dans l'autobus. Direction le marché du samedi. Il sera d'ailleurs très différent des autres samedis. Non les marchés ne sont jamais les mêmes et ce n'est d'ailleurs pas le sujet du jour.
A un moment précis le conducteur de l'autobus est obligé de tourner à gauche. Il tourne à gauche. LUNEDESDEUX peut ainsi apercevoir la rue dans sa totalité et remarquer au loin une silhouette déjà pour un tiers engagée. Le bus va sûrement s'arrêter. Point du tout, que nenni. Le jeune automobiliste reprend de la vitesse. Peut-être n'a-t-il pas vu cette vielle personne de belle allure avancer se déplacer. LUNEDELLE, qui s'est levée inquiète, remarque bien le regard égaré de la vieille personne. Et son mouvement de bras stoppé. Si stoppé à voir la mort de près qu'il en tombe sur les pavés déséquilibré. L'autobus s'arrête. Un homme sort d'une boutique affolé et ramasse la vieille personne. Blessée ? Choquée ? Le chauffeur ne le saura jamais. Sa route, il l'a reprise, comme si de rien n'était. LUNE dit à l'autre "Mais arrête de râler, y a pas mort d'homme tout de même !" C'est vrai, y a pas mort d'homme mais comme l'a écrit Victor Hugo :
Le vieillard chaque jour dans plus d'ombre s'éveille ; A chaque aube il est mort un peu plus que la veille. La vie humaine, ce noeud vil, Se défait lentement, rongé par l'âme ailée ; Le sombre oiseau lié veut prendre sa volée Et casse chaque jour un fil.Ô front blanc qu'envahit la grande nuit tombante, Meurs ! tour à tour ta voix, ta force succombante, Ton oeil où décroît l'horizon S'éteignent - ce sera mon destin et le vôtre -Comme on voit se fermer le soir l'une après l'autre Les fenêtres d'une maison. 1878

Réchauffement de la Terre

ce n'est pas une blague moi Oyé d'Inde, j'aperçois tout à mon côté

bleutée d'aise sous les rayons légers du soleil la première Nigelle du balconnier. Nous sommes le 3 février

01 février 2007

Diling ding ding dong

Les modèles "camouflage" sont la preuve que les lunettes sont devenues un vrai vecteur de mode . Pour moderniser votre look sans vous ruiner en vêtements de créateurs, adoptez les produits dérivés !(ce texte n'appartient pas à Loizo, il a été copié sur un article de mode) Dans la disparition des dernières notes du gong, le silence s'installe. L'eau murmure, les feuilles du palmier chuchotent et les dattes, discrètes, espèrent des lèvres gourmandes. Vous l'avez compris Odile vient de me quitter. Nous avons déjeuné ensemble. Deux tasses de faïence bleue, encore chaudes d'un étrange thé délicatement parfumé à la violette, témoignent sur un plateau orange d'un instant de partage. Quelques éclats blancs poudrés évoquent la tendresse des cornes de gazelle. Le hamac se balance. Mon esprit flotte. Je suis seul. Un mot vient. "Regard". J'imagine. Une mère et sa très jolie fille. Sourcils froncés, lèvres crispées. La fille ordonne à sa mère d'enlever ses lunettes noires qui ne sont pas de star et qui ne ressemblent à rien d'autre qu'à faire tourner sur elles tous les regards d'autrui. Elle insiste à l'aide d'un impératif :"Ennnnnnnn lève-les, onnnnnnnn nous regarde !" Odile avait résisté : un peu beaucoup plus du tout. Puis, les avait ôtées. Découvrant un oeil et un front au beurre noir, enfin, plutôt vert, jaune violacé, de toute beauté. Un vrai chef d'oeuvre de chute vers lequel tous les regards se tournaient. "Remets-les tes lunettes Maman" avait ordonné sa si jolie fille. Une fois deux fois trois fois. Cette fois Odile n'avait pas cédé. Visiblement, on regardait toujours. Mais le regard d'autrui n'est que le regard d'autrui. En libérer autrui n'est pas aisé il est vrai. S'en libérer soi-même, une gourmandise. Comme, par-dessus les murs ocrés, du ciel bleu se régaler à le regarder. A vous de voir.