24 août 2007

"Le monde d'un fou" : d'où vient ce livre ? 1 et 2

Eclos aujourd'hui sur mon balconnier, pas un de plus, pas un de moins, douze volubilis. Sept bleus, six roses sur un océan vers. Ne jugez déjà pas. Je n'ai pas fait d'erreur. J'ai lu lu et relu Le Treizième lit "Le triomphe" : tous l'écoutent, silencieux, immobiles... dire "L'amitié est belle, La paix l'est aussi. Elle est dans mon coeur. Laissons la parler. Laissons la fleurir, Et la terre triomphera" D'où vient ce livre ? Khalid LAAOULA l'a signé. Il l'a intitulé "Le monde d'un fou" et un chameau traverse le désert avec son cavalier sur la première. Il dit lE CONTEUR DE GRAINS DE SABLE Il dit "J'ai laissé derrière moi le monde du bruit, De la trahison et du mépris. Je ne crains ni le froid pénétrant, Ni la chaleur torride ; Je suis le roi en ces lieux ; Je suis le conteur de grains de sable" D'où vient ce livre ? On dirait qu'il tombe à point.

21 août 2007

Loizo dans son palmier préféré

C'est vrai, rarement il dit ce qu'il est -ça ne s'arrangera pas d'ailleurs- rarement il se montre -ça restera une exception- elle date de quelques années déjà, du temps où il y avait des dattes sur les palmiers et où il pouvait les faire fondre sous son palais et déguster les orients qu'il se plaîsait à inventer

20 août 2007

La dernière histoire miraculeuse

est née au Verdelet Les histoires que je préfère sont les vraies, les plus inimaginables, les plus improbables. La dernière, par exemple. L'été -ou tout autre saison- est favorable aux écritures, celles des cartes postales. Alors j'ai, nous, avons succombé à l'exercice, avec délices. Ha, trouver le bon sujet, crayon mâchonné nez en l'air pour chopper l'inspiration, ah ah trouver la bonne interpellation, oh ah wouahou dirait le loup, le bon jeu de mots ou d'idées pour faire rire ou sourire celui ou celle qui n'a pas eu la chance de partir ou attend encore de le faire. Pas même besoin d'évoquer la pluie. Soleil est là, soleil est là.... ta ra tata ta ra tata ta ra tata.... soleil est là et nous avons trouvé plaisant de refermer l'enveloppe avec un peu de notre bave dedans (vous pouvez chanter si vous avez retrouvé la musique : plus qu'à vous enTrenet). Puis direct la boîte. Mais soudain, lumière : nous avons oublié les timbres ! Hop là tour, un petit tour, ce petit jour.... la la la la par le bar tabac (nouvel air à fredonner, mais pas de référence à vous offrir : trou de mémoire qui me fait perdre la dépêche : Michel, tu la trouves ?....) Puis redirect vers la borne là-bas, au bout d'la rue mais auprès du rond-point et clac ! lettres envoyées. Bon, s'agirait maintenant de nous occuper du repas du soir -je suis très organisée : il est déjà 19 h- Droit direct à l'hypermarché ; deux trois emplettes, un tour de caisse et le cri dépité de mon enfant adoré qui me dit "Loizo les voilà !" Qui, des amis, est-ce possible ? Je voyage incognito ! Je relève la tête, cherche de tous les côtés, suis à mon tour dépitée, regarde mon enfant : la prunelle de mes yeux tend du bout de sa main vers les miens un sachet-pochette transparent à travers lequel je devine six malheureux timbres en attente de collage !!!!! Que faire, misère tant pis !!!! J'imagine la tête du père : elle a encore fait exprès ; celle de la vieille vieille amie : n'a toujours pas guérie de son étourderie ; celle de la mère : éclatée de rire, on ne la changera pas... Assez, assez de médisances, faut faire quelque chose. On n'est pas petite fille de facteur pour rien. Les lettres c'est l'espoir et l'espoir ça fait vivre "Espère petit" disait la vieille du sud-ouest dans les Pyrénées, et l'enfant courait encore plus vite devant elle au point de disparaître de son horizon, "espère petit !" s'égosillait-elle en traînant la jambe !" Trêve d'histoire, moi j'y crois à l'espoir. Alors, je prends l'enveloppe de la dernière carte réservée à un courrier inopiné dans l'année, du style "du Val André où je ne suis plus..." et à quatre pattes par terre, dans le dégoût de l'odeur d'un pot d'échappement dont le moteur vient de s'arrêter de tourner (parfois je fais dans le réalisme, faut pas croire) j'inscris sur l'enveloppe ERREUR DE VACANCIERE - 5 CARTES ONT ETE ADRESSEES SANS TIMBRES-VEUILLEZ LES TROUVER CI-INCLUS - VUE DE LA MER, MERCI BEAUCOUP et hop hop hop les timbres glissent dans l'enveloppe et l'enveloppe dans l'immense boîte jaune auprès du rond point. Et vogue l'espoir. Ne dit-on pas qu'il fait vivre ? Ce matin, -je vous ai dit que c'était une histoire vraie- petit tour téléphonique de tous mes destinataires : à l'exception de celui qui habite le plus près du lieu d'envoi ils ont tous reçu l'enveloppe timbrée. Histoire de fou ? direz-vous. Voyons "Vous", vous avez l'humour noir. Pluvieux, je veux bien, mais noir, point point point du tout ! Histoire vraie. La petite-fille du facteur rit.

19 août 2007

je me promène sur le net

et j'apprends que l'élastique imaginaire a été inventé et que les automobilistes qui le rencontrent freinent rien qu'à ne pas le voir ! Trop fort ! Mais me rappelle qu'à Binic deux grandes petites filles ont réussi à faire sauter la conteuse avec une corde à sauter "invisible" et oui, et que nombreux furent les témoins et les rires et sourires. Bon, seul problème, ça rend malade mais heureusement ; à faire revenir la mémoire à la conteuse qui s'est appuyée sur Jean TARDIEU ou plutôt sa poésie intitulée "Conversation" pour évoquer un printemps trop pluvieux et des âmes d'été malades à trop manger de salades, sur Poussin, tordu de rire à en devenir malade ; sur la Terre, malade de ses interrogations ; sur la maman de DiabouN'dao, malade d'inquiétude ; sur la petite Pardi malade de ne pas recevoir son pain et la petite Fanny malade de ne pas trouver son collier et la pie qui s'est envolée car elle le voulait. Fin d'un méli-mélo de salades à en faire des histoires autour d'un fest-noz bien apprécié. Références Jean Tardieu : "Conversation" Editions Syros : Contes de conteurs Gallimard (Contes programme pour les 6ème)(de mémoire : il y a un arc en ciel sur la couverture)-oui oui, je sais, je suis fantaisiste : quandje me laisse aller, j'ai un charme fou et j'y suis décidée à ne pas en tomber malade) La petite Pardi (voir texte sur le blog du site www.lcomlania.com) Site de Jean Claude Renoux conteur et formateur au conte... à l'attention des parents.

V comme volubilis

ou V comme Vache ! Vonne Vuit à vous sur ve vuage !

14 août 2007

Coup de tabac sur la Bretagne ont-ils averti !...

et c'est vrai ce matin tout le balconnier était secoué, le carillon chantait sur tous les tons et les fragiles capucines demandaient grââââce. Ne parlons pas des délicats volubilis ; je les ai même filmés sous la tourmente, cependant je n'arrive pas à déposer mes petites vidéos. Cantonnons-nous aux photos, tout au moins à quelques unes, pour donner des couleurs à cette journée fortement grisée. Du salon me parvient une voix désabusée : "34 à Toulouse, 23 à Rennes ! Demain il pleut, et jeudi aussi, et vendredi..." C'est un scoop "l'été est pourri" oui, c'est vrai mais l'automne sera beau dit le lavabo (!). En attendant si le coeur vous en dit, tous à Binic jeudi 17 août et plus précisément à l'Estran à 17 H 30 pétantes pour une heure de "déambulations parolées" tennis aux pieds sans bouger ou si peu. J'y serai cette fois, bien avant, vraisemblablement portée par les vents ! A bientôt.

12 août 2007

Sur la terrasse, aujourd'hui l'été s'enflamme !

Bonjour, soyez heureux sur les plages, les pelouses, les parkings, les chemins de douanniers, les parcs urbains, les chemins de rondes, ceux de randonnées, les propres et les figurés, soyez, soyons heureux : d'après les dictons d'antan, à la Sainte Claire si l'été s'enflamme nous devrons compter sur le moine pour l'éteindre. Qui est le moine en question ? Saint Bernard, point trop loin si mes souvenirs sont exacts (2003)sur le calendrier du mois d'août. Belle journée ce jour. Dilin diling ding dong

11 août 2007

Juste au matin

« Comment quelqu’un peut-il juger ou aimer ce qu’il ne connaît pas ? » Pic de La Mirandole Rien à voir mais Quand un conteur rencontre des oreilles qui savent qu'il est conteur, trois fois sur quatre elles lui parlent : le fort du conteur est alors son écoute. Rien à voir encore mais je regrette de ne pas avoir écrit cela car c'est ce qui me définit véritablement : ""Je m'en fous de ne pas comprendre, je n'en ai pas envie, d'ailleurs. Ce qui me nourrit, c'est ce que je ne comprends pas" (Jeanne Moreau, qui est si cultivée) Encore une autre rien à voir "Le don de la transposition artistique permet aux angoisses, aux terreurs mêmes, de s'exprimer !" in VOGUE de mai 2007 "Rendez-vous Jeanne Moreau-Didier PERON sur les photos de Peter Lindbergh"

10 août 2007

L'image de la rue St Georges... kidnappée en écriture

J'ai à peine entendu comme un bruit de poulie, j'ai levé les yeux et à la hauteur de mon regard surpris un genre de hamac en tissu beige écru qui se prenait pour une outre géante. Comme elle s'élevait, j'ai un reconnu un joyeux rire de fille, celui de celle qui récupérait la besace débordante avant qu'elle ne verse par la fenêtre d'un quatrième étage, presque à même les toits, tout le barda d'un déménagement ! Certainement plus pratique que l'utilisation de l'escalier en pas en pas de vis. Un instant, je me suis crue au Moyen Age et pour le moins, côté moines du Mont Saint Michel : penchés vers le bas du rocher, ils montaient à grands tours treuillés leurs provisions pour l'année. Trop top funny au XXIeme siècle mais plus vrai que vrai ! Quand j'entendis la mer monter au grand galop mes pieds trempaient déjà dans l'eau. J'ai fui au sec, auprès de ma fontaine ! A bientôt.

Trop belle Maville au soleil

.... elle prend des allures tarn et garonnaise. L'ombre elle-même se réfugierait bien à l'ombre ! J'espère que ces quelques photos banales vous plairont Commentaire à propos de celle de la place d'un certain marché au fleur : j'ai tenté de poursuivre l'arête du mur de la maison à colombages avec le haut du parasol rouge ! Si je ne m'abuse, malgré mon déjà "antépénultième" numérique, ça a marché ! Autre chose, ce qui m'attire cette année, plus que les précédentes, c'est le ciel : ses nuages sont énormes, lourds, chargés, quand ils sont présents et ils dessinent des formes merveilleuses qui me rappellent ces instants où allongée sur le dos j'écoutais les commentaires de ma petite maman : une porte ouverte sur l'imaginaire et la route de l'imagination. Quand au bleu du ciel il est délirant. Tout bonnement méditerranéen. A faire pousser les palmiers en nombre. Et ça, c'est vrai.

Je vois, j'entends, j'écris

Pour avoir fréquenté une amie d'origine étrangère entrée en France, avec un visa de trois mois, et l’ayant dépassé, pour l'avoir entendue dire combien elle était terrorisée à l'idée de ne pas ouvrir à ces gens de la préfecture qui frappaient lourdement à sa porte dans un but d'expulsion, pour avoir lu et lu et tant lu pour être fille d'étrangère, pour savoir que le Zee Sarko le fut aussi, pour avoir lu ce jour >un texte demandant de boycotter les vacances au Maroc, pour avoir vu ce reportage sur la défenestration d'un enfant de sans papiers parce qu'il était effrayé de l'arrivée des policiers, pour tout cela et parce qu'on n'exige pas des français la même obligation de parler le français convenablement et de trouver un emploi, bref de faire preuve d'intégration aussi, .... je pense et j'écris que c'est bientôt la France elle-même que les français devront boycotter, et au delà du futile sujet des vacances au Maroc. Mais alors, le pourront-ils ? Quel pays voudra-t-il d'eux ?

09 août 2007

Cette journée est aussi belle que celle de l'année dernière

O Toulouse Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin Parfois au fond de moi se ranime L'eau verte du canal du Midi Et la brique rouge des Minimes... O mon païs O Toulouse O Toulouse Je reprends l'avenue vers l'école Mon cartable est bourré de coups de poings Ici, si tu cognes, tu gagnesIci, même les mémés aiment la castagne... Un torrent de cailloux roule dans ton accent Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes On se traite de con à peine qu'on se traite Il y a de l'orage dans l'air et pourtant... L'église Saint Sernin illumine le soir, D'une fleur de corail que le soleil arrose, C'est peut-être pour ça, malgré ton rouge et noir, C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose... Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne, Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz, Est-ce l’Espagne en toi qui pousse un peu sa corne, Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?... Voici le Capitole, j’y arrête mes pas, Les ténors enrhumés tremblent sous leurs ventouses, J’entends encore l’écho de la voix de papa, C’était en ce temps là mon seul chanteur de blues... Aujourd’hui, tes buildings grimpent haut, A Blagnac, tes avions sont plus beaux... Si l’un me ramène sur cette ville, Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles... O mon pays, ô Toulouse, ô Toulouse... O mon païs O Toulouse O Toulouse* Claude Nougaro * ce n'est pas mon pays c'est seulement une des nombreuses couleurs de pays que je porte en moi. Donc, un hier de l'an passé, je renouais avec Toulouse. Le tourisme n'était pas vraiment le sujet, ni sa redécouverte mais tout de même un brin de promenade entre murs de briques et fontaines jaillissantes, marché du matin dimanch'hâle ou bonzaï en enseigne : j'ai glâné quelques photos, comme aujourd'hui deux vidéos. Je te les confie Loizo. A bientôt

Oh le goûter !

Je m'appelle Yama Moi aussi je porte une robe noire fuselante, très fuselante et rayée de jaune, vous m'avez reconnue ? Bonjour, je crois que je vais frôler l'over dose de bonheur ! Je cherchais quelques calices, je me laissais emporter par un léger zéphyr quand soudain apparurent en tiges enrubannées mes délices préféré, des volubilis et des meilleurs, des roses, des bleutés et pire ou mieux des bleus profonds. Désolée de vous le dire crûment mais je m'y suis vautrée. J'ai plongé, sans moralité les uns après les autres, je les ai consommé à m'ennivrer, à ne plus savoir où donner de la tête, à en être toute retournée, à en avoir le mal de mer, oh mon dieu il faut que je me repose, allez, je qui qui hic je qu ttte hoc j'abandon ne ce super 07 d'âge je hic quitte hoc les lieux. Excusez-moi, à bientôt. Trois quatre zailées et je ruche à mort. Ame y tié à vous. Bzzzzzziiiiiiiiiiiz

07 août 2007

L'amusé Baobab

Le baobab de Tartarin le baobin de Tintara le binoba de Tartabo est toujours délicat il porte haut sa palmeraie il porte bas sa raie palmée il palme bien c'est trop sa raie elle joue ses envolées il secoue l'air de ses doigtés il t'égoidt de ses raies de Sé il doigte bien ce cou de rai il s'en va sans raté par deux par quatre il se promène accent d'ici, d'ailleurs ils inspirent le rêveur le baobab de Tartarin rêveur bleu trab veutre le lis cadé.

si août ardent

oh les magniolas accueillants les oiseaux blancs oh la blanche agence immo oh l'enfant blanc du papa vert oh l'homme en blanc aux mains croisées dans le dos ôh la blanche attente des chaises le kiosque espérance, son cri de rouille et l'accent allemand oh l'hibiscus le dalhia blanc la statue blanche le T-shirt la chemise la jupe, blanche et la veste blanche l'ôh de là, fontaine blanche les cheveux blancs les sou liers blancs le sac bje fais sans blanc Je m'en chante je m'en songe je m'en sieste blanche de toutes couleurs en choeur dans l'agenda blanc dort le pétale blanc sang

05 août 2007

Les pouvoirs publics sont-ils vraiment sérieux ?

Je suis un peu étourdie mais si je me trompe rectifiez-moi sans problème, j'apprécierai : cela voudra dire que vous vous êtes arrêtés. Or donc,il y a longtemps dans les années 50.60, l'été on siestait avant de descendre les petits chemins heureusement ombragés de noisetiers, avant de marcher le long de l'ancienne voie ferrée jamais en activité, avant d'aller se baigner dans les rivières, avant de poser son pied sur leurs îles sèches. C'était entre 12 h et 16 et même les ombres cherchaient à se cacher des ardents rayons de soleil. Aujourd'hui on nous recommande de ne pas nous exposer de 12 à 14 h. Or n'avons-nous pas quelques heures d'avance sur le soleil ? les douze heures d'antan ne sont-elles pas devenues les 14-16 h d'aujourd'hui ? Cela ne veut-il pas dire que nous nous trouvons autorisés à nous exposer justement au plein soleil méchant : pas grave pour les vieilles peaux, mais les plus douces, les plus fragiles ????? Egoïstement, je m'en fous, je n'ai pas d'enfants petits et mon adolescent a la peau si claire que c'est d'emblée une contre indication et qu'il vaudrait mieux qu'il aille vivre au VietNam où tout le monde s'en protège. J'en parlais, juste comme ça, pas plus !

04 août 2007

On va s'arrêter encore sur sa présence

Rien à dire, il ne manque que les odeurs de melon, de fraises, de poivrons, de poireaux, de brugnons, d'aubergines et toujours des galettes, bretonnes de Roscoff comme dit mon anglais préféré (il existe, en chair et en nosses of course !)

On va s'arrêter sur sa présence

... Elle enchante les pétales, exalte leurs couleurs et donne vie aux ombres. Vous avez deviné : le soleil : comptons ses apparitions : un jour en juin -je veux dire un jour en offrande de bain de pieds -faut pas abuser tout de même- du côté de Saint Coulomb ; un jour en juillet, à marquer sur le calendrier, le 7.07.07 et au moins sept fois inoubliable car choisi par les fiancés pour se marier ou se remarier : tous les restaurants, quels qu'ils fussent sur la côte affichaient "complet",.... "Maman j'ai faim .... et bien on s'est passé de repas !" et enfin, depuis deux ou trois jours, mais vraiment dès ce matin, à le photographier. Je l'ai fait, au mieux : à peine s'il pouvait entrer dans mon appareil 5/8. A me souvenir d'un chameau dont je guette la présence un jour auprès de moi, en octobre... D'ci là, belle journée. Je m'en vais chez Loizo. A bientôt? D'autres images suivent ou précéderont celle-ci (ordre du blog).

31 juillet 2007

Pourquoi

Loizo met quelques uns de ses textes sur le blog du site lcomlania.com : parce qu'il aime bien se déplumer. au revoir Belle journée Bel été

Le jour où Allah réunit les hommes.

Le jour où Allah réunit les hommes... quand on vint m'en parler le gong résonna comme une fine dentelle bretonne. Et tant mieux car je m'éveillais. La nuit avait été si belle, avec sa lune argent que je m'étais endormi dans mon hamac blanc et quand le gong s'est mis à tintinnabuler, bien sûr que j'ai tout de suite pensé à Odile, mais cette fois je n'ai espéré rien d'autre qu'un moment divin. Elle me l'a offert. J'ai entendu ses petites ballerines glisser sur le marbre du couloir, puis senti son parfum couleur muguet -oui, c'est le parfum qu'elle préfère- puis entendu comme un chuchotement qu'elle laissait échapper de ses lèvres réunies. Puis plus rien. Je n'ai pas bougé. J'attendais. Une telle arrivée ne pouvait offrir que le meilleur. Elle a dit "Il était une fois" et mes oreilles ont frémi de bonheur "ô temps suspends ton vol !... voilà ce qu'elle m'a offert "Il était une fois..." Ils se tenaient nombreux sous une tente de bédouins. L'un d'entre eux s'installait, sous les regards de tous. Sans un mot il ajustait ses grandes manches bleues et chacun découvrait le sien, seul élément de son visage que laissait échapper un turban bleu longuement croisé autour de sa tête. Il était une fois, c'était autrefois... au temps où la terre n'était qu'un jardin peuplé de palmiers, de jasmins odoriférants, de rossignols inondant le paysage de trilles nombreux et gracieux. C'était en ce temps béni où les hommes étaient francs et loyaux, si francs, si loyaux que le mensonge n'existait pas. Mais voilà qu'un jour un homme utilisa le mensonge. Oh, un tout petit mensonge, un mensonge de rien du tout, sans importance, sans "signifiance". Mais un mensonge tout de même et il en fut fini du prodige. Allah décida de réunir tous les hommes autour de lui. Il expliqua sa douleur, il expliqua ce à quoi il devrait s'obliger désormais. "L'un de vous a menti, d'autres mentiront. Désormais chaque fois qu'un homme mentira je jetterai un grain de sable sur le monde. Les hommes se regardèrent, certains se gaussèrent, d'autres haussèrent les épaules, tous parurent dire "Quelle importance, qu'est-ce qu'un grain de sable ? On ne le voit même pas !" Allah ne fit aucun commentaire. Mais chaque fois qu'il fallut, il fit. Ainsi de mensonge en mensonge, tout doucement, petit à petit se forma... le Sahara. A bien le regarder, encore aujourd'hui, on y reconnaît cependant quelques traces du précédent Eden : des palmiers immenses, des vergers, des potagers et des maisons de terre. Parce que.... Tous les hommes ne mentent pas !" Texte rencontré sur le forum BLADI.NET, et lui -même tiré de l'ouvrage "Maroc, mille et une lumières" aux éditions Minerva que je ne possède pas encore.(7, rue d'Assas - 75006 Paris - tel : 01.53.63.31.60 A bientôt, belle journée à vous, et chut car c'est un secret fragile : il fait beau. Chuuuuuuuuuuuuuuuut le beau est fragile La photo est extraite d'un site à partir du mot "oasis" in Wikipédia. Il faut cliquer sur Timoumoun

28 juillet 2007

Conversation avec un robot

... il me parle. Je vous explique Sur la route, non pas de Dijon, de St Brieux, de l'essence je dois acheter. Je ne vais jamais à Pacé. Mais üne station disparaît et c'est à Pacé qu'il faut s'arrêter. Converser avec un robot, c'est pas mon fort ! ne suis point douée, surtout pour l'efficacité ! préfère la difficulté de l'art de la divination dans le sujet de la conversation. Mais impossible de lui échapper. Il me parle je l'écoute. Je lui obéis. C'est ainsi que mon résevoir je remplis. Soudain le robot s'adresse à moi pour de vrai. Au secours, fuir ! Il me parle pour de vrai. Il dit mon prénom ! Comme dans les contes je m'interroge. Comment connaît-il mon prénom ? Inquiète j'appelle mon enfant. "Chérie le robot me parle" Elle en a assez de mes fantaisies mais elle quitte le véhicule pour entendre, ahurie, le robot me parler pour de vrai. "Loizo, c'est toi ?" Je penche mes plumes. Elle apparaît et je reconnaît mon amie de Pacé. Je ne l'ai pas vue depuis, depuis quand déjà. On éclate de rire .... et le robot aussi !...

Histoire à s'obliger à festoyer dans son quartier

Dans le certain lieu d'un certain quartier d'une certaine ville il y a longtemps trois jeunes femmes se tenaient assises un peu à l'écart d'une fête offerte. Elles ne bougent pas, elles causent. Se sont-elles levées pour manger ? Ont-elles compris que c'était gratuit ? Elle s'inquiète pour elle, et va à leur rencontre : sans s'excuser elles se justifient. Elles habitent le quartier , le savaient mais ne s'étaient jamais parlées. A le faire elles ont appris ce soir-là qu'elles étaient originaires de la même île caraïbe et qu'elles étaient nées dans la même ville, qu'à deux rues, sans rire, elles auraient pu être amies. Ce qui sera peut-être ?

26 juillet 2007

parfois il faut des mises au point

aujourd'hui j'en ferais une : j'aime les contes depuis mon enfance. Cela fait donc un temps, d'au moins un autre siècle pour sa moitié. Je les ai lus, on ne me les a ni dits ni lus ou très peu. C'est donc à la force de mes pupilles, à celle de mes mains pour tourner les pages du dictionnaire, que je les ai rencontrés. c'est à la force de ma fantaisie que je les ai dits dans mes premières années de colonies de vacances : j'en ai suivies cinq années durant, avec des enfants dits déjà "difficiles" et pour des colos sanitaires : je n'en ai tué aucun et j'ai toujours eu de bons contacts avec eux. Je leur ai lu des livres, souvent, très souvent, je leur ai dit des contes encore plus souvent, sans un seul feuillet sous les yeux : je conte depuis toujours rien qu'en connaissant l'histoire. Par contre je n'ai qu'un territoire : l'humain. Le reste n'est qu'écoute et attention : être d'ici ou d'ailleurs n'est rien somme toute, rien d'autre qu'être humain. je ne conte pas par coeur : soyons honnête ma mémoire s'en va. Je n'ai plus 17 ans. Par contre je m'amuse avec elle, et je joue avec des sonorités qu'il me semble posséder de façon intuitive : un mot en appelle un autre. Et puis, j'ai "fait" du piano comme tout bon enfant d'exilé devait faire pour s'intégrer. Aujourd'hui on me ferait apprendre le russe. Mais avant, dans le temps de mon enfance on ne s'occupait pas des enfants d'exilé -qui plus est involontaire- déjà bien beau qu'ils soient en France; et quoi donc, des boschs en plusse, non mais, en voilà des manières ! Mon émigrée, pardon mon exilée à moi, la mienne, ma mère rêvait de faire de ses filles des princesses : elle a manqué y arriver. Sur la quarantaine nous nous sommes défilées chacune à notre manière ; de la plus difficile en ce qui me concerne. L'assassinat mental : celui de soi-même, le plus dur, celui qu'on ne peut coller à personne d'autre au niveau responsabilité en tout cas dès lors qu'on a compris. J'ai compris. Pas facile de remonter la pente. Mais je la remonte et ce n'est ni mon accent ni mes origines scabreuses qui m'en empêcheront à moins qu'elles soient si difficiles à supporter pour autrui que je ne me décide à quitter cette région d'où est ma fille ? Parlons de mon accent, de mon rythme de parole puisqu'il s'agit aujourd'hui de ma façon de conter : je respecte tout rythme d'autre conteur, pour moi c'est une autre façon, une nouvelle façon de dire que j'entends et je me penche sur cette nouvelle façon que je ne connais pas : elle m'intéresse forcément parce qu'elle est différente. Mon accent, j'en ai un, il est vrai, d'où vient-il, ah oui, mais d'où vient-il : je me le demande ! certains disent : depuis 30 ans que tu vis à Rennes tu devrais l'avoir oublié ! d'autres : on dirait un accent russe ! d'autres encore : on ne sait pas d'où tu viens ! Est-ce nécessaire, est-ce impératif de savoir d'où l'autre vient ?Quand on me parle de mon accent je tombe toujours des nues : je ne l'entends pas, à part sur le mot "pain". Allons-y : *Je suis née de l'union d'un homme et d'une femme qui n'avaient pas d'enfant. Mais leur fils à vingt ans s'est engagé "à" l'armée -jeu d'oralité- où il se plaisait. -Entre nous pourquoi pas- Au cours d'une bataille il perdit bras et jambes. Alors il s'enfuit, s'enfuit, s'enfuit. Comme il n'y avait pas d'arbres, il grimpa sur un épicéa. Il y cueillit trois cerises, tendit six quetsches à deux femmes qui passaient par là et qui répondirent qu'elles n'avaient encore jamais mangé de poires aussi bonnes que ces noisettes ne l'étaient !!!! Et en matière de noisettes, si vous voulez je peux vous raconter une histoire, mais seulement, seulement si vous me le demandez. * Histoire lue à la bibliothèque polonaise de Villejean un jour il y a longtemps : je l'ai attrapée, au vol, car à Toulouse j'ai vécu dans un quartier où il y avait tout plein de petits jardins, comme on disait "faits de brics et de brocs" comme je me suis faite, pour aller cahin caha peut-être, mais debout. L'essentiel est de tenir debout. Voilà. Je chercherai bien à rencontrer quelques spécimens comme moi, issus de militaires, maqués avec des étrangères et les ayant laissées tomber ; ou encore, quelques ex enfants ayant déménagé souvent souvent, ayant continué plus tard plus tard, et souvent nommés, par ceux qui ne bougent pas sauf pour leurs vacances et encore, "électrons libres" ou "instables" ? Je m'en fous qu'on me le reproche, ce qui me frappe c'est que lorsque on parle d'un sujet on fait souvent émerger l'inverse par l'absence. Me fais-je bien comprendre. Si, par hasard, certains lisent régulièrement mes petits brouillons a moitié aux trois quarts écrits à ma seule destination qu'ils soient par moi remerciés de leur amitié. Je les aime.

19 juillet 2007

vent dans le gong de la terrassentchatche

Ah ça oui, bonjour d'abord, laissez-moi rentrer un peu mes ailes dans mon cou. Pour me protéger quoi ! De la crainte odilienne ! Est-ce bien elle, la belle Odile. Que se passe-t-il encore ! Oh la la la la la, pas si vite, tu t'emballes Odile, mes chères oreilles n'entendent rien. Arrêt sur pause, elle s'assied sur le rebord de la vasque mosaïquée et se calme. Puis reprends la parole dans le silence du Diling ding ding dong qui s'est imobilisé dans le feuillage des palmiers. Alors j'apprends qu'elle est terrassée par l'évidence de l'analyse de sa propre situation par sa cousine qui a un métier et un bon métier -du genre de celui qu'on ne peut perdre à moins d'aller donner jour à ses passions- qui est en lien avec les autres (amis, relations, réseaux pour s'appuyer), qui possèdera sa maison alors qu'elle-même est dans un appartement social ! La descripttion lui est défavorable : comme on dit ya pas photo ! Et bien les visions sont ainsi : sa cousine lui dit qu'elles en sont au même point. Alors bien sûr remonte en elle toute sa culpabilité à dépendre de l'aumône de l'état, à n'avoir pas su mener bien sa vie, à n'avoir pas su bien mener ses amoures, à ne pas savoir donner un certain équilibre à sa vie... Elle reste songeuse. Je préfère n'apporter aucune eau à son moulin : ne dit-on pas : chacun voit midi à sa porte. Moi je le vois dans mon hamac : j'y suis, j'y reste. Je me laisse carresser par un petit vent léger qui ose faire sa petite promenade et déglutis, à petites gorgées un fameux thé glacé au jazzmint ! Ris-laxe Loizo et vous aussi qui me lisez. A bientôt.

17 juillet 2007

Pourquoi Loizo Bleu

.... pour des raisons de souvenirs, de voix de mère étrangère, parlant avec son accent de ce prince blessé à la fenêtre de la princesse, par la jalousie de ses soeurs, séquestrée. J'avais des couleurs plein les yeux et la douleur de l'apitoiement. J'ai longtemps pensé que c'était un conte russe. Je l'ai retrouvé dans la littérature française. Je préfère le penser encore. Dans la littérature chinoise des Han, les oiseaux bleus sont des fées, des immortelles, des messagères célestes Dans le Coran, -attention je n'ai pas vérifié, info google- l'oiseau bleu est synonyme d'ange. Saint John Perse aurait écrit "Les oiseaux gardent parmi nous quelque chose du chant de la création". Aimons les oiseaux bleus ou autres. Tous les oiseaux. A bientôt

Terrasse en tchatche: A fleur de peau avec bijoux-cailloux

Terrasse en tchatche: A fleur de peau avec bijoux-cailloux Mais où est le petit matelot ?

Alex le Magicien de MontmARTin sur mer

Eblouissant Il porte chemise blanche et deux poches de velours rouges. Tous ceux de la table l'écoutent avec attention. Il demande à l'une de choisir une carte à jouer et d'y écrire son prénom. Etonnée, elle obéit. Il range la carte dans le jeu, le jeu dans son étui, l'étui dans une poche de son pantalon. Il lui demande de regarder dans sa bouche. Intimidée un peu, tout de même, elle obéit encore. Puis il relève la tête. Tous les regards suivent son déplacement. On dirait qu'il déglutit, qu'il mâchonne, qu'il machouille. C'est vrai. Une barre Woodholly se présente. Erreur, c'est un bout de carte quadrillé comme les cartes d'un jeu de cartes. Il se présente, plat et plié en deux. Quelques mouvements de langues le déplient et le magicien sort une carte ultra plate avec le prénom de la jeune fille bien signé dessus. Elle reste bouche bée. Ceux qui l'entourent aussi. Il y a encore plus fort ou aussi ou autant. Il demande à une autre jeune femme de mélanger un jeu invisible. Il demande à la jeune femme de prendre une carte invisible.De la montrer à tout le monde en la décrivant. Tout le monde "voit" un dix de carreau invisible puisqu'elle dit que c'est un dix de carreau. Il lui demande de ranger le jeu. Il sort de sa poche un étui. Il tire le jeu de cartes, l'étale : toutes les cartes sont visibles sauf une. Devinez laquelle ? VOUS AVEZ GAGNE ! C'est bien le dix de carreau ! Fort non ? Il s'appelle ALEX -peut-être avec deux L- il vit à Saint Brieuc, si vous voulez utiliser ses services.

PDN soit Petit Déplacement en Normandie

Jolie région dans laquelle je n'avais pas mis un pneu depuis quelques temps déjà. Scoop. J'ai choisi le meilleur samedi pour y faire des repérages. Découvert la superbe ville de Montmartin/sur/mer et sa plage. L'eau y était. Le soleil aussi et à vrai dire franchement estival. Mais les choses sont ce qu'elles sont : elles changent. Le samedi suivant, l'eau n'y était plus. Et l'horizon se mêlait à elle des kilomètres au-delà, en s'appuyant véritablement sur la terre. Le soleil était presque absent : un bien pour un mal, les enfants pouvaient jouer sur la plage sans trop le craindre et en même temps écouter la conteuse. Deux d'entre eux s'appelaient Léonore et Alfred et elle n'est pas prête de les oublier tant ils étaient à l'écoute. Il est comme cela des moments forts agréables quand tout peut faire qu'ils pourraient être trop fragiles. Diaboun'Dao l'a aidée, de même que Oeuf et Poussin la jolie petite Fanny que les allitérations inspirent tant qu'elles sont prétextes à Fest-noz ! "Un beau bon lait bien blanc à boire à la bolée" version slammée du cru de la conteuse sur le chemin de la Petite Marie pour obtenir le petit pain, double chaud et sucré de Monsieur Larroque le boulanger de la place des Cornières... au souvenir sans concurrence. Quelques groupes plus loin, la conteuse contait l'histoire d'une nuit toulousaine sans fin, celle d'un tableau qui n'était pas terminé, celle d'un maître qui pour enseigner l'art de la sieste avait trouvé meilleur maître que lui-même et pétale sur la fleur, un conte merveilleux très classique et du plus beau cru normand intitulé "Au pays des Marguerites". L'une des oreilles fut si attentive que la conteuse la remercie encore d'avoir apprécié les deux premiers textes avec tant de plaisir. Les hasards étant ce qu'ils sont, l'une des paires d'oreilles somnolentes étaient celles de l'ami d'un jeune grand et estimé conteur breton rencontré il y a peu au cours d'un stage. Il se marie d'ici trois semaines : meilleurs voeux à lui. Au bout de cette journée, il y eut la possibilité de découvrir des groupes de musique à savoir Dupain et Rhinocérôse : pas mal, surtout Dupain pour ma part, par l'apport des instruments médiévaux et orientaux et l'accent du sud qui flottait dans les cordes vocales du chanteur. Peut-on dire que ce fut le meilleur ? Il y eut aussi les accents du "putain d'orage" comme quelqu'un le nomma, au petit matin plus que délavé. Superbe et d'autant plus que ses triples éclairs s'inscrivaient sur l'écran transparent de notre pare-brise : en effet, nuit dans la voiture, sous un vent de rafales. Amusant. Il y avait des décennies que ça ne s'était produit. Les voyages forment la jeunesse. A bientôt.

10 juillet 2007

Bac : étude des résultats

Qui doit avoir des résultats ? Les élèves ou les élèves et leurs professeurs ou les professeurs ? Je m'explique sous forme d'équation : enfin un genre car j'avoue que le vocabulaire mathématique m'échappe. Donc, soit une langue rare, une professeure non loin de la retraite, huit enfants à emmener dans la connaissance de la dite langue, durant sept ans. N'importe quel autre professeur rêverait de cette situation idyllique. Des notes souvent autour de 13 ou 14. Et au bac, tout le monde en dessous de 10 ! Voire 2 : du jamais vu. Evident ? Normal ? Etonnant ? Possible ? Historique : une classe obtenue à l'arraché. Tous les parents se mobilisent. Je les rejoins. Je joue le jeu. Normal : mon choix. Puis, plus rien. Quelques accrocs avec la professeure. Puis, sur sa volonté : silence on passe. Rien à dire. Et aujourd'hui ce résultat collectif si pénalisant pour les ados mais à mon sens pour elle aussi. Pas de quoi être fier pour partir en vacances ! Alors ? Règlement de compte à son propos ? Conclusion à tirer : étude de cette langue rare à stopper ? Toutes les réflexions sont permises. Rien ne sera fait. La fille de l'initiateur premier a la moyenne. Alors ? C'est pas son problème. Qui plus est elle double. Dommage : changer de professeure eût peut-être été bien.

Houlà, Odile le retour -2-

Oui, tu as raison Loizo, je m'emballe mais je réfléchis aussi. Est-il normal d'opposer les gens comme "ils" le font dans les journaux. Déjà cette chanson "les nouveaux français" me heurte, maintenant c'est à ce titre lu aujourd'hui "la nouvelle vague française" beurre, noire. Dati Rachida et les deux autres dont je n'arrive pas à retenir les noms. Ce n'est pas parce qu'elles ne m'intéressent pas mais plutôt et tout autant parce que je ne retiens pas davantage le nom des autres ministes : je sais qu'ils existent. Point. Je sais qu'ils travaillent. Bien. Maintenant la question est posée. Pour qui ? Pour quels intérêts ? Ceux des nouveaux français ? Quels sont-ils ? Il n'y a pas que le modèle ultra performant de Rachida, typique insertion futurement bourgeoise de l'obligation de s'en sortir sinon rien. Ceux dépeints par la télévision dans la banlieue marseillaise ? Ces enfants "dits" d'origine étrangère que le père lui-même met au volant à moins de 12 ans ? Ces hommes d'origine étrangère, qui sortent dans les boîtes de nuits, l'interdisent à leurs femmes, les confinent avec leurs enfants et les trompent -comme tout français trompe sa femme d'ailleurs où l'inverse pourquoi pas, tout dépend de la raison- Je veux dire par là que l'être humain, blanc, beur, noir, jaune d'ailleurs -pourquoi n'y a-t-il pas de chinois dans le gouvernement français : il existe une communauté asiatique importante en France et discrètement efficace, voire brillante aussi, comme d'autres français classiques- l'être humain reste avant tout un être humain. Je m'en réjouis. Cette particularité ethnique n'a pas lieu d'être, d'ailleurs ce mot parité est en passe de s'épuiser et à bien y réfléchir pose une réflexion : dans une famille de trois filles et un garçon où était la parité quand l'attention n'a pas été la même pour le premier comme pour les trois autres , tout ça pour montrer que la parité est un concept. Et un autre exemple : une classe de terminale : 5 garçons et 19 filles : parité ? Point final c'est tout. Des nouveaux français il y en a eu plein après la seconde guerre mondiale, mais ils se sont cachés d'avoir eu à l'être. La deuxième génération ne l'est plus. Elle est française. Point. SILENCE PROFOND. Odile se tait. Je suis estomaqué. Jamais je ne l'ai entendue parler ainsi. Pour un titre. Pour seulement un titre. Je pose la question qui me brûle les lèvres. Toi Odile, t'es qui ? "Non, tu ne me feras pas dire Loizo que je suis bretonne, je suis française ou alors, elles sont beur et black ! Et je ne veux pas le croire. Je le vois c'est tout. Je le sais. Mais ce n'est pas pour autant que je leur demande illico la recette du poulet à la créole où celle du couscous tajine. Et moi d'abord je ne sais pas faire le kouign aman" Moi Loizo, je reste interdit. "C'est toi qui dis Odile, c'est toi qui dis. Je t'ai juste écoutée" Et comme elle s'en va, je retourne dans mon hamac, je m'allonge et j'écoute le vent, thé au miel en main.

Hou là, Odile le retour -1-

Bon d'accord, le vent souffle sur les côtes bretonnes mais c'est pas une raison pour faire une entrée aussi intempestive. Que se passe-t-il encore Odile ? Le gong se balance si fort qu'il n'est pas prêt de s'arrêter. Ecoute-le Odile, et reprends-toi, le temps qu'il se calme. Odile s'arrête non loin de moi. Elle s'assied sur les mosaïques bleu du bassin. Elle hoche la tête en haut, en bas, de droite à gauche. Que va-t-elle me dire, m'apprendre que je ne soupçonne déjà ? Le gong tintinnabule encore. A tout de suite

09 juillet 2007

Il pleut ailleurs

diling diling ding dong Ici terrassentchatche Allongé sur le hamac blanc, je ne rêve pas, je déguste le bleu du ciel, le petit vent qui fait flotter les fleurs de jasmin, rider le bassin, tintinnabuler le gong. Le chat enroulé sur le coussin violet et or respire doucement. Je suis, du regard, le lent déplacement de ma tortue et vous remercie de veiller sur mon sommeil. Me voilà endormi. Les boissons sont toujours à l'endroit que vous savez. A bientôt.

08 juillet 2007

Chauffer-dans-la-Noirceur à Montmartin sur Mer

Et bé, comme on dit à Toulouse "errae humanum es", mille excuses, mille pardons, je me suis trompée mais pour de vrai et n'en riez. Mieux vaut rire de soi-même que d'autrui, c'est plutôt ma formule ; alors je ris de moi-même (jaune, quoique, dans le style "un bien pour un mal" j'en tirerai parti samedi prochain, après avoir écouté la veille, le fameux Jacques, Higelin bien sûr) Bref on en parle sur le Ouest-France Week-End du jour : n'oubliez pas, à le rejoindre, le festival "Chauffer-dans-la-noirceur- de Montmartin sur mer au-dessus de Granville du 12 juillet au 15. Accessoirement, j'y conterai le samedi après midi. Public familial en main, j'y déambulerai. Pour vous y inviter, sachez qu'hier j'y ai déambulé pour moi, pour repérer, pour découvrir l'espace, les chênes, les gens -très sympathiques- les couleurs, les châteaux, les légendes pour de vraies, brodées comme en chair et en os, par exemple au château de Pirou. Au retour nous avons terni notre plaisir en ne mangeant pas au Kebab d'Avranches -on ne se serait attendus à rien d'autres qu'à un kebab- mais ailleurs. A nous faire dégoûter de la cuisine normande et du produit soi-disant frais. Je ne l'ai jamais claironné mais je fus une excellente cuisinière de l'épluchage au "décorage" et on ne "me la fait pas" pour parler inhabituellement grossièrement. Dommage, fort dommage. Résultat on ne s'y arrêtera plus. Une constante : nous étions le 7.07.07 et nous avons fait notre photo annuelle habituelle depuis l'année 2000, precisément depuis le 01.01.01 - D'autres que nous, en grand nombre -nous avons arrêté de compter les convois- se sont mariés. Ah, les chanceux ! Quoique ! Ne dit-on pas "mariage pluvieux, mariage heureux" : et ensoleillé alors ? .... je vous laisse inventer la réponse que j'ai envie d'écrire. A bientôt, sur la terrasse, pour une cachaça ou une vodka, comme voudrez.

05 juillet 2007

Perdue dans les oubliettes des incertitudes du "Net"

J'erre sur word mais je profite d'un passage en cyber café pour vous souhaiter un bel été ensoleillé et vous inviter à fréquenter ce 7 et 8 juillet le festival de Chauffer-dans-la-Noirceur. Pour vous y rendre, jusqu'à Granville et quelque part au-delà exactement auprès de Montmarin sur mer.

05 juin 2007

Il y a trente huit ans, "mon" bac de français

L’anecdote J’y suis allée le cœur serré à l’idée de toutes mes notes inférieures à cinq quel qu’ait été le sujet de français. Aucun rattrapage durant toute l'année. A me dégoûter de m'inscrire en fac pour envisager de devenir professeur de français. La chance me sourit, l'un des sujets me réjouit : une étude de texte sur Madame Bovary. Mon choix est fait. J'apprendrai que j'aurais été l'une des rares à avoir fait ce choix. Je me lance, m’élance, jette des notes, les mélange, les ordonne, compose un plan, m’y ravit et soudain me surprend en difficultés respiratoires. Une apnée en moins de 30 minutes. Impossible d’écrire un mot. Je suis paralysée des neurones, handicapée du crayon. Autour de moi, chacune travaille. Je suis sûre que je vais me liquéfier. C’est long le temps sans agir. Mais je ne veux pas partir la première. Mon visage reflète la douleur. La surveillante est pleine d’empathie. Les élèves commencent à rendre leurs copies. Elles sourient. Bientôt la surveillante clame : moins de trois quart d’heure. Je n’existe plus. Heureusement, mon waterman s'offre des ailes. Il se jette sur la feuille, en direct s’il vous plaît. Il ne la quittera que trois quarts d’heure plus tard et une minute supplémentaire offerte. Je rends la copie sans le savoir. « Vous voyez qu’on y arrive toujours » La voix de la surveillante me réveille. Je rentre chez moi à pied. Ma mère intuitive ne me demande rien. Soyez rassurés. J’ai eu le bac. Au rattrapage. Le jury m’y a félicitée pour l’admirable étude de texte faite à propos de Emma Bovary. Ce n'est pas un conte sachez-le, c'est un cauchemar. Je n'ai jamais retrouvé l'énergie pour faire des études de français, pour faire des études tout court.

A fleur de peau avec bijoux-cailloux

Pour vous rendre sur le site afin d'écouter : http://www.bijoux-cailloux.net

04 juin 2007

Québé... cois !

Osé. Ils s'arrêtent à Rennes et elle leur fera découvrir un village en musique ! Faut le faire, elle l'a fait. Mais ils furent très contents. L'idée les a enthousiasmés. Chanteloup, samedi après midi 2 juin. Le soleil chauffe à mort et ça leur fait du bien. Ils se souviennent d'une étape sans auberge de la jeunesse à Dieppe, d'une nuit à ciel ouvert presque sous la pluie et d'une autre en Normandie véritablement dans le froid à peine protégés par un abri bus. ça ne fait pas de mal de se réconforter au soleil. Ils vont suivre un programme en cinq temps et cinq groupes pour découvrir cinq troupes. Ils feront partie du groupe des Loups : les loups sont entrés dans Chanteloup..... Le premier temps débute rapidement : arrêt dans la première moitié de la deuxième célèbre rue qui monte en Ille et Vilaine après Dinan (sic)pour pénétrer dans la cour de l'école. Trois jeunes gens rieurs et fantaisistes tombent à pic pour mélanger papa, maman et les enfants dans le refrain d'une chanson qui remet avec humour les responsables de l'enfance à leur place : amusant. A l'intérieur les sourires seront de nouveau de mise. Excellent. Au rendez-vous suivant ils découvrent Sowax* trois voix et six pieds a capella hormis l'intervention de l'instrument étrange et un peu bizarre. Un beau moment inattendu et surprenant dans la bienvenue fraîcheur de l'église quittée presque à regrets : salve d'applaudissements. Suivez le guide. Les mots et les musiques éternelles de Brassens les attendent dans le petit jardin public, avec les guitares d'Alain Moncopain et de Gilles Soncopain. Il faut partir encore, à regret mais les Voix Nomades aux couleurs terre qui les attendent dans l'arrière cour d'école les raviront. (CD Fleurs de Peau -Jean Baptiste Farraigue chef de choeur : chercher le site avec le nom du CD) Dommage, le groupe qui les suit les délogent mais après quelqu'attente face au bar du rond-point plat (dénomination toute personnelle du lieu) les chansons début du siècle dernier d'Yvette Guilbert les surprendront autant par leur contenu que par la présence des enfants qui les répètent. "Ceci ne se produirait pas chez eux" nous apprendront-ils ! L'intérêt du voyage se confirme une fois de plus. Merci à Chanteloup où un jour les loups passèrent dans les vignes qu'elle posséda aussi. Pour ma part j'étais contente de reconnaître Madame Simonneau et de découvrir ses deux "exceptionnelles alcoolytres" Sourire. Une belle après-midi bien française soulignée par une étonnante fanfare toute de noir vêtue et au pas "cadancé". Pardon,dansant, très bellement. De mémoire "Breishoucada" : je n'ai pas le papier sous la main. Que ses musiciens me pardonnent : ferai la rectification ultérieurement. Promis-juré.

A bâtons rompus à la faveur

des murs qu'à la brosse on "dégraffe", du sujet qui s'effleure, de la solution qui s'évoque. Il faut des correspondants de nuit. Mais elle n'a plus l'envie d'être citoyenne, du moins pour les autres. Non elle ne ramasse plus les papiers jetés sur ses escaliers, non elle ne désire plus "éduquer" les enfants qui ne sont pas les siens. Oui, elle pense que certains enfants sont en danger. Mais pas tant que ça finalement. Ils se "démerdent", ils se débrouillent. Ces comportement sont de plus en plus essentiels dans leur vie actuelle, et elle ne les a jamais portés en elle et elle n'a pas pu les transmettre à sa propre fille. Non, elle ne demandera pas les correspondants de nuit. Et tout d'abord, parce qu'elle pense que certains parents sont citoyennement plus délinquants que leurs enfants : les chiens ne font pas des chats aurait dit sa mère étrangère. Aucune des deux ne trouble la nuit des voisins. Vous avez dit "La nuit des voisins ? Non, la fête des Voisins. Parlons-en. L'an passé elle a pris sur elle de l'organiser. Total, plus de voisins enfants que de voisins adultes. Fête des voisins veut-il dire "gardiennage d'enfants ?" Peut-être pas le vrai but d'être gardienne d'enfants. Si ? Reste une initiative : prévoir La Fête des Enfants : elle existe au Japon, le 1er avril et internationalement fin mai et à Dinan le prochain week-end. Alors l'instaurer de nouveau ? Et il lui revient qu'elle croyait que cette fête existait déjà. Le 9 décembre ? Peut-être même le 25 ? Erreur ? De toute façon, une chose n'est pas sûre : qu'elle ait été remboursée des frais engagés. X € juste pour le fun !!!! Bienveillant et inutile puisque cette année personne n'a pris la suite. Résultat elle aurait -elle qui n'aura jamais trouvé d'emploi et qui vit de façon austère -et non pas précaire- offert un apéro sympathique à des gens qui hormis les enfants font comme si elle n'existait pas. Vous avez dit village ? Mais oui et vous avez raison. Dans les villages tout le monde ne saluait pas son voisin. Il ne faut pas rêver. Manque peut-être ce qu'elle a vu la veille en pleine descente de la rue qui monte du port vers Dinan un lavoir, pardon un laboir où les femmes parlaient : "à l'aboird'âge" : à les réinstaurer. La question est posée. A la place des locaux à vélos ? Que vaut-il mieux : accorder de l'intérêt aux enfants ou avoir de beaux balcons sans vélos ?

30 mai 2007

Ouvertes, fermées, poussées... passez pompon les carillons les portes sont ouvertes...

Pourrait-on rompre aussi sur le net ? Après un coup de foudre en mots, en sons, après une découverte "honnête" ? Peut-on se fâcher sur le net ? Incompréhensible dit-on ? Alors, incompréhension ? Peut-on se fâcher pour incompréhension ? Pour incompréhension réciproque ? Pour avoir dit merci sans vouloir dire merci ! Peut-on se fâcher sur le net ? A vous interdire son site ? A se réjouir de ne savoir, ni pouvoir, ni vouloir apprendre les fonctions techniques de cet outil que nous manipulons tous les jours. A se réjouir de ne pas savoir interdire. A se réjouir de ne plus vouloir rompre. La porte* est toujours ouverte. A découvrir que les portes peuvent être faites pour s'ouvrir. A découvrir qu'on peut aimer pousser les portes, même délibérément fermées. A bientôt. (* les portes ninterpelleraient-elles pas les peintres ? Je n'ai fait qu'une recherche rapide il est vrai et finalement celle-ci m'a faite rire !... à mourir. Merci pour les fleurs !!)

Un père dit-il qu'est-ce que c'est ? (5 et peut-être FIN)

... semble fléchir de plus en plus sous le poids de l'homme et de l'enfant, qui s'accroît à chaque seconde. Le passeur peine à la pousser en avant, l'eau arrive à la hauteur du bord, elle le franchit, elle emplit la coque de ses courants, elle atteint le haut de ces grandes jambes qui sentent se dérober tout appui dans les planches courbes. L'esquif ne coule pas, cependant, c'est plutôt comme s'il se dissipait, dans la nuit, et l'homme nage, maintenant, le petit garçon toujours agrippé à son cou. "N'aie pas peur, dit-il, le fleuve n'est pas si large, nous arriverons bientôt. - Oh, s'il te plaît, sois mon père ! Sois ma maison ! - Il faut oublier tout cela, répond le géant, à voix basse. Il faut oublier ces mots. Il faut oublier les mots." Il a repris dans sa main la petite jambe, qui est immense déjà, et de son bras libre il nage dans cet espace sans fin de courants qui s'entrechoquent d'abîmes qui s'entrouvrent, d'étoiles. Yves BONNEFOY - 24 juin 1923

Un père, dit-il, qu'est-ce que c'est (4)

... "Ecoute, dit l'enfant, veux-tu être mon père ?" Mais il s'interrompit aussitôt, la voix brisée par les larmes."Ton père ! Mais je ne suis que le passeur ! Je ne m'éloigne jamais d'un bord ou de l'autre du fleuve. - Mais je resterai avec toi, au bord du fleuve - Pour être un père, il faut avoir une maison, ne comprends-tu pas ? Je n'ai pas de maison, je vis dans les joncs de la rive. - Je resterais si volontiers auprès de toi sur la rive ! - Non, dit le passeur, ce n'est pas possible. Et vois, d'ailleurs !"Ce qu'il faut voir, c'est que la barque semble fléchir de plus en plus sous... (à suivre)

Un père, dit-il, qu'est-ce que c'est ? (3)

... "Le passeur s'assit sur une pierre, près de sa barque. Sa voix vint de moins loin dans la nuit. Mais il avait eu d'abord une sorte de petit rire. "Un père, Eh bien, celui qui te prend sur ses genoux quand tu pleures, et qui s'assied près de toi le soir lorsque tu as peur de t'endormir, pour te raconter une histoire." L'enfant ne répondit pas. "Souvent on n'a pas eu de père, c'est vrai, reprit le géant comme après quelque réflexion. Mais alors il y a ces jeunes et douces femmes, dit-on, qui allument le feu, qui vous assoient près de lui, qui vous chantent une chanson. Et quand elles s'éloignent, c'est pour faire cuire des plats, on sent l'odeur de l'huile qui chauffe dans la marmite. Je ne me souviens pas de cela non plus", dit l'enfant de sa légère voix cristalline. Il s'était approché du passeur qui maintenant se taisait, il entendait sa respiration égale, lente. "Je dois passer le fleuve, dit-il. J'ai de quoi payer le passage." Le géant se pencha, le prit dans ses vastes mains, le plaça sur ses épaules, se redressa et descendit dans sa barque, qui céda un peu sous son pids. "Allons, dit-il. Tiens-toi bien fort à mon cou !" D'une main, il retenait l'enfant par une jambe, de l'autre il planta la perche dans l'eau. L'enfant se cramponna à son cou d'un mouvement brusque avec un soupir. Le passeur put prendre alors la perche à deux mains, il la retira de la boue, la barque quitta la rive, le bruit de l'eau s'élargit sous les reflets, dans les ombres. Et un instant après un doigt toucha son oreille. "... à suivre"

Un père, dit-il, qu'est-ce que c'est ? (2)

Monet m'a raconté un jour : - Van Gogh a fait un admirable portrait du père Tanguy. Le père Tanguy était marchand de couleurs, rue des Martyrs. Sa boutique était tout à fait minuscule et sa vitrine si petite qu'on ne pouvait y montrer qu'un tableau à la fois. C'est là que nous avons commencé, chacun de nous, à exposer nos toiles. Le lundi, Sisley, le mardi, Renoir, le mercredi, Pissarro, moi le jeudi, le vendredi, Bazille, et le samedi Jongkind. C'est donc ainsi que chacun à son tour nous passions une journée dans la boutique du père Tanguy. Un jeudi, je bavardais avec lui sur le pas de sa porte, quand il me désigna du doigt un vieux petit monsieur, portant collier de barbe blanche, important, chapeau haut de forme, qui descendait à petits pas la rue. C'était Daumier - que je n'avais jamais vu. Je l'admirais passionnément et mon coeur battait fort à la pensée qu'il allait peut-être s'arrêter devant ma toile. Prudemment, nous rentrâmes dans la boutique, Tanguy et moi, et, au travers des rideaux de lustrine que j'écartai un peu, je guettai le grand homme. Il s'arrêta, considéra ma toile, fit la moue, haussa l'une de ses épaules - et s'en alla. M'ayant raconté cela Claude Monet me regarda fixement et, gravement me confia : - Ç'a été le plus grand chagrin de ma vie". (Sacha Guitry, Portraits et anecdotes)

"Un père, dit-il, qu'est-ce que c'est ?" (1)

"L'homme était grand, très grand, qui se tenait sur la rive, près de la barque. La clarté de la lune était derrière lui, posée sur l'eau du fleuve. A un léger bruit l'enfant qui s'approchait, lui tout à fait silencieusement, comprenait que la barque bougeait contre son appontement ou une pierre. Il tenait serrée dans sa main la petite pièce de cuivre. "Bonjour, monsieur", dit-il d'une voix claire mais qui tremblait parc e qu'il craignait trop fort l'attention de l'homme, du géant, qui était là immobile. Mais le passeur, absent de soi comme il semblait l'être, l'avait déjà aperçu, sous les roseaux. "Bonjour, mon petit, répondit-il. Qui es-tu ? - Oh, je ne sais pas. Comment, tu ne sais pas ! Est-ce que tu n'as pas de nom ? L'enfant essaya de comprendre ce que pouvait être un nom. "Je ne sais pas", dit-il à nouveau, assez vite. "Tu ne sais pas ! Mais tu sais bien ce que tu entends quand on te fait signe, quand on t'appelle ? - On ne m'appelle pas. - On ne t'appelle pas quand il faut rentrer à la maison ? Quand tu as joué dehors et que c'est l'heure pour ton repas, pour dormir ? N'as-tu pas un père, une mère ? Où est ta maison, dis-moi." Et l'enfant de se demander maintenant ce que c'est qu'un mère, une mère ; ou une maison. "Un père, dit-il qu'est-ce que c'est ?"......

...Un père, dit-il, qu'est-ce que c'est ?...

Oui, je laisse faire le hasard car c'est de plus en plus -trop- tard. Peut-on m'en vouloir ? Oui, je laisse faire, le hasard, mais je m'offre celui-ci né la même année que lui. M'en voudra-t-il ? Trop tard, j'ai décidé. Au moins en goût de sens. Indécence ? Ce n'est pas moi qui le pense. Chut. Voilà. Je n'avais pas même lu le titre. C'est celui qui donne son nom au volume NRF/Poésies/Gallimard. Suivez-le, suivez-moi : j'y vais, en pensant à quelques enfants que j'accompagne avec ma personnalité si difficile. Mais ils semblent s'y plaire. Prêts ? Alors tournons la page. Chut. A tout de suite.

La fête des voisins

Une institution à venir mais pas facile à mettre en place. Non par manque de moyens : on peut toujours en trouver. Mais par manque de bonnes volontés. Au programme fraîcheur météorologique comme l'an passé. Petit soleil timide, comme l'an passé. Participants absents, à la différence de l'an passé. Alors, repliements dans l'appartement de la conteuse. Deux adultes, cinq enfants, une bachelière. Presque trois heures à délirer, écouter Rockskaille, une randonnée, des dirheureudoa, quelques lectures, boire du coca, du thé parfumé, frapper sur le dong pardon le gong, manger quelques frites, offrir trois francs six sous pour l'association Lahe ou l'inverse. Bref, simplement fête. Les filles étaient heureuses. Pas si mal. A l'année prochaine Voisins.

28 mai 2007

Farid Chettouh : La rose Travestie

Page empruntée à la revue "Les Muses en Tremplin" Voilà le texte en français : "La rose travestie poème et traductions de Farid Chettouh "Momiié, cloîtrée dans sa robe de poussière, elle jette son manteau vitré de rivières, son chapeau revêtu de lampadaires, clairsemée, éparpillée dans l'Arène des décombres, elle ramasse les cendres de son ombre brodée de cristal, elle jette son écharpe volée à ma mère, ses bagues saignantes de prières et dans les nefs de sa lumière, elle injecte un jeune hiver pour être plus claire... Plus claire que ce ciel sans vocabulaire... C'est une rose fourbue, tendue, suspendue à la nuque de ma destinée, qui concasse ma vue, chrome sa chaire dans l'opaque déchirure de ma rue et de ses mystiques baisers elle salit mon corps... Ce corps qui respire encore la sainteté d'une mort qui dort... Le cactus de sa brûlure gazouille dans mes vases fendus comme des lacs où il n'a jamais plu et chevrote dans le jardin de ma nuit comme une euthanasie de la vie, une maturité de la folie, un orgasme de la poésie, un destin inédit d'une rose travestie..." www.lesmusesentremplin.com pour en savoir plus, en lire davantage ou écrire vous-même)

27 mai 2007

L'accent était

marîtime, en ressac, et les bleus et blancs fortement opposés sous un vrai premier soleil d'été de mai. Que dire des roses granits qui s'additionnaient, se supperposaient, s'enroulaient, s'allongeaient, s'entremêlaient à s'ombrer de soulignés évocateurs ; que dire des amoncellements gigantesques et étranges dont j'avais souvent entendu parler mais que je n'avais jamais eu le loisir de voir "de vraie vue" (Julos Beaucarne) ; que dire du plaisir à découvrir les fameuses Sept îles que j'avais en mémoire grâce à Pierre-Jakez Helias ; que dire de la petite chapelle aux deux gargouilles et au diable s'étonnant de voir arriver l'audacieuse petite Marie : sûr qu'elle entrera elle aussi dans le parcours légendaire de mon héroïne années cinquante. Ai-je suffisamment donné de repères pour que vous reconnaissiez le lieu. "Tais-toi le goéland ! (il devisait avec nous sur une barque) ils sauront dire ou me le demanderont" Pendant ce temps-là ma petite chérie affrontait une spécialiste de la communication. Apparemment, pas facile. David, chaleureux merci aussi pour cette dégustation de Lannion. A bientôt et bisou à Sam.

26 mai 2007

Fête des mères

Un espéré et fameux pain aux raisins. Je mesure aujourd'hui sa solitude face à la mienne. Courageuse, elle sortait. Seule. J'imagine qu'elle poussait la porte de Bouchara. J'imagine qu'elle nous voyait virevoltant dans les pois, jouant dans l'écossais, rieuses dans le plissé soleil alors qu'elle touchait de ses doigts les Vichy, faille, shantung, moire, soie sauvage ou madras. Manches ballons ou taille basse, martingale ou col Claudine, revers, ou bretelles, biais ou fil droit, tous ces noms-là, grâce à elle, m'ouvrent aujourd'hui de nouveau leurs univers. J'imagine qu'elle entendait les gens parler. Qu'elle n'osait leur adresser la parole. A moins qu'ils n'eûssent souhaiter qu'elle les renseignât (wouaou waouh) Elle aime aider les gens. J'imagine qu'elle regardait ici ou là encore une fois. Avant d'entrer dans sa boulangerie préférée pour acheter ses viennoiseries préférées. Ronds, quasi feuilletés, entortillés, truffés. Quand on la retrouvait on se jetait sur elle qui souriait. "Lâchez-moi lâchez-moi brigand brigandes, je vous les donne" On la libérait. Quelques minutes plus tard, nouvelle nappe fraîche, délicat service aux anémones colorés, plateau tournant, thé fumant et chocolat épais versés, nous dégustions chacun-chacune l'espéré et fameux pain aux raisins. Ma mère étrangère... merci.

25 mai 2007

Raconte

ULTIMES REFLETS DANS UN OEIL D'OR 1.Les yeux clos, vois ton être intérieur en détail. Ensuite, vois ta vraie nature. 2. Regarde un bol sans en voir les côtés ou la matière. En peu de temps, prends conscience. 3.Vois, comme si c'était la première fois, une très belle personne ou un objet ordinaire. 4.Simplement en regardant le ciel bleu derrière les nuages, trouve la sérénité. 5. Ecoute . Yeux calmes, sans ciller, libère-toi totalement. 6.Au bord d'un puits, sonde, immobile, sa profondeur jusqu'à l'émerveillement. 7.Regarde un objet, puis, lentement, retire ton regard, ensuite retire ta pensée.Ensuite... 8.Raconte . Extrait du site wwww.radio-universfm pour changer d'air

22 mai 2007

Trop c'est trop : journée d'horreur

Je ne les ouvre pas tous. Par amitié, quelques uns, et rarement. On dirait qu'il n'y a plus que ces messages pour communiquer entre nous. Je viens d'en recevoir un qui me hante. Dans une galerie vraisemblablement commerciale, vraisemblablement un dimanche car tout un groupe de hip hoper break dancers sont réunis il y a un public, assez, et même plutôt nombreux. Apparemment la manifestation spontanée ne bénéficie d'aucune préparation, d'aucun service "d'ordre" élémentaire. Quand le destin est au rendez-vous il est au rendez-vous : un break dancer fait sa prestation au moment même où un enfant d'à peine trois ans s'avance rapide comme le feu. Le destin fait le reste : le pied de l'un rencontre le corps de l'autre. C'est le vol plané instantané, le roulé boulé et la chute tête première sur le sol. Au moment où j'écris remonte un souvenir. Je me souviens il suffit juste de quelques secondes, pas plus : mon fils de six mois m'échappe des bras, d'une impulsion, monte en l'air et s'écrase au pied de son père. Hébété, celui-là ne trouve rien de mieux à me dire qu'un sévère "tu ne peux pas faire attention". Ce ne sera pas suffisant. Le médecin que nous consultons se tourne vers moi "Madame tenir un enfant dans ses bras ça s'apprend !" çe ne sera pas suffisant. A l'hôpital où nous nous rendons, un étonnant ballet d'hélicoptères tourne autour du bâtiment des services de radiologie. Mon fils devra attendre six heurres avant d'être examiné : des cas sont plus graves : les petites arènes de Vic Fezensac se sont écroulées. C'était le six juillet 1974. çe ne sera pas suffisant. Dans la semaine nous apprenons que le premier médecin consulté, qui s'est autorisé à me culpabiliser, a assassiné toute sa famille, -épouse, filles, fils-et s'est rendu lui-même justice. Il y a des accumulations dont on se passerait volontiers.

19 mai 2007

prénom, saint, exil et liberté....

Diling diling ding dong, le gong trace un éclair de soleil. Rev'là Odile. Quel est le sujet du jour ? Le saint ou plutôt l'absence de saint. J'apprends que le saint, catastrophe n'est plus cité. Où ça. Au cours du bulletin météo. Un problème Odile ? Elle trouve que oui. Qu'on en atteinte au patrimoine cahto-créthien. "Qu'un jour on fera tomber les églises ?" C'est une visionnaire Odile. Je lui fais remarquer que c'est déjà arrivé ! Qu'on ne s'en est pas plus mal porté. Mais que ça ne se reproduira plus grâce justement à la sacroSSainte laïcité. Respect Odile, respect. Finalement tout est affaire de mode : avant les exilés devaient s'intégrer tout seuls le faisaient et cherchaient à se confondre dans le pays où ils avaient choisis de rester tout comme ils l'imposaient à leurs enfants, sans aucun questionnement. Aujourd'hui on les accueille, on les intégre, on les écoute, on les tuteurent et ils ont le droit d'être ce qu'ils étaient, ce qu'ils veulent rester ou même devenir. Ce qui est intéressant Odile, lui dis-je en secouant une de mes plumes d'un air détaché c'est ce qu'ils feront de leur devenir. Et le devenir, ma belle, dans le fond ça concerne les exilés et tous les êtres humains : l'être humain n'est-il pas un éternel exilé ? Et j'ajoute toujours d'un air détaché qu'il y a le choix, le choix de décider de lire soi-même un livre sur les saints ou sur tout autre choisi. Un livre délibérément choisi. Non une émission de télévision délibérément programmée dans des circonstances qui nous échappent. Et sur ces mots, la laisse bouche bée : car ouvrant mes ailes me voilà exilé ! Mais qui c'est Loizo ici ?

18 mai 2007

La course à la ricoche

Son goût pour l'arc-en-ciel népalais d'hier. Pardon. N'est pas né d'hier. Et cette illustration kidnappée sur un site ami lui permet de retrouver une jeune enfant dans une toute petite salle de bain. Elle s'y tient en compagnie d'un géant. Il ne sait pas qu'elle ne le quitte pas des yeux. Elle a échappé à l'attention maternelle. Il tient lui, un bras quasi immobile. Et laisse l'autre se mouvoir. Il remonte en diagonale de bas en haut, d'un maxillaire inférieur à l'opposé d'une joue. Il chantonne son scoop "J'ai la rate qui s'dilate, j'ai le foie...." Plus tard elle comprendra pourquoi il est devenue infirmier. De la lame d'un coupe-chou, préalablement aiguisée sur une longue règle large et plate, il trace dans une neige blanche des chemins ensoleillés. Le "coupe choux" scrhreuche à chaque remontée ! L'enfant tend l'oreille à chaque passage : le coupe chou est musicien. Elle retrouve dans sa mémoire le mouvement du pinceau trapu et éventaillé, large, souple et étonnamment coloré. Elle suit encore le mouvement en huit du pinceau sur le rond savon à barbe. Et l'imagine se chargeant de l'épaisse mousse blanche qu'il déposera sur le visage de son géant préféré. Elle sent sur le bout de son nez le dépôt blanc, frais et furtif. Elle surprend son mouvement fugace et rit aux trois mots qu'il dit, fraises sur le tendre gâteau : "Pour la petite chipie !" Et si hier elle faisait semblant de fuir, aujourd'hui la grosse voix du géant lui manque. Soudain sur l'écran les gouttes d'eau font une course à la ricoche. L'arc-en-ciel a rendez-vous avec elles.

15 mai 2007

Vous auriez pu goûter la FRIGOUSSE

la soirée sera cidrée. Vous pourrez découvrir, et vous en délecter, la FRIGOUSSE. La Frigousse est une spécialité rennaise en trois volailles cuisinées au cidre avec artichauts et châtaignes. Elle finira sur un dessert aux pommes caramélisées à l'hydromel, célèbre boisson "gauloise" : RESERVATION au Gascon : 02.99.30.85.50. Les restaurateurs ont l'esprit associatif : ils ont rejoint l'association OCCI-TAGNE, qui souhaite créer et développer des liens entre l'Ouest et le Sud-Ouest : de bastions en bastides, de sarrazin en maïs, de genêts en tournesols, de troubadours en troubadours, d'histoires en Histoire, de cidre à pousse-rapière... tous les goûts sont à partager. Pour vous accueillir avec chaleur et en parler : Rémy au 06.85.28.55.78 Belle journée à tous

14 mai 2007

Ah cette Odile alors

Figurez-vous qu'elle veut s'amuser à commenter la télé maintenant. Bon, pourquoi pas ! Elle fera des progrès en français pour le moins. Voilà le papier qu'elle m'a passé ce matin "ça peut faire rire. L découvre dans la lucarne l'émission 5Là. Il y est question d'une nouvelle façon de marcher -à quelques jours d'élections présidentielles, rien de plus normal-. Pour convaincre, Ryana Camino enfile ses nouveaux talons à bille et en compagnie de la nouvelle Femme Fatale, roule jusqu'à la chambre 69. Sex toys en main, elles écoutent "blues around "our" bed". Déroutant, les "billes", non ?

11 mai 2007

Media media medianoche

diling diling din dind dong. Hioups revoilà Odile. Alors Odile, comment vas-tu ? fais-tu ? Non je ne vous dirai pas le mot qu'elle a ajouté sur ma lancée. Simplement préciserai son inquiétude à propos du rôle des mères. Si on l'écoutait elle les enlèverait aux enfants passés dix-huit mois ! Mais aujourd'hui où elle m'assure avoir entendu dire, sous un sourire, qu'un homme était devenu président, il y a fort longtemps, tout simplement parce que sa mère lui avait assuré dans son enfance qu'il le deviendrait, elle crie au scandale. Elle parle de motivations, elle ajoute... Mon hamac n'a fait qu'un tour : les plumes largement ouvertes et le bec plus encore je lui hurle pour une fois -c'est très rare, vous ne m'avez jamais entendu hurler- que les mots ne sont que des mots, que ses opinions ne sont que ses opinions, que ma parole n'est que ma parole et que la théïère n'attend que d'être renversée pour lui servir le plus délicieux des thés à la menthe. Et dans l'instant les pétales de roses ouvrent leur coeur pour y goûter tout comme nous qui le buvons en pensant à vous. Hum... Un vrai bonheur, le thé à la menthe.

10 mai 2007

A peine un aller retour

et je n'en ai croisé qu'une poignée. Deux mains auraient suffit pour les compter. C'est pourtant la journée nationale dédiée à leurs ancêtres bousculés par ceux qui déjà possédaient biens et pensées humanistes ! Durant cette campagne un mot est revenu comme une ponctuation fragile. Il y a longtemps que je l'ai en tête : vigilance ! Attentions, vigilons. Un regret, que le mot vigile lui soit associé. Nous avons bien de la chance de ne plus voir d'humains exploités aujourd'hui (!); bien de la chance d'écouter désormais les gospels chantés sur les scènes aujourd'hui ; de n'être plus obligés de nous lever pour saluer les maîtres d'aujourd'hui. J'ai dit "Maîtres " Veuillez me pardonner. Hou la là Odile, il te prend quoi aujourd'hui. Attends je te relis. T'es vraiment pas facile à comprendre toi !

09 mai 2007

Il y a des jours où l'on s'aime à aimer....

la publicité. Lorsque, d'un seul mot par exemple, elle ennoblira son sujet. Entendu sur Radio classique ce jour, le nouveau président envisagerait la création d'un Ministère des Contes, pardon des comptes. Ni tant mieux, ni tant pis, mais grâce à la fantaisie magique de l'oral on ne manquera pas de vouloir dire et écrire des histoires à force d'en entendre parler. Il y a des confusions merveilleuses qui pourraient bien profiter, à coup sûr, à certain festival et secteur artistique. Vive la parole.

08 mai 2007

C'est à Gahard que ça se passera

L'association "Nédiéla" vous propose les 8, 9 et 10 juin 2007 la troisième édition des "Arts a Gahard", le festival des musiques traditionnelles et improvisées. Concerts et ateliers se succéderont 3 jours durant pour vous faire découvrir des musiques et des pratiques artistiques "hors normes". L'Italie, l'Inde et l'Europe de l'Est seront à l'honneur cette année du coté des musiques traditionnelles, tandis que les musiques improvisées vous surprendront avec les spectacles danse et musique proposés par les trios "La seule fois" et "Les portes" ainsi qu'avec le spectacle solo du saxophoniste Daunik Lazro. Sans effacer notre passé et sachant que rien n’est figé, nous espérons que les Arts à Gahard contribuent à la promotion de l’expression artistique libre de tout un chacun, et cela pour le plus grand plaisir de vos sens. Y'a pas de Lézard ! Venez à Gahard ! www.lesartsagahard.org contact@lesartsagahard.org

07 mai 2007

Emprunt à James Dean

Puisqu'on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles.

Il a gagné, ta ra tam tam

Mot d'ordre : mettre en place son credo TAM* soit, très scandé : Travail Autorité Mérite tam tam tam tam (plutôt beethovenien dans le rythme mais avant, se reposer -et à la vérité, pour chacun des candidats ce fut un marathon qui mérite sérieusement le repos - 1, 2, 1, 2, repos ! J'ai dit Repos ! En Corse ? Plaisanterie difficile à croire. Dans une île ? A malte alors !

Un début de semaine marqué par....

Un royaume. Et dans le royaume une princesse qui n'aimait que lire. Ailleurs, par-delà des montagnes et des océans, un pays. Et son peuple. Il attendait les résultats du vote de ses électorats. Ils partagèrent le pays en deux. Ils déclenchèrent la plus grande REVE party présidentielle jamais vue. Elle témoigna de la plus belle concorde. Pendant ce temps le nouveau président palabrait avec ses amis intimes et intermittents du pessetacle. Lui montrait sa joie, formulait, reformulait, voeutait, assurait, réassurait, main dans la main de sa jolie jeune épouse. Les bons moments ont toujours une fin. Les émissions de TV s'arrêtèrent. Sur l'une des chaînes l'animatrice motéé déclina les prévisions du lendemain avec sobriété : "Un début de semaine marqué par une très nette dégradation." Dans certain foyer on se prit à rire au jeu des circonstances. Mais la princesse ne le sut pas : il n'y avait fort heureusement pas de TV dans son palais. Dommage ou pas dommage ?

06 mai 2007

Image

J'ai quitté la route monotone, tourné sur la gauche et découvert l'immense clairière. Le symphonique chahut des joyeux grillons montant au ciel inonde à l'instant le soleil de plaisir. Bousculé de bonheur, il tombe sur la tête. La tendre herbe verte s'auréole de mille boutons d'or. Tant de beauté royale courbe les bruyères à se taire.

04 mai 2007

Prendre des photos

dans un pays étranger, peu importe qui, une femme ou trois enfants en train de ramasser du blé à la main à flanc de coteau andin et Commenter "une activité d'un autre âge". Les photographes m'interpellent. Je les aime mais ils m'interpellent. A moins que ce ne soient les commentaires. Comment taire ! En donnant à voir. Point.

01 mai 2007

Vous avez dit muguet ?

Dilin dilin dilin diling diling hou la la là ça n'va pas chez Odile aujourd'hui. Pauvre gong. A mon avis, secoué à ce point il va décoller. Je la sens là près de mon hamac. Mes plumes sur la tête je contemplais le bleu, je veux dire, le ciel. Il arrive qu'il atteigne la pureté. Je le constatais. Lorsque celle du silence est ruptée. Qu'arrive-t-il donc diling ding dong à notre Odile aujourd'hui. J'ouvre les yeux sans dire un mot, elle se tait. Et alors Odile, pourquoi tout ce boucan ? Parce que ce matin je voulais t'acheter un brin de muguet Loizo et que je ne l'ai pas fait. Et alors Odile, pourquoi t'es-tu refusé ce plaisir ? Parce qu'à voir comment allaient s'étriper deux soldates du muguet pour défendre leur territoire de vente devant trois adolescentes confuses j'en ai eu le désir ôté. Point grave Odile, baisse les yeux s'il te plaît. Je l'ai vu m'obéir. Je voulais juste rigoler, lui faire croire qu'elle en trouverait alors que je savais qu'il n'y avait que mes cactées. Nous sommes restés tous deux bec-bouche-bées : il n'y avait qu'un tapis de muguet et ses milliers de clochettes vraisemblablement issues du ciel puisque celui-ci était soudain vert feuillage. Le bond qu'elle à fait Odile "Je le cueille ?" me questionne-t-elle en retombant au sol. Tu fais ce que tu veux Odileai-je répondu, m'enivrant aux vingt clochettes d'un unique brin cueilli avec nonchalance du bout des plumes. Cette fois le gong n'a émis qu'une seule et longue vibration sur les dernières paroles d'Odile : merci Loizo, je vais le vendre gratuit ! Le vendre gratuit ! Gracieuse Odile qui transforme tout en bonheur y compris cette délicate fleur dont on sait qu'elle est carrément toxique à mourir. Comme le bonheur peut-être sinon il ne serait pas si difficile d'accés ? Un p'tit verre pour en trouver ? Allez, trinquons au bonheur et mille mercis pour vous être arrêtés.