07 avril 2008

Météo du 6 avril 2008

Gueules de loup en neige, trois derniers flocons font cygne au balcon. signé Loizobleu

06 avril 2008

Quelle chance de n'être pas en Ille et Vilaine aujourd'hui

A trente kilomètres de Rennes il neige aujourd'hui 6 avril 2008 ! C'est un ami qui me l'a appris ça me fait toujours rire et penser au responsable qui, il y a longtemps, en une mi-mars, devant le soleil, soudain réapparu, a insulté Hiver en lui disant qu'il était fini. C'était un paysan qui avait sorti avant l'heure, sous le soleil renaissant et quelques herbes vertes audacieuses qui crevaient la neige, son troupeau, agité d'être trop resté enfermé. Résultat, Hiver s'est fâché et il a mijoté une négociation avec son frère Avril : "tu me donnes tes deux derniers jours de mars et tes premiers d'avril et ce paysan à la con, il va voir si je suis mort !" -pardon mais c'est le fermier qui parle- Résultat, Hiver s'en est redonné à coeur joie, comme en ce moment. Là, dans les Pyrénées le paysan a été obligé de rentrer son troupeau et de lui donner le dernier foin. Seul le taureau s'en est tiré et encore : grâce au foin qui tapissait les sabots de bois du paysan. Ouf, le lendemain , le soleil éclairait pour de vrai. Avril avait enterré son frère Hiver. A mon humble avis, cette année 2008, Hiver a dû se vexer davantage de tous les commentaires qui furent dits contre lui sur la Canebière ou ici-même, sur une certaine place Rallier du Baty très heureusement ensoleillé durant la deuxième semaine de mars. Vexé de chez vexé, Hiver aujourd'hui surprend, joue, refroidit, gèle, congèle, enrhume, embête, -n'était-ce pas pour cette raison que les étoiles brillaient si visiblement hier, de nuit, Catherine quand nous faisions, à la lanterne, une chasse différée, aux oeufs de Pâques dans ton joli jardin ?- même ceux qui ne croient plus aux contes.. Cependant, pour ma part aujourd'hui, je sens dans mes balconnières et vois à la pointe des branches des arbres comme un frémissement, un doux développement, une saine exigence, qui annonce la mort définitive de sieur Hiver. Demain peut-être ? "Ah je t'aurai je t'aurai, je t'aurai...." chante Avril et d'ajouter sous les dernières jonquilles : "Frangin, cesse de m'embêter : à mon tour d'exister" Là bas, dans les Pyrénées, on appelle les deux dernières journées de Mars les "Prestous", et les deux premiers jours d'avrils les "Vacairôls" suite à cette négociation et elle qui a donné lieu à ce petit texte : Abril, gentil, prèsta-m'en un, présta-m'en dos ; E dos, qu'en teni faràn quatre ; Le bestià d'en pagés farém pèrnabatre. Traduction : Avril gentil, Prête-m'en un (jour) , prête-m'en deux. Et deux que je tiens (encore) cela fera quatre ; nous ferons trembler de froid le bétail du paysan Merci pour votre lecture

03 avril 2008

Ah les vieux sacs de caisse !..

C'est à la faveur de la re-découverte d'un vieux sac de caisse coincé sous mon évier que la réflexion a jailli. Et si je l'encadrais ? N'était-il pas, ne pourrait-il devenir un vestige, un témoignage, une trace recherchés dans un avenir proche. Le temps passant si vite de nos jours. Avec ses congénères, peut-être a-t-il déjà disparu de nos mémoires, ce bon vieux sac de caisse ? Savez-vous qu'aujourd'hui ils manquent à mon tempérament cigale. Hic, trois fois hic ! Oui, je l'avoue. Je suis légère et superficielle. D'ailleurs je me l'avoue et je m'entends beaucoup mieux avec moi-même depuis cet aveu, cette acceptation. Depuis la suppression de la distribution gracieuse des sacs en caisse, je fais la course aux sacs. Pourtant, je n'ai pas de grands besoins alimentaires. Pas plus qu'en liquide ou DPH. Surtout qu'au niveau du quartier, à quelques épis près, -plus sûrement le dimanche- point n'est besoin d'avoir de sac. J'aime bien porter ma baguette à la main. Mon côté "frenchi" quoi ! Cependant, plus que la course aux sacs, je fais celle aux €. De nature étourdie et solitaire, je ne programme pas mes courses : je les fais au feeling. Trois fois sur quatre je n'ai pas le sac caution, alors j'en prends un nouveau et gaspille allègrement 0.60 cts d'euros -ouf parfois seulement 0.10 €. Oui oui, je sais, je pourrais l'échanger. Mieux, me le faire rembourser. En attendant, j'ai un nouveau problème de rangement devant l'accroissement exponentiel de mes cabas hyper-super-marchés. Je me dis qu'il faudra que je me décide à ramener tous les sacs, même et surtout, ceux un peu usés. Nouveau hic : étourdie, solitaire et un brin infidèle : je ne fréquente pas toujours la même enseigne. Je sens que je vais faire du sport : un mal pour un bien. Et comme en ce bon vieux temps du siècle passé, et presque effacé, je reviendrai avec un peu d'argent sonnant et trébuchant dans ma poche. Un bon vrai mal pour un bon vrai bien. Et au lieu d'acheter des fraises tagada, comme à cette époque ou de vrai coquillage empli de gel rose ou vert, ou des bananes jaunes ou des oeufs sur le plat dont je raffolais, j'achèterai quoi ? Devinez un peu ? Des sacs poubelles. C'est de cet achat que je voulais parler aussi. Me voilà au rayon droguerie : je n'ai que l'embarras du choix : c'est sûr, le produit "sac poubelle" à le vent en poupe : il se développe, il se sectorise, il s'épointe, il se peaufine, il s'écologique "grave". On les collectionnerait pour un peu : crayons, légumes, couleurs, fleurs : de plus en plus flashy très flashy, ils s'arborent avec fierté. Et comme tout produit écolo il s'achète cher : près de 4 x et 1/2 le prix du sac basique. Quel dommage : voilà qu'on m'enlève mes sacs de caisse -au fait pour quel argument- et que je suis obligée d'acheter un même type de sac dont je pense qu'il pourrait autant que les précédents être abandonnés dans la nature. Et il le sera. Alors, elle est où l'évolution ? Dans la nouvelle augmentation exponentielle du chiffre d'affaire des fabricants de sacs poubelles. Sûrement les mêmes que ceux fabricant les nouveaux cabas Pioncham, Prinomo, Téang, Clerle, Fourquart ou autres. Si joliment "disaillgnés" qu'on se les arracherait, qu'on les collectionnerait : crayons, légumes, couleurs, fleurs : de plus en plus flashies et signés, pour être arborés avec fierté. Au fait, le coût des sacs ingénieusement ainsi effacé dans le budget des grandes, moyennes et petites surfaces, il est passé où ?

28 mars 2008

Prune à l'eau de vie, tiens rev'là Odile

"J'ai toujours rêvé d'être ".... diling ding ding ding dng Tiens donc, qu'est-ce qu'elle bougonne Odile, me dis-je puisque diling ding ding ding dng le gong gongue à fond. Je ne bougonne pas dit-elle, je m'époumonne à te dire que "J'ai toujours rêvé d'être..." est un film étonnant, surprenant, émouvant, délirant, époustouflant, ubuesque, marrant, intrigant, redondant, somptueusement inattendu !. . Un petit bijou digne de passer au Rovra -c'est à Rennes, mais il y passe au Mongau. Ô temps suspends ton vol. En avant, en arrière, soudain ce film bouleverse. Il tend des clés oubliées depuis quelques décennies dans une salle de cinéma : le silence, l'absence, les regards, l'écoute, le lien, les souvenirs, la puissance du noir, celle du blanc, des deux intimement mêlés ; je me suis demandée comment les jeunes l'appréhenderaient. Je pense qu'il pourrait toucher trois générations et pourquoi pas quatre. Quant à moi, j'aurais encore longtemps dans le creux de l'oreille la belle voix de la jeune barmaid. Vive Chaplin ! Et dans l'oeil, le regard charbonneux de la jeune adolescente en dérive et la si belle espérance du canari gris que, d'un seul coup, il devient jaune ! 1, 2, 3, 4 temps et un épilogue ou tout détail est d'abord invisible. Un film qui invite à se laisser aller, à s'abandonner aux magies de la salle obscure. Je te le dis Loizo. Loizo te remercie Odile. Il fera passer le message. Il te sent un peu assoiffée : cachaça, thé à la menthe ou prune à volonté ? Merci Odile pour ce bel enthousiasme. Plaisant. Odile se tait. Sourit. Me regarde en suçotant la prune noire à l'Armagnac tirée d'un bocal vieux de 34 étés passés en Quercy Blanc !

22 mars 2008

En route vers Koptos

Setni Khaemouass quitte Memphis. Il quelque part part à la recherche du Grand Livre de Magie caché au fin fond de la mer face à Koptos. Sur les quais l'attendent les grands prêtres mais ni lui ni Ahouré sa femme, ni Merib leur enfant, ne le savent. (= un avant goût de ce qui pourrait être dit Aux Dunes d'Ali : encore sous réserve mais prévu les 11 et 12 avril 2008 à Rennes)

il y a longtemps qu'elle n'est pas passée me voir... Sacrée Odile

On dirait qu'elle a senti les bonnes odeurs de mes tajines. Je reçois ce soir en effet, j'ai roulé le ceussceus autant que j'ai pu, glissé le mouton et les épices, et même le palmier se régale : il agite doucement ses palmes, on dirait qu'il va s'évanouir... de plaisir bien évidemment. La nuit s'installe, il y a partout des bougies sur ma terrasse, une par étoile : j'entends les chameaux blatérer entre eux, sûr qu'ils aimeraient s'inviter ! Je peux ? me dit-elle. Mais bien sûr Odile, je t'attendais et tous mes invité(e)s aussi : tu peux leur dire bonjour, facile à retenir leur prénoms : rien que des Léa et des léo pour nous deux aujourd'hui. Oui, oui, ça mitonne, mais non ne soulève pas encore, c'est ça, respire. aïe que huele bien la comida. Un p'tit coup de hamac ? Un p'tit verre de cachaça ? Non mais tu rêves, de menthe fraîche only.

20 mars 2008

Côte à côte, hasard ou pas hasard

Deux titres sautent aux yeux : Humain : Chantal S. est morte ce matin. Dans la colonne immédiatement parallèle : Baiser d'adieu (Pauline C. son nouveau CD)Commercial et humain. La vie continue. Show must....

18 mars 2008

Ces phrases, ces mots qui peuvent agresser Odile : début d'une collection...

Les mots ne sont pas que des mots "Son histoire débute au sein d'une famille fière de son terroir" justification nécessaire ? D'autres durant une campagne récente " je suis née d'un père algérien, j'ai un mari danois, je suis d'ici" : En quoi cette présentation justifierait-elle de devenir candidate ?

08 mars 2008

Journée de la femme 2008

Je la dédie à ma mère, à toutes celles que les hommes ont rejetées au placard pour aller voir de la chair fraîche comme le dit si bien Alain Delon aujourd'hui, ce qui permet de relativiser les beaux discours d'aujourd'hui ; je la dédie à ce chef de chantier qui précise que sur un lieu si masculin les choses changent avec leur présence : campement plus propre, vocabulaire retenu -dommage qu'il n'ai pas précisé que grâce à elles, les méfaits de l'alcool disparaissaient- je la dédie à cette dame âgée qui dit qu'elle ne peut plus vivre avec 600 €, à cette femme qui a travaillé toute sa vie mais n'a jamais eu de bulletin de salaire, à cette jeune femme à qui l'on disait qu'elle chantait comme au XXème siècle. Toutes les femmes du XXe siècle ne sont pas encore mortes : elles peuvent aimer le slam et chanter autrement. En une période où tout incite à respecter l'autre on peut remarquer combien vl'an-tiens-prends-toi-ça-dans-la-gueule est plutôt répandu. Je la dédie à toutes les conteuses donc, à toutes les femmes qui s'occupent d'enfant, les leurs où ceux des autres peu importe surtout quand ils sont devenus grands. C'est aussi par elles toutes, en relation avec le masculin évolué -il existe- que les choses avancent. Il y a le club de ceux qui défendent la nature : il faut créer le club qui défende la nature humaine homme femme, féminin, masculin confondus : respect de l'égalité dans la différence

02 mars 2008

Je réfléchis dit Odile

Je l'entends. Le gong se la joue "plombé" Elle parle lentement Odile, de ce film qu'elle a vu et qui lui a beaucoup plu. Il raconte l'histoire d'une petite fille qui survécut dans les années 40 grâce aux loups qu'elle fréquenta. Déception. L'histoire n'est pas autobiographique et les invraisemblances y sont nombreuses. Mais où est le problème me dit Odile ? C'est une belle histoire. Je me le demande aussi, moi Loizo. Tant de gens ont besoin de tuteurs pour survivre : inventés ou non, s'ils les aident, si l'astuce fonctionne, la force de l'imagination est remise à l'honneur. Odile précise qu'elle a entendu deux animateurs opposer ce film à celui intitulé "Le scaphandre et le papillon" en soulignant que le deuxième "était bien lui, une belle histoire vraie" Se rendent-ils compte qu'ils minimisent ainsi la blessure de l'auteure de la première histoire ? Elle a souffert. Elle a inventé. Et alors ? Moi Loizo, je me rappelle avoir voleté dans un parc il y a peu d'années. C'était au printemps. Sur un banc une vieille dame se reposait : je suis venu siffloter gaiement et elle m'a félicité. J'ai tout de suite remarqué son accent slave. La question fuse "De quelle origine êtes-vous ?" je suis bienveillant, amical, à l'écoute. La réponse me fige "Je suis française" Comme on dit je reste sur le cul, le p'tit cul d'un oiseau. J'en secoue mes plumes. Elle remarque que je suis éberlué. Elle est loin d'être bête. Elle me dit "Je suis d'origine hongroise" -ça tombe mal ils n'aiment pas les russes ! mais je n'en rajoute pas- "Tu ne t'es pas trompé Loizo mais je n'aime pas qu'on me le dise. J'ai toujours voulu oublier !" Je l'ai embrassée du bec, me suis excusé puis envolé dans un rai de soleil. C'est alors que je me suis souvenue d'une petite histoire italienne : Un représentant de commerce -c'était au temps où existaient les représentants de commerce- avait pour habitude de s'arrêter dans un hôtel. Un soir, dès son arrivée dans le hall il remarque une volière avec deux perruches à l'intérieur. Le temps que l'on s'occupe de lui, il s'approche et les imite. A son grand étonnement les oiseaux lui répondent. Alors il converse avec eux et il s'amuse bien. Puis il se couche. Passe la nuit, passe le jour, un représentant de commerce ça se déplace. Il ne revient pas la nuit suivante. Mais lors de son prochain déplacement il retourne dans le même hôtel. Sitôt le seuil franchit il remarque la volière vide. Inutile. Il demande à l'hôtelier "Vous les avez vendus ?" "Non, ils sont morts. D'ailleurs à la réflexion, maintenant jem'en souviens, vous êtes le dernier à leur avoir parlé" C'est comme si un couperet tombait sur la tête du représentant de commerce. C'est peut-être lui le responsble. Peut-être leur a-t-il dit quelque chose qui leur a déplu ? Les aurait-il fait souffrir sans le savoir ? Il se sent si penaud qu'il décide de ne plus raconter n'importe quoi à n'importe qui. Sagesse Odile ? Elle est émue aux larmes. Brave Odile. Allez ma belle, un verre d'orangeade ou de réglisse ? Va pour la réglisse. Vous aussi ? Avé plaisir, comme ils disent là-bas, ailleurs. Bonne nuit ou bonjour. En tout cas, à bientôt sur ma terrasse. Mais bien sûr, Odile, un p'tit gâteau à la pistache. Sourire. PS : "L'imagination et ma mémoire sont les deux seuls moyens pour m'évader ou me défendre" in "Le scaphandre et le Papillon"

Bonne nuit

sur ces deux dernières informations ô combien nécessaires Un homme est mort samedi sur le coup, en tombant d'une télécabine à Chamonix, en Haute-Savoie. La vitre a cédé pour une raison encore inconnue. Dans les Hautes-Alpes, un parachutiste de nationalité russe et un guide sont morts samedi. Dommage pour eux mais trop c'est trop : exceptionnellement à 03.14 h je me suis étranglée de rire : d'ailleurs c'est du paradis où je viens de les rencontrer que je vous écris. Après quatre téléphones portables en fonctionnement dans le bus autour de moa même ; après un essai d'achat de deux poissons rouges super marrants car nerveux, mais avorté car le vendeur pourtant sans clientèle n'avait visiblement pas envie de vendre ; après quelques auprès d'une enfant qui fait la "gueule" tout le temps car elle n'a pas tout ce qu'elle veut immédiatement, je me dis que rien ne vaut un bon conte de Road Doadlh (je ne suis pas sûre d'avoir bien écrit son nom : qu'il me pardonne. Au fait je vais lui demander tout de suite : Road, tu me pardonnes ? Oh bé mince alors, il lit un conte à St Pierre : je vais l'écouter. Au revoir, à bientôt, kenavo, paca, dasvidania

01 mars 2008

Connaissez-vous el noor ed dunia.... poursuivez

Entre le 14 et le 21 mars -c'est bientôt- si vous êtes dansle coin passez nous voir : danses, conférences, contes.... A bientôt........... à bientôt............ à bientôt.............. à vous........ voir..........

29 février 2008

Quelqu'un que je connais bien....

Comment dit-on déjà, au pays des repas de mots, ah oui, qu'au club des électrons libres on pourrait l'y reléguer. Plutôt un compliment. Bonne visite chez elle. Amicalement. Superbe, j'entends le gong, diling diling ding dong dong dong dong Diiiiiing ! Houps là, affirmée la musique, s'en remettra-t-il ? Encore un coup ; je parie que c'est Odile. Mais oui, la revoilà, alors la lune de miel ? Eternelle me dit-elle, et fabuleuse. Je m'étonne, alors pourquoi cet agacement ? Tout simplement parce que j'ai tendu le bras pour attraper une publicité de parti politique entre boulangerie et supérette et que le militant me l'a refusée. Je m'interroge : pourquoi ? Cela se voit-il que .... ? Que quoi ? Que quoi rien finalement, c'est son droit et je préfère penser à autre chose ! Toujours un peu de cachaça, au fait, depuis le temps ? Mais oui Odile, mais oui, derrière la grande feuille effectivement à l'ombre, en effet. Huuuuuum parfait, glacé comme je l'aime Merci Loizo. Plaisir Odile plaisir. Vous êtes là ? Merci pour la visite, servez-vous. A bientôt.

22 février 2008

Il y a longtemps qu'elle désire se présenter : elle s'appelle....

Tatouhu Lagodich'. Elle est née un jour comme tous ; d'orage comme certains ; de nuit, comme d'autres. Rien d'original. Un peu étranglée mais à peine. Sans grand-père, ni grand-mère ; d'une rencontre ; d'un amour ; de l'orage ; d'une crainte ; d'une peur ; d'une douleur ; d'un viol. Quelque part ; Ailleurs ; par hasard ; parce que départ ; parce que fuite ; parce que désordre ; parce que ordre ; parce que des ordres ; en transit sans savoir ; elle n'aura jamais le sentiment d'en posséder ; ni même de le posséder ; parce que exil. Chance, elle est née chanceuse ; au-dessus d'elle les voix claironnent : quelle chance il a ce bébé ! il est beau, il est grand, il est souriant, il a l'oeil vif, il serre déjà les mains, il hurle, il rie, il gouleye, il suce bien, il est mignon, agréable, tranquille. Petite madame, vous en avez de la chance : votre petite, elle fait toutes ses nuits. Là c'est sa mère qui est chanceuse. Elle a tout pour elle cette enfant et puis.... elle te ressemble. Et Tatouhu ne peut s'empêcher de remarquer les yeux exorbités d'une douce agnelle dévorants la belle beauté d'amour de son zèbre de mari. Tatouhu Lagodich' ne sait pas encore qu'elle est née d'un couple presque mixte. Mais elle l'entend : aucun des deux ne parlent la langue de l'autre : étrange, étrange, le babil s'emballe. Mais pour ce soir il se fait tard : concluons d'un petit Paca e écrivons-le de nouveau Tatouhu Lagodich' est chanceuse : elle a tout eu. Vous le lirez.

19 février 2008

ça n'engage que moi

« Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle pour acheter une sûreté passagère, ne méritent ni l’une ni l’autre. » Benjamin Franklin

Il y a longtemps qu'en ces lieux...

Je n'étais passée. Bonjour Loizo Comment-vas-tu ? Bien Odile, bien, je vais bien. Il se prélasse, dans la bouche l'embout d'un narguilé. Gingembre Odile, Gingembre. C'est le bleu du ciel, le crispé du soleil, le déchiré des stratus qui m'y a fait penser. Et toi, comment vas-tu ? Bien bien, merci, je réfléchis comme toujours. C'est une maladie. A quoi Odile ? Aux Sybille ! Il en retire l'embout et reste coi. J'en profite. Ce seraient des oracles. J'ai voulu en savoir plus et davantage. Sur ELGOOG. Je me suis retrouvée sur un site de prénom. Votre prénom l'année de votre naissance. Cliquez sur votre département. Moi c'est 99. Ni Outre-mer, ni Dom-tom, mais personnel militaire, hors Rhin. Rien. Rien de rein de Rhin de rin dis donc dis d'où quoi ? Le froid de leur exil d'un seul coup d'un seul sur tes deux épaules. Le rien qui te tombe sur les épaules ça effraye ça fait froid au dos. T'apprends qu't'existe pas statistiquement. T'as peur ! Tu peines ! Heureusement Loizo t'es là, ça fait du bien. Vous savez ce qu'il m'a répondu. Soufflée ! D'ordinaire Loizo ne prends pas parti et pour cause. L'a perdu des plumes à prendre parti. Maintenant s'en tient à l'essentiel. Ne secouerait même plus son ami. La preuve. Savez-vous ce qu'il me dit ? Pourquoi tu t'fais pas parrainer par un petit CM2 ? En vlà une idée qu'elle est bonne ! Bon, pour l'instant je prends un thé au gingembre aujourd'hui, ça dégivre les pare-brise, pardon, les paupières. Je sens que je marche à l'aveugle. Wouahou tout s'ensoleille, me voilà en Egypte. Pour savoir de quoi je disgresse, courir sur www.lcomlania.com Agenda : vendredi 14 mars 20 h à vous y voir Ercé sur Liffré Fenêtre ouverte sur Ré et les autres.

26 janvier 2008

di ling diling ding ding di ling

Vents du passé passés dépassés.... Il aurait dit -peu importe qui- "Vivre est foisonnant. Vivre est complexe. Pour lui, vivre c'est s'imprégner des autres sans rien leur dérober. En un mot vivre c'est aimer !"// Lu dans "Quelqu'un à côté" "Il faut parfois aimer suffisamment pour déclencher la guerre.... J'étais résolue à l'obliger à ressentir l'implication d'une décision concernant l'action d'autrui" // Dans ce livre merveilleux qu'elle aime Alberto Moravia, Le Mépris - et peu importe qui elle est- "Tant qu'on ne sait pas ce qu'on veut, il est préférable d'oublier l'idéal, de le laisser de côté... et puis dès qu'on a pris pied sur un terrain solide, il faut alors le ressortir... le premier billet de mille gagné, le voilà l'idéal... par la suite, il se développe, devient pour nous studio, théâtre, films, notre travail quotidien... en somme". Elle a l'air heureuse. Pourquoi pas Odile, Pourquoi pas. Et celle-ci, de Cocteau, qui s'adressait aux magiciens : "Homme aux mille mains, je forme des voeux pour que votre art se lègue, puisqu'il s'adresse à ce que le monde conserve en lui de meilleur : l'enfance"Mes plumes bleues frissonnent ; touché, dans le mille : merci Odile. Mais di ling ding ding ding, la voilà déjà ailleurs. A la prochaine.

25 janvier 2008

Emprunt russe

poème de Maïakovski : Conversation avec la Tour Eiffel Paris, écrasée par des millions de pieds. Epuisée par des milliers de pneus. Je laboure Paris. L’angoisse d’être seul, l’angoisse d’être sans personne, l’angoisse d’être sans une âme. Autour de moi _ la danse fantasmagorique des autos, Autour de moi - Par la tête de poissons farouches, siffle l’eau de ces fontaines du temps des Louis. J’entre Place de la Concorde. J’attends, jusqu’à ce que la Tour Eiffel, fatiguée des surveillances domestiques, relève son chef travaillé, sorte des brumes et vienne à moi, Le bolchevik. - Ts, ts, ts, s Tour, du silence, en cours de route ! – On va nous voir ! – La lune – frayeur de guillotine. Ce que j’ai à vous dire (j’en viens au chuchotement pour lui murmurer sur ses ondes radio) : - je suis intervenu auprès des choses et des bâtiments. Nous n’attendons que votre accord. Tour - nous vous choisirons pour chef ! Vous n’allez pas – Modèle du génie des machines – ici vous cacher pour des vers d’Apollinaire ? … Paris 1922 Vladimir Maïakovski

18 janvier 2008

Etude, travail, profession, passion

Di ling.... ding ding.... ing.... ng..... g............... étonnant tintinnabulement ce matin. Elle se tient non loin de moi presque trop près non suffisamment elle parle calmement ni trop doucement ni trop bruyamment elle expose son incompréhension Que puis-je ? Que comprends-je ? Que sa mère s'en retourne d'où nous sortons tous ! Que ça la bouscule ! Qu'elle en remonte le temps ! Qu'elle retrouve le sien en courant ! Qu'elle découvre qu'elle n'a fait que ça d'elle qui était si merveilleuse (je crois qu'elle se clin deuil d'elle-même) Qu'elle s'inquiète ! Pour son propre enfant ! Son deuxième. Qui n'est pas si petit que ça ! Qui est même déjà grand ! Suffisamment pour gagner son propre argent ! Mais comment le justifierait-il puisqu'elle ne gagne pas le sien ou si peu ? Qui a décidé de poursuivre des études ! Qui se désespère actuellement car sa branche choisie ne le satisfait pas. Pourtant il travaille bien. Toujours discret personne ne remarque son malaise, car il sourit son enfant, bien élevé tout comme elle. Il est solitaire : personne ne l'appelle jamais. Faut dire qu'il n'a pas de voiture son enfant, surtout pas encore son permis. Faut dire qu'il est à l'extrêmité d'une ligne de bus : "c'est trop loin pour aller chez toi ! et lui "vous m'invitez trop tard, je ne peux plus vous rejoindre" Elle, personne ne sait ses douleurs, ses craintes, ses peurs, ses hontes d'en être arrivée là où elle en est. Heureusement l'APNE ou la PANE est là qui la convoque, qui va l'aider. Pour la troisième fois elle y croit. Elle n'y court pas mais elle y va. On lui parle de leur dernier entretien Qu'avions-nous décidés, nous nous étions vus, n'est-ce pas. Non ça s'est passé juste par courier. Et le précédent ? Par courrier aussi. Alors c'est bien que nous nous rencontrions. Elle fait oui de la tête. Qu'avez-vous fait entre-temps ? Elle lui raconte un essai de contrat aidé loupé, source de grands déboires financiers sur la moitié de l'année ; elle lui raconte ce contrat renouvelé dix ans et interrompu pour cause de nullité sous lettre recommandé ; elle lui dit ses interventions rares mais souvent objet d'un petit article ; sa dernière prestation scolaire et l'engouement des enfants et du corps enseignant ; il comprend ces deux ou trois heures par mois à moins de 100 € et il sait les traduire en nombre d'heures réelles : le choix, lectures, recherches, compréhension, mise en textes, mise en mots, visualisation, mise en images, préparation ; re recherches ; mise en bouche, répétitions. Maigre satisfaction mais satisfaction. Moi j'incline mes plumes. Ce n'est pas une plainte. Seulement une constatation. Lui, devant elle, il conclut "On mettra en conclusion que vous devez continuer vos prestations ! On fixe le prochain rendez-vous à .... d'ici un mois, voulez-vous ?" Elle a acquiescé. Je la sens à la fois sûre et fragile. Humaine ? Trop peut-être. Pas suffisamment masculine c'est sûr au sens actif-réactif. Le soleil coule à flots sur la terrasse vêtu d'un manteau bleu touareg. Mon perroquet blanc s'est posé sur mon épaule. C'est lui qui propose "Quelque chose à boère pour vous désaltérer ?" Elle demande un thé.... à la fraise. Chance, je viens juste d'en recevoir. Si vous en voulez, n'hésitez pas, accompagnez-nous. Di ling.... ding ding.... ing.... ng..... g............... Tiens, comme elle est entrée la voilà sortie. Discrète. Plutôt une cachaça pour vous ? C'est comme vous voulez. La terrasse est ouverte.

15 janvier 2008

Son dernier foie gras

Onze jours que je l'ai quittée. Mon fils m'a dit "cette fois, elle est devenue vieille". Je n'ai pas voulu voir. Difficile d'admettre que le piédestal sur lequel je l'avais montée se brise. Mais quelle dignité. Vouloir être debout, toujours, encore. Je n'ai pas vu venir. Ces jambes raidies, ces accent circonflexes quand elle s'allonge, ses genoux qui veulent toujours dépasser de la couverture. Je n'avais d'elle que sa voix, souvent souriante, encore jeune et tonique, rarement affaiblie mais hier. Hier. Elle m'a parlé. Jamais elle ne m'avait dit cela "Je souffre" L'aveu. "Je ne vais pas bien" quelques fois. "Je souffre" Jamais Et tout de suite après "Non non, ne viens pas, reviens quand j'irai mieux !" Elle aura 86 ans le 16 avril. Mais je crains que... Ses jambes ne la portent plus, sa tête se débranche. Elle a toujours pensé à demain, à plus tard. Le jour de mon départ elle se tenait debout. Elle m'a dit     "Prends un foie gras."
Pourquoi ai-je répondu non ? Bête que je suis, pourquoi lui avoir refusé ce plaisir ? Je voudrais l'avoir là ce foie gras, sous mes yeux, posé dans une assiette. Je voudrais le pénétrer de mon couteau doucement avec lenteur, en conscience. Je voudrais le trancher et le déposer sur ma langue et le sentir fondre sur ma langue lentement, longuement, en communion avec elle. Il ne serait plus foie gras, il deviendrait elle et je la tiendrais dans mes bras, je ne l'écraserais pas, elle est devenue si faible, mais je la serrerais avec une douce fermeté. Cependant je n'ai su que lui tenir la main. Cependant cette main raidie, cette main tordue par de longs travaux, par le stress permanent sûrement, cette grande main a frémi sous mes doigts. Elle s'est abandonnée. Mi-riante, ma mère, mi-pleurante, je n'ai su que t'embrasser. Tu t'es réveillée. Tu as regardé la pendule, à des kilomètres de là. Tu as dit "il n'est que 02 h ?" -c'était vrai- Tu m'as souri. Tu t'es allongée avec toujours cette retenue dans les cervicales et tu as de nouveau fermé les yeux pour vivre ta respiration étonnante, et sifflante, parfois suspendue jusqu'au.... Mais non, tu respirais de nouveau. Il pleut, il vente, fort, très fort. Un vrai temps d'automne. Les crocus jaillissent sur le balcon, crèvent les tapis verts des squares, les mille et une bulles de soleils provençaux et parfumés soulignés de légères feuilles gris-vertes et crantées explosent dans le jardin de Maya, les anémones que tu préfères- déroulent leurs branches. La vie n'attend qu'un instant pour se mettre en printemps. Les fleurs, c'est toi maman. Le printemps c'est toi. Je pense à toi.

13 janvier 2008

Terrasse en tchatche: il se fête à Rennes aussi "Yennayer", le nouvel an berbère

Terrasse en tchatche: il se fête à Rennes aussi "Yennayer", le nouvel an berbère

La terrasse de nouveau, pour un "C'était hier"

Di ling ding ding ding dong, c'est un tintinnabulement léger qui se répand pendant que le gong reprend doucement ses esprits. Ces mots dits sur un fil de soi(e) -je ne trouve pas nécessaire l'entre-parenthèse qui existe sur la plaquette, qui plus est fort belle-, c'est le seul "défaut" que je note. Sur la scène qui n'existe pas, mais qu'elle fait soupçonner sans savoir au fur et à mesure de sa prestation, elle se fait magique et magicienne. Elle crée et tisse au fil des doigts, son univers onirique qui se double de son ombre furtive. Et on se laisse emporter. Elle "fil" rouge, elle chante en allemand. On devient bobine. On est tout esbaudit quand elle termine. On reste empreint d'émotion. Et les applaudissements sont à la hauteur de ce qu'elle a donné. Elle sourit doucement. On n'a pas vu passer le temps. Je n'ai pas l'habitude d'expliquer. L'explication ne m'a jamais intéressée, ne m'intéresse pas. C'est sentir, être touché qui m'inspire. Et Gaëlle Steinberg est touchante et attachante. Ce qui en matière de fil.... Elle fait mouche avec humour et gravité. Joli. J'ai passé une excellente soirée. Pour ce qui est des trois premiers conteurs qui s'installent dans le conte, je les remercie pour le choix des histoires, surtout celle de Sibérie, quoique, à la réflexion, celle sur le bienfait du rire, quoique, celle sur la nécessité d'identifier le pourquoi de sa peur.... bon, finalement pas surtout, l'une autant que l'autre. Le silence offert à chacun des trois est gage qu'aucun ne se trompe : ils sont sur le chemin du plaisir à dire et à offrir. Quant à moi Loizo, je m'installe dans mon hamac bleu et blanc pour revenir sur cette découverte qui m'a faite penser à une conteuse Vietnamienne dont je ne retouve malheureusement pas le nom. Mais j'y reviendrai. Une vodka ? Mais pourquoi pas ! Vous le savez, vous n'avez qu'à vous pencher, sur votre droite ou votre gauche : j'ai tout prévu. Merci pour votre visite. A bientôt.

09 janvier 2008

il se fête à Rennes aussi "Yennayer", le nouvel an berbère

LA NOUVELLE REPUBLIQUE Khemis-Miliana La ville prépare Yennayer Sur la grande place du marché, les marchands et les vendeurs ambulants ont changé de commerce. Dans tous les étalages on vous offre une variété de friandises pour fêter Yenneyer ou Ras El-aâm. Les marchands de volailles sont aussi au rendez-vous et exposent à même les trottoirs poules et dindes bien grosses. Chez la famille Lounis qui est originaires de la Grande-Kabylie, Yenneyer est fêté avec un éclat particulier : «Dans notre village, la famille se réunit autour du repas traditionnel. C’est le couscous avec de la viande de bœuf et du bouillon de légumes. On distribue des friandises à tous les visiteurs et invités et les femmes entonnent des chants et des prières pour souhaiter une bonne année et surtout une bonne récolte». A Miliana l’arrivée du yennayer ou Ras El-aâm se prépare avec beaucoup de soins : la grande salle est prête pour accueillir tous les membres de la famille. Les femmes mettent un soin particulier pour préparer le repas traditionnel : de la «rechta» avec du poulet. Ensuite, autour de la grande table garnie de friandises, les femmes commencent leurs tours de chants. Puis c’est la séance de la «boqala» dirigée par la maîtresse de maison qui donne la bonne nouvelle adressée principalement aux jeunes filles à marier. Les hommes se rendent à la mosquée de Sidi Ahmed Benyoucef pour assister au spectacle des Aïssaoua et écouter la zorna de cheikh Brazi. Pour Mme Abdelouahab psychologue, elle nous donne plus de précisions sur yennayer ou Ras El-aâm : «aujourd’hui on est en 2958 de l’an amazight, et dans chaque région, les traitions culinaires ont un cachet particulier. A Miliana, à Ténès, à Tiaret, les familles célèbrent le jour de l’an qui correspond au départ du prophète de la Mecque vers Medine. En souvenir de cette hidjra, les familles dégustent le «doum», sorte de tubercule que les paysans vendent dans les marchés. On partage les friandises (Dreze), et on souhaite à tous une bonne et heure année. Le mot dreze a aussi son histoire : «au Nord de la Turquie, chez les tribus druzzes, on célèbre à nos jours, la naissance d’un enfant avec un éclat particulier, au bout du 7e jour, on place le nouveau-né dans un grand plat en bois rempli de friandises et tous les membres de la famille récitent des prières à la gloire du prophète. Enfin, au sud, dans la région du M’zab, pour fêter Yennayer, les femmes préparent le couscous avec de la viande de bœuf et arrosé avec du bouillon de dattes». 09-01-2008 Hadj-Moh La Nouvelle République

07 janvier 2008

1922, 1950, 1989, une, deux, trois générations

Laissez-moi vous La montrer. C'était il y a deux ans, non loin de la cité de l'espace, près de l'Hers, le fameux ruisseau toulousain, à trois pas du bois de Limayrac qui a beaucoup changé. Plus rien à voir avec ce bois de Limayrac où, petits, en sa compagnie, nous nous amusions à nous rendre, à pied, pour construire des cabanes et nous perdre dans ses bosquets. Plus rien à voir avec ce bois de Toulouse dans lequel on chantait les voleurs "Dans les bois de Toulouse, il y a des voleurs !" à s'y perdre pour de vrai. Passons. Revenons à elle. Les infirmières aujourd'hui lui disent "Bonjour Anasthasia". Ce prénom résonne étrangement à mes oreilles, comme un retour aux sources dont elle ne voulait plus depuis 50 ans. Qu'en pense-t-elle ? Je n'ai pas osé lui poser la question. En ce qui me concerne, mon père l'appelait Annie. J'ai souvent pensé que ce n'était pas son vrai prénom. Annie aussi résonnait étrangement à mes oreilles. Il n'allait pas avec son accent. Anasthasia ne se disait pas : il se lisait tout simplement sur les papiers d'état civil. Aujourd'hui, des gens qui ne sont pas de la famille l'appellent ainsi. Etrangement étrange.

Une découverte

entre photos et mots, suivez la et les ligne

Bonne bonne année 2008 à vous

1000 mercis à celui auquel j'ai emprunté cette photo et bonne et heureuse année 2008 à lui, ses copains copines et vous tous qui parfois me lisez.

04 janvier 2008

Nouvelle année, meilleure année

Cette année 2008 est idéale : premier cadeau de sa part : un jour supplémentaire. Car cela n'échappe à personne ni au Bielka, ni au miedviet : elle est bisexile ("j'effet" exprès, puisque le libertinage est à la mode : alors belle année libert'in à tous et toutes. Bisextile Pour ma part je crains que travailler plus n'égale lire moins, alors je résiste : A tous et à chacun chacune, que les pages de cette année soient pleines de belles choses à décrypter, créer, développer, mettre en marche, user, transmettre ENSEMBLE, en couple, duo, duel, famille, fratries, et ami(e)s. Libertinons, libretinons, libretonons, libretoulouzenons, libres lisons et des livres à foison, que le livre et l'amour du livre délivre.

21 décembre 2007

20 décembre 2007

Joyeux Joyeux Noël à tous et à chacun

Sous le regard des enfants dessinons des sapins, offrons-leur du bonheur et n'oublions pas que, nous les grands, nous leur devons beaucoup. Laconteuse

18 décembre 2007

Le couple qui monte à l'eden : Colassni et larka Nibru

Spectaculaire. Après NYJHON DEHYLLA, Colassni se rapproche de plus en plus intimement de l'intermittence du spectacle : sûrement un "plusse" pour défendre les droits de leurs représentants et pour lui qui craint toujours de n'être pas à la hauteur. Au fait, ne ressemble-t-elle pas à une certaine : Lacicié. Troublant. Répétition, répétition, répétition. "Mais quand donc grandira-t-il mon petit ?" dit la Maman un brin lucide.

12 décembre 2007

J'ai mots pour le dire, surtout les autres

"La vraie universalité ne signifie pas savoir beaucoup mais aimer beaucoup" Jacob Burckhardt né LE 25 MAI 1818 / à célébrer l'année qui vient ?

Soirées contées de l'amie Lania de Loizo

Lania dira des contes russespour un public familial ce mercredi 12 décembre à la Médiathèque de Cesson Sévigné à 15 h 30(centre ville entre Vilaine et piscine, parc de Bourgchevreuil) - ce samedi 15 décembre à la Médiathèque de Saint Jacques de la Lande à 16 h - ce vendredi 14 décembre 2007 au Centre Social de Maurepas, dans le cadre de la diffusion des contes par l’Association APC : s’informer au 02.99.27.48.27 (soirée cabaret) - des contes de Noël ce dimanche 15 décembre au cabaret le Présent Têtu voir page liens sur site www.lcomlania.com à St Jouan les Guérets à 16 h - Si vous aimez les Mille et une Nuit, Azzedin, ami de Lania l'amie de Loizo et conteur de Paris, les contera (illustrés musicalement) au même endroit, samedi 15 décembre à 21 h (public adulte) Bienvenue à tous

10 décembre 2007

Photo du héros du billet précédent

La madeleine de Proust...

avait le goût du pain d'épices Pourtant je sortais du Centre américain avec dans les yeux l'appétissante vision d'un fameux cookie. Je m'étonnais. Pas de raison. Explications. Juste à côté une pâtisserie bourgeoise, dirai-je ou de qualité. Et s'élevant au-dessus du laboratoire des cuisines, la délicate odeur d'un véritable pain d'épices remplaçait avec bonheur celle des pots d'échappement. Soudain je n'étais plus le long des quais. J'avais cinq ans et je sortais d'une pâtisserie allemande et je tenais dans mes mains un bonhomme de pain d'épices et je le passais sous mon nez pour en déguster avec bonheur le parfum. L'eau venait à ma bouche. Je portais un manteau de fourrure et sa capuche sur mes cheveux noirs longs et frisés, des pantalons rouges et des botillons blancs. Sur le trottoir neigeux leurs semelles jouaient une musique feutrée. L'obscurité crépusculaire m'effrayait. Je serrai très fort la main de ma mère si belle. "Madame, savez-vous où sont les Champs Libres ?". Le temps d'émerger, celui de comprendre, la charmante personne recevait les informations et moi j'entrai dans la pâtisserie : "S'il vous plaît, ce petit bonhomme de pain d'éices" dis-je en montrant du doigt une jolie pièce parfumée sur l'étagère. Ai-je rêvé où me fit-il un clin d'oeil ? Trop tard mes lèvres s'en était emparé et il fondait sous ma langue, morceau par morceau, dans les minutes qui suivirent. Hummmmmmmmmm ! La recette Pour 30 bonshommes350 g de farine 1 sachet (10 g) de levure 170 g de sucre roux 2 c à c de Mélange pour Pain d'épices Espig (cannelle, anis vert, gingembre, muscade, girofle) 100 g de beurre tempéré coupé en morceaux 1 oeuf 100 g de miel liquide doux (acacia ou oranger) ou 100 g de Lyle's Golden Syrup (Monop., Galeries Lafayette...) Pour le glaçagela moitié d'un blanc d'oeuf battu en neige environ 100 g de sucre glace Préchauffer le four à 160°C. Tamiser les ingrédients secs dans le bol d'un robot. Ajouter le beurre et mixer jusqu'à le mélange devienne sableux. Incorporer l'oeuf battu et le miel (ou le Golden Syrup) travailler jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Étaler la pâte (1/2 cm d'épaisseur) sur un plan légèrement fariné et découper les bonshommes (ou toute autre forme) à l'aide d'un emporte-pièce. Déposer les biscuits sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé beurré. Faire cuire pendant 7 minutes environ : les biscuits doivent commencer à dorer. A la sortie du four, les laisser refroidir sur la plaque pendant quelques minutes (cela évitera de les casser : ils sont un peu fragiles tant qu'ils sont chauds). Préparer le glaçage en ajoutant progressivement du sucre glace au blanc d'oeuf battu en neige. Vous devez obtenir un mélange crémeux assez épais. Former un petit cornet avec du papier sulfurisé : il vous servira de poche à douille pour décorer les Bonshommes avec le glaçage. Dessiner les yeux, le nez, un grand sourire et les boutons de son habit... Voilà, c'est fait... et surtout ne les laissez pas s'échapper !

09 décembre 2007

Après Revu et Corigé, ni revu ni corrigé, présenté

Sujet : l'information. La protection des journalistes, de leurs sources. Les circonstances d'une garde à vue. La facilité de casser un être humain. La volonté de cet être humain de ne pas mettre en cause sa source. La faiblesse quand il craque. Ses excuses, son chapeau bas à ceux qui ont su résister davantage. Son effondrement (son corps sur la banquette : dos voûté, bras à l'intérieur de son corps : affaiblissement, détresse, affaissement. La culpabilité laminante qui pointe son nez. La force du pouvoir. La force de l'information. Facile de dire "nous sommes avec vous". Le temps montre que la solitude est le seul rendez-vous. Mais le temps donne au temps. J'oserai seulement penser une chose : celui qui donne, celui qui reçoit : même chaîne, même combat, mêmes risques. Se retirer n'est peut-être pas la solution, sinon momentanée, pour se redresser. Il s'appelle Guillaume DASQUIE. Journalistes (mon pluriel est volontaire)

08 décembre 2007

Pnom Phen ... la saisissante

... et quelques remarquable photos de Franck Hamel sur http://www.franckhamel.com/bio.htm et un autre pour visiter son blog : http://www.franckhamel.com/blog.html - Belle promenade à vous

07 décembre 2007

Au pays des champignons, le grand Cèpe TINEPOU

Je n'ai pas parlé de champignons deux billets précédemment sans raison ; c'est parce que mijotait dans ma tête une histoire russe, histoire du temps où le tsar Petit-Pois -que ma mère connut fort bien- faisait la guerre aux champignons. Il était une fois, le Tsar Petit Pois. Il ne cessait de déclarer la guerre aux champigons. Il finit par donner une envie à l'un d'entre eux, celui qui habitait dans la grande forêt et très exactement sous le plus grand chêne en portant haut sa tête ou son chapeau. Un matin à son tour, celui-ci se lève l'humeur coléreuse et exigeante. Il regarde la couleur du ciel et découvre toute une batterie de nonette en baissant les yeux. Les nonettes sont une sorte de champignon. Aussitôt, il passe à l'attaque et il adjure les nonettes de se mettre en guerre contre lui. C'est le matin. Les nonettes sont offusquées mais elles ne perdent pas le nord pour autant. Elles lui répondent avec élégance "Comme tu y vas Grand Cèpe Tinepou, nous sommes des demoiselles de qualité, nous sommes les demoiselles Champignonnières. Il n'est pas question que nous te fassions la guerre " Puis elles l'ont ignoré. Le Cèpe Tepinou dépité fit un quart de tour. Il découvrit des Palomets, une sorte de champignons apparentée à la russule. Il les salua du claquement sec de deux bottes qui se resserraient pour mieux tenir debout et leur enjoignit haut et fort d'une voix de stentor de lui faire la guerre.
C'était encore le matin, les Palomets venaient à peine d'ouvrir les lamelles. Ils n'en perdirent pas le Nord pour autant. Ils répondirent avec fermeté : "Qu'est cela, ne voyez -vous pas Tepinou que nous sommes de riches propriétaires terriens ; nous avons beaucoup d'affaires en cours, nous n'avons aucune raison de vous faire la guerre !" ils se taisent et tournent le dos au grand cèpe Tinepou.
Pris de colère celui-ci exécuta un nouveau quart de tour. Il se retrouva face à une jolie bande de Coulemelles qui portaient toutes un chapeau rond et légèrement frisé. Il n'hésita pas. Il les interpella froidement "Coulemelles, faites-moi la guerre !" Les Coulemelles sont des travailleuses courageuses et acharnées : elles revennaient du marché, d'un pas cadencé. Elles se sont arrêtées et lui ont tenu tête d'un vaillant "Vous voulez que nous vous fassions la guerre Cèpe Tinepou, vous n'y pensez pas, qu'est-cela ? Nous sommes les cuisinières du château, nous n'avons qu'une seule guerre à faire, celle contre nos fourneaux !" Et, la tête fière, elles poursuivirent leur chemin. A ce moment-là dans un mouvement qu'il fit le grand Cèpe Tinepou remarqua les demoiselles Chanterelles. Celles-ci penchaient leur tête une fois à droite, une fois à gauche sur un rythme régulier. Enf ait elles faisaient des excercies pour entretenir leur forme. Les bottes se rapprochèrent pour claquer violemment, le timbre haut et for, le Cèpe Tinepou leur enjoingnit le même ordre qu'aux Nonettes, Palomets et Coulemelles "Chanterelles faites moi la guerre, c'est un ordre !" Les Chanterelles étaient outrées "Comment donc vous faire la guerre ?" répondent-elles "Avec notre taille si altière ? Nous n'allons pas risquer la perdre en vous faisant la guerre Grand Tinepou !" Et elles se remirent comme si de rien n'était à pencher à droite à gauche, regarde-ci regarde-là, à enchaîner les uns sur les autres quelques exercices pour entretenir leur forme. Le grand Cèpe Tinepou ne savait plus où donner du chapeau. Mais ses yeux s'arrêtèrent sur un tapis de Mousserons au demeurant forts mignonnets ! Au bas mots ils étaient plus d'un million. Le Cèpe Tinepou n'hésitz pas, il hurlz "Mousserons venez me faire la guerre !" Les Mousserons, groupés par millions, éclatèrent de rire et rétorquèrent "Avec plaisir, nous sommes une belle troupe guerrière et nous ne cherchons qu'à nous battre. Soldats, allons-y !"
Qu'advint-il du grand Cèpe Tinepou, l'histoire ne le dit pas, elle dit simplement qu'elle s'est produite au temps où le tsar Petit-Pois faisait la guerre aux champignons.

Evidence

« La sagesse commence dans l’émerveillement » Socrate

03 décembre 2007

J'aime l'écriture

"J'ai toujours aimé les girolles et les mousserons des prés, qui m'ont laissé les souvenirs gustatifs les plus vivaces. Le mousseron est fascinant quand il pousse en ronds ou en traînées dans les prés, son parfum en fait une espèce très précieuse : gras et acide, il possède un soupçon d'amertume, un léger trait de farine fraîche. Le trouver, le humer, tient de la magie". Guy Savoy, Paris Impossible de n'avoir pas envie.

02 décembre 2007

Comment fait-on les bébés ?

Déçu(e)s petits et petites curieuses, vous ne comptiez tout de même pas sur moi pour obtenir une réponse ? Mais bien sûr que je préfère le mystère, bien sûr que je préfère comprendre qu'aujourd'hui encore, les parents d'enfants de sept ans sont pris au piège de la réponse à cette question. Du coup je pense à cette histoire bretonne, dite licencieuse*, et qui me fait mourir de rire tant, écrite au siècle avant-dernier elle reste encore d'actualié. J'aime bien que les fées aient bon dos : finalement, peut-être existent-elles encore et qu'elles se vengent, tout simplement, puisqu'il n'y a quasiment presque plus pas du tout de baptême. Imaginez, plus de grandes bâfres pour elles, quel dommage. Et finalement, les questions ne sont-elles pas toujours plus importantes que les réponses ? Belle fin de week end à tous et à chacune. * Editions Terres de Brumes - Petites histoires licencieuses bretonnes

01 décembre 2007

Dilingdilingdilidingdingdingdong.. houps'là rev'là Odile

Bien agité mon gong aujourd'hui Odile, bonjour ça va oui oui ça va c'est juste que je savais qu'on pouvait vivre en ville en intelligence surtout si tu appartiens au bon réseau et à la bonne famille de pensées mais qu'en lisant une profession de foi tombée dans ma boîte aux lettres j'apprends maintenant qu'il est critère d'annoncer sa mixité : né d'un père ci et d'une mère ça finalement l'homme ne s'arrêtera jamais soit il montre du doigt d'un côté soit il montre du doigt de l'autre dans les deux cas une partie des êtres est désignée d'une façon négative pauvre Odile arrête de gémir ainsi agis c'est tout parle pour ne rien dire ce sera beaucoup mieux et bien oui tiens puisque tu m'y incites je vais le faire Dans les temps passés un fou se promenait qui disait je suis né d'une homme et d'une femme qui n'avaient pas d'enfant mais leur fils à vingt ans s'est engagé à l'armée (riions : alarmé - c'est vrai c'est moins drôle à l'écrit qu'à l'oral) où il se plaisait au cours d'une bataille il perd bras il perd jambes alors il s'enfuit il court court court -rappelle-toi Loizo un fou- comme il n'y a pas d'arbre il cherche partout et il monte sur un épicéa alors il cueille une pomme tend le raisin à deux femmes qui passaient pas là et qui lui répondent que jamais elles n'ont mangé de fraises aussi bonne que cette salade l'était ! Elles l'ont mangée peut-être ben qu'oui peut-être ben qu'non mais aux dernières nouvelles elles ont suivi le fou il avait tant d'élan et d'enthousiasme affaire à suivre santé vodka chouchen ou mojito sous la grande feuille oui, là, à droite, un peu plus bas, ça y est vous y êtes bon rafraîchissement tu t'en vas Odile belle journée

30 novembre 2007

Tout s'arrange en France, baisse du chômage en masse...

Raison ? Elle n'est pas donnée, ou encore on peut extrapoler. J'extrapole... à savoir combien, parmi les chômeurs, sont ceux que l'on a invité à ne plus faire preuve de recherche d'emploi car ils ont civiquement fêté leurs cinquante sept ans (57). Pas besoin d'être fort en maths ou stastiques pour comprendre que si Baby Boum il y a eu dans les années après guerre, à moins de morts subites en nombre, Papy et Mamy Boum aujourd'hui il y a. La palissade ? Sinon, hier soir, entretien avec le Président de la CeFranc et peu après, étonnant reportage à propos de Boris Eltsine. Commentaire : hasard de programmation ou programmation hasardeuse, volonté d'opposer ou de rapprocher les deux portraits ? Points communs ou pas ? Oui ou Non ? Pas mal le fromage du Corbeau. Et si nous l'interrogions ? Un peu de large me fera du bien, je m'envole. Il y a longtemps que je n'ai pas visité la vallée des roses.

Digue ding dongue..... C'est Noël au Bengladesh

"Dis Loizo, c'est bientôt Noël au Bengladesh, si on leur envoyait "ma maison à moi" de Scandal Noicktadive : 280 €, une broutille pour une petite fille !Mais à 10 x 28 € une aumône. T'en penses quoi Loizo ? On n'aurait plus qu'à aller dans la rue pour mendier les frais d'envoi : ça pourra le faire, à cette hauteur ? Alors tu réponds quoi ?" Je réponds que... rien que du bien Odile. Je me demande seulement si on a vraiment besoin d'augmenter le pouvoir d'achat. Je me dis qu'au Bengladesh la nature a bien fait les choses : les enfants sont les victimes les plus nombreuses avec les vieillards : plus besoin de catalogue de Noël ni d'aide à domicile. Instructrice, la Nature et efficace la Misère. Je me dis aussi que mon gong je vais l'entendre tout le jour car il est bien caustique ce matin" Et soudain il l'est davantage car elle s'en retourne sans accepter une tasse de chocolat bien épais comme en Espagne. Tu préfères t'en aller ? C'est ton choix. Reviens quand tu veux. Excellent ce chocolat malgré tout, si vous en voulez, chocolatière sur le plateau de cuivre.

27 novembre 2007

Diling diling diling tiens vl'à Odile

le gong s'en donne à coeur joie celui d'Odile est toujours léger comme un oiseau semble-t-il rien ne m'échappe à moi Loizo, à l'angle droit de ses lèvres un léger plié m'invite à penser qu'elle ne restera pas silencieuse. gagné "Je suis passée par le blog de ma fille Loizo ce matin !" c'est bien Odile et alors heureusement que je n'ai plus rien à lui dire comment ça plus rien à lui dire ? du style fais pas çi, fais pas ça que je ne lui disais d'ailleurs déjà pas Poachemou ? je traduis ma phonétique maternelle : pourquoi ? "Parce que sa photo pourrait être sans équivoque" Ah bon ? Précise un peu non elle pourrait lire ton blog mais comme ça me donne envie de sourire si tu la croises Loizo dis-lui que je l'aime" ho ho Odile tes commissions amour tendresse tu es priée de les faire toute seule diling ding dongue dit le gong belle journée à vous. * si la ponctuation vous manque, faites le moi savoir, je ferai une infidélité aux mémoires d'un hérisson

26 novembre 2007

Ah ces humains ... dit Loizo

Je n'ouvre pas toutes les chaînes qui débarquent sur mes adresses mails : sauf une ou deux au hasard -exception faite d'une recommandation) J'en ai ouverte une d'une plume. Une série de photos, de dessins, avec commentaires : en voilà un En 2002 dans le monde entier on a dépensé cinq fois plus d'argent pour des implants mammaires et du viagra que pour la recherche contre la maladie d'Alzhmeir. Conclusion amusante -mais ça se discute comme dirait certain- Dans trente ans, il y aura un très grand nombre de personnes avec gros s...s et belles é.......s mais incapables de se rappeler à quoi ça sert.

Juste glané du jour

Ils attendent d'être secourus, beaux comme rois et reines dans leurs saris et vêtements colorés, dignes dans leur mutisme ? Elle rêve qu'elle visitera le Bengladesh mais pour l'instant elle ne peut en sourire : d'une aiguille il emplit sa ride du lion d'un philtre botulique. La misère rend créatif : c'est plus ou moins ainsi que l'a dit l'ex journaliste et actuellement acteur Benoït Polvoorde. La misère a-t-elle le choix ? Quelque part quelqu'un est en train de dire "C'est quand nos étagères et notre frigo sont vides que nos plats sont le plus rigolo !" Beaux efforts créatifs aujourd'hui.

22 novembre 2007

Proverbe russe glané sur un autre site

car si la situation n'est pas facile le proverbe lui, tombe à point "Au pays de l'espoir il n'y a pas d'hiver"

20 novembre 2007

Tiens, rev'là Odile*

Houla houla, pense Legong, je n'étais plus habitué à telle agitation j'en ai le mal de son autant que je vous le dise moi Loizo je pense comme Legong le bonheur aurait-il quitté l'espace Odile non non répond-elle à la question posée après les salutations d'usage il est tout près de moi et je m'enivre à tant d'attentions auprès desquelles tant d'année j'étais passée sans m'arrêter comment ai-je pu faire cela d'ailleurs non non mais si tu me sens autrement c'est à cause de mon enfant bien sûr nous nous voyons un peu moins souvent mais je reste à l'écoute toujours à ma façon apparemment légère mais attentive et je réagis à sa difficulté elle m'énervait tu sais hier encore et aujourd'hui justement elle ne m'énerve plus car je cromprends sa difficulté combien de cv lui ai-je rédigé parfois avec son aide d'autres fois sur ma propre initiative un pour chaque centre d'intérêt un autre pour compétences multiples et aucun envoyé ici ou là mais toujours son unique leitmotiv devant mon étonnement je n'ai pas d'expérience ! je n'ai pas je n'ai pas je n'ai pas d'expériences c'est vrai, quand j'y réfléchis elle n'a eu que celle du milieu scolaire ou celles arrêtées depuis, de rares amies capables de l'avoir faite travailler -garde de trois enfants d'un seul coup, pour toute la journée, voire toute la nuit 19 h 4 h du mat- pour une rémunération de l'ordre d'une fois le smig faut le faire en effet alors vois-tu Loizo aujourd'hui j'ai moi-même appelé une de ces associations qui sous le prétexte d'acte humanitaire embauche du personnel au smig justement j'ai posé la question bonjour sous quelles conditions embauchez-vous j'ai eu la réponse il faut avoir de l'expérience (un an au moins), diplome bafa faba aafa fbaa je m'amuse bien sûr car je pense surtout à cette jeune personne qui munie de tous ces diplômes a fait résonner un triange d'orchestre -sans aucun vibrato- à l'entrée même de l'oreille d'un enfant de 9 ans pour lui apprendre à se taire pendant l'heure de cantine c'est quoi l'expérience c'est quoi un diplôme c'est quoi la personne alitée c'est bon la personnalité : c'est ce qu'elle a ma fille autonomie discrétion respect adaptation mais comment peut-elle faire preuve de toutes ces qualités Loizo, tu as une idée toi tiens, donne-moi un peu de cette chaude eau au miel parfumée au gingembre je crois que ça me fera du bien retour aux sources slaves Odile oui parfois ça me fait plaisir d'ailleurs sais tu ce qui m'arrive Oleg m'apprend le russe non sans blague Odile il s'appelle Oleg comment donc je ne te l'avais pas dit comment ça je ne te l'ai pas présenté non mais je rêve un jour je le ferai très bonne ta boisson au gingembre et Legong tout tranquille résonne doucement derrière le passage de ma visiteuse me voilà seul pas vraiment le perroquet parle à sa perroquette en traversant le ciel ils se rendent en forêt pour passer une nouvelle lune de miel ils aiment bien en avoir une au moins tous les jours les feuilles déchirées du palmier jouent une partition chromatique j'écoute le glougloutis doux de la fontaine qui trace des ronds d'eau apaisants et si "apnothisants" que bientôt je vais piquer une tête dans le bassin gloup gloup gloup c'est fait à gloup bien gloup gloup tôt * je suis sous l'effet d'un coup de foudre la lecture dangereuse et conteuse des Mémoires de porc-épic signé alain mabanckou désolé alain je fais comme toi pas une majuscule seulement des virgules et l'assurance d'avoir terminé un chapitre sans poser un point final génial au Seuil bien sûr comme l'avant dernier lu et rencontré au temps des derniers étonnants voyageurs

17 novembre 2007

GPS troublé ce matin !!!!

Sous le fil d'un soleil à couper au couteau tant il fige de froid elle regarde son GPS. Celui-là s'enflamme, s'affole. Comme s'il avait vu l'abeille, il l'entraîne et maintenant elle métropolitane. Brave GPS troublé. Elle découvre celui qu'elle salua sur les quais de Montparnasse, celui qu'elle écouta aux côtés de Julos et le troisième, au pays d'un certain Vighetti. Trois Vieux Frères. Le très chevelu, le très découvert, le très "cuiré". Les écouter est un plaisir. Quelque part aujourdh'ui dans le métropolitan c'était comme dans les crêperies d'antan et très profession de foi (je suis crêpière pas cuisinière" dit-elle si joliment, celle de Hédé) : chacun a apporté ses ingrédients. Khalil Gibran pour le plus chevelu, "le Scalpel et l'Ours d'Argent" pour le plus découvert, un polar en trois volumes et cinq cent pages pour le plus cuiré et la citation qui la sied plus que jamais "Le succés c'est d'aller d'échec en échec avec enthousiasme" signé Churchill. GPS pas si troublé, ce matin.

13 novembre 2007

Franck : grand, discret, fort, généreux, sensible....

J'ai toujours observé les photographes avec, comment dire, intérêt. Leur voyeurisme m'attire. Au vu et au su de tous ils agissent dans la plus grande discrétion : excellent. Meilleurs que Cyclope, rien ne leur échappe. Il m'arrive d'avoir envie de réapprendre à voir, ne serait-ce qu'un moment. Je m'échappe sur un site de photographes. Dont, parfois, celui de Franck Hamel, ami sans lequel, sur le net, je ne rédigerai pas ces quelques lignes. Allez y voir aussi. Echappées belles. http://www.franckhamel.com

11 novembre 2007

A propos d'Eric Blanc

Découvert au Présent Têtu (35) Un showman qui vous entraîne dans une espèce d'adaptation permanente entre tous ses personnages avec un seul partenaire : lui-même. Un performer ou une performance physique et verbale étonnante. Un sujet ? Au choix. On peut en saisir plusieurs. J'ai préféré penser qu'il choisissait de montrer l'africain se moquant de lui-même plutôt que se moquant de la France : subtil et drôle. Je n'ai pas ri toutes les fois, mais les fois où j'ai ri ce fut de bon coeur. Un spectacle qui ne fait pas regretter son déplacement.

Emprunt à Papiers collés (blog chez blogger)

qui l'a elle-même emprunté pour le partager. Ce texte m'intéresse : partageons-le peut-être. "... A partir du moment où les gens sont amenés à construire leurs liens par eux mêmes au lieu d'être logés à une place dont ils n'ont pas à sortir, la présence d'un garant extérieur est une nécessité absolue : elle leur rappelle qu'ils ne sont pas des créanciers sans dette. Il appartient à la politique de mettre en forme ces inquiétudes. La politique n'a pas pour fonction de répondre à toutes les demandes, ni de se laisser prendre uniquement dans les filets de leur urgence, mais de les traduire pour offrir des perspectives d'action compréhensibles par l'opinion et pour permettre aux gens de prendre en charge personnellement leur problème : rendre possible l'action, c'est ouvrir l'avenir, donc se donner les moyens de ralentir les demandes. La représentation, c'est le temps, la possibilité d'une patience, qui n'est ni renoncement à l'action, ni précipitation. Elle est la condition pour retrouver le sens de la durée et de la distance, sans lequel une société risque à la fois l'apathie et la violence. La politique, pour conserver sa crédibilité, doit nécessairement faire la distinction entre le temps lent qui dessine l'avenir et le temps court qui pallie l'urgence" Diling dilong din ding ... tiens vl'à Odile : on va en causer

08 novembre 2007

Bonjour, allez-y voir, mendiant, mendicité, ....

Aimez-vous les contes philosophiques ? Moi oui, alors je vous propose un aiguillage vers le lien qui vous permettra de le lire, avant de goûter à un nouveau thé à la menthe poivrée. Je sens que ce sera un petit régal. Vous en voulez ? Pas de problème : y a ka... K'a saisir le petit verre aux décorations florales dorées, sur le plateau de cuivre martelé, posé sur la table de bois de nacre incrustée, cachée derrière le buisson de jasmin, à proximité du bassin aux mosaïques bleutées, tout au pied du célèbre palmier que vous reconnaissez. Allez, saisissez. Hum, c'est une pure merveille, sucrée juste à point. Une corne de gazelle, du jour ? Merci beaucoup, vous êtes douée. Je vous félicite pour ce partage. A bientôt

07 novembre 2007

06 novembre 2007

Rappel : vendredi 9 novembre : veillées contées

Nombre faramineux de veillées contées le vendredi 9 novembre 2007 (cliquer sur le site Institut Culturel Breton pour en savoir davantage) par toute la Bretagne dont au Melti-Pot, Bar du Boulevard de Beaumont, non loin de la gare de Rennes -deux d'entre eux, deux grands qui s'élèveront j'en suis sûre. Qu'on se le dise et répète. Quittez vos salons, sortez vos oreilles, fermez vos yeux, écoutez ... et si vous êtes satisfaits, invitez-les à divertir vos soirées dans vos salons : un p'tit chèque emploi service pour le mariage de la nièce ou cousine, celui du beau-père, une soirée rose, un anniversaire, un voisinage pour le plaisir.... et les conteurs pourront acheter d'autres ouvrages, faire d'autres stages, bref, se performer. Il n'y a pas que les subventions de la mairie pour les meilleurs ou les amis des meilleurs. Néanmoins, quels qu'ils soient, grands, petits, ou moyens, comptez sur les conteurs : ils comptent pour vous. Sans vous ils ne sont que l'ombre d'eux-mêmes. Les occasions sont multiples et ils ont plus d'un tour dans leur sac...www.institutcultureldebretagne.org

02 novembre 2007

Qu'en pensez-vous ? Progrès à double tranchant

A propos de maladie génétique transmise par la mère : aujourd'hui le sachant les futures mamans se sentent coupables, (signale l'animateur de l'émission) ce à quoi ont échappé, -qui peut le savoir- les précédentes générations de mères. Le progrès est à double tranchant, mais après tout il suffit juste de se tenir au courant et encore une fois, de se persuader que la culpabilité est un très mauvais sentiment qui peut, qui plus est, rendre malade. Trop, c'est trop.

01 novembre 2007

Où, le 9 novembre 2007, la veillée contée de la 3ème nuit ?

En compagnie de Romaric Perrocheau et Jean Michel Corbineau "assistés" de Lania. Rejoignez-les. Mais où donc, vous demanderez-vous ? Au Meltis-Pot boulevard de Beaumont soit : en voiture, prendre en haut de l'avenue Janvier à droite tout près du restaurant le Gascon (des adhérents de Occi-Tagne, association amie); soit en sortant du Métro prendre sur la gauche et remonter plutôt sur le trottoir de droite, direction le restaurant "Le Gascon" (des adhérents de l'association amie Occi-Tagne. Un conseil : Mieux vaut s'y rendre "piechcom !" comme disait dans le temps une mère russe. Message personnel : pas de photo pour Jean Michel mais rien que partie remise : à cette occasion on en prendra.

30 octobre 2007

conteurs amateurs no comment

Lu à leur propos : "Peu d'entre eux sont destinés à cette fonction particulière du métier car pour la plupart leur nature profonde n'est pas en correspondance"

25 octobre 2007

Ah râler un peu

... Mais pas pour rien. Joindre un prestataire pour restaurer sa chaudière. Être invité à patienter.... à en apprendre le message par coeur. A rappeler et à retrouver le message, à le répéter par coeur car il s'est bien imprimé. A vérifier qu'on n'est pas concerné par Alzeihmer. Rassurant, mais peu efficace. Excusez-moi, j'y retourne ! Conter dans une soirée et lire l'article du correspondant et découvrir qu'on n'a pas été parfait, que ni les musiciens, ni la conteuse "malgré leur talent" n'ont soulevé l'ambiance. Mais la musique était concertante et la consigne écouter et non pas danser. Cependant moi qui y étais je peux vous dire que les pieds déménageaient sous les tables et les doigts, sur les belles nappes rouges. Je ne vous parle pas du conte dont la fonction est d'être écouté. Il a été écouté, il a aussi fait chanter et il a même fait divaguer les convives à quitter leurs tables et à prendre la vedette à la conteuse. Mais il est vrai qu'il n'est pas si facile que ça de passer en courant dans une soirée et d'en rapporter l'ambiance. Faut arriver au bon moment.PS : Pour joindre Arnaud Royer et Delphine Florès par l'intermédiaire de Duodénum plusieurs chemins à prendre : 02.99.66.83.51 - 06.16.54.29.79 / guinad.production@laposte.netArnaud ROYER 06.67.17.75.48 / ad_royer@laposte.net Quant à la conteuse, LANIA emprunter le fixe 02.99.38.67.57 un répondeur est à votre écoute ou lcomlania@gmail.com par le wwww.lcomlania.com

L'ami du mot, Guina Goria, mon jeune ami du Burkina Faso

Découvrez-le parmi d'autres au sein de sa compagnie, il suffit de taper sur le serveur que vous voudrez "FITMO/Festival du Burkina du théâtre et de la marionnette"du 25 octobre au 03 novembre 2007

21 octobre 2007

Bienveillante "Fâchée*" à La Chapelle des Fougeretz

Traduction ardéchoise de "Veillée Châtaignes" : on croirait un feu de forge Le savoir-faire au bout de la poële : les châtaignes étaient délicieusement grillées. Il n'y eut pas qu'elles....

17 octobre 2007

J'écoute parce que je me tiens tout près

J'écoute sans le vouloir. Ils sont si près de moi. J'attends le bus. Eux aussi. Nous ne sommes pas ensemble. Ils sont tous deux assis côte à côte. Visiblement ils sont amis. Amis. Rien de plus. On pourrait penser un frère une soeur, pas plus. D'un mouvement léger il touche son sac à main. "Boeuouff ! c'est même pas du cuir !" "Je sais" dit-elle, "Je l'ai acheté 1 €, je trouvais ça trop rigolo !" "1 € !" il éclate de rire. Elle reprend la parole, mignonnette, sourire aux lèvres et dans ses beaux yeux bleus éclate un joli rire. "Je n'ai pas de père et ma mère, je ne sais pas pourquoi, elle ne trouve jamais du travail longtemps" Il est un peu déstabilisé. Elle le regarde et le charrie "Mais t'en fais pas, t'as fait une bourde c'est tout. Point grave" Ils se taisent. Elle le rassure. "Tu sais, je vais à la fac pour avoir au moins 4 fois plus qu'elle et net !" Il reste silencieux et tente un timide "C'est à dire ?" 1600 €. Il s'étrangle car il fait très vite les divisions. "J'te crois pas !" "Si" répond-elle "c'est vrai et tu es le premier à qui j'ose le dire" Il est éberlué. Et il l'embrasse. Tout sourire et amitié. Elle pense : "Faudrait peut-être que je change de mère !" Puis ils vont prendre un pot qu'elle paiera. C'est sa mère qui lui a dit : "Paie tes pots, tu ne les casseras pas" Moi, je monte dans le bus et je remarque une affiche qui parle de Résistance, dans le cadre de la semaine de la Misère. Et c'est à mon tour de penser à elle : "Elle résiste bien cette petite !"

16 octobre 2007

Seulement relevé dans les journaux...côte à côte

www.metrofrance.com un journal Page 06 : un titre. "Libre mais traqué : Ce matin Bertrand Cantat quitte la prison de Muret". Deux pages plus loin : Déclaré par l'architecte Daniel Libeskindchoisi pour la reconstruction du World Trade :"Seule Clio (la muse de l'Histoire) ....est en mesure de comprendre comment une chose mène à une autre et combien les causes sont souvent plus importantes que les conséquences". P. 08.

hou la la, re vlà Odile

Le coût du travail. Devant la multiplication d'agences de services à domicile qui se créent, il est intéressant de comparer les tarifs. Rien ne prête à rire : la coutume est respectée : l'homme de jardinage est plus cher vendu que la femme de ménage : parité niée ! On ne tord pas le cou aux habitudes sans mal ! Mais il se peut qu'il soit rémunéré tout comme elle au minimum ? Regard sur les tarifs proposés aux "nantis" devenus tout benoîtement, ceux qui paient des impôts. Le tarif diffère : 20 € pour une femme de ménage, 23.5 € pour l'homme de jardinage. 20 € pour une heure exceptionnelle. Plus cher qu'un atelier d'écriture. Conclusion Adaptation réaction ici Fée du Logis efficace vient chez vous avec plumeau magique, tenue très distinguée, tablier prohibé, cireuse obligatoire et pré dépoussiérage effectué : coût 25 € grand sens moral acquis, sens du secret incompressible. Répondre au téléphone : 1 € de supplément. "Touclineparfée"... si vous voulez, laisser coordonnées. Mais enfin Odile je croyais que tu venais de te marier ! Et le bonheur dans tout ça ?

12 octobre 2007

Je ne suis pas née avec...

les distribanques. Qui plus est, de naturel étourdi, je m'emmêle parfois les pinceaux. Après j'ai le choix, annulation, correction continuation ou l'inverse, parfois dansla précipitation, je croise les choix. Bref, vous le devinez, ça s'est passé une fois de plus cet après midi. Peu importe la somme demandée. Pour le dépôt, hourrah, grande fierté, les doigts dans le nez. Pour le retrait -presqu'en simultanée, c'est là que le bât blesse- point du tout. Mêlée emmélée avec les touches, je dois annuler. J'annule. Je crois avoir annuler. Donc Je reprends ma carte et m'en vais pour ne pas me faire lyncher : la file s'impatiente -hé oui, la file a du caractère- Je suis déçue, car sans liquide, moi qui pour une fois voulais jouer à la grande et m'offrir un p'tit thé comme ça sympa à la terrasse d'une galerie commerciale. Soudain je m'effraie. Quelqu'un me court après. Que me veut-il ? Un jeune homme charmant bien sous tout rapport "Madame vous avez oublié votre argent !" Pour le coup je m'étonne, le suis, retourne sur les lieux : c'était vrai. Alors je le remercie avec moult chaleur. Je tenais à le dire. Y a pas que des voleurs dans le monde d'aujourd'hui. Il y a des gens bien. Qu'on se le dise.

11 octobre 2007

Incroyable, non sans blague....

"Suzuki lania d'occasion" Maintenant, moi Loiso je comprends pourquoi elle me parle si souvent de motards, pourquoi elle les écoute passer de l'autre côté du mur, pourquoi elle est émue et pourquoi elle me dit désirer que l'un d'eux la choisisse, s'installe sur elle et vroum vroum Belle Suzuki lania d'occasion l'entraîne au septième ciel bien sûr. J'arrête ici sinon vous allez fantasmer. Avouez que vous l'avez pensé ! Bande de coquins, mais non bien sûr, seulement, là bas tout là bas, en Mongolie où la terre rejoint parfois le ciel, il est vrai. A bientôt, une sirène me fait un signe du bassin : je me penche. Plouf, gloup gloup, pas mal pas gloup mal.Oui, la cachaça, sous la grande feuille, au frais. Que disfruten. Hasta luego chamitos

06 octobre 2007

Recette pour dire bonjour

Ouvrir la fenêtre, 2ème étage, côté urbain, côté cuisine ; choisir cinq capucines ; jaunes ; une "Ique" rouge ; intensément coeur ; les accoler ; souligner de quatre de leurs feuilles ; rehausser d'une branche d'asparagus ; trancher de trois lignes panachées ; déposer dans un petit fourre-tout de porcelaine enfantine et photographier. Pour m'offrir. Chez vous. A votre tour. Belle journée.

05 octobre 2007

C'est l'automne

ça m'entoile, m'emberlificote, me châtaigne, m'araîgne, m'amuse, ma musaraigne, ... et vous ????? Je n'ai photographié que la plus petite des araignées qui s'affolent à tisser le fil de leurs collections de printemps. Elles ont pris du retard. J'aurais pu choisir la plus grande : méga-urbaine et tout simplement "installée" d'un point à l'autre de l'escalier brrrrrrr. Détour oblige j'ai laissé à autre cnoquistador le soin de déblayer le terrain. Dur dur d'être une arachnée.

04 octobre 2007

Pour soutenir un conteur il suffit de....

le vouloir, alors, soutenez Yves PASDELOUP dans son désir d'édition de "ZANZIBAR ou le roi du calembour" écrit et illustré par lui-même, à moins que je ne m'avance. Retournez le bon de souscription ou contactez-le : 02.99.23.08.16

03 octobre 2007

Echappée belle

C'est l'idée. Je tournais en rond dans l'appartement. Je ne voulais pas en démordre. La chose était sûre. Il fallait que je le jette. Oui, mais alors il serait mécontent. Bon, mais on pourrait en acheter un autre ! Oui, mais il l'aimait énormément. D 'accord, mais c'est pas une raison pour garder une chose en mauvais état. Je tournais en rond dans l'appartement. Mais je vous rassure. Entre deux ronds soit je bullais soit je m'activais. Mais ce qui reste vrai est que chaque fois que je le regardais je me disais "cette fois je le jette". Combien de fois l'ai-je pensé, ai-je même frôlé le faire. Je tournais en rond dans l'appartement. Comme une respiration ultime je changeais d'idée au dernier moment. Vrai, ils furent nombreux les derniers moments. Jusqu'au dernier. Je m'étais décidé. Cette fois, je le jetterai. Et mes mains s'approchaient précises quand une voix m'a interpellée : "Qu'est-ce que tu fais Mère, tu ne tournes pas rond !" Faiblement j'ai répondu "Mais fiston, il est mort ton poisson !" Il a juste éclaté de rire et ajouté "Il a seulement des brèves narcoleptiques mon poisson, pas plus. Regarde comme il est mort mon poisson d'ailleurs" J'ai jeté un oeil dans le bocal : ahurie. L'objet de ses interludes remontait à la surface de l'eau indifférent au fait qu'il l'avait échappée belle.

02 octobre 2007

Influence

Pour qui ? 7 trop cher. Pour quoi ? 7 trop cher ? Comment 7 trop cher ? Quand 7 trop cher ? Dites-moi quel serait votre prix trop cher ? Tout se réduit-il au prix à payer ? Y a-t-il un prix à payer ? Il était une fois, un jour cette jeune femme avec laquelle nous partagions réciproquement nos véhicules pour aller faire les courses. Une fois l'une, une fois l'autre. C'est vrai pourquoi aller à deux voitures au même endroit alors que nous étions amies. Chacune prenait son caddy et, rigolo, autant de temps que l'autre, pour faire ses courses. Pourtant dans les caddies rien n'était doublé. Nos intérêts différaient. Pas la peine de juger. Mais elle, elle se plaignait toujours de devoir faire des économies. Je me taisais. J'ai tellement entendu parler des problèmes d'argent de mes parents que ce seul mot me liquéfie, me fait frémir de déplaisir. Bizarrement, je n'ai toujours pas trouvé le chaînon pour me faire comprendre qu'il est plaisant d'avoir de l'argent. Peut-être à force de fréquenter un homme qui ne faisait que l'entasser sur des comptes que je me suis d'ailleurs laissée aller à ne jamais toucher. Ou peut-être parce que ceux qui en ont ont honte d'en avoir ou s'excusent d'en avoir. Pas marrant. Pour en revenir à nos courses, je la retrouvais au hasard de nos pérégrinations, toute chagrinée devant une TG (traduisez Tête de Gondole). Je voulus en savoir davantage. "ça va Noisette, tu as un problème, si tu continues tu rides sur place !" Elle s'est marrée mais elle a persisté en répondant : "Oui j'ai un problème" Ah bon, lequel ? "De choix ! J'ai peu d'argent" -c'est vrai qu'on était aux alentours de la fin du mois et je préciserai même cette troisième semaine dans laquelle, professionnellement, il n'est pas bon de programmer des animations, résultats obligent- mais elle continue "Lydia a besoin d'un imperméable -Lydia était sa fille et nous allions entrer dans l'automne mouillée et éternellement gris de la région que j'habitais en ce temps-là. Elle poursuit "En même temps, nous recevons des amis samedi soir et vise un peu la promo !" (en fait c'était assez son style de paroles alors que bien plus que moi-même et davantage, elle "sortait d'un milieu aisé, sinon bourgeois) "Tu ferais quoi, toi ?" "Tu tiens vraiment à connaître ma réponse ?" ai-je répondu -Entre nous, ce n'est pas que je n'aime pas le vin, bien au contraire. J'ai appris à le connaître, à le goûter, à le choisir, à préférer celui-çi plutôt que celui-là par rapport au plat que j'aurais cuisiné, où tout simplement au plaisir que j'aurais eu à le déposer sur mes papilles, à le garder ou pas et à me laisser envahir par son parfum, sa couleur, son goût- Elle m'a répondu en riant "Non, je sais !" Et elle a pris les deux boîtes de bois clair.Ce jour-là j'ai compris que jamais je ne saurai influencer quiconque et ça 7 un prix à payer ?

01 octobre 2007

Voici une de mes amies, comme on dit en passant.....

de la maison que Pierre a bâtie.... peut-être la (re)connaissez-vous ? Depuis son retour du désert, elle en connaît un bout, bon, bien sûr à sa manière et rien à voir avec Théodore Monod dont la nouvelle lecture de Méhari l'a fichue par terre : comment, pleins de mots inconnus et bourrés d'images, d'odeurs, de sensations, de rêves, de peurs, de joies. Ah, lire, lire et relire. Relire. Mais elle en parlera le samedi 13 octobre dès 16 h 30 avec petits et grands (à savoir lesquels ?) A propos de Théodore Monod, n'oubliez pas la conférence avec son fils Ambroise du même nom à St Jacques de la Lande : date à retenir : le vendredi 5 octobre à 20 h 30 Et de mots, pourquoi pas l'atelier pour adultes animé par Marilyn Degrenne de la Balade des Livres. Sûrement somptueux et mouvants. Sur inscription et le 16 octobre de 18 à 21 h Beaux mots à vous tous