Le blog de Loiseau Bleu c'est une terrasse virtuelle sous palmier avec musique, bassin, fontaine ruisselante, végétation marocaine, ocres et bleus assourdissants, et les allées et venues de l'Odile qui cause de tout et de rien
14 septembre 2006
Rendez-vous, toujours à Soutoule
Inattendue, inespéré, improbable, imprévisible. Un, c'était pas prévu que je quitte mon chez moi cet été que nous venons de passer. Deux, la raison de mon départ ne me faisait pas espérer la liberté d'un esprit en vacances. Trois, là bas, envisager de me déplacer avec elle n'était pas facile tant elle me parut faible. Dans la compagnie de mes soeurs nous y avons réussi. La solitude, on peut s'en accommoder. D'ailleurs elle s'en accommode, mais la solitude nous diminue qu'on le veuille ou non, c'est à petit feu qu'elle travaille la solitude, c'est sans espoir, à en perdre le langage inhabitué que l'on devient à l'échange, à la conversation. Bref, tout cela pour vous dire que, vroum vroum, pour changer, nous quittons le petit quartier soutoulain de mon enfantce au demeurant fort sympathique et nous évadons, comme qui dirait ici de Maurepas vers Betton et son marché accentué. Grand vent et soleil frais ce jour-là ! Tout le monde a le sourire. Sûrement parce que les jupons toulousains se font la belle ! Les couleurs interpellent les regards et les mains retiennent les chapeaux de paille aux noeud noirs. C'est l'union à l'unisson, tout le monde n'a vraisemblablement pas quitté la Haute Garonne. Cependant l'Ille et Vilaine oui ! Attentives à elle, nous montons l'escalier. Des papiers nous sont offerts. D'un oeil rapide je distingue deux cornes "boeuffues". Je retourne deux marches plus bas, propose ma participation prochaine, tend mes coordonnées et croise le regard de la voix qui me dit rieuse "hé ho, le 99 c'est pas tout prêt !" Le temps de comprendre une demi-seconde après je réponds "ah que non" -merci Johnny- et la voix poursuit "J'y ai habité c'est pour ça que je le sais" et quasiment sans réfléchir me voilà en train de répondre "Et si je vous disais que je vous connais ?" "Je vous répondrais que vous êtes la maman de Guillaume !...." Et vous le papa de J.... " Excellent ! Si on pouvait mourir de surprise il y aurait eu ce dimanches deux cadavres sur l'escalier de cette proche bourgade de Soutoule. Mais Dieu merci, on n'en meurt pas on en re"coz" doucement interloqués ou on continue la montée de l'escalier, tomates brillantes, aubergines glacées, pêches ventrues, pommes de terre violettes, herbes aromatiques, large pain parfumé, oeufs du jour !! débordant de nos paniers. Bonnes vacances si vous les poursuivez !
Pour le no.comment intriguant du jour
Un grand merci pour ce message de poids. Il réconforte. Sale mouche tsé tsé va, en effet je ne l'avais pas vue arriver. Je lui ai fait la peau Avec fleur. Mais la mouche n'était pas responsable, j'avais égaré ma trousse. Mais ma trousse n'était pas responsable. J'avais égaré mes crayons. Mais mes crayons n'étaient pas responsables. J'avais égaré ma gomme. Mais ma gomme n'était pas responsable, j'avais égaré ma source. Heureusement elle a joué la résurgence... J'avoue que la contrainte de la chronique quotidienne est d'une belle sportivité mentale. Un challenge en quelque sorte.
Pour vous très précisément mais aussi pour ceux qui, tout aussi discrètement me lisent -je n'aime pas les chiffres mais quelqu'un loin de moi sait les lire- que cette journée soit belle. En amitié de mots, Loizo
Reprendre le fil. Délicieux le parfum du thé, la menthe est coupée du jour
Ravi que vous le trouviez délicieux. Mon coussin aussi. Finalement il est sous ma tête et mon merveilleux corps d'Oizo Bleu allongé dans la mollesse la plus totale. J'écoute. Elle a repris son fil Odile "Oui, vois-tu, peut-être que le meilleur s'est produit ce matin. J'aime bien faire la vaisselle le matin, d'accord c'est pas clean mais c'est comme ça. En même temps, j'écoute Diera.ronnes -c'est ma radio à moi- A cette heure-là ils passent un spécial Céfranc. Et ce matin un enchaînement que j'te dis pas. Quoi, t'écoutes pas ? Mais mety ! T'es pas sérieux Loizo. Enfin bref, j'étais tellement contente que j'ai été obligée de ralentir ma vaisselle sinon j'arrivais pas au bout de l'émission. Soudain j'ai compris que je n'étais plus seule" Le gong mongol se tait tout comme moi, il écoute, il veut savoir. Moi, je crois deviner. Elle, elle poursuit.."Mon fils se tenait là, souriant, son thé et le mien à la main "Assieds-toi Mamère -rien à voir avec qui vous savez- "On écoute ensemble ? c'est trop bien !" Alors sur le canapé bourge on s'est assis côte à côte on a écouté et on s'est même marré. Pas la peine de te dire qu'il est parti en me disant "Bon courage Mamère !" j'ai répondu "Bon courage Tonfils" On était mort de rire sans un mot de plus à dire. Allez, faut qu'j'm'en aille Loizo, bon courage et merci d'avoir déjà cueilli la menthe. Excellente !"
Passe passe passerelle, passe, passe donc !
Chaud-froid d'oreilles
Où il est question de générations. Tiens, revoilà Odile. Le carillon a vibréééééééé. "Bonjour, ça "ouïe" le changement ici ! Tu as trouvé une autre sonnerie Loizo !" En quelque sorte ai-je répondu. Grâce au 35.31 "Pas mal, je peux le frôler encore une fois ?" Je lui ai répondu que je ne voyais aucun problème à ce qu'elle se fasse plaisir. Et dans l'air matutinal mon gong mongal (mon clavier est un poète) a vibré. D'une voix basse, d'une vibration lourde et légère. Les yeux fermés Odile écoute jusqu'au silence. D'où la tire un perroquet et sa perroquette qui, traversant les cieux la saluent d'un bonjour amical. Comme hypnotisée Odile ou plutôt, comme on dit aujourd'hui, whiskey, pardon, scotchée. Mais vous la connaissez, dès qu'elle peut elle "coz" et je n'ai pas même le temps de lui proposer mon fameux jus d'orange Amarinoc (velouté de pur jus de soleil granité)
qu'elle s'installe sur un coussin violet et qu'elle me dit "J'ai vécu un vrai bonheur tu sais !" Je ne réponds pas, je sais surtout qu'elle va m'expliquer. "Le fossé entre les génération, il existe vraiment". Je ne réponds toujours pas, je dodeline de la tête façon coréenne du sud, style Dori Dori Jam Jam Tcha tcha Koun deux fois. Je l'assure ainsi de mon écoute. Invitée de la sorte, elle poursuit. "Hier, vois-tu, j'ai travaillé sur l'ordi, mon ado de fils sur son lit, entre nous deux le voume. Aux deux extrémités ses rires et ma perplexité" ( faut -il que je vous traduise pour le voume ? Pas quand même. Si ? Je vous offre une clé : radio) "Je me suis demandée pourquoi on s'échinait à terminer leur éducation. Après tout l'animatrice radio s'en charge. En réponse à leurs questionnements elle illustre de son propre trajet de vie . Encore tout frais, si j'en juge à l'oreille, mais d'ailleurs. Et ailleurs, c'est bien connu, c'est toujours mieux. D'ailleurs et qui plus est de la même époque : totalement rassurant. Finalement, j'ai constaté qu'y en avait plus que pour le cul ... (je ne réponds pas, un tel mot sur la Terrasse ! Mais après tout c'est pas mon propos c'es le sien) le cul et le temps écourté. A mon avis dans peu de temps y aura plus le temps. De vrais danseurs en sommes, des partenaires !" A cet instant j'interviens "c'est ce que tu appelles un vrai bonheur ? Au fait, de ce dernier, au pluriel, y en aurait donc des faux dans la foulée ? "Ne me cherche pas veux-tu, le bonheur c'était celui de mon fils qui se marrait comme une moule. D'ailleurs, j'ai fini par faire comme lui, et à la fin on s'étranglait de rire et je crois que cette fois c'était juste pour le plaisir de s'étrangler.... ensemble,. Car on finit par se voir bien moins que peu et ma présence dans ce lieu était superbement exceptionnelle." Je me tais. J'écoute. Elle poursuit. "Mais peut-être bien que le meilleur c'est ce qui s'est produit pas plus tard que ce matin." Je me tais. Elle se tait tout pareil. Mais en même temps et pour vous qui me lisez, je tourne la page. Elle, elle chercheuh... comment me dire. Profitez en, servez-vous, le thé est prêt, le temps de retrouver son fil. A tout de suite.
08 septembre 2006
oh ma belle terrasse, je te retrouve
toi et tes murs bleus purs, tes jarres vertes et bleues, tes citronniers, tes palmiers, tes allées crissantes, tes bougainvillées roses, orangers, violacées, pourpres carminées, tes hibiscus, cactus et succulentes hum, bonheur à moi et tes eaux qui chuchotent, qui clapotent, qui tremblotent, et tes nénuphars qui me ravissent, hum hum et ton jasmin et tes héliotropes et ton nouveau gong d'or aux lamelles noires qui viennent te caresser succombant à l'unique souffle. Alors tu vibres et je t'écoute tout en levant les yeux. Ils s'accrochent aux volubilis et tout fragiles comme eux montent à l'assaut de ton ciel. Dénudé. Hum et je me mets à rêver de loukoums à la violette ! Il y a des réalités qui poussent au rêve et c'est si peu un crime que je vous offre de faire, tout plein de bons rêves en ce bord de nuit. "Bonne nuit bonne nuit, c'est l'heure d'aller au lit... La la la... lala la..." Merci les Fabulous...
Sur la terrasse du barman
il fait si chaud que je lui ai commandé une belle mousse blanche et fraîche
Quand il revient sur son plateau quatre mousses blanches et fraîches s'offrent J'ai trois voisins
Quand il revient sur son plateau huit mousses blanches et fraîches trônent J'ai onze voisins voisines Quand il revient sur son plateau en horizontale oblique trente deux mousses blanches et fraîches espèrent soixante quatre lèvres gourmandes, minces ou rondes, soulignées de rouge ou barbues J'ai soudain quarante trois voisins, voisins et voisines Quand il revient... Quand il revient... Quand il revient ma mousse blanche et fraîche a disparu et mon rire s'affole. Sur le t.shirt du barman mes pupilles ne quittent plus son t.shirt noir : un casque bleu y abrite un crâne qui n'a plus vécu depuis longtemps Je me lève en riant et voilà que la voiture qui m'emporte n'est pas la mienne j'en suis certaine, de là-haut où je la regarde, je ne reconnais pas son numéro d'imma d'immo d'immortalité ! Vous avez chaud ? La p'tite vodka sur la mienne est toujours au même endroit. A la bonne vôtre ! Kenavo !
12 août 2006
Soutoule rencontres... c'est toujours vrai
côté retrouvailles. Imaginez comme une terrasse derrière les murs d'une soutoulaine -traduisez petite maison longue de briques et briquettes- un havre de fraîcheur glicynesque, la musique de quelque A380 atterrissant à quelques mètres de là, un frais baja jau, de la jeunesse, des souvenirs, un piano, des émotions, des pâtisseries algériennes, une attente, une quête : rencontrer à s'en rassurer l'inconnu qui emportera sa fille en vacances avec sa propre fille.... et reconnaître..... son propre médecin d'enfance. Quelle belle empoignade ! Quels beaux éclats de rire ! Quelle belle embrassade ! et quel plaisir d'en tchatcher pour de vrai ! Merci Tania.
08 août 2006
Essai rieur réussi ?
J'en perds mes plumes, fichu d'ordinateur, mordaler ! "Troisième fois que je t'éteins, vas-tu marcher oui ou non ?" Vous l'avez compris, ça ne va pas fort ce jour d'août où je veux me la jouer branché. Changeons. "Noces" d'Albert Camus en main, je m'apprête à plonger dans le meilleur pour moi -la lecture- lorsque me parviennent des bruits de querelle. Les volets au tiers ouvert m'interpellent. Je concierge.
Erreur, aucune querelle. Rien que du bonheur. Un homme long et mince à la Rufus, camion garé à la va-vite -portière restée ouverte oblige- court sur la chaussée. Il rit et grangeste (*ce mot existe depuis ce jour) Il est terriblement content. Mieux. Il est Heureux. Face à lui quelqu'un doit se présenter car il tient ses bras si grands ouverts qu'y tombe un homme. Tout aussi visiblement heureux et surpris. A ses côtés un petit enfant étonné l'accompagne. Il s'appuie des deux mains à la barrière et chapeau sur le nez observe deux adultes aux anges. Il rit. Je ris. Cela fait chaud au coeur le bonheur. Et c'est rieur ? Ah Soutoule la belle, ville des rencontres !
04 août 2006
Même Odile rencontre !
Que me dit-elle, qu'elle traversait le square, passait devant le donjon, traversait la cour rectangulaire sans s'arrêter à lire Voltaire et le découvrait comme il la découvrait. "Comme si nous nous étions donnés rendez-vous" me dit-elle. Il souriait. Elle lui a souri sans préméditation aucune. Il a fait un pas vers elle. Elle s'est retournée : personne d'autre qu'elle. Plus de doute. Plutôt souriant. Ils échangent un seul regard. Connivence. Trouble. Sourires. Vont l'un vers l'autre. Se tiennent côte à côte comme si......... comme s'ils se connaissaient depuis des décennies ! C'est un jeu. "Touriste ?" Elle secoue la tête ! "Seule ?" Elle sourit ! "On se choisit ?" Elle penche la tête et pense Pas trop mal "On se côte à côte ?" Elle hoche la tête. Se dit qu'elle ne rêve pas : ils vont dans une même direction bras dessus bras dessous. Des fauteuils en rotin les accueillent. Deux vodkas frappées les espèrent. L'accent, le soleil, ses ombres, les tambours africains, le balson rouge et or qui s'étale au sol ; ne manquent que les palmiers. Reste l'ivresse à découvrir le long bâtiment rose et blanc qui ressemblerait tant à la mairie de ses Bazerques d'Ax. A bâtons rompus ils parlent ; à bouche que veux-tu s'enhardissent ! Quand ils traversent la place ils sont seuls. Passent devant le bar de Guillaumet, le frère de Laurent, remontent le boulevard, déboulent sur la place aussi ronde que la précédente n'était rectangulaire, et aussi bruissante de chants d'oiseaux que de la poésie de Goudouly. C'est l'heure de s'attabler. Ils s'attablent et à peine assise s'étonne et s'excuse : quelqu'un vient qu'elle n'a pas vu depuis... Depuis.... Longtemps. Mais est-ce vraiment lui ? Il a bien changé. S'il portait sa flûte en ré ? Elle décide de baisser la tête quand il s'arrête et dit "Toi Odile, ici mais qu'est-ce que tu fous ?" Embrassade, étreinte, reconnaissance, sourire, plaisir... sincères. L'amitié.... pour se retrouver sûrement car il ne peut que passer.Les adresses e.mail sont sur leur agenda. Et le repas et la soirée se sont poursuivis.... à en reparler sur ta terrasse Loizo !.... et file Odile ! File
Stéphanie et sa tante
Lieu : le marché St Aubin
L'action : un sourire, une demi-phrase : "il me semble que je vous connais" : je me décline ? Elle se reprend "Me suis trompée, votre sourire me rappelle quelqu'un" : j'ajoute : peut-être une conteuse ? C'est elle qui sourit gourmande et Stéphanie aussi. Vous contez ? Quoi ? Le mot est jeté.... le questionnement suit.... La parole s'ouvre entrouvre Loizo ne s'empêche pas il répond : un quart d'heure plus tard les remerciements sont chaleureux . A bientôt
30 juillet 2006
Bonjoureuh ! de Soutoule
un p'tit coup d'aile, d'une heure à peine, décidé au dernier moment pour raison maternelle et je me suis attrapé un bon coup d'rosé qui réalimente mon assent, un truc à m'appeler Loizorause, un truc à plus comprendre quelle langue ils causent dans le coin. Vrai, je ne vous mens pas. Heureusement quelques pauses, silences et mesures plus tard tout rentre dans l'ordre et je me sens de nouveau chez moi. Plus possible d'oublier que c'est le ouessteussud, la chaleur me gagne dès la dernière marche du p'tit coup d'aile. Au fait, nuages noirs plus que noirs et turbulences à gogo, franchement j'aurais bien aimé être dans le traîneau du Père Noël cette nouvelle fois, c'est plus cool. Cependant l'heure n'est pas à la fête, plutôt à la compassion alors nous affrontons : j'ai pris avec moi mon petiot et je retrouve mes frérots et ma raison maternelle. (......... Mais je n'en parlerai pas.....) Ce dont je parlerai c'est du marché, de saint Aubin, tout près de mes années sixième. Il y a beaucoup moins de volailles, animaux de fermes et légumes de jardins mais bien plus d'artistes : accordéonistes, saxophonistes, chanteurs et musicien conteur, celui-ci presque uniquement entouré d'enfants, une jolie brochette qu'il inspire à toucher tous ses instruments africains et autres, fabrication artisanale Et puis aussi, Stéphanie et la jolie personne qui l'accompagnait.... mais d'elles d'eux, je vous en parle tout à l'heure Pour l'instant, il fait bien trop chaud, mes pattes collent au clavier comme dans de la guimauve fondue et aïe gloups bouf tchouss..... adieu, me voilà avalé par la gui mlouvehoups. C'est fini.
21 juillet 2006
Quelques gouttes craintives
ne sont pas tombées sur ma terrasse, mais sur l'asphalte rennais : c'est Odile qui me l'a dit. Quand elle les a aperçues elle s'est lamentée, du style "ah non pas ce soir... Pas pour la séance Clair-Obscur du ciné plein air ! Ce serait vriament trop bête" J'ai demandé quelques explications et en vrac, vloum elle évoque Effroyables jardins, vus au Thabor, de l'Enfance d'un Chef sous plein ciel bréquignien étoilé et des applaudissements qui n'en finissaient pas ; Du Dictateur avec Charlie Chaplin, petit public car petite veste oblige pour cause fraîcheur dans le parc de Maurepas cette année-là. Auditivement, elle aime bien Odile, elle s'emporte et détaille et saoûle un peu. A son âge s'enghousiasmer ainsi... Au point que j'ai décidé d'y aller à mon tour cette année surtout qu''ils passaient "Charlie et la Chocolaterie", un truc pour gosse par le dément Road Doadhl. Je ne regrette pas. Franchement, d'abord il y avait la foule -et moi j'aime ça la foule- ensuite avant il y avait un pessetacle déjantttttté aux Galeries Lafaillite et après Charlie -plus superbe encore sur grand écran et finalement, sans un trop de max d'enfants du tout à le regarder- un vrai superbe feu d'artifice comme dans le temps, juvénile, avec toutes les couleurs et l'effet champagne haut dans le ciel et les applaudissements de nombreux naïfs. Bref, à l'année prochaine l'Equipe. On vous retrouve toujours avec GRAND plaisir comme les films d'animation créés sous votre houlette par l'à venir : bravo !...... Diling diling ! Tiens revoilà Odile. "Oh bé alors Odile.... T'en fais une tronche, takoa ?" "Tais-toi Loizo, la séance Claire-Obscur d'hier au soir, jai pas pu ia..." "Tapapuialler ! Chance à toi Odile, moi j'ai pu... Assieds-toi je te raconte !" Elle s'est assise et moi je vous vois partir : je comprends vous savez déjà tout : alors au revoir, bel été et à l'année prochaine les gars les filles... si les korrigans nous prêtent vie !"
20 juillet 2006
je l'ai laissée parler
pour ne pas gâcher son plaisir de m'apprendre, mais je vous dois ce secret comme à elle je suis allé aux deux premières soirées. "Fâu à lier, j'allais pas l'être alors qu'IDIR y était, j'aime trop son accent, en français et dans sa langue et j'aime trop les chants et les histoires de la Kabylie et le temps qu'il prend et donne à la parole. Et si je ne me trompe pas, et je ne peux pas me tromper avant lui j'ai littéralement apprécié Alee et les Nouveaux Nés. D'ailleurs on s'est salué mais j'ai pas osé lui dire. Puis il y a eu le brouhaha des changements, les allers et venus de la foule et son retour. Amusant de mon point de vue, comme si les choses inscrites se faisaient sans l'être ou le contraire. Puis un grand coup de feu blanc et l'apparition de GWANA DIFFUSION. J'ai pensé que le premier à se mettre à chanter, à son tour nous plongeait dans le temps, je veux dire seconde par seconde. M'est même venue à l'esprit l'image et le goût d'un verre de thé à la menthe brûlante à déguster trilliard de seconde après trilliard de seconde sur ma terrasse. Et aussi que le musicien à la tunique rouge et brodée de blanc, aux instruments coqués de fer et à la comète virevoltante nous demandait de nous laisser aller à la transe. Poétiquement fou je n'ai rien pris de haut, j'ai pris tout court, moi, Loizo. Alors, comme dit Odile, on s'y retrouve ce soir ? TchaHo Telem Tchao
Hors de la Terrasse grâce à Odile
Et oui, de retour Odile, les bras pleins chargés de pack d'eau, menue à l'excés et toujours critico-moralo-philosophico. Les statues hiératiques et bleues qui émergent de mon massif de cactus miniatures "ti.pick.grat" se tournent vers elle pour la saluer et drôle, elle leur répond. Elle est comme ça Odile. Elle te transforme le monde d'un clic d'oeil. De quoi va-t-elle me parler ? Mes plumes en frissonnent : tant mieux me voilà rafraichi. "Salut Loizo" qu'elle me jette "c'est moi" "La" pas changé, Odile. Je souris. T'étais où ? Depuis la dernière fois" "Vexée, alors cachée, mais on ne m'abat pas facile moi. J'ai plongé dans mes cendres. Je viens de me rallumer. Bon d'accord, rapport canicule OK. Mais je le désirais aussi et l'animatrice sociale n'y était pour rien ! " Je m'étonne " L'animatrice sociale, qu'est-ce qu'elle vient faire ici ?" Pas grand chose c'est vrai, mais depuis novembre je n'arrivais pas à quitter de ma tête ses yeux exorbités et son visage penché vers moi et sa bouche défigurée par cette phrase qu'elle me répétait "On ne fera rien à votre place Odile, on ne fera rien Il vous faut nous demander !" Je me suis dit "Sois prudent Loizo, fais la taire, elle parle trop comme disent ceux de la Rue Kétanou" et j'ai dû dire ces cinq derniers mots à voix haute car elle me questionne sourire aux yeux : "Toi aussi tu les connais ? Mon fiston n'arrête pas de les passer avec un certain Monsieur ROUX qui fait -dieu merci- une ode aux putains mères -je n'ai pas dit aux putains de maires précise-t-elle. "Pourquoi tu dis ça ?" dis-je de nouveau inquiet en ritournellant "fais-la taire, bon sang fais la taire !" "Pour rien, j'espère qu'ils seront aux YeulGahs ! l'année prochaine. J'suis abasourdi, "Qui, les maires ?" "Mais non, ou plutôt si, avec un e à l'accent grave, c'est bon l'accent grave". Silence, Odile réfléchit. ça lui arrive. J'en profite "Les Yeulgahs ? c'est quoi ?". Putain rien qu'à la regarder je sens monter la colère en elle "Quoi tu sais pas, mais c'est le festiv ou tout le monde ira parce qu'il y est allé cette année. Super sympa ! Quand je pense que ça fait treize ans que je passe à côté : ça m'effraie !!... Et dire que je ne suis pas la seule ! Dis donc c'est pas fini, ce soir y a cinéma et cet aprèm atelier "musiques actuelles" et même "La terre allant vers" Faut y aller, faut y aller" Et la voilà qui y va, répétant Faut y aller Faut y aller Faut y aller... "Bon, alors on s'y retrouve ? "
19 juillet 2006
Conversation d'été... en radio Rennes
Au petit déjeuner. Odile lève la tête "P't'être qu'il va pleuvoir ?" Tombe la flegmatique réponse "Il pleut" Elle relève la tête : en effet, la pluie tombe. Anne Sylvestre fait apparaître des champs givrés et des roses d'hiver. Il ne pleut déjà plus et sur le balconnier l'unique capucine danse un air de samba sous la brise à peine râfraichie "Jour béni" chante Katrine "Je ne sais plus très bien" Le papillon blanc volète gracieux "... chacun sait qu'on adore les voyages mais on voyage pas souvent". En-dessous la voisine s'interroge "T'as vu ma culotte bleue comme elle colle à mon haut" Et à cet instant Katrine dit le mot "fesse". Ses fesses, qu'au milieu de plusieurs autres milliers de fesses en foule, personne ne voit. Autour d'elles ils bougent, se meuvent, dansent, frappent, des mains, lèvents, leurs pieds, pensent, à leur mère parce qu'il les invite à penser à toutes les mères. Mais ils ne pensent pas : ils parlent entre eux. Dans cette messe estivalo-urbano-conviviale, personne ne parle ni répond à celui ou celle qu'il ne connaît pas. Elle est seule. Pourtant elle a parlé. A la petite fille plantée sur le dos du papa, à la jeune femme qui a tourné la tête, aux yeux merveilleusement bleus du souriant séducteur qui lui baise la main tout contrit parce qu'il lui a "baisé" les pieds. Soudain le sol s'est mis à trembler, sa poitrine à résonner du rythme des percussions à peine soutenable. La petite fille pleure. Son papa la descend. Elle pleure toujours. "Pourquoi tu pleures ?" Elle se tait. Sait-elle seulement ? Elle, qui sait, s'en va et sur le chemin pique un joint. Pour une deuxième fois. Ainsi est le destin. A ce rendez-vous elle part en fumée. Jamais plus ne sera ce qu'elle était. Ailleurs on sait qu'on pourra durant des mois, des deux côtés. Aucune désescalade ne se prépare ! Des astres au ciel s'en désespèrent.
C'est vrai, tout change....
Mais sur la terrasse de Loizobleu vous entrez et c'est une bonne idée : belle journée n'est-ce pas ? Vous avez chaud !!! Râfraichissez-vous, je viens de faire un thé à la menthe, y a pas mieux pour ôter la chaleur qu'une belle saine suée. Vous préférez une cachaça ? C'est votre choix, faites ce que voulez et prenez place, dans les hamacs, verres en main ou glaçon frappé d'eau pure. Hum humm comme on est bien à l'ombre des palmiers.
"Oh quelle chaleur ici !" dit une autre.
Tiens, à propos de chaleur, rien n'est plus comme avant, elle augmente clame-t-on. Et pourtant, au temps où le temps n'était pas virtuel voilà ce qui se disait : Juillet ensoleillé remplit cave et grenier. A quoi certains ajoutaient Profitez-en c'est le temps de planter vos navets et ils poursuivaient, déjà gourmands rien qu'à penser aux futures potées et Fêtez-les ! et ils les fêtaient puisque au temps où le temps n'était pas virtuel on disait Entre juillet et août le boire est de bon goût. Pourquoi riez-vous, aurais-je encore écrit n'importe quoi ? Mais bien sûr, ... ça n'a pas changé, surtout pour moi qui me suis envolé de Sud Ouest en Ouest... Alors c'est dur, c'est vrai, et comme je vous comprend. Les clinexxes ? Sur la pierre angulaire, à votre gauche. Non non, pas la peine de me remercier, juste celle d'en profiter. Hum houm....Comme c'est bon l'été à l'ombre des palmiers.
13 juillet 2006
Bienvenue sur la terrasse de Loizobleu
Fier plus que fier de vous présenter -avec l'autorisation de ses parents- une future grande Karen Blixen (South of Africa of course) : elle s'apelle Nolwen -ce qui en breton voudrait dire Reine Blanche- Et pour l'instant elle porte rieusement ses cinq années ! Quand j'y songe de nouveau mon coeur ne s'allonge pas comme une éponge que l'on plonge dans un gouffre où l'on souffre plein de tourments, non. Il s'y enivre, heureux de voir la relève assurée. Quel dommage de ne l'avoir pas magnestocopée tout de même. Mais comme dirait l'ami forgeron, Bernard Lucas, il vaut mieux garder la première fois seulement comme une première fois... et les autres fois suivront. Tous mes applaudissements Bichette pour ta version de Ma Petite Marie
10 juillet 2006
Faites du Fer....en juillet 2007 puisque
vous n'étiez pas présent en juillet 2006 à Plélan le Grand, ni l'an passé à Paimpont ! Et ne me dites pas "non", parce que j'ai bien vu que vous n'y étiez pas. J'y contais les yeux grands ouverts "Fer Feux Forge Favoir et Fagesse, les 5 F du Forgeron" . Pourtant cette FÊTE DU FER est la Fête des Folies à ne pas manquer : rien que des passionnés, rien que des questionneurs et de belles choses à découvrir : folie du feu en flamme-étincelles, folie d'enclume-frappée, folie d'acier à couteaux (é)tirés, de bague pour géant, de roses noires pour fille de géant, de moustique cocozumbaïque, d'araignée pour travailler la terre de son balconnier, de soufflet de bois du maître forgeron irakien, des forgerons de Wieland, de forge africaine de Bernard et en arrière plan, folie de sons, sonnailles, sonates, sonatines en martèlements frappés sur un, deux ou trois tons alternés : bref une symphonie pour chacun de nos sens : le tout de tong en bague africaine du Burkina-Fasso. Je ne vous ai pas vu non plus au quadrille du fez-noz : excellente le chanteur du groupe IMG avec Joseph le saxophoniste, lui-même ami de mon amie flûtiste Marie-Amélie). Et ne me dites pas que vous y étiez car j'y ai moi-même dansé : et j'ai des preuves, personne n'a pu vous photographier à mes côtés.... Bon, faute avouée à moitié aux trois-quarts sept huitièmes pardonnée. Et pour vous faire regretter davantage : un miracle, ni grand ni petit, seulement un miracle : cette merveilleuse Nolwen -la reine blanche-qui m'écoute le samedi de toute la force de ses cinq ans et qui m'annonce le dimanche avec sérieux "LOIZO aujourd'hui c'est moi qui raconte "La petite Marie". Que pensez-vous que j'ai fait ? Mais oui, bien sûr, j'ai souri. Et puis aussi lui ai répondu : "D'accord, grande Nolwen de cinq ans, à toi de dire... Et elle a dit "Il était une fois" et moi Loizobleu, je l'ai écoutée. Fabuleux ! BRAVO NOLWEN à l'année prochaine, avec tous foi d'Loizobleu
19 juin 2006
C'est drôl' c'que t'es drôle à r'garderT'es là, t'attends, tu fais la têteEt moi j'ai envie d'rigolerC'est l'alcool qui monte en ma t^teTout l'alcool que j'ai pris ce soirAfin d'y puiser le courageDe t'avouer que j'en ai marr'De toi et de tes comméragesDe ton corps qui me laisse sageEt qui m'enlève tout espoirJ'en ai assez faut bien qu'j'te l'diseTu m'exaspèr's, tu m'tyrannisesJe subis ton sal'caractèr'Sans oser dir' que t'exagèr'sOui t'exagèr's, tu l'sais maint'nantParfois je voudrais t'étranglerDieu que t'as changé en cinq ansTu l'laisses aller, Tu l'laisses aller
Ah ! tu es belle à regarder
Tes bas tombant sur tes chaussures
Et ton vieux peignoir mal fermé
Et tes bigoudis quelle allure
Je me demande chaque jourComment as-tu fait pour me plaireComment ai-j' pu te faire la courEt t'aliéner ma vie entièreComm' ça tu ressembles à ta mèreQu'a rien pour inspirer l'amourD'vant mes amis quell' catastroph'Tu m'contredis, tu m'apostrophesAvec ton venin et ta hargneTu ferais battre des montagnesAh ! j'ai décroché le gros lotLe jour où je t'ai rencontréeSi tu t'taisais, ce s'rait trop beauTu l'laisses aller, Tu l'laisses allerTu es un'brute et un tyranTu n'as pas de cœur et pas d'âmePourtant je pense bien souventQue malgré tout tu es ma femmeSi tu voulais faire un effortTout pourrait reprendre sa placePour maigrir fais un peu de sportarranges-toi devant ta glaceAccroche un sourire à ta faceMaquille ton cœur et ton corpsAu lieu d'penser que j'te détesteEt de me fuir comme la pesteEssaie de te montrer gentilleRedeviens la petite filleQui m'a donné tant de bonheurEt parfois comm' par le passéJ'aim'rais que tout contre mon cœurTu l'laisses aller, Tu l'laisses aller
La Peintre à quatre temps
Qu'il est bon de retrouver sa terrasse à un mois près. Désolée pour ce silence. Je suis si occupée que j'en avais oublié mon petit paradis. Reprendre quelques habitudes : saluer mes longs et maigres personnages bleutés et énigmatiques qui surgissent au-dessus de mes coquelicots et bleuets mêlés, saluer mon petit moine blanc qui revient de sa chasse aux canards, écouter les jets d'eau babiller et te reprendre chère plume bleue pour écrire juste quelques autres mots :
LA PEINTRE A QUATRE TEMPS
Elle arpente le matin tous les alentours de la petite commune. Elle prend quelques repères : l'intérieur de l'église, une porte, le cimetière, une fenêtre, le ruisseau, le lavoir, le moulin. C'est le moulin qu'elle choisit. Mais dans la rivière, le lit est à sécher. Alors elle posera quatre grands traits marronnés sans voir que la conteuse la regardait. Choisira quatre couleurs, s'offrira quatre mouvements, signera de quatre lettres, sourira en reculant. "Vous prendrez bien un thé chez moi ?" lui dit une tête joliment blanchie et aux yeux juvénilement ouverts dans un cadre transparent. "Un si beau chef d'oeuvre mérite bien que vous vous offriez quatre petits instants ?" Quatre minutes plus tard... Elle déguste.
Et à quatre temps de là, la conteuse pénètre dans la petite chapelle. Ouf, il y fait frais. Elle y déambule. Au quatrième tableau qu'elle découvre, elle éprouve un coup au coeur. Les quatre pales de la roue du moulin, la légèreté du temps, celle de sa dégradation, sûrement la sélection. Elle se penche. "hors concours" ! Quand elle se redresse, elle l'aperçoit. "Pourquoi ?" "Je me suis trop reposée à déguster mon thé parfumé !"
... Aux quatre couleurs de Bretagne, s'entend " of course ! Puisque le dimanche 18 juin dans la délicieuse petite commune de Locuon en plus de l'aimable responsable du tourisme guadeloupéen, auquel revint l'honneur amical de féliciter les peintres comme il se devait, des anglais échotaient de plaisir, à me faire regretter de ne pas savoir manipuler correctement ni la langue de Turner ni ses pinceaux pour mieux les accueillir!
Ah, me reposer dans mon hamac avant que de me mettre à l'étude ! Mais d'abord un p'tit verre tout blanc de blanc de vodk@tavisme. Veuillez donc partager ce désir virtuel : tendez juste votre main, exactement, vous avez bien vu : à l'amitié ! et à vous revoir ! A bientôt.
17 mai 2006
bonjour, un peu de contre-masculin.. un peu, juste un peu
le chant des oiseaux et les mots de mon perroquet qui, un peu plus rayé aujourd'hui que d'ordinaire, n'arrête pas de me dire "comme tu es beau Loizo ! cool ! tu te gâches les sangs !" Faut dire qu'il m'a surprise en colère. Je l'avoue, ça m'arrive, mais je le cache par deux blagues entre deux plumes, de la dérision en plumet ou en égoZillant avec Anaïs "Mon amour,.... Mon coeur.... " Trop marrante et observatrice, jolie dérision. "C'est ton avis Loizo !" Qui a parlé ? Oh toi le perroquet, tu m'agaces ce matin, prends garde à tes plumes, tu n'm'apprends rien, je le sais que ce n'est que mon avis et d'ailleurs, tenez, vous qui êtes entrés sur ma terrasse et avez accepté, aventurier, mon hospitalité, glissez le vôtre sur ce blog. Courage, j'aime lire, j'attends. Et à propos d'avis SI on parlait de la SI fameuse chanson d'Aznavour dont jamais je n'arrive à trouver le titre. Mais, tendez l'oreille et j'suis sûr que vous allez le retrouver : l'histoire vient, elle se déroule de l'autre côté de l'Océan Atlantique, en dessous des Caraïbes, dans un Cloub (club) de italianos, seul refuge auquel peuvent accéder les misérables français attirés par l'appât du bolivar fort intéressant par ces temps -mais tout lasse- L'une d'elle y est plutôt appréciée et comme elle a organisé un carnaval sympa, "on" -l'ensemble des adhérents italiens du Cloub- veulent lui rendre un hommage très musicalement français. Alors, grand silence et premières mesures. Elle y reconnaît aussitôt cette célèbre chanson aznavourienne reprise aujourd'hui par deux nanas -à ma grande trouille d'Oizo bleu- A la fin elle a un peu honte pour le choix de la chanson mais en prend l'hommage et remercie -tout en se représentant toutes les femmes françaises mariées avec des bigoudis sur la tête and so on. En même temps elle pense à la condition émise par le chanteur ou plutôt le parolier ! -Moi, Loizobleu, je mettrai à votre disposition les paroles une autre fois dans un lieu de LATERRASSEENTCHAT et ce sera à vous de chercher. A bientôt et franchement tous mes regrets pour avoir écouté la version chantée par deux nanas ! Plume alors ! - Bonne journée tout de même et n'oubiez pas mais aujourd'hui pas de choix : Cuba Libre,... derrière la fontaine et peut-être même derrière le Conseil Régional. Hasta luego Loizzo
10 mai 2006
Au fait je ne vous ai pas raconté
ce que m'a dit Odile en parlant de carton. C'est plutôt marrant. Lisez, si vous souhaitez m'obéir. Mais avant laissez-moi profiler davantage Odile. On peut dire un mot Abstinence et un autre Décision Comprenez fin du chapitre Ouverture d'un nouveau Soit en avant et elle me dit que ça y est, c'est tout bon mais pas facile et qu'encore une fois les cieux ou les dieux ou l'enfer s'en mêlent Bref elle annonce à son fils ado qu'elle rentrera un peu tard A quoi il confirme "pas grave Mamère, je serai là !" Rassuréee Odile s'en va et passe une excellente soirée puis rentre chez elle et s'évanouit virtuellement quand elle constate que sous sa poignée de main, celle de la porte ne l'ouvre pas ! Une fois, deux fois trois fois..... reste la sonnette..... Une fois, deux fois trois fois trente fois..... Deux scénari possible Il en a profité il est parti. Il est étendu sur le sol, malade, agonisant..... Ce serait un comble quand même ! La seule fois où ! Bon, réfléchissons, aller chez l'un chez l'autre chez l'une.... ça ne se fait pas ! Alors si ça ne se fait pas de demander de l'aide à 1 h 30 du matin y a plus k'a....Et yu plus ku ! Odile m'a dit que la mort dans l'âme il est vrai elle s'était allongée sur son paillasson vert et comme il y avait un vieux sac en instance d'être jeté y avait fourré les pieds puis s'était recroquevillée dans son long manteau rouge à la SDF pour de vrai en se protégeant d'un long personnage en carton qui attendait de descendre au local des déchets. "Tu as le sens des mots Odile ! Mais tu pousses un peu les images quand même !" "Que Nenni !" dit-elle, c'est parfaitement vrai cette histoire ! Tu sais je me suis réveillée un nombre incalculable de fois, j'ai sonné à chaque fois, écouté aussi l'activité nocturne du quartier, -d'ailleurs incroyable- puis au premier bus je me suis dit que je pouvais insister. Et j'ai tant frappé sur ma porte que mon fils est venu m'ouvrir. Et tu sais ce qu'il m'a dit Non "Mamère ça c'est pas bien passé ? tu rentres déjà, tu me raconteras demain je vais me recoucher !" "Alors là Loizo je l'ai attrapé par l'épaule avec fermeté et lui ai dit : sais-tu l'heure qu'il est ?" je crois rare l'avoir vu se préparer aussi vite pour filer au Lycée !" "Ecoute Odile je sais bien qu'à chaque fois que tu parles on ne sait pas si c'est du lard ou du cochon mais cette fois, je ne te crois pas !" Et j'ai éclaté en longues cascades de rire. Plié que j'étais !................. Trop c'est trop ! Que je vous dise.... depuis, y a comme un froid entre elle et moi, d'ailleurs vous l'avez remarqué, elle ne vient plus trop sur ma terrasse. J'suis sûr qu'elle reviendra, pour la fête du Voisinage, par exemple, chaque année on se trinque un p'tit verre de menthe, impossible d'oublier ça ! Et à ça, j'y crois !
c'est quoi Loizobleu
Elles sont trois et lèvent la tête jusqu'à moi trois étages plus haut -parfois je change de terrasse- "C'est quoi Loizo ?" "C'est quoi couac ?" "Cette guirlande bleue aux étoiles jaunes !" C'est à moi de m'étonner. Elles ont terminé leur journée d'école, deux sont en cm1 et la troisième en 6ème. Heu heu... Finalement, pas impossible d'échapper à l'info même quand elle matraque son plein !
Ah bé tiens, à propos de plein, je m'en fais un Hum Oranger chéri, comme je te remercie pour cette traite biomatinale ! Pourvu qu'il en pousse bientôt en Europe !
07 mai 2006
Frou-Frou en paroles.... Loizobleu s'égosille
Odile se prélasse tranquille sur la Terrasse En main un verre de curaçao -ne pas prononcer le "o"- bien obligée de dire "Pas mal Loizo t'as appris à chanter ?" Lui comme d'habitude hoche du bec mais trille son refrain sans vergogne. A votre tour : "La femme porte quelquefois la culotte dans son ménage Le fait est constaté je crois Dans les liens du mariage Mais quand elle va pédalant En culotte comme un zouave La chose me semble plus grave Et je me dis en la voyant{Refrain:}Frou frou, frou frou par son jupon la faaaaaaaaaaemme Frou frou, frou frou de l'homme trouble l'âme Frou frou, frou frou certainement la faaaaaaaaaaemme Séduit surtout par son gentil frou frou La femme ayant l'air d'un garçon Ne fut jamais très attrayante C'est le frou frou de son juponQui la rend surtout excitante Lorsque l'homme entend ce frou frou C'est étonnant tout ce qu'il ose Soudain il voit la vie en rause Il s'électrise, il devient fou{Refrain}En culotte me direz-vous On est bien mieux à bicyclette Mais moi je dis que sans frou frou Une femme n'est pas complète Lorsqu'on la voit retrousser son jupon, Son cotillon vous ensorcelle Son frou frou C'est comme un bruit d'aile Qui passe et vient vous caresser{Refrain}
Mystérieuse toile qui à propos de plumes et de Frou-Frou...
M'a surpris les chantant à tue-tête et à déposer ces quelques mots sur une autre terrasse de blogspot où la conversation se fait en çaifrans. Les voici Qu'ils reviennent d'actualité, que les jeunes filles se remettent à les porter est une jolie chose mais qu'une journée nationale de la jupe soit nécessaire pour les réhabiliter est une malheureuse incongruité - il me semble que puisque les femmes se sont mises à porter des pantalons les hommes auraient du depuis longtemps se mettre à leur tout à porter des jupes ou pour rimer, des jupons : alors les Hommes, courage, journée de la jupe oblige, tous en jupe -ou à bicyclette- et la parité sera peut-être vérité vraie ? Séduits ? Allez, égosillez-vous, chantez tendez la main et prenez un verre pour réconforter vos jolies cordes vocales.
A quand la journée des Humains comme au Vénézuéla celle de la Race ! 11 octobre je crois si mes souvenirs ne se sont pas trop déplumés !
04 mai 2006
La maman de ta maman Maman comment elle s'apelle ?
... Je vendais des pommes sur la place du marché avec mon père :
j’avais sept ans !
Sa vie ne tourne plus rond du tout,
voire
carrément stoppée
en stand by
pause
Il lui faut comprendre
elle doit se décider, s’y décider
elle doit interroger cette Femme inéluctablement muette. Sa mère.
Le silence est d’éternité dans cette salle à manger presque
totalement hermétique à l’intensité du soleil de juillet qui apprécierait bien lui-même un peu d’ombre bienfaisante tant les murs blancs de l’étroite cour carrée reflètent sa propre incandescence !
La femme qu’elle croit connaître, porte le dos voûté. Et les mains posées à plat sur la table
Des mains de femme qui n’ont jamais travaillé
Des mains de femme qui n’ont jamais rien fait
Des mains de femme dite hier « au foyer ! »
Des mains posées devant elle aujourd’hui femme rattrapée par le temps
Des mains posées sur la longue table brune qui a tressailli sous des kilomètres de tissus (faille, piqué, shantung, soie, mousseline, natté…)
frissonné sous la musique des ciseaux crâneurs pardon, cranteurs
s’est effrayée de la possible piqûre des épingles à tête colorée
Cette longue table brune qui aimait la caresse de la pâte brisée ou celle feuilletée chacune massées par ces mêmes mains pour se reposer et devenir tarte ou quiche ou barquette et hôtesses conviviales de fruits, lardons ou petits poquets d’asperges fraîches
Cette longue table brune qui accueille aujourd’hui inanimées ces mains volant au temps une suspension sidérante à leur activité inactive et pourtant continue, permanente,
des mains de femme en non travail
mais sans cesse en activité de « fairien »
des mains de femme fortes d’un ouvrage qu’elles ne veulent toujours pas lâcher
tant elles ont œuvré pour ne pas cesser de ne pas penser.
Et ces mains se croisent
Puis soudain se décroisent
et la gorge déglutit
et les yeux se ferment
et la bouche s’entrouvre, se referme
et la gorge déglutit de nouveau
et le visage se tourne vers elle
qui craint maintenant d’avoir posé la question !
Surtout qu’elle le sait parfaitement :
ses questions restent depuis des années sans réponse !
Mais celle-là, celle là, quelle sera-t-elle ?
Les épaules se relèvent
retombent
et des côtes repliées, écrasées sur elles-mêmes libèrent un souffle angoissé qui de façon saccadé libère une réponse étonnante
… J’avais sept ans et je vendais des pommes avec mon père sur la place du marché ! J’avais sept ans !
Et dans les yeux de sa mère elle saisit toute la surprise qui vient elle-même de surprendre cette femme. Comme un anéantissement !
« C’est tout ! »
Que dire d’autre, sinon rien !
Et d’autant plus que cette mère se relève de sa chaise et par côté jardin prétextant une inutile activité.
La voilà de nouveau seule dans sa vie qui ne tourne plus rond,
Voire, carrément arrêtée
Stand by
Pause
Fin ou parenthèse
Elle n’en sait rien
Parfois espère l’un aspire à l’autre
Parfois aspire à l’un espère à l’autre
Elle vient de comprendre : de ce côté-là, plus rien à espérer
Mais il y aura l’appel téléphonique d’un autre jour
Et elle reconnaîtra la voix chargée d’accent
Doublement chargée d’accent
La voix de sa mère
Qui la met aujourd’hui en lien avec l’autre plus vite que sa pensée ne pourrait le faire
La voix de cette mère par elle si aimée si haïe si admirée
Mais elle n’en sait rien encore
La voix de cette mère qui lui dit
« Je t’admire »
à en mourir de lui entendre le dire !
E il y a eu cet autre jour
la question de la maîtresse
Sa propre fille revient de l’école maternelle
C’est bien l’école maternelle ça insère votre enfant ça le socialise
« Maman » dit justement Sa si souriante enfant,
« La maman de ta maman,
comment elle s’appelle ? »
C’est soudain la trappe qui s’ouvre, les pieds qui jouent dans le vide, la tête qui se fige, ou qui se ramollit, qui devient fromage blanc d’où d’aucun trou ne sort une quelconque réponse !
« Alors maman, tu me réponds, la petite perd son sourire, la maman de ta maman comment elle s’appelle ? »
Comment dire quelque chose que l’on serait en droit de savoir et que l’on ne sait pas
Comment dire une chose à propos de laquelle tout d’un coup on prend conscience qu’on n’a jamais soi-même penser seulement pouvoir poser la question
posée la
ques
tion ?
Maman ?
Tu m’entends ?
Pourquoi tu réponds pas ?
La maîtresse dit que c’est pas difficile,
elle dit que la maman de ta maman c’est ta mamie,
et que tout le monde connaît le nom de sa mamie.
Toi ? Maman tu le connais bien le nom de ta mamie
puisque moi je connais bien celui de ma mamie?
Elle était d’où ta mamie à toi ?
Aïe pitchoune, arrête, j’ai le diaphragme qui me fait mal. Jamais je n’ai demandé, du moins, il me semble là, juste à ce moment-là que je n’ai jamais su
Il faut que j’invente quelque chose
vite, vite, une réponse, une histoire ah oui, une histoire !
Mais attention aux histoires les enfants les reconnaissent vite : elle n’a pas cru à celle-là car elle lui a dit
« C’est pas vrai,
c’est pas ça le nom de ta mamie,
n’invente pas, je le sais j’en suis sûre ! »
Mince cette fille qui l’a choisie de plus est clairvoyante
Et si petite elle a de la riposte !
« T’as qu’à lui demander à ta maman,
t’as qu’à lui demander au téléphone !
allez maman, c’est pour
l’arbre jeunéallogique a dit la maîtresse
Celle-là j’ai bien envie de lui faire sa peau sur le champ. Mais de quoi elle se mêle
Horreur et damnation, une chose est sûre si, selon une théorie les enfants choisissent leurs parents, elle se rend soudain compte que la sienne l’a choisie pour jouer avec elle aux devinettes,
moi qui justement pense-t-elle ne peux pas y répondre !
Et en écrivant elle prend conscience du pourquoi de la souffrance qu’elle ressentait dès qu’on lui proposait une devinette ou même seulement une interrogation !
Reste la question à la Mamie
L’enfant la regarde
« Maman, il est là le téléphone »
La modernité met l’espace à portée de main. Alors elle saisit le téléphone et elle fait les numéros qu’elle connaît par cœur
Elle se dit « Pourvu qu’elle ne me réponde pas
Pourvu qu’elle soit en train de se promener
De jardiner
De cuisiner
De papoter
De papoter, ah oui ça ça serait bien, surtout avec le voisin espagnol Elle qui ne connaît pas cette langue ne ressent aucune gêne pour le comprendre et à les observer, on croirait deux larrons en foire ces deux-là chacun du côté respectif de la grille de son jardin
Dommage !
Le téléphone a sonné Elle décroche
Ne pas lui tomber tout de suite franco de port dessus « Bonjour Maman, ça va maman
Il fait soleil
Tu jardines ?
Tu as toujours plein d’anémones (elles sont ses fleurs préférées) ?"
et bla bla bla et bla bla bal
mais il y a la petite à côté d’elle
elle sent sa petite main dans sa grande main et elle sent que la petite main tire sur sa grande main comme si elle était le bourdon d’une cloche
et elle entend la voix de l’enfant
« allez maman demande à mamie ! »
Que va-t-il se passer ?
De toute façon comment reculer devant l’insistance de l’enfant rieuse qui se tient à ses côtés impatiente
« Qu’est-ce qu’elle te dit ta pitchoune ? »
Même sa propre mère a senti la présence de l’enfant
Alors elle déglutit et elle se lance
Voilà c’est fait, elle va répondre. Enfin normalement elle doit répondre, elle ne peut pas esquiver ! Mais qu'attend-elle ? Il finira quand ce silence !
lourd, long, profond… trop profond
Oh maman, ça va pas,
qu’est-ce qui se passe
qu’est-ce que j’ai dit encore
soudain, un sanglot dans la gorge
ça y est, elle va la faire pleurer une fois de plus
Maman, c’est pas moi, c’est la pitchoune,
elle veut savoir
C’est pour le dire à l’école
Ils ont de drôles de question à l’école, je me souviens pas
Mon père je sais, c’est Florian, mais ma mère
C’est incroyable, je ne me souviens pas..
Elle sent monter chez sa mère une émotion fortement mêlée de surprise et d’étonnement. A la mesure de la hauteur de l’incapacité dans laquelle elle se trouve pour donner le nom de sa propre mère !
1 h 20 d’écriture, le 6 juin 2004
et aujourd’hui 4 h 55 le 4 mai 2006
elle-même s’est réveillée larmoyante
à force de tout récapituler elle s’est vue découpant du carton au cutter et celui-ci dérapant vers ses poignets par hasard ou à la faveur d’une veine du papier recyclé plus résistante
Ah non, impossible que ça recommence ! Si elle l’a été –bien que jamais soignée- elle ne l’est plus ! Alors agir ! Se lever, baîller grand très grand comme le roi lion à s’en décrocher la mâchoire puis, changer le bocal du poisson, très important de changer le bocal du poisson, manger un p’tit déj matutinal, ça fait du bien et aussi allumer l’ordi. Ah ça c’est une bonne idée. Alors elle la joue ! Oh, et puis non, pas d’ordi plutôoooooooooooot ? Plutôt faire un gâteau !
Elle attrape la farine avec beaucoup de difficultés, ouvre le paquet avec encore plus de difficultés. D’ailleurs un quart du contenu est déjà sur le sol. Elle étale le restant sur la longue table brune puis s’assied et regarde ses mains
La femme qu’elle croit connaître, porte soudain le dos voûté.
Et les mains posées à plat sur la table
Des mains de femme qui n’ont jamais travaillé
Des mains de femme qui n’ont jamais rien fait
Des mains de femme même plus dite « au foyer ! » aujourd’hui.
14 avril 2006
Désolée Odile, mais je m'en vais
Dans la main la portière de la terrasse avec des cactus en plastique, je m'apprête, moi Loizobleu à m'envoler vers le Sablier un endroit où musique et paroles à fond ça me plaît surtout qu'aujourd'hui, Berbère tout plein. Et mon sens de l'accueil se fige en voyant apparaître Odile. Quelle figure tiéres ! Ou a-t-elle passée la nuit ! Je tombe juste ! Tu sais où j'ia passé la nuit Loizo ? Demain, demain ! Non ce soir, trop drôle ! FAlors où ! Sur mon paillasson et sous un morceau de carton ! Hein quoi, non , sans blague ! allez raconte.... ah ces conteurs !!!! quel danger !
13 avril 2006
Direction Thabor Festival des Mythos
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, c'est le Festival de la parole chantée, dite déclaméee criée, mimée, soulignée.. Enfin bref la parole y est multiple et hier, moi, Loizobleu j'ai discrètement quitté ma terrasse et suis entré dans cet univers du magic mirror Un truc coquin qui me plaît bien On vous y voit sans vous y voir et vous voyez voyez votre voisin ou voisine d'à côté de derrière ou de devant -un miracle optique sûrement- sans qu'il vous voit : troublant non ! On s'y croit en 1900, on verrait bien apparaître ToulouseLautrec (un ami à moi) et bien d'autres encore, mais le temps passe passe Et dans ce temps qui passe passe j'ai rencontré hier une certaine Myriam Pelicane -je crois, mais suis point sûre tout au moins de son nom- Marrante, intrigante particulièrement mince à en paraître longue ne faisant ni ne disant rien pour rien et par conséquent surtout subtile très subtile et accompagnée d'un homme musicien dans la note : un intéressant tandem qui a mérité ses applaudissements nourris. Toujours breton ce public, un peu froid, en retrait mais chaleureux au moment du salut. Moi aussi suis parti, ai même descendu la rue St Lamine, et par hasard ai poussé d'un coup d'aile la porte de LA Tagnebre de la Recne - je mélange juste les lettres, pour que vous vous amusiez à retrouver, c'est un jeu quoi pas plus- Quelle chance, me voilà au Moyen Age, celui que nous offrent -nous sommes quelques uns- deux baladins merveilleux de poésies et de subtilités. Une promenade autour du Miroir aux fées, une invitation au mariage hasardeux du neveu du roi Arthur, le délicat Gauvain et sur ce coup là, on craint fort pour lui mais..... Une périlleuse autant que houleuse traversée de pont et franchement le tout n'a rien de trôllatique : Sire Duzic au psaltérion de cristal souligne les mots qui nous mènent ailleurs. A l'écoute d'un univers sincère poétique rieur, musical et vrai je ne me suis envolé qu'à regrets. Chers amis troubadours je n'ai qu'un seul désir ce jour vous retrouver sous un tour. Merci mille fois pour cet arrêt dans l'espace
et le chili où en est-il celui-là ?
Coup de vent d'autan la recette s'était envolée -de ma petite mémoire d'oizo- Coup de sirocco la voilà qui s'en retourne et je vous la confie selon ma fantaisie. Où en étais-je, ah oui j'écrivais qu'il ne fallait pas les oublier les tomates car de Jouno ou d'ailleurs, un chili sans tomate, ce n'est pas un chili ! Mais il ne faut pas plus, ni surtout pas, oublier les haricots, car c'en serait la fin. Et avant tout les choisir rouges car si un chili sans haricot n'est pas un chili, un chili sans haricots rouge n'est plus du tout un chili. Faut ce qui faut. Et pour finir je dirai ... Bon app.... Pardonnez-moi, soudain j'ai un doute, n'aurais-je point oublié quelque ingrédient ? Je récapitole, comme on dit parfois dans cette ville rose où je ne vis plus. Tomates, poivrons, oignons, haricots rouges, chorizo fort, maïs en grains doux et vian.... J'ai trouvé, j'oubliais la viande. Quelle erreur fondamentale. Un chili sans viande ! Impensable ! Même pour un végétarien ! Alors j'insiste, de la viande et bonne, peuchère, comme ils disent en Provence ou peu chère, comme en aurait parlé l'avare, celui de Molière qui revient juvénilement à la mode dans Le Cercle Paule Berre -ce texte témoigne d'une autre actualité que celle de ce jour- Bref, il en faut plus que peu de la chaire sinon en reprendre ne se pourrait et serait vraiment dommage... Enfin façons d'écrire, avant tout de tout ceci énuméré, il en faut jusqu'au tout petit piment oizo (ça s'imposait ici pour signer) Et voilà, vous savez tout, bon appétit à m'en reparler !
12 avril 2006
Et oui Odile le temps est au deuil
et il faut savoir le prendre ce temps et dès les 17 ans de ta fille, peut-être même avant. D'ailleurs quand on y pense on nous aurait dit ça à 17 ans peut-être n'en serions-nous pas où nous sommes ! Mais que racontes-tu Loizo, tu spleen aujourd'hui ? Pas plus qu'hier et surtout bien moins que demain hi hi Je me dis simplement qu'il faut que tu dises à ta fille que c'est une chance pour elle que celle de pleurer. C'est que les mots ont fait leur boulot. A elle de réfléchir, de prendre en charge. Si elle pleure c'est qu'elle a été touchée C'est que quelque chose l'interpelle C'est qu'elle doit y regarder à deux fois ! Pour ma part qu'un être de 17 ans, en difficulté sociale familiale ne soit pas structuré ne m'étonne qu'à moitié mais il ne faut justement pas tout lui mettre sur le dos. J'en viens à m'interroger sur l'égalité des chances ! Elle n'est pas structuré elle n'est pas structurée j'ai presque envie d'ajouter : c'est au fil du temps que l'on se structure. Par contre, par contre je trouve sérieusement simpliste qu'un adulte "enseignant" dise çà à une ado en construction. A toi de l'aider maintenant en parlant avec elle. Tu ne peux pas ? Tu ne sauras pas ? Alors qu'elle en parle avec ce prof... pour faire le deuil et avancer d'un pas de plus dans cette vie si particulière aujourd'hui que l'on peut demander à des fins d'enfance d'être plus mature que ne le sont leurs parents ! Tu m'comprends Odile ? Ho Odile, tu m'entends ? Ben ça alors, elle est partie Odile ! ça m'étonne qu'à moitié : mes mots l'ont touchée Odile et quand ça la touche, elle me quitte... et médite dit-elle. Faudrait peut-être que t'arrêtes de causer Loizo, tu vas finir par ressembler à la prof ! Mince qui a parlé ??????
07 avril 2006
re rev'là Odile
C'est comme ca a a a -pour parodier qui vous savez, n'est-ce pas Rita !- avec Odile Elle vient, elle va elle revient Elle repart, j'ai appris à ne pas m'inquiéter et maintenant qu'elle porte son papier rose au cou -comme un certain son écharpe- je suis tranquille. Mais ma mère Loiselle disait toujours "il ne faut pas dire Fontaine je ne boirais pas de ton eau- Vlan, la portière se soulève bruissante comme la musique des éclats de verre jetés par la pince à sucre municipale dans le container de bois clair souligné d'un vert sombre : plus glissando tu meurs ! Je me retourne et je comprends que le papier rose n'a pas suffi. Défaite elle est Odile KO Comme ils précisent sur les rings ! Cette fois, vais-je suffire ?
Rev'la Odile
Mais c'était avant-hier. La portière s'est soulevée offrant la musique délicate de diamants déposés avec ô combien de douceur sur le bureau d'un diamantaire -of course- C'est toi Odile ? Oui Loizo, c'est moi je suis venue te dire qu'être heureux c'est bon Ben c'est tout de même une jolie nouvelle Oui oui, bien sûr, je sais que tu es douée pour le bonheur toi Loizo mais de mon côté De ton côté Odile je sens que tu as des choses à me dire et bien arrête-toi Bien sûr que tu peux prendre trois coussins rose thyrrien, et en plusse -je ne vous l'ai jamais dit mais cet oiseau il est rigolo il a l'assent toulousaino Pourquoi pas ! Chacun ses qualités ! le rose thyrrien te va parfaitement au teint Alors ? tu sais bien que pour des raisons X Y ou Z peu importe, je suis obligée d'aller chercher un papier dans un endroit administratif Oui oui, je sais et alors ? Et bien l'un d'eux était punaisé au plein milieu d'un mur Impossible d'éviter d'y lire "Aujourd'hui je suis heureux parce que c'est bon" Oui et alors ? Alors j'ai pris la phrase T'as pris la phrase Odile ? Enfin celle-là je l'ai laissée sur le mur mais l'autre, la voilà et Odile triomphante sort d'une petite poche qu'elle porte toujours sur une chaîne autour du cou un petit papier rose plié délicatement en accordéon Comme ça, une ombre soudaine et je me persuade qu'il n'y a même plus un seul nuage dans mon ciel quotidien Et ça marche ? Ouais ouais, ça marche, en tout cas, pour aujourd'hui ça marche d'ailleurs j'en profite, je vais travailler ! ça c'est Odile, petite, légère, elle arrive et disparaît comme mystère. Je suis si surpris que je m'en offre un verre !
05 avril 2006
dure journée hier
me raconte Odile "J'ai dû aller à pied d'un bout à l'autre de la ville ça m'a pris 3 quart d'heure avec manteau et talons haut Pour une fois que j'en mettais J'ai compris pourquoi intuitivement j'avais hésité à les enfiler Je devrais franchement écouter mon intuition Tu dis vrai Odile, d'ailleurs nous devrions tous être plus proches de nous-mêmes Le retour a été moins pénible, le bus était présent et nous sommes passés devant le pré-K-rité : il y avait écrit : on offre un café J'irai dans la journée les rencontrer d'autant plus qu'un événement se présente, une confrontation Voix-Raison commerciale, un bon duo, de quoi opposer la réalité du dire avec celle du vivre. Je désirais voir des spectacles, donc je n'ai pas envie que cela ne soit, néanmoins néanmoins je reste à l'écoute Comment cela va-t-il se terminer ? dit-elle en démarrant une série de La parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse la parole est vraiment dangereuse silence soudain profondément visible Pourquoi Odile me plonge-t-elle dans ce silence profond. Je lève la tête vers elle Elle me tend une pancarte où il est écrit "mon noeud à la langue n'a pas fonctionné" Alors je lui tends un virelangue KABULAOLAC LANOLACABULO et la voilà qui le dit KABULANOLAC LANOLACABULO alors elle écrit Super ça marche ! et me le redis. A votre tour d'essayer, répétez-le dix fois de plus en plus vite et le jour se fera BO comme aujourd'hui sur notre terrasse.
Oh la la, c'est pire que pour moi loizobleu...
me dit ce matin Odile venue partager mon petit déjeuner, "ça m'étonne pas que ton petit soit choqué, tu as raison de le laisser profiter des propos sympas des perroquets de ta terrasse !"
Elle n'a pas tort Odile d'autant plus que moi aussi, je me calme peu à peu à leurs drôles de paroles. Le jus d'orange est généreusement bourré de vraies vitamines cueillies à même les branches, houm ça va mieux et un p'tit thé par dessus houm houm Je nous souhaite une bonne journée à toi Odile, à Georges et à Georgette et au monde entier : se calmera-t-il ? Enfin sachez-le, pour vous qui entrez, me lisez, me comprenez ou ne me comprenez pas -c'est votre droit- la porte est ouverte et sutout pas sur ce que mon fils et moi avons vu ce matin....
03 avril 2006
pas mal cette journée pas mal
Re bonjour Odile est partie, me reste la recette dans la main, donc Sachez-le un chili con carne ne se cuisine pas il se cuisine ! et tout d'abord avec deux lames, pardon de l'âme et en évitant les larmes, quoique du fait des oignons, ce chapitre soit parfois imparable. Mais poursuivons pour cuisiner un chili faut d'autres ingrédients, et tout d'arvor, pardon tout d'abord, des poivrons rougezéverts et petite précision, si l'on tient à ce qu'ils évoquent Loïc Barbotin qu'aucun rennais n'ignorent, pourquoi pas des poivrons jaunes rouges orangés ou rouges noirs bleutés carminés ou plus normands, verts pommes aux brillances moirées car pour cuisiner un chili il ne faut pas oublier les couleurs, et en bref surtout pas les poivrons. Sélectionner des oignons, grisés de roses, veinés de marrons beigés, glacés de doux violets, bref bref, des oignons Et Du Chorizo FORT et des Haricots Rouges, rouges foncé à presque noirs, et secs bien que chez Lideur il en existe des zenboîtes qui ne soient pas mauvais du tout, qui sont même carrément bons. Ne pas oublier les haricots rouges car si un chili sans haricots ce n'est pas un chili sachez qu' un chili sans haricots rouges ce n'est plus du tout un chili Ne surtout pas oublier les tomates car sans tomate, le chili ne sera plus un chili Les choisir belles, veloutées, aux pédoncules vert jeunesse... Des tomates de jardin ou de votre balconnier à la rigueur de chez Jouno Et pour cela, vous rendre à La Chapelle des Fougeretz ou dans les quatorze marchés rennais ou bien lire les emballages. Allons bon, je dois obéir à mon carillon japonais : quelqu'un frappe à la terrasse. Promis je terminerai aujourd'hui. Bisous à tous. Just one conseil WWW.MONDORAL pour ceux qui ont le goût de la parole et de l'écoute.
houm la la, la bonne odeur !
Allongée dans mon hamac je la sens qui s'approche m'investit m'envahit Mes narines lui sont tout acquises mes yeux déjà fermés pour lui répondre mes oreilles accueillantes Mon hamac obéissant décolle et s'envole Je vois les mers elles déroulent éblouissantes leur miroir Je me penche et je découvre que je suis en train de rêver, pas d'autre mot, vois-je bien ces bâtiments que je distingue, ces escaliers qui assaultent le ciel -mais pourquoi écris-je assaultent ? un autre mot se présente sitôt question posée saltar ok mais pas asaltar t'es encore en train d'inventer Loizobleu, toujours babacool quoi- Aye, vlan que m'arrive-t-il, me voilà emberlificotée aux travers des mailles de mon hamac, me voilà cocon pour de vrai Olà y a-t-il quelqu'un sous le mûrier ? Vais-je me noyer dans une tasse de thé ? Olà, olà ! ça tourne -j'ai pas dit Saturne mais je sens -encoreune histoire de nez- que je vais partir en fusée, désolée, me suis trompfée, me voilà bel et bien à terre ! A qui appartiennent ces pieds, j'en reconnais les babouches Odile ? dis-je en levant les yeux C'est toi mais t'es frappée ce matin, tu aurais pu me tuer ! Frappée dit-elle en riant aux éclats pas du tout, vivante, active, réactive Figure-toi que j'ai rêvé cette nuit que je te cuisinais un super plat. J'en ai même écrit la recette, Tiens la voilà. J'attrape le papel qu'elle me tend en riant et je lis "Bonjour. Un chili ça ne se cuisine pas. ça se cuisine !" Et je comprends soudain d'où venait le parfum qui m'envoyait en l'air quelques minutes à peine. Odile a le crayon magique. Bling ça sonne à la terrasse. Dommage. Promis je vous l'écrirai moi aussi. Bisous, ad'ta l'heuR Désolée Odile faut que j'aille ouvrir J'm'en vais Loizo je vais bosser ! il la sent cette journée Loizo il la sent
01 avril 2006
Superbe Odile ça va mieux qu'hier
C'est vrai mais tu n'oublies pas mon papier Loizobleu ? non non je n'oublie pas, donne-le-moi... Pose ton tuyau ma belle, et mets-toi là, oui, sur le coussin rose thyrrien Allez, écoute bien et je continue ma lecture à voix haute Mon manque de confiance mon père, me pénalise ! Impossible jamais de croire à ce que je fais Je m'interroge Quelle différence y a-t-il entre Georges et moi, Roberte et moi ? Oui, quelle ? L'un -le pauvre disait ta femme en truffant sa valise de bons gros tubes de lait Lestné - a été en pension et structuré. L'autre, Roberte, prise en charge attentive -et pas si malheureusement que ça finalement pour elle- par le monde médical Restent Ursuline et moi , les bouffonnes de service parce qu'elles n'ont trouvé aucun tuteur sur leur chemin pour soutenir leurs souffrances profondes. Et si j'avais comme tu l'as fait -d'un seul envoi groupé- abandonné ta petite fille ? Mais ceci n'est rien Passons A propos de tes injonctions à me taire à propos de ma mère je veux qu'une fois pour toutes tu saches une chose : elle ne te dois rien ! Ce que tu lui donnes, toujours mariée avec elle, elle le mérite Tu es parti. A peine après le quartier entier lui offrait du travail : si bonne, si généreuse, si grande, si apparemment sûre d'elle ce ne furent que des tâches ménagères que des gardes d'enfants mais à plein temps et surtout sans aucune fiche de paye sans aucun congés payés dans la plus grande indignité dans la non reconnaissance de ceux qui la payaient -rien que des enseignants, des avocats, des ingénieurs beurk beurk beurk beurk Il ne fallait pas que son travail t'oblige -non pas vous- t, t'oblige à payer un surcroît d'impôt disais-tu Situation établie de ton propre fait Situation sans laquelle aujourd'hui elle aurait une retraite bien à elle, et surtout des liens, des contacts adultes, de la reconnaissance Mais d'elle on dit la pôvre, povre femme -avec un "o" ça fait encore plus pauvre- très bien vu Odile, me permets-je- Parlons de moi mon père. De retraite je n'en aurai point. Mais comme tu me le dis si bien, c'est de ma faute Egalité père-fille Ce qui me gêne c'est que je m'enfonçe dans un état de clochardisation Me revient à l'oreille quelque chose de constructif qu'il t'arrivait de dire dans tes moments de désarroi, journal déplié sur ton visage faisant semblant de dormir : plus tard je serai clochard Moi je pensais Quel avenir ! Et aujourd'hui je m'effraye : c'est celui que je m'offre ! Et pour t'avoir vu dans ton milieu quotidien je sais combien le luxe et les apparences te plaisent. Je stoppe là ma lecture. J'avais bien entendu. Odile pleure. Si tu veux on arrête là Odile. D'ailleurs, c'est bon, j'ai soif. Et et si on buvait un verre de ta fameuse boisson à l'hibiscus ? Hein ? Je l'entoure de mes bras elle éclate en sanglots puis en éclats de rire : OK dit-elle tu as raison, buvons un coup buvons en deux et comme nous le faisons trois djinns découvrent deux êtres momentanément heureux.
Splash ! Splah
tout arrive je lui donnais juste à manger sans prendre garde dans ses nageoires me suis retrouvée d'écailles dorées sur toute ma moitié habillée de cheveux soleil parée et mes oreilles s'éberluaient de tout ce qu'il me racontait : rien que des contes de fées quand Splash... me suis levée en sursaut Odile, ça va pas non il est trop tôt pour arroser et elle souriante Poisson d'Avril
31 mars 2006
Cette lettre que le papa d'Odile
ne recevra jamais. Qu'y a-t-il Odile ? Et bien voilà, lis, c'est une lettre adressée à mon père ! A ton père, mais tu m'as dit qu'il était mort ! Oui, il l'est mais je ne lui avais jamais écrit alors, lilas - lapsus de saison- D'accord, je la lis. A voix haute, s'il te plaît. Bon d'accord Odile, à voix haute "Tu m'appelles Madame, Normal que je te dise Monsieur, Monsieur mon père Il faut que tu saches que je ne suis pas bien voire très mal depuis notre dernier appel téléphonique. Tu ne m'as jamais demandé comment j'allais. Je ne vais pas bien. Tu as beau être un vieillard, -c'est Georges qui me l'a dit en précisant que les vieillards il fallait les laisser tranquilles -et je crois que c'est véritablement vrai- ça ne t'empêche pas de penser à tes petites filles plutôt que d'exiger qu'on te fête ton anniversaire à date et heure fixe. Depuis 1983 que j'habite ici, à trois pas de ta demeure de vacances maintenant de retraite - tu n'avais donc que soixante ans- combien de fois m'as-tu fait le plaisir d'une visite personnelle et à Jacqueline depuis qu'elle est née ? Une seule fois, elle avait trois mois. Crois-tu que cela ait pu créer des liens susceptibles de te rendre exigeant en amour filial ? Je veux te dire une seule chose, la HAINE, -toujours proche de l'amour- que j'ai pour un père, un homme dont je n'ai jamais pu assumer la disparition. Parti sans mot, sans explication sauf une insulte à propos de ma mère. Sans une pensée pour moi : cassée, cassée à jamais, à vie, à 14 ans. Aujourd'hui je me rends compte que je me fais intérieurement muette profondément à chaque fois qu'une rupture ou une incompréhension de situation me guette. Cependant j'agis frontale et toujours à mon détriment. Et sans cesse crains à raison d'être rejetée. Et le suis. Je continue Odile ? Oui, oui, continue, je suis très émue, mais continue s'il te plaît. D'accord, je continue. Quelle heure est-il ? Hein, 17 h, désolée Odile, j'ai un rendez-vous ! Reviens demain, désolée désolée franchement désolée.
tintinabule le carillon
Mince quelqu'un qui vient Wouaouh tendre mes bras soulever mes paupières découvrir les rayons d'un tiède soleil à travers les persiennes m'asseoir maladroite meilleure à gauche enfiler mes babouches une sortie de nuit je viens je viens ! ça va pas non et si c'était quelqu'un que tu ne connaissais pas Impossible personne ne me connait Ah c'est toi Odile Bonjour Bonjour Loizobleu tu connais Rihen Sed ? Non ! Mais si, il chante pour les enfants ! Non non, ça ne me dit rien, mais tu sais les enfants, c'est pas ma tasse de thé ! Les grands enfants oui ! Ceux-là, qui n'arrivent pas à oublier oui ils me disent ! Mais pourquoi tu me demandes ça, t'as un problème ? Non ... Enfin..... Enfin quoi ? C'est à dire que je l'aimais bien moyen et maintenant c'est plutôt bien ou plutôt moyen plutôt moyen pourquoi ? Bof, il chante les maladies aux enfants j'trouve pas ça drôle ! tu manques de plus en plus d'humour Odile ! peut-être mais quand tu sais que les enfants d'élémentaire se régalent à jouer avec les notions d'impôt, de partis politiques, de Kozyrasse, je pense qu'en rajouter dès la maternelle c'est un peu dommage C'est toi qui le dis Odile tu as le droit de penser tu sais ! Dis donc ce matin, thé ou café, jus de mangue ou d'orange... D'ananas ? Pourquoi pas, surtout qu'il y en a ! Va pour l'annanas. o o o odi di di dile le le....
29 mars 2006
rencontre pour de vrai
sur ma terrasse, wouaouhhhhh toi Yasmina, Qquelle surprise ! Et depuis combien de temps ne t'ai-je pas vue ! Et avec ta petiote en plus, comme elle est belle ! Bonjour Shana, ça va, il est bon ton pain.. la pitchoune me regarde sérieuse puis elle souligne ses beaux yeux d'un merveilleux sourire. Puis nous nous mettons, sa mère et moi à papoter comme on sait faire : hier, avant hier, il y a un siècle et après demain dis dou di donc... Et nos bras nos mains dessinent d'une calligraphie toute aérienne points, virgules, interrogations. Elle dans un sens, moi dans le même ? un vrai délice d'oralité.... Et soudain j'aperçois Shana trois ans, elle divague dans l'alléee et ses bras, ses mains dessinent dans l'air une caligraphie toute aérienne ! Jolie ! héééééé le sud, ça se transmet !
Trop de bruit sur ma terrasse ce matin
Odile est là, je n'ai pas même déjeuné mais je sens qu'il faut que je la laisse parler : d'abord l'écouter Je l'écoute Une formule un, au quart de tour qu'elle démarre Odile D'accord je suis à la CMU, mais si ma tête ne fonctionne pas en suis-je responsable ? Alors, qu'on ne me le fasse pas remarquer à outrance. Déjà que je lutte tous les jours Cette fois je me dis qu'un petit tour par le balcon de la voisine (il est plus élevé que le mien) sera bienvenu, merde quoi ! C'est vrai je t'assure Loizobleu j'ai les nerfs en pelote J'ai passé l'hiver comme tous avec difficulté mais je pense que je ne verrai pas comme nombreux le vrai début du printemps Tiens, ça m'étouffe Et c'est vrai, moi Loizobleu j'en mets les guillemets pour lui parler "Attends, lui dis-je Calme-toi.... Vide-toi Expire, Voilà, maintenant inspire loin très loin et souuuuuuuuuuuuffle, trois fois Elle le fait et maintenant Assieds-toi ! Je la conseille C'est rare Sur le rose thyrien il t'ira mieux au teint. Et je nous parle Et maintenant, on allume un encens zen et moi aussi je me détends Je joins index et pouce et je dis uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu Fais comme moi et dis uuuuuuuuuuuu avec moi uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu on monte uuuuuuuuuuuuuuuuuu voilà, prenons notre temps Clique sur la pierre ronde Là Devant toi, n'aie pas peur, elle ne va pas te mordre et maintenant frappe couronne dentaire, ouais avec un doigt si tu veux mais fais-le toi même Chouette tu vois que tu sais faire, et maintenant regardons....... gros silence nous lisons toutes les deux et là, je pense que je ne vais pas pouvoir la retenir de passer par le balcon que fort heureusement je ne possède pas. Mais je suis obligée de confronter le papier sur lequel le dentiste a marqué quatre prix et ceux prix qui défilent sous mes yeux : 38 € soit 10 fois mmoins cher pour la plus chère ????????????????? 75 € de remboursement sécu pour 280 € la moins chère côté dentiste ?????? Parfois elle m'énerve Odile, et c'est justement le cas, alors, gentiment je lui dis Ferme cet écran Ressouffle, Re-inspire Assieds-toi et laisse-moi faire. Elle m'aime bien Odile, elle m'obéit toujours Alors l'instant suivant je frappe dans mes mains, le déjeuner s'il vous plaît et une superbe jolie génie mignonne à croquer nous apporte un plateau de rêve : mangue, jus d'orange, céréales Tatiemuesli, petits pains ronds plats et chauds, petits pains ronds et gonflés, thés aux parfums de rêve et eau pure . Bon appétit Odile. Bon appétit Loizobleu. Quel début de journée Royal quoi, un couronnement.
28 mars 2006
Forts tous ensemble même sous la pluie
pendant que moi sur mon hamac je me réfugie
mais je suis tout sur mon portble branchée par ma lycéenne de fille. Le monde ! l'ambiance n'est pas même houleuse ! Quel monde ! le monde ! un petit temps pour raccrocher les wagons, les slogans et un autre pour s'interpeller : ça va, prêts... Alors ils y vont et ils se mettent en route ! waouh le monde et pas que des lycéens, des vieux aussi, pardon, des travailleurs, des chômeurs peut-être Et si on ajoute tous ceux nombreux qui sur les côtés qui regardent : lequel monde ! En descendant la rue Starbatelle, célèbre rue de de la ville où elle vit, les rideaux de fer s'élèvent ou descendent, au choix, mais tous se ferment. A la réflexion on croirait la ville morte. Sur les quais, la quasi certitude : aucune voiture sur le parking, aucune personne aux fenêtres on croait un western juste avant l'apparition de la brute et du truand. Le cortège poursuit un brin silencieux : l'atmosphère est sérieuse. La pluie tombe de plus en plus forte mais au lieu de l'éteindre ranime la foi : les slogans claquent, les pétards aussi et devant les fenêtres de l'appart du 2è étage envahi par les cameramen les bras se lèvent et les scansions aussi. L'avenue Vierjan est empruntée serrée, très serrée et tout au bout c'est l'extraordinaire envahissement du grand hall de la gare et l'assaut des escalators et de l'escalier central comme si la gare elle-même était ogresse et en accord avec les manifestants D'ailleurs les portes pour atteindre les quais sont ouvertes, personne n'est présent SNCF oblige le départ du train sur Brest prévu avec un retard indéterminé. C'est incroyable : le flot semble ne vouloir jamais s'arrêter : lycéens, parents, salariés.... et vieille mémé militante et journalistes qui empruntent l'ascenseur interdit La mémé ma mère je ne l'ai pas vu souligne ma fille, comment le sais-tu ? Silence points de suspension, points d'interrogation ! Quoi Maman, tu y étais ! superbe, je suis fière de toi ma mère !"
Ma foi, agitée sur mon hamac par une brise légère je souris : finalement je suis bien contente d'y être et je lui retourne mes images : le père jeune au ras du sol qui explique vraisemblablement à son enfant de trois ans la présence de tous, et l'aveugle qui s'appuye sur sa cane en compagnie d'une amie... ça, je l'ai vu aussi ma fille regarde et avec mon nouveau portable je lui retourne mes photos et surtout la sienne de dos : Maman t'est superbe me répond-elle avant de se retourner et de me découvrir tout à ses côtés. .... et elle éclate de rire en m'apercevant si près !" Oh toi alors ! dit-elle tu y es vraiment !
27 mars 2006
juste jetit jeu de jots
« C » C’EST TOUT ÇA AVEC CHANIA
C‘est chantant si C me revient, du coup ça me convient, alors je la prends à la lettre C et je continue à la chambrée. ParCe que moi j’éCris mieux couchée. D’abord, le croire haut et fort : plus caractérielle tu coeurs.
Toujours à se donner, toujours à s’offrir, une conne coa et en même temps du tempérament.
D’elle, elle ne sait rien mais moi sur elle je sais tout. Je sais qu’elle accueille les chats comme les chouettes, les chiffons comme les châteaux les couverts comme les cantons, les commentaires comme les seCrets, les cannibales comme les chaudrons
Je sais plus encore, qu’elle couscousse à Cour-la-Reine qu’elle coutume à Courbevoie et qu’elle courbette à Carpentras Qu’elle couroucou auprès du crapaud et copule en deux, les célibataires
Et toutefois qu’elle couleuvre au nez du cougouar qu’elle coulemelle au coton et cotylédonne les champignons, qu’elle cosmodrome sous Corvisart et corvette au cortinaire Plus périlleux qu’elle contre-danse au corselet
Que correspondre ne la cornemuse et que cornouailler ne la corrompt Je sais aussi qu’elle cartonne, chante, cache cause coud corde
Plus troublant, qu’elle enChaîne crête crabe craque colore coule –de course- caline coupe casse caresse copie et qu’elle cadre catche cramponne couche colibrique colimaçonne coiffe cognasse -et oui- qu’elle couette code coelacanthe et se la coule
Que parfois coCCinelle souvent elle colmate hors du champ cocaïne puis cobaye coche coquine et cloporte cloître cloche.
Pauvre C toujours à l’essai qui clowne et clovisse Clothilde, et clouée au col la clope et calque et croise ses maux à les casse-couiller foi de cornouillers !
Toujours elle carbure souvent cartonne à cymbaler si épuisée à s’en courber cyprès qu’elle est cytise si cyrrus si cyrillique qu’elle arrête de boire et n’y tenant plus se cambre puis chuchote mais rien ne sert de crier cyclamen tant va la cruche allo !!!! qu’elle se casse en mille morCeaux Adieu ma chérie Vous l’avez compris Diane, apé C à vous !
Pour en rire
Etonnante rubrique
Celle qui s'étonnerait des coïncidences que la vie nous offre : rien d'une histoire, juste faits divers douloureux ou suprenants :
Récemment, une île, une route côtière, un éboulement et, écrasés, une ambulance et un poids lourd qui s'interroge celui-ci, ne semblant pas croire à la réalité de sa cabine défoncée, trois grosses lettres peintes sur le côté : SKC ?
N'y a-t-il pas de quoi s'interroger ? Le journal me tombe des mains
Et puis aussi, comment dire, ces petites choses étonnantes. Par exemple le nom du responsable d'un syndicat de l'Agriculture : Mr Métailler
celui d'un ancien dentiste à moi : Madame Couronne
d'un psychiatre spécialiste de la mélancolie : Monsieur Gai
J'sais pas pourquoi je m'arrête sur ces petites choses, comme de petits rendez-vous qui nous échappent ou qui s'imposent : elles sont toutes vraies foi de menteuse parleuse ! On pourrait ne pas les croires, mais je les ai vues, lues, repérées. Si vous en connaissez d'autres, bloggez avec moi, frappez à ma porte, entrez sur ma terrasse, mes nénuphars vous attendent. Bonsoir et à demain.
26 mars 2006
première image
Dimanche 9 H 30
Première image ? Le ciel plombé présente La pluie fait des claquettes Elle bondit rebondit et fouette Le macadam Qui crache sa douleur L'éjecte Eclats cristal
Deuxième image ? Sur un des palier De l'autre côté Déjà Nouvelle heure d'été Elle semble soucieuse. Elle a onze ans
Pas de rollers aujourd'hui ! L'ennui ! C'est sûr ! Et ce nouveau week-end elle s'ennuie. Hier jel'ai croisée "Loiseau je m'ennuie je vais à la bibliothèque ! Bonne idée Emilie ! Pas de rollers aujourd'hui ! L'ennui ! Alors je sais Elle viendra cet après midi. Je peux regarder tes livres Loiseau ?, dira-t-elle serrant la couverture dans ses doigts et sans lever la tête, bientôt elle m'interrogera "ça sent bon, qu'est-ce que tu fais ?" Une connivence entre nous
Vous qui nous lisez prenez en une ? Fameuses tes gaufres Loiseau. Et l'on entend la musique de La Strada. Vous vous asseyez ? C'est une bonne idée, sympa ce dimanche qui n'avait l'air de rien.
23 mars 2006
ça va mieux Odile ?
Dans l'instant j'entrevois un deuxième coucher de soleil. Merveilleuse Odile, alors raconte, qu'as-tu envie de dire ? Et bien Loiseau, tu te souviens du courrier que tu m'as aidée à écrire à propos de l'achat de l'ordinateur auquel je m'étais décidée ? 1000 excuses Odile je ne me... Mais tu sais ... le rendez-vous auprès de la CAF... oui, ça y est, ça me revient, tu étais en colère car on t'avait dit que tu pouvais obtenir un crédit pour un lit, une armoire, un fauteuil et tutti cuanti mais pas pour un ordi, ouais ouais, je me souviens ! Tu te souviens que j'avais écrit que c'était pas la faute à mon fils si sa mère était incapable de lui donner accés à la modernité ! -le fils d'Odile est dans un collège ZEP- et aussi qu'il me semblait qu'un ordinateur ce n'était plus un gadget ! Oui oui, Odile, je me souviens ! Et bien j'ai entendu dire aujourd'hui que le gouvernement allait développer l'usage d'internet à domicile Ah bon ? Et comment ? 2000 embauches de formateurs et surtout la possibilité de les rémunérer avec les, tu sais les trucs comme des chèques qui sont des fiches de paye ! Ah oui, Odile, tu veux dire les chèques-emplois-services, et c'est pas bien ça ? Dis-donc tu te moques de moi Loiseau ? Tu rigoles Odile, j'ai une tête à me moquer des gens moi ? mais pourquoi tu me dis ça ? Bé tu sais bien que je ne paie pas d'impôt ? Oui et alors ? Bé t'as déjà vu un démuni pouvoir utiliser des chèques emplois services Loiseau ? Hou là, je n'ai pas ramené ma plume un court instant mais j'ai rapidement vu la mine d'Odile griser vitesse grand Vé Fallait pas que je la laisse comme ça ! Attends Odile, et si tu pensais que ta lettre le directeur de la Caf l'a faite remonter jusqu'au bon ministère, tu dirais quoi ? Elle bascule sa tête en arrière et sort un fou rire renversant à montrer toutes ses dents qu'elle n'a pu faire soigner ! N'empêche que le rire ça se communique alors moi aussi je me mets à rire Soudain je la vois partir en courant. Où vas-tu Odile ? Dire à mon fils qu'il a une mère formidable (comme toutes les femmes au mois de mars d'ailleurs) ! Et elle file si vite que sur son trajet même mes cactus tremblent. Et moi, penddant qu'elle disparait je pense qu'avoir une mère formidable c'est peut-être aussi bien que d'avoir un ordinateur sous la main.
AMUSANTE ODILE
Ferait pas de mal à une mouche ! Quoique ! Je contemplais le lever du soleil à l’horizon des montagnes de sable, médusée par cet éternel quotidien lorsqu’elle a fait irruption. Toujours volubile à l’excès, embrayant dans l’instant Et voilà, dit-elle, j’y pensais de plus en plus tous les jours j’étais sûre qu’un jour ça se ferait ça va se faire J’ai tourné la tête vers elle Ah c’est toi Odile, mais qu’est-ce qu’il t’arrive encore ? Et bien il m’arrive que… Tu sais ce que je t’avais raconté un jour à propos de ce journaliste qui était entré incognito dans une usine allemande pour enquêter sur les ouvriers turques et bien moi je ne suis pas incognito dans la précarité et je me dis que je voudrais en parler Je ris, j’éclate de rire, elle est mignonne malgré sa quarantaine nouvelle, enfantine Lâchera-t-elle un jour ? Qui t’en empêche ? En tout cas pas moi, allez, prends quelque chose et commence me dire à moi, au moins tu auras quelqu’un pour t’écouter ! Allez, dis-je en baissant la voix pour l’inviter au calme, en lui appuyant sur l’épaule pour l’y mener. La voilà assise sur quelques coussins rose thyrien, violet cardinal vert marquise de Sévigné chacun rebrodé de breloques
22 mars 2006
Tiens, revoilà Odile
Tiens, revoilà Odile Bonjour Odile, ça va Ne m'en parle pas, lis Ce n'est pas la bonne semaine
hier j'ose te le dire j'affronte un violeur dis donc vrai de vrai à même mon palier aux instincts visiblement appâtés affamés affirmés au plus tôt du matin !!! Je suis en apnée aussi rigidifiée que lui tu vois l'image -je connais la mère du jeune gars- J'assume il insiste Reste mon bleu sur le bras Où çà montre-moi Làààààààà, tu le vois pas Ah si nooooooooon j'te crois pas Et bien si ma vieille J'assume il insiste Le voilà bel et bien expulsé cette fois et de m'en aller travailler plutôt choquée Et tout s'ensuit Carte d'abonnée oubliée Plein pot les tickets Plusseuh !..... erreur de trajet Prestation annulée Surcoût doublé. Chouette une lueur dans cette météo grisée : la Chance 2 places gratuites Etienne Grandjean lui-même en live J'espère toute la journée J'ai le coeur qui bat Il défaille Déception Inconnue sur les listes, au guichet, refoulée. Tout s'explique : j'avait mal lu l'endroit où aller ... me procurer les billets ! Qu'est-ce qu'il avait dit l'animateur au fait ? Ah ça me revient, plus ou moins : pour les places gratuites faut y aller ! Je vais prendre des cours d'écoute, Allo, l'APC combien ? Et aujourd'hui Odile ? Ouf, ça va beaucoup mieux
rire rions riez,
sur tout cela la nuit a bel et bien coulé Hé bein, dis donc, comme ils disent à Toulouse, tu prendras bien un de ces petits pains plats chauds et ronds à la fois ? Allez .... avec quelques gouttes de ce miel, j'suis sûr que tu entreras au septième ciel.... Allez Odile, installe-toi et goûte....
21 mars 2006
vite sortir du brouillard, un p'tit coup de terrasse
c'est bon la magie, me voilà avec un calame sous les doigts et un papier au papyrus typiquement épatant - un carré d'encre, à peine un peu d'eau et avec le glougloutis chuchotis de la fontaine, baignant dans le calme tout ça pour me dire : té qd ^m (traduisez même, cette lettre n'ayant pas l'habitude de porter un accent circonflexe j'ai beau essayer de la créer ainsi, le clavier n'obéit pas) borot va ! c'est la différence entre le calame et le clavier ah clavier si tu devenais qu'à l'âme tu t'interrogerais ! et te fournirais la réponse Reste muette toi, que voulais-tu dire ah oui que t'étais qd même bien stupide Tu reçois l'adresse exacte tu la lis de tes yeux Tu l'inscris dans la barre ELGOOG et un autre site apparaît Tu es franchement sotte inculte incapable incalame Non ôte cette précédente insulte Le calame n'y est pour rien OK ? OK je retire mais il n'empêche, je ne comprends pas et d'autant plus que je tombe ouïlle ouïlle trois fois ouïlle sur un site maghrébin à destination des Femmes Que la photo d'accueil est franchement belle mais sur quoi clique-je pour tomber sur les rencontres charmes ,,,??????? maghrebinbizarre bou plutôt maghrepinebizarre Tout de même Que cherchais-tu au fait ah oui, le site de NPNS soit wwwwniputesnisoumises ! où est l'erreur ? Franchement pour un peu on dirait que tu le fais exprès Quelle est cette voix ? Bonjour, vous étiez là ? Vous voudriez m'aider ???? Non sans blague Incroyable ! Et bien excellente idée Vous tombez à pic je chercherais bien un brin de conduite sur le net : Cinq France s'il vous plaît ! Et vous qui lisez, goûtez au thé à la menthe, là, à vos pieds près du coussin rose thyrien il est frai de menthe cueillie à la rosée du jour !
17 mars 2006
Prudence, prudence
PROVERBIAL : Ensoleillement de mars... Hiver refera surface !
Quel dommage nous avons tant besoin de parler, échanger, discuter, plus simplement sourire. Vrai, pensez-vous, arrêtez-vous la terrasse est ouverte, et vous tend son côté japonais : sur le sol du gravier, droites tendues quelques statues bleu touareg peu vraiment peu une seule et de çi de là des cactus des géants et des minuscules plus petites que cailloux et puis aujourd'hui tout spécialement côté bougainvillées quelqu'une toute de blanc vêtue qui parle.
Elle raconte cet instant où elle attendait à la jonction du jour et de la nuit et la vision de ce quatre quatre demitourant comme sur le circuit du Mans, la portière nerveusement jetée à l'ouverture à s'y briser les deux marches sautées et la question débouler tout en anglais
la route pour l'angleterre please ?
Intérêt papier crayon dessin explications étonnement incompréhension et le mot Cherbourg N'était-ce pas sa route ? La femme en blanc s'est avancée a salué fait un signe de la tête pour montrer son véhicule, blanc tout blanc Le large sourire sur le visage de l'anglais réconforté à la nuit tombée par cette présence presque étincelante well well well et ainsi traversèrent-ils toute la ville de part en part car elle n'aime pas la rocade Mieux, il aurait pu l'y perdre. Quand elle est passée devant le cimetière elle a ralenti et souri dans le rétroviseur puis elle a mis le clignotant et le conducteur du quatre quatre l'a déclenché à son tour Son sourire s'est allongé, étiré jusqu'à l'inquiétant puis elle a accéléré, comme à regret et poursuivi Well well well entendait-elle ! Il n'y était pour rien ! A la sortie de la route, juste avant d'entrer sur la deux fois deux voies elle s'est arrêtée et elle est descendue.
L'anglais a fait tout comme elle et tout heureux l'a saisie par l'épaule thanks thanks répétait-il wonderful wonderful et il l'a embrassé fairy tale fairy tale
quelques deux heures plus tard le bateau était à quai le quatre quatre à l'attente et le chauffeur étonné : la même femme tout habillée de blanc se tenait à l'entrée de l'embarquement !
ça me plaît bien cette ambiance, je vais aller lui dire que son histoire me rappelle quelque chosemais où est-elle, il n'y a plus que le bougainvillée la musique d'un carillon léger. et un papier, non, une carte routière ! Comment cela peut-il se faire. J'ouvre, j'étale. L'île de Terrassentchat est stabilotée ! Je rêve la carte n'est plus. Olà, c'est la chaleur ? Je crois que je vais me boire à la régalade à un thé à la menthe. C'est cela, j'y cours.
15 mars 2006
ho les gars les filles à Rennes les champs libres vous parlent
et vous parleront dès l'ouverture le 28 mars : un conseil, vous y rendre, festivités de tous côtés, sauf les miennes : n'ai pas été invitée : tant pis, j'aaattendrai comme chantait si divinement Rina Ketty et oui, pas jeune votre hôtesse, c'est peut-être la raison ! allez cesse de dire des bêtises toi, et puisque sur le marché , à l'occasion des premiers bruissements de lectures, tes lectures ont été très appréciées, proposes-en d'autres !!! alors en voilà une qui n'est pas de moi mais il me pardonnera bien : il s'appelle Gildas FERE -pour que vous lui en achetiez- et il a écrit celui-ci : les Mots décollent Bonjour Monsieur Prévert je voudrais de jolis mots.... De la prose ou bien des vers ? Donnez-moi votre poème le plus beau Bonjour Monsieur Tardieu je voudrais deux, trois, pages... D'amour, d'aventures ou d'adieu ? Donnez-moi une chanson un voyage ! Bonjour Monsieur QUENEAU je voudrais quelques livres... Avec ou sans jeux de mots ? Donnez-moi ceux qui de l'ennui nous délivrent ! ohh la la, si vous voyiez les fleurs de ma terrasse, elles se sont courbées pour honorer le poète. Lecteur Lectrice inconnu heu ! je fais de même pour te saluer. Ce fut un plaisir que de te recevoir.
14 mars 2006
Autre texte en prose
LES CHAMPS LIBRES VOUS PARLENT DU COTE DU QUARTIER DE MAUREPAS
Ainsi les réactions furent-elles vives sur la petite place du marché de quartier.
Ainsi manquèrent-elles même être débattues sur le lieu dans l'instant. Car rares furent ceux qui n'évoquèrent pas la houleuse séance municipale de la veille ni le départ de l'équipe de l'opposition ni les sommes investies dans le fameux NEC. Mais fort heureusement bien plus nombreux furent ceux qui nous félicitèrent pour notre présence -sans micros- -notre mise en scène -dans l'anonymat le plus total, aucun photographe- et qui nous assurèrent que notre présence toute bénévole serait bienvenue de façon hebdomadaire : clients tout autant que vendeurs ou clientes tout autant que vendeuses- A noter : le grand engouement pour les textes sur la Bretagne et ceux de Chateaubriant et toujours le même succès pour les "Devosseries" du très cher Raymond. Pourvu qu'il ne nous quitte pas. Il nous manquerait. Mais Fere, Pennac, Queneau, Tardieu et bien d'autres furent de la partie. Grâce à qui ? A l'APC au 02.23.30.42.50 pour les CHAMPS LIBRES VOUS PARLERONT dès le 28 mars, jour de leur inauguration ! Venez y tous !
Pertinente Poésie
Je ne voudrai ni ne trouverai de mots pour dire ce que tu est. Tu es. Nul besoin d'autre mot. Tu es. Alors je ne t'insulte pas en te coupant en t'interrompant je t'écoute. Point besoin de te polluer de réalités douloureuses. A ta façon. Tu en as déjà parlé 3*/4 les as déjà dites meilleur 4*/4. Chère POESIE tu es. Nous l'avons vérifié, ce matin, sur le marché tout Champs Libres vous parlent, ouverts. Le sujet... à soupçonner du côté que chacun sait.
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