Le blog de Loiseau Bleu c'est une terrasse virtuelle sous palmier avec musique, bassin, fontaine ruisselante, végétation marocaine, ocres et bleus assourdissants, et les allées et venues de l'Odile qui cause de tout et de rien
07 mai 2008
Vous avez un jardin Mesdames ? Souvenir vénézuélien
S'il est bon d'y planter un figuier, il pourrait être intéressant d'y planter un anacardier. Mais cuidado, pardon, attention, si j'en crois la définition Hachette 2000, c'est un arbrisseau ; si j'en crois ma propre vision, du temps où je vivais au Vénézuéla, à Calabozo exactement, c'est un arbre plutôt élevé et à vue de nez et d'impressions qui s'estompent, d'au moins une bonne douzaine de mètres. Sa frondaison est très feuillue et très étalée. Son feuillage quasi vernissé. J'ai encore, en les revoyant -il y en avait quatre les uns à la suite des autres- l'impression de surprendre des silhouettes nerveuses et rapides autour d'eux. En fait celles de jeunes gens plutôt sportifs, pénétrant -sans autorisation- pour faire la cueillette de leurs fruits poirés rouges-orangés ornés d'une sorte de coque en leur bout : la noix de cajou. Ces fruits sont très appréciés. Ils font du bien. Du bien aux cordes vocales et par conséquent à la pureté de la voix, mais aussi à.... pardon aux.... en encore au... enfin bref, mesdames, parce qu'ils entretiennent chez l'homme des compétences qui ne vous déplaisent. Avec le jus de ce fruit à la chair blanche, fade, douce et astringente, pas besoin de v.i.a.g.r.a. Ecologique mon cher Watson. Dans l'air du temps. Note de l'auteur : je n'aurais pas pu prendre de meilleures photos que celles que vous découvrirez sur Wikipédia. On dirait le jardin dans lequel je croisais iguanes et souris, chauves-souris, araignées poilues, serpents, cafards géants et grenouilles molles et transparentes à se faire passer pour savonnettes sous la douche. Seigneur, quand j'y repense, mon coeur s'allonge comme une éponge, que l'on plonge dans un gouffre où l'on souffre tant de tourments que quand j'y pense, mon coeur s'allonge comme une ép.... J'arrête ici cette histoire sans fin Cliquer sur le titre. Pour en connaître davantage, cliquer sur le titre ou chercher sur la toile
dit dit li dili dili di l'i ding ding revl'à Odile
ça craint l'orage sur la Terrassentchatche. Plus question de musique. Seulement de boucan. Vraisemblablement un vrai ramdam. Je ne dirai pas que c'est Odile. C'est Odile. Enfin une Odile. Aucun regard. Ignorance de ma présence. Attaque sans baudrier ni piolet de l'aérien escalier de briques de la même couleur qui lui-même monte à l'assaut du ciel. Arrivée au sommet, elle fait face au désert. Haussements d'épaules, bras tendus, poings en l'air, elle crie, hurle, tempête. Impressionnant surtout quand je ne peux m'empêcher d'admirer ses pieds bombés drus sur leur pointes à la manière d'un petit rat de l'Opéra de Paris of course. Plutôt audacieux. Je m'inquiète. Va-t-elle tomber ? A-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? De me rendre témoin de sa chute ! A sa guise. Tant pis pour elle. Je ne bougerai pas davantage que de poursuivre et mettre un terme au geste que je faisais jusqu'à son bout. Quand, à sa manière "bourrasqueuse", elle dégringole les marches de briques et débarque sur Laterrasse je finis : d'innnnnnnnnncliiiiiiiiinééééééééér monnnnnnnnnnnn poiiiiiiiiiignet pooooooooooooooooooooour verrrrrrrrrrrrser dannnnnnnnnnnns saaaaaaaaaaaa tasssssssssssse (celle du thé) mon préféré actuuuuuuuuuuel : un vrai thé au loooooootuuuuuuuus que je livre à la manière des paresseux : d'un geste lent. Comme je finis par verser celui à la menthe qu'elle adore, la voilà qui entame la discussion (ou plutôt son discours). Diling diling ding dong. La voilà partie. Quand elle s'arrête je reste abasourdi par tout ce qu'elle ne m'avait jamais dit. Et je pense que peut-être que ZiLekossar n'a pas tout à fait raison. Et d'ailleurs, lui-même, crée-t-il de l'emploi en enlevant des humains ici et là ; en crée-t-il en ne les remplaçant pas ; en a-t-il créé en inventant des postes qui n'existaient pas pour des durées fictives et non renouvelées ; crée-t-il des emplois en faisant faire des stages qui n'ont guère de suite. Je suis témoin : l'Odile, tous les services sociaux de la ville la connaissent ; tous les services sociaux dénoncent ses emportements, son errance, sa non intégration, ses excés. Depuis combien de temps déjà vient-elle me voir ? Elle ne m'avait jamais dit qu'elle s'était retrouvée licenciée, une veille de Noël, mentalement nue comme un ver, un minitel dans les bras à ramener à La Stope et toute une marchandise à renvoyer au client, de son propre téléphone à s'y faire insulter à domicile par celui-ci ! Elle ne m'avait jamais dit qu'un beau samedi matin à 5 h, elle avait été sommée par le patron de rendre ses clés dans l'instant "car vous êtes licenciée" ! Elle ne m'avait jamais dit cet entretien avec un représentant syndical et le même ex patron ; et le représentant syndical tombant d'accord contre elle avec le patron ! Défense de l'employé.... mon c.. c'est du poulet -fallait voir le ton qu'elle a employé pour me le répéter, du jamais vu- Ni même une autre fois pour un cas de force majeure inhérent à l'employeur qui déménageait -alors que ce n'était même pas vrai, mais combien faut-il de forces pour s'envoyer un Prud'homme "en l'air"- Et j'en passe, comme cette directrice d'Agence qui lui répond "Vous n'êtes pas épuisée, vous ne voulez pas travailler, non, nous n'arrêterons pas le contrat, pourtant j'aimerais pouvoir le faire, car ce que vous voulez ce n'est que l'argent du salaire !" Elle parlait d'une voix monocorde cette fois. J'étais muet. Toutes ces années, sans réponse à ses courriers, toute cette solitude, cette désignation "vous êtes un électron libre !" qui lui semblait incroyable ; et cette incapacité à ne pas se remettre en route ; ces contacts qu'elle prend, ces essais qu'elle fait pour entrer en relation malgré tout ; puis toutes ces maladresses qu'elle dit avoir faites et qui la rongent. Quelle culpabilité cachée. Et alimentée par ce statut bâtard sous lequel elle vend ses productions. Affliction. Culpabilité. Remord. Le sourire de façade -et souvent cette réflexion : "Vous êtes cool vous, rien ne vous ébranle" Finalement mieux vaut en rire. L'angoisse à l'intérieur parce que en porte à faux : Odile, Tu n'es plus là devant moi mais Chapeau ! Survivre... ce n'est pas facile. Et si toi aussi tu écrivais un bouquin pour le dire ? Le palmier se courbe soudain sur la table de cuivre à déquiller les tasses de thé ! Une bourrasque se lèverait-elle pour de vrai ? Je quitte Laterrasseentchatche fracassé.
Libellés :
ça n'engage que moi,
Terrasse en Tchatche,
Voilà revl'à Odile
01 mai 2008
Juste pour entrer dans la nuit avec sérénité
Faites-moi confiance, suivez le lien. Après, dites-moi si vous m'en voulez ou pas. Moi, de mon côté je remercie Babylonezoo de me faire voleuse
Libellés :
ça n'engage que moi,
Photographe,
Terrasse en Tchatche
Arte : 4 sujets troublants
Ecoute, écoute Loizo.... regarde, regarde. Diling ding ding ding, voilà de nouveau Odile. "Tu vois ce bâtiment toulousain, qu'il me semble avoir connu dans une certaine agitation il y a quatre décennies, il est aujourd'hui consacré à la Culture et aux expositions. Je suis tombée dessus par hasard en cherchant une carte virtuelle sur le thème du muguet. Me sont alors revenues des images fulgurantes, des visions d'enfer, des bruits métalliques de lames tranchantes, d'éjaculations sanguines, d'énormes araignées crabesques (cornes de boeufs gigantesques) déambulantes à l'intérieur d'un abattoir africain à ciel ouvert. Tellurique. Si loin de nous.
Sa mise en lumière m'a rappelé des galeries de charbon dans lesquelles quelques hommes en rampant atteignaient un filon et l'attaquaient au piolet au risque de le voir s'effondrer sur eux-mêmes et d'y laisser leur peau. Là tout près de nous, pas si loin, encore en Europe ou à peine de l'autre côté.
Sa structure métallique me rappelle -je me méfie des traductions mais bon voyons, acceptons que celle-ci ait été honnête- ces blessures faites aux chalumeaux aux bâteaux dont nous ne voulons plus par des ouvriers qui travaillent au péril de leur vie. J'ai retenu cette nécessité, pour les ouvriers de s'entendre et de s'épauler, emportée dans la galère qu'ils vivent. -Sinon que leur resterait-il ?- Ma réaction est naïve encore une fois Loizo. Parfois je me dis que je ne me suis pas développée matériellement parce que je "respecte" un pacte avec la douleur. Comment penser au bonheur, quand on apprend comment vivent certains hommes, femmes et enfants dans le monde. "Je n'ai pas atteint le pire encore" dit-elle, "je n'ai rien mais c'est encore trop" Là, je ne sais que lui proposer une corne de gazelle. Elle les adore. Elle accepte, s'assied sur le rebord du bassin et dit, les lèvres saupoudrées de poudre blanche et fine : regarde, une tortue !!! Vodka ou cachaça ou hydromel why not... si vous avez soif, servez-vous. A la prochaine
Tiens revl'à Odile
Oh putain con le gong, comme il s'emporte. Que va-t-il se passer. L'Odile, je ne la reconnais pas, décomposée qu'elle est, muette. Elle dit que cette journée dédiée au bonheur est fichue. "Mais comment donc", lui dis-je, -moi Loizo- "qu'est-ce que tu racontes ? Je t'ai mis un brin de muguet dans la boîte aux lettres : tu... tu ne l'as-tu tu pas trouvé ?" Elle me sourit. Si si, le tien, ok, parfait. Je pense qu'il est meilleur de toucher le brin de le sentir, le renifler, de s'en enivrer plutôt que d'écouter des paroles qui de bienheureuses encore une fois s'enveniment. "Je ne parlerai plus jamais" crie-t-elle soudain, "je n'exprimerai plus rien, parler est trop difficile, ou plutôt échanger, je ne veux plus rien exprimer, ni à propos de ce qu'on me dit ni à propos de ce que je voudrais dire. "Hou la hou la la" lui dis-je, "parler est nécessaire, écouter et s'écouter est davantage important, mais là ma grande, il faut beaucoup de disponibilité pour le faire, et être aguerri aux retours. Pas facile. Et parce que j'aime bien -pour ne pas dire beaucoup, -Monde des religions N° 25, que j'avais acheté our le titre "Madagascar, l'Île qui fait danser ses morts"- les mots simples de Christain Bobin- je lui en donne quelques uns tirés d'un entretien pas si éloigné que cela " ... Le ciel est ce qui s'éclaire dans le face à face. Le fond de la vie, .... c'est que tout ce qui compte se passe toujours entre deux personnes." Elle est marrante Odile. Son visage devient boudeur. Attends, laisse-moi le redire "... le ciel est ce qui s'éclaire dans le face à face. Le fond de la vie, ... c'est que tout ce qui compte se passe toujours entre deux personnes."
Tu sais Loizo, je ne sais pas ce que je vais en faire, mais je le ferai. Et diling ding ding ding, le gong se met à tintinnabuler. Silence sur la Terrasse, Odile vient de la quitter. Dans ma main deux beaux brins de mu(e) gaie. Merci Maya
Libellés :
ça n'engage que moi,
Terrasse en Tchatche,
Toulouzen,
Voilà revl'à Odile
Se faire doubler par le Panoramic
Par-delà la fenêtre le Panoramic se déplace. Le long de l'avenue des Monts d'Arrée il glisse, passe et dépasse le Titanic, coursives ancrées.
Libellés :
ça n'engage que moi,
Photos de Moa,
Toulouzen
28 avril 2008
Elle refusait qu'on la photographie...
Quand Paccalet écrit....
Herbiers des provinces de France (8 volumes), Tchou, 1974.
Dossier nucléaire, Une brève (?) saison en enfer, Phébus, 1976.
Saumons, castors et loutres (avec Cousteau), Flammarion, 1978.
La Vie au bout du monde (avec Cousteau), Flammarion, 1979.
Les Surprises de la mer (avec Cousteau), Flammarion, 1980.
Flore méditerranéenne, Hatier, 1981.
A la recherche de l’Atlantide (avec Cousteau), Flammarion, 1981.
Le Destin du Nil (avec Cousteau), Flammarion, 1982.
Fortunes de mer (avec Cousteau), Flammarion, 1983.
Du grand large aux Grands lacs (avec Cousteau), Flammarion, 1985.
L’Ile aux requins, B.D. (dessins de Sérafini), Laffont, 1985.
La Jungle du corail, B.D. (dessins de Sérafini), Laffont, 1985.
Grand Fichier Cousteau, Laffont V.P.C., 1985-1986.
La Planète des baleines (avec Cousteau), Laffont, 1986.
Les Pièges de le mer, B.D. (dessins de Sérafini), Laffont, 1986.
Le Galion englouti, B.D. (dessins de Sérafini), Laffont, 1986.
La Mer blessée (avec Cousteau), Flammarion, 1987.
Les Lions de la Calypso, B.D. (dessins de Sérafini), Laffont, 1987.
La Mer de Cortez (avec Cousteau), Flammarion, 1988.
Cap Horn à la Turbovoile (avec Cousteau), Flammarion, 1989.
Missions Pacifique (avec Cousteau), Laffont, 1989.
Les Grands fleuves (avec Cousteau), Laffont, 1989.
La Grande Barrière de corail (avec Cousteau), Flammarion, 1990.
Les Iles du Pacifique (avec Cousteau), Flammarion, 1990.
Capitaine de la Calypso (avec Albert Falco), Laffont, 1990.
Secrets de corail (photos Sophie de Wilde), Atlas, 1990.
Le Cachalot, prince de l’océan (B.D. avec G. Paccalet), Hélyode, 1991.
Lions de mer (photos de Wilde), Atlas, 1991.
La Terre et la Vie, Larousse, 1991.
Baleines (photos François Gohier), Atlas, 1992.
L’Eléphant, prince de la savane (B.D. avec G. Paccalet), Hélyode, 1992.
L’Odeur du soleil dans l’herbe, Journal de nature, Laffont, 1992.
Humeurs sauvages, Seghers, 1993.
Méditerranée : le miracle de la mer (photos S. de Wilde), Atlas, 1993.
Le Dauphin, prince des vagues (B.D. avec G. Paccalet), Hélyode, 1993.
L’Ours, prince de la montagne (B.D. avec G. Paccalet), Hélyode, 1994.
La Mer et la vie, Larousse, 1994.
La Terre, la Mer, la Vie, Larousse, octobre 1995.
Le Monde des dauphins (avec Cousteau), Laffont, octobre 1995.
Le Loup, prince du Grand Nord (B.D. avec G. Paccalet), Lefrancq, 1996.
Auguste Piccard, professeur de rêve, Glénat, 1997.
Jacques-Yves Cousteau, dans l’océan de la vie, J.C. Lattès, 1997.
Le Dinosaure, prince de la Préhistoire (B.D., G. Paccalet), Lefrancq, 1997.
Requins : innocents sauvages (avec Cousteau), Robert Laffont, 1997.
L’Azur ! L’Azur !, roman, J.C. Lattès, 1998.
L’Enchantement des fleurs sauvages, J.C. Lattès, 1998.
Pays de Savoie, Editions Ouest-France, 1999.
Charente-Maritime, de la mer à la vigne, Féd. Française de Randonnée pédestre, 1999.
Le Bonheur en marchant, essai, J.C. Lattès, 2000.
Australie, cinquième continent, Arthaud, 2000.
Mes plus belles balades en France, J.C. Lattès, 2001.
Le Bonheur sous la mer, photos de Sophie de Wilde, Chêne, 2002.
Kamtchatka, la terre des origines, récit, J.C. Lattès, 2002.
La Vie secrète des dauphins, L’Archipel, 2002.
L’Archipel de Riou, Actes Sud, 2002.
La France des légendes, photos de Stanislas Fautré, Flammarion, 2002.
La Vie secrète des requins, L’Archipel, 2003.
Soigner l’homme, soigner la Terre, avec le Dr Michel Chast, JC Lattès, 2003.
Portraits de plantes, photos de Gilles Mermet, Presses de la Renaissance, 2003.
Mystères et légendes de la mer, Arthaud, 2004.
L’Ecole de la nature, Hoëbeke, 2004.
Voyage au pays des montagnes, L’Archipel, 2004.
Voyage au pays des fleurs, L’Archipel, 2005.
Extrême Sud, périples antarctiques, photos de Patrick de Wilde, Arthaud, 2005.
Forêts de légendes, Flammarion, 2005.
L’Humanité disparaîtra, bon débarras !, essai, Arthaud, 2006.
Les plus beaux sentiers de montagne d’Yves Paccalet, Kubik, 2006.
Méditerranée, la mémoire de la Grande Bleue, photos de Sophie de Wilde, Atlas, 2006.
Voyage au pays des mers, L’Archipel, 2006.
Le Peuple des royaumes obscurs, Castor et Pollux, 2006.
Samivel, l’âme du monde (co-auteur), Hoëbeke, 2007
Sortie de secours, Arthaud, 2007
A PARAITRE
Le Grand roman de la vie, JC Lattès.
Rêves d’Atlantide, Arthaud.
Virus, la grande peur du XXIe siècle, Presses de la Renaissance.
Libellés :
Actualités,
ça n'engage que moi,
je vois pour vous
Pensée pour s'endormir tranquille
« Le bonheur est dans le peu » Yves Paccalet - Curieuse, n'ayant jamais entendu ni vu le nom de cet homme -je m'incline, je ne sais pas tout- je googolise et j'apprends que c'est un homme double -peut-être né gémeau, bienvenu au club des curieux et amoureux des mots- né en 1945 et savoyard : une région connue pour l'adaptabilité de ses enfants aux conditions difficiles Se souvenir du courageux petit ramoneur et de tous ceux qui s'étaient exilés dans la région parisienne. Yves fréquente l'équipe du commandant Cousteau. Scientifique autant que poète, il observe, apprend, écrit. Amusant : à n'en pas mériter son nom. Sur la Terrasse seules les grenouilles coassent. Je m'endors tranquille. Bonne et douce nuit à nous.
27 avril 2008
Sans rire, de vous à moi, juste à propos d'accent
Elle habite dans le sud-ouest, elle est étudiante, et elle cherche à travailler dans une entreprise de comunication. On lui conseille de prendre quelques contacts auprès d'entreprises de la région parisienne. Etonnement de deux responsables parmi elles : "Vous êtes de Toulouse, vous avez l'accent ?" Elle dit qu'elle l'a mais qu'elle peut le supprimer -élève douée- On lui répond qu'on fera un contrôle téléphonique. Ils l'on fait. Plus d'espoir. .... Je trouve cela plutôt incroyable... Mieux vaut avoir des tics que de l'accent finalement. Je trouve cela un peu dur néanmoinsse. Ce qui me réconforte c'est d'avoir écouté le même jour, un chercheur répondant au doux nom de Luminet, qui parlait de l'atome avec l'accent du sud-ouest : un vrai plaisir ; et aussi un responsable de la Poste, qui utilisait, dans la région parisienne, le même accent ! Il faut que je lui conseille de se présenter à La Poste à Paris. Accent ? No problemo ! Tout bon pour eux et chez les scientifiques ça ne semble pas être gênant. C'est comme pour tout : faut chercher sa troupe, son camp, ses potes quoi ! Je vais le lui faire savoir. Elle reprendra espoir.
Libellés :
ça n'engage que moi,
son accent,
Terrasse en Tchatche,
Toulouzen,
une mise à nu
26 avril 2008
Revoilà Odile, lenteur et inquiétude ou l'inverse
Lenteur : mot féminin -of course- : manque de rapidité, de promptitude. La lenteur est un sujet de réflexion, actuel. Qualité - défaut - nécessité - pertinence - partage. Pas plus tard que ce jour, revenant d'un intéressant hommage rendu à Germaine Tillon -disparue alors qu'une exposition se déroule en son nom- Odile attendait l'autobus. Le soleil face à elle diminuait ses capacités visuelles. Cependant elle finit par remarquer dans le grand carrefour, sur le passage piéton un homme -ou plutôt la silhouette d'un homme de grande taille et de belle prestance. Il allait avec lenteur. Grande lenteur. Il relevait et penchait la tête plus souvent que nécessaire. Etait-il fatigué ? Avait-il besoin d'aide. Elle s'inquiéta. Arriverait-il avant que le feu ne passe au vert ouvrant le passage aux automobiles ? L'homme enfin atteint le trottoir. Il lui paraît fragile. Faiblesse physique ? Le questionner ? L'interroger ? L'aider ? Odile hésite. Que pourrait-il penser de son attitude. Autour d'elle plutôt des jeunes gens, indifférents au pas de l'homme. Alors elle se décide et la voilà qui traverse. Ne pas l'agacer, l'agresser, le vexer. Il est intelligent et sage. Il avoue sa faiblesse. Il lui tend sn bras. Les voilà qui échangent quelques propos. Il lui offre un bon, pour la remercier et même une histoire à propos de Tréhorenteuc et du Guillotin et de "la vache aux quat'e viaux" En gallo, qu'il lui traduit. Soudain il lui signifie qu'elle peut le laisser. Il semble sincère. Elle le trouve un peu moins fatiguée. Elle accepte inquiète tout de même pour cet homme fragile qui pourrait être son père. Fait-elle bien de le laisser ? Il ne va pas tout près. Elle lui accorde crédit. Lancée, elle rentre chez elle à pied. Elle pense qu'elle a croisé un témoin d'un passé qui espère des passeurs
25 avril 2008
Récapitolons : La place du Capitole....
comme il ne m'est jamais venu à l'idée de la découvrir. Que ferions nous sans les artistes !
Un ciel de cette sorte, ça existe là-bas ! J'avais oublié cette atmosphère humide que Toulouse sait prendre parfois. Allons-y d'un souvenir qui "me" vient : une petite rue plutôt pas longue, reliant une avenue à un kiosque début XXe et qui parfois devenait mer lors de certains orages fantastiques -on ne peut pas utiliser un autre mot : nuages verts jaunes violets plombés, éclairs éblouissants et roulements de tonnerre assourdissants- Alors on attendait l'eau : elle rentrerait et traverserait la maison tout le long du couloir, malgré les planches de bois. Déplaisant il est vrai. Je me réfugiais à l'étage pour me régaler, fenêtre ouverte, à voir de gros rats se prendre pour des baleines en arborant leurs moustaches en nageoires et en avançant queues en godille toute ! Mince vous êtes mouillés (e) : n'hésitez pas allongez-vous au bord du bassin de la Terrasse, je vous prépare un thé à la menthe. A tout de suite.
Un peu de musique, suffit de cliquer sur ce titre
"Quand la musique nous est contée" : des morceaux de piano (Isabelle Lecerf Dutilloy), la voix d'Odile, des compositeurs célèbres et contemporains et un Petit Chaperon Rouge de plus.... 1, 2, 3.... extraits
Libellés :
Actu,
de goûts,
De tout et de rien,
musique,
une mise à nu,
Voilà revl'à Odile
24 avril 2008
Quand Odile sort de Terrasseentchatche....A visiter il fait des photos sur Toulouse, entre autres
Elle se promène sur quelques blogs dont celui-ci. L'Oeil se promène à Toulouse -entre autres- qui aime bien à être vue. A Voir
Jolie visite et belle dégustation sur d'autres mots clés : pour donner envie d'inventer des histoires, les photographes sont décidément, plutôt doués.
Libellés :
évidence,
Photographe,
Toulouzen,
Visite,
Voilà revl'à Odile
23 avril 2008
25 ans rennaise.... hé bé dis donc, comme le temps passe
et on lui dit encore parfois qu'elle est toulousaine. Elle dit seulement "bonjour" et on l'interroge : "Toulousaine ?" La voilà vexée. Mais rien n'est figé. Tout peut changer. Voilà qu'elle apprend, pas plus tard que ce jour, qu'il traîne à Toulouse une expression de dépit qui se formule ainsi "Putain c'est trop rennais !" Traduction "Putain c'est pourri !" Bon, finalement, avec un peu de recul.... elle se l'aime bien son accent toulousain, la slave.
Libellés :
ça n'engage que moi,
Causticité,
De tout et de rien,
Occi-Tagne,
Voilà revl'à Odile
22 avril 2008
Découvrir le Gers avec Occi-Tagne : C'est possible !
Libellés :
Actu,
De tout et de rien,
Je lis pour vous,
Occi-Tagne,
Photos de Moa et d'Autrui,
Sachez-le,
Toulouzen
17 avril 2008
Disparition d'un poète ce 17 avril 2008
Aimé Césaire: il avait 94 ans.
L'année de ma naissance il publiait, entre autres poésies, "Corps perdu" : C'était en 1950
Il fit ses études "....au Lycée Louis Le Grand, à Paris. C'est dans les couloirs de ce grand lycée parisien que, dès son arrivée, le jeune Césaire rencontre Léopold Sédar Senghor, son aîné de quelques années, qui le prend sous son aile protectrice"
http://www.fwiyapin.fr/2008/04/17/cesaire-est-mort-bon-retour-au-pays-natal-aime/
Je lui ai fêté son anniversaire par téléphone
comme j'aurais pu le faire pour le pape si j'avais été invitée à la Maison Blanche (on peut cauchemarder) ou encore à Kanal, comme disent les jeunes pour un certain Michel D. Bien sûr, elle m'a dit que je n'aurais pas dû. J'ai répliqué "Oh que si Mamounette, d'abord parce que ça me fait plaisir et ensuite parce que ça te fait un repère supplémentaire !" "Mais tu m'en donnes" répond-elle, "j'ai reçu tes cartes postales et leur invitation à partager le thé entre nous, malgré notre éloignement" C'est vrai, je lui ai envoyé deux cartes sur le thème de la gourmandise et d'ailleurs elle est en train de se monter une collection de cartes postales pour fêter ce moment qu'elle nous offrait régulièrement quand nous étions enfant : le goûter ! Ah, le goûter ! wouahou ! le plaisir. Les pieds sous la table dès que nous rentrions de l'école et le chocolat chaud, épais et bien sucré, et les bonnes tartines larges et fines, presque sans trous (pauvres Frères Jacques : mais non, mais oui, mensonge, car vous aviez raison : c'était vrai que la confiture coulait sur nos doigts et surtout sur le carrelage. Alors elle s'affolait : on la comprend Monsieur Propre n'était pas encore né, en tout cas il n'avait pas encore traversé l'Atlantique ! elle n'aimait pas le laisser aller. Aujourd'hui encore d'ailleurs et c'est sa force, une belle force. Force de gerbera que je me suis offertes il y a peu, d'un rose subtil, à peine rayé de vert, tout d'abord alanguies et bizarrement redressées, toniques et conquérantes on ne sait trop pourquoi. A moins que ce ne soit le désir de jouer à la cancannière et de regarder par-dessus le balcon qui les ait invitées à dresser le col ainsi. A nous filer la pêche ou la patate par exemple pour rester dans le sujet précédent ? J'offre à ma mère -c'est d'elle dont il s'agit un JOYEUX ANNIVERSAIRE quatre vingt sixième anniversaire au 16 AVRIL 2008 et un extrait d'une ou plusieurs Gerbera d'un ton rose délicat.
Libellés :
Balconnier,
Ma mère,
Photos de Moa,
son accent,
Visite
Très 2008 : Avoir la patate !
Cette année nous avons la patate ! Il faut l'articuler, l'avouer, le bégayer, le brandir, le chanter, le chantonner, le clamer, le claquer, le convolvulacer, le crier, le déclamer, le déclarer, le décliner, le dire, l'énoncer, l'évoquer, l'exprimer, l'essaimer, le hurler, le lancer, le murmurer, le prononcer, le psalmodier, le réciter, le répéter ! Se le répéter ! le rimer, le rythmer, le semer, se le répéter, s'en convaincre. Je m'en convainc ; je le rerépète : cette année nous aurons la pa ta te ! En fait de patate, CECI EST UN APPEL AU PEUPLE ANNEE CINQUANTE je ne retrouve pas mon 45 tours, celui de Marcel Amont sur lequel il chantait ce texte époustoufflant qui me faisait souvent rire (rien qu'à l'imaginer) "J'ai aimé, dans les pommes de terre, c'est bien terre à terre et pourtant c'est............ vrai" : qui saurait (qui saurait, qui saurait : encore une chanson mais ce n'est pas de celle-ci qu'il s'agit) qui saurait donc m'en transmettre les paroles ?
Comment dit-on déjà ? Ah oui, d'avance je vous thank you, gracias et congratule.
Libellés :
ça n'engage que moi,
Constat,
évidence,
Photographe
16 avril 2008
Drôle d'orgue souterrain
Libellés :
Actualités,
évidence,
Photographe,
Photos de Moa et d'Autrui,
Sachez-le
07 avril 2008
06 avril 2008
Quelle chance de n'être pas en Ille et Vilaine aujourd'hui
A trente kilomètres de Rennes il neige aujourd'hui 6 avril 2008 ! C'est un ami qui me l'a appris
ça me fait toujours rire et penser au responsable qui,
il y a longtemps, en une mi-mars,
devant le soleil, soudain réapparu, a insulté Hiver en lui disant qu'il était fini. C'était un paysan qui avait sorti avant l'heure, sous le soleil renaissant et quelques herbes vertes audacieuses qui crevaient la neige, son troupeau, agité d'être trop resté enfermé.
Résultat,
Hiver s'est fâché et il a mijoté une négociation avec son frère Avril : "tu me donnes tes deux derniers jours de mars et tes premiers d'avril et ce paysan à la con, il va voir si je suis mort !" -pardon mais c'est le fermier qui parle-
Résultat,
Hiver s'en est redonné à coeur joie, comme en ce moment. Là, dans les Pyrénées le paysan a été obligé de rentrer son troupeau et de lui donner le dernier foin. Seul le taureau s'en est tiré et encore : grâce au foin qui tapissait les sabots de bois du paysan. Ouf, le lendemain , le soleil éclairait pour de vrai. Avril avait enterré son frère Hiver.
A mon humble avis, cette année 2008, Hiver a dû se vexer davantage de tous les commentaires qui furent dits contre lui sur la Canebière ou ici-même, sur une certaine place Rallier du Baty très heureusement ensoleillé durant la deuxième semaine de mars. Vexé de chez vexé, Hiver aujourd'hui surprend, joue, refroidit, gèle, congèle, enrhume, embête, -n'était-ce pas pour cette raison que les étoiles brillaient si visiblement hier, de nuit, Catherine quand nous faisions, à la lanterne, une chasse différée, aux oeufs de Pâques dans ton joli jardin ?- même ceux qui ne croient plus aux contes..
Cependant, pour ma part aujourd'hui, je sens dans mes balconnières et vois à la pointe des branches des arbres comme un frémissement, un doux développement, une saine exigence, qui annonce la mort définitive de sieur Hiver. Demain peut-être ?
"Ah je t'aurai je t'aurai, je t'aurai...." chante Avril et d'ajouter sous les dernières jonquilles :
"Frangin, cesse de m'embêter : à mon tour d'exister"
Là bas, dans les Pyrénées, on appelle les deux dernières journées de Mars les "Prestous", et les deux premiers jours d'avrils les "Vacairôls" suite à cette négociation et elle qui a donné lieu à ce petit texte :
Abril, gentil, prèsta-m'en un, présta-m'en dos ; E dos, qu'en teni faràn quatre ; Le bestià d'en pagés farém pèrnabatre.
Traduction : Avril gentil, Prête-m'en un (jour) , prête-m'en deux. Et deux que je tiens (encore) cela fera quatre ; nous ferons trembler de froid le bétail du paysan
Merci pour votre lecture
Libellés :
Actu,
Actualités,
Constat,
je vois pour vous,
Occi-Tagne,
Terrasse en Tchatche,
Toulouzen
03 avril 2008
Ah les vieux sacs de caisse !..
C'est à la faveur de la re-découverte d'un vieux sac de caisse coincé sous mon évier que la réflexion a jailli. Et si je l'encadrais ? N'était-il pas, ne pourrait-il devenir un vestige, un témoignage, une trace recherchés dans un avenir proche. Le temps passant si vite de nos jours. Avec ses congénères, peut-être a-t-il déjà disparu de nos mémoires, ce bon vieux sac de caisse ? Savez-vous qu'aujourd'hui ils manquent à mon tempérament cigale. Hic, trois fois hic ! Oui, je l'avoue. Je suis légère et superficielle. D'ailleurs je me l'avoue et je m'entends beaucoup mieux avec moi-même depuis cet aveu, cette acceptation.
Depuis la suppression de la distribution gracieuse des sacs en caisse, je fais la course aux sacs. Pourtant, je n'ai pas de grands besoins alimentaires. Pas plus qu'en liquide ou DPH. Surtout qu'au niveau du quartier, à quelques épis près, -plus sûrement le dimanche- point n'est besoin d'avoir de sac. J'aime bien porter ma baguette à la main. Mon côté "frenchi" quoi !
Cependant, plus que la course aux sacs, je fais celle aux €. De nature étourdie et solitaire, je ne programme pas mes courses : je les fais au feeling. Trois fois sur quatre je n'ai pas le sac caution, alors j'en prends un nouveau et gaspille allègrement 0.60 cts d'euros -ouf parfois seulement 0.10 €. Oui oui, je sais, je pourrais l'échanger. Mieux, me le faire rembourser. En attendant, j'ai un nouveau problème de rangement devant l'accroissement exponentiel de mes cabas hyper-super-marchés. Je me dis qu'il faudra que je me décide à ramener tous les sacs, même et surtout, ceux un peu usés. Nouveau hic : étourdie, solitaire et un brin infidèle : je ne fréquente pas toujours la même enseigne. Je sens que je vais faire du sport : un mal pour un bien. Et comme en ce bon vieux temps du siècle passé, et presque effacé, je reviendrai avec un peu d'argent sonnant et trébuchant dans ma poche. Un bon vrai mal pour un bon vrai bien. Et au lieu d'acheter des fraises tagada, comme à cette époque ou de vrai coquillage empli de gel rose ou vert, ou des bananes jaunes ou des oeufs sur le plat dont je raffolais, j'achèterai quoi ? Devinez un peu ? Des sacs poubelles. C'est de cet achat que je voulais parler aussi. Me voilà au rayon droguerie : je n'ai que l'embarras du choix : c'est sûr, le produit "sac poubelle" à le vent en poupe : il se développe, il se sectorise, il s'épointe, il se peaufine, il s'écologique "grave". On les collectionnerait pour un peu : crayons, légumes, couleurs, fleurs : de plus en plus flashy très flashy, ils s'arborent avec fierté. Et comme tout produit écolo il s'achète cher : près de 4 x et 1/2 le prix du sac basique. Quel dommage : voilà qu'on m'enlève mes sacs de caisse -au fait pour quel argument- et que je suis obligée d'acheter un même type de sac dont je pense qu'il pourrait autant que les précédents être abandonnés dans la nature. Et il le sera. Alors, elle est où l'évolution ? Dans la nouvelle augmentation exponentielle du chiffre d'affaire des fabricants de sacs poubelles. Sûrement les mêmes que ceux fabricant les nouveaux cabas Pioncham, Prinomo, Téang, Clerle, Fourquart ou autres. Si joliment "disaillgnés" qu'on se les arracherait, qu'on les collectionnerait : crayons, légumes, couleurs, fleurs : de plus en plus flashies et signés, pour être arborés avec fierté. Au fait, le coût des sacs ingénieusement ainsi effacé dans le budget des grandes, moyennes et petites surfaces, il est passé où ?
Libellés :
Actu,
ça n'engage que moi,
Causticité,
Constat,
De tout et de rien,
évidence,
Sachez-le
28 mars 2008
Prune à l'eau de vie, tiens rev'là Odile
"J'ai toujours rêvé d'être ".... diling ding ding ding dng Tiens donc, qu'est-ce qu'elle bougonne Odile, me dis-je puisque diling ding ding ding dng le gong gongue à fond. Je ne bougonne pas dit-elle, je m'époumonne à te dire que "J'ai toujours rêvé d'être..." est un film étonnant, surprenant, émouvant, délirant, époustouflant, ubuesque, marrant, intrigant, redondant, somptueusement inattendu !. . Un petit bijou digne de passer au Rovra -c'est à Rennes, mais il y passe au Mongau. Ô temps suspends ton vol. En avant, en arrière, soudain ce film bouleverse. Il tend des clés oubliées depuis quelques décennies dans une salle de cinéma : le silence, l'absence, les regards, l'écoute, le lien, les souvenirs, la puissance du noir, celle du blanc, des deux intimement mêlés ; je me suis demandée comment les jeunes l'appréhenderaient. Je pense qu'il pourrait toucher trois générations et pourquoi pas quatre. Quant à moi, j'aurais encore longtemps dans le creux de l'oreille la belle voix de la jeune barmaid. Vive Chaplin ! Et dans l'oeil, le regard charbonneux de la jeune adolescente en dérive et la si belle espérance du canari gris que, d'un seul coup, il devient jaune ! 1, 2, 3, 4 temps et un épilogue ou tout détail est d'abord invisible. Un film qui invite à se laisser aller, à s'abandonner aux magies de la salle obscure. Je te le dis Loizo. Loizo te remercie Odile. Il fera passer le message. Il te sent un peu assoiffée : cachaça, thé à la menthe ou prune à volonté ? Merci Odile pour ce bel enthousiasme. Plaisant. Odile se tait. Sourit. Me regarde en suçotant la prune noire à l'Armagnac tirée d'un bocal vieux de 34 étés passés en Quercy Blanc !
Libellés :
Actualités,
films,
je vois pour vous,
Terrasse en Tchatche
22 mars 2008
En route vers Koptos
Setni Khaemouass quitte Memphis. Il quelque part part à la recherche du Grand Livre de Magie caché au fin fond de la mer face à Koptos. Sur les quais l'attendent les grands prêtres mais ni lui ni Ahouré sa femme, ni Merib leur enfant, ne le savent. (= un avant goût de ce qui pourrait être dit Aux Dunes d'Ali : encore sous réserve mais prévu les 11 et 12 avril 2008 à Rennes)
Libellés :
ça n'engage que moi,
De tout et de rien,
Sachez-le,
Terrasse en Tchatche
il y a longtemps qu'elle n'est pas passée me voir... Sacrée Odile
On dirait qu'elle a senti les bonnes odeurs de mes tajines. Je reçois ce soir en effet, j'ai roulé le ceussceus autant que j'ai pu, glissé le mouton et les épices, et même le palmier se régale : il agite doucement ses palmes, on dirait qu'il va s'évanouir... de plaisir bien évidemment. La nuit s'installe, il y a partout des bougies sur ma terrasse, une par étoile : j'entends les chameaux blatérer entre eux, sûr qu'ils aimeraient s'inviter ! Je peux ? me dit-elle. Mais bien sûr Odile, je t'attendais et tous mes invité(e)s aussi : tu peux leur dire bonjour, facile à retenir leur prénoms : rien que des Léa et des léo pour nous deux aujourd'hui. Oui, oui, ça mitonne, mais non ne soulève pas encore, c'est ça, respire. aïe que huele bien la comida. Un p'tit coup de hamac ? Un p'tit verre de cachaça ? Non mais tu rêves, de menthe fraîche only.
20 mars 2008
Côte à côte, hasard ou pas hasard
Deux titres sautent aux yeux : Humain : Chantal S. est morte ce matin. Dans la colonne immédiatement parallèle : Baiser d'adieu (Pauline C. son nouveau CD)Commercial et humain. La vie continue. Show must....
Libellés :
Actualités,
ça n'engage que moi,
de goûts,
Terrasse en Tchatche
18 mars 2008
Ces phrases, ces mots qui peuvent agresser Odile : début d'une collection...
Les mots ne sont pas que des mots
"Son histoire débute au sein d'une famille fière de son terroir" justification nécessaire ?
D'autres durant une campagne récente " je suis née d'un père algérien, j'ai un mari danois, je suis d'ici" :
En quoi cette présentation justifierait-elle de devenir candidate ?
Libellés :
ça n'engage que moi,
Terrasse en Tchatche,
Voilà revl'à Odile
08 mars 2008
Journée de la femme 2008
Je la dédie à ma mère, à toutes celles que les hommes ont rejetées au placard pour aller voir de la chair fraîche comme le dit si bien Alain Delon aujourd'hui, ce qui permet de relativiser les beaux discours d'aujourd'hui ; je la dédie à ce chef de chantier qui précise que sur un lieu si masculin les choses changent avec leur présence : campement plus propre, vocabulaire retenu -dommage qu'il n'ai pas précisé que grâce à elles, les méfaits de l'alcool disparaissaient-
je la dédie à cette dame âgée qui dit qu'elle ne peut plus vivre avec 600 €,
à cette femme qui a travaillé toute sa vie mais n'a jamais eu de bulletin de salaire,
à cette jeune femme à qui l'on disait qu'elle chantait comme au XXème siècle. Toutes les femmes du XXe siècle ne sont pas encore mortes : elles peuvent aimer le slam et chanter autrement. En une période où tout incite à respecter l'autre on peut remarquer combien vl'an-tiens-prends-toi-ça-dans-la-gueule est plutôt répandu.
Je la dédie à toutes les conteuses donc, à toutes les femmes qui s'occupent d'enfant, les leurs où ceux des autres peu importe surtout quand ils sont devenus grands. C'est aussi par elles toutes, en relation avec le masculin évolué -il existe- que les choses avancent. Il y a le club de ceux qui défendent la nature : il faut créer le club qui défende la nature humaine homme femme, féminin, masculin confondus : respect de l'égalité dans la différence
02 mars 2008
Je réfléchis dit Odile
Je l'entends. Le gong se la joue "plombé" Elle parle lentement Odile, de ce film qu'elle a vu et qui lui a beaucoup plu. Il raconte l'histoire d'une petite fille qui survécut dans les années 40 grâce aux loups qu'elle fréquenta. Déception. L'histoire n'est pas autobiographique et les invraisemblances y sont nombreuses. Mais où est le problème me dit Odile ? C'est une belle histoire. Je me le demande aussi, moi Loizo. Tant de gens ont besoin de tuteurs pour survivre : inventés ou non, s'ils les aident, si l'astuce fonctionne, la force de l'imagination est remise à l'honneur. Odile précise qu'elle a entendu deux animateurs opposer ce film à celui intitulé "Le scaphandre et le papillon" en soulignant que le deuxième "était bien lui, une belle histoire vraie" Se rendent-ils compte qu'ils minimisent ainsi la blessure de l'auteure de la première histoire ? Elle a souffert. Elle a inventé. Et alors ? Moi Loizo, je me rappelle avoir voleté dans un parc il y a peu d'années. C'était au printemps. Sur un banc une vieille dame se reposait : je suis venu siffloter gaiement et elle m'a félicité. J'ai tout de suite remarqué son accent slave. La question fuse "De quelle origine êtes-vous ?" je suis bienveillant, amical, à l'écoute. La réponse me fige "Je suis française" Comme on dit je reste sur le cul, le p'tit cul d'un oiseau. J'en secoue mes plumes. Elle remarque que je suis éberlué. Elle est loin d'être bête. Elle me dit "Je suis d'origine hongroise" -ça tombe mal ils n'aiment pas les russes ! mais je n'en rajoute pas- "Tu ne t'es pas trompé Loizo mais je n'aime pas qu'on me le dise. J'ai toujours voulu oublier !" Je l'ai embrassée du bec, me suis excusé puis envolé dans un rai de soleil. C'est alors que je me suis souvenue d'une petite histoire italienne : Un représentant de commerce -c'était au temps où existaient les représentants de commerce- avait pour habitude de s'arrêter dans un hôtel. Un soir, dès son arrivée dans le hall il remarque une volière avec deux perruches à l'intérieur. Le temps que l'on s'occupe de lui, il s'approche et les imite. A son grand étonnement les oiseaux lui répondent. Alors il converse avec eux et il s'amuse bien. Puis il se couche. Passe la nuit, passe le jour, un représentant de commerce ça se déplace. Il ne revient pas la nuit suivante. Mais lors de son prochain déplacement il retourne dans le même hôtel. Sitôt le seuil franchit il remarque la volière vide. Inutile. Il demande à l'hôtelier "Vous les avez vendus ?" "Non, ils sont morts. D'ailleurs à la réflexion, maintenant jem'en souviens, vous êtes le dernier à leur avoir parlé" C'est comme si un couperet tombait sur la tête du représentant de commerce. C'est peut-être lui le responsble. Peut-être leur a-t-il dit quelque chose qui leur a déplu ? Les aurait-il fait souffrir sans le savoir ? Il se sent si penaud qu'il décide de ne plus raconter n'importe quoi à n'importe qui. Sagesse Odile ? Elle est émue aux larmes. Brave Odile. Allez ma belle, un verre d'orangeade ou de réglisse ? Va pour la réglisse. Vous aussi ? Avé plaisir, comme ils disent là-bas, ailleurs. Bonne nuit ou bonjour. En tout cas, à bientôt sur ma terrasse. Mais bien sûr, Odile, un p'tit gâteau à la pistache. Sourire.
PS : "L'imagination et ma mémoire sont les deux seuls moyens pour m'évader ou me défendre" in "Le scaphandre et le Papillon"
Bonne nuit
sur ces deux dernières informations ô combien nécessaires Un homme est mort samedi sur le coup, en tombant d'une télécabine à Chamonix, en Haute-Savoie. La vitre a cédé pour une raison encore inconnue.
Dans les Hautes-Alpes, un parachutiste de nationalité russe et un guide sont morts samedi.
Dommage pour eux mais trop c'est trop : exceptionnellement à 03.14 h je me suis étranglée de rire : d'ailleurs c'est du paradis où je viens de les rencontrer que je vous écris.
Après quatre téléphones portables en fonctionnement dans le bus autour de moa même ;
après un essai d'achat de deux poissons rouges super marrants car nerveux, mais avorté car le vendeur pourtant sans clientèle n'avait visiblement pas envie de vendre ;
après quelques auprès d'une enfant qui fait la "gueule" tout le temps car elle n'a pas tout ce qu'elle veut immédiatement,
je me dis que rien ne vaut un bon conte de Road Doadlh (je ne suis pas sûre d'avoir bien écrit son nom : qu'il me pardonne. Au fait je vais lui demander tout de suite : Road, tu me pardonnes ? Oh bé mince alors, il lit un conte à St Pierre : je vais l'écouter. Au revoir, à bientôt, kenavo, paca, dasvidania
Libellés :
Actu,
ça n'engage que moi,
De tout et de rien,
Et le conte ?
01 mars 2008
Connaissez-vous el noor ed dunia.... poursuivez
Entre le 14 et le 21 mars -c'est bientôt- si vous êtes dansle coin passez nous voir : danses, conférences, contes....
A bientôt........... à bientôt............ à bientôt.............. à vous........ voir..........
Libellés :
Actu,
Actualités,
Et le conte ?,
Et le conte ? Photographe,
mon actualité
29 février 2008
Quelqu'un que je connais bien....
Comment dit-on déjà, au pays des repas de mots, ah oui, qu'au club des électrons libres on pourrait l'y reléguer. Plutôt un compliment. Bonne visite chez elle. Amicalement.
Superbe, j'entends le gong, diling diling ding dong dong dong dong Diiiiiing ! Houps là, affirmée la musique, s'en remettra-t-il ? Encore un coup ; je parie que c'est Odile. Mais oui, la revoilà, alors la lune de miel ? Eternelle me dit-elle, et fabuleuse. Je m'étonne, alors pourquoi cet agacement ? Tout simplement parce que j'ai tendu le bras pour attraper une publicité de parti politique entre boulangerie et supérette et que le militant me l'a refusée. Je m'interroge : pourquoi ? Cela se voit-il que .... ? Que quoi ? Que quoi rien finalement, c'est son droit et je préfère penser à autre chose ! Toujours un peu de cachaça, au fait, depuis le temps ? Mais oui Odile, mais oui, derrière la grande feuille effectivement à l'ombre, en effet. Huuuuuum parfait, glacé comme je l'aime Merci Loizo. Plaisir Odile plaisir. Vous êtes là ? Merci pour la visite, servez-vous. A bientôt.
26 février 2008
Petite vidéo : Il y a longtemps que sa discrétion et son humanité me manquent....
¨Je vous le prête avec l'autorisation de sa meilleure amie
22 février 2008
Il y a longtemps qu'elle désire se présenter : elle s'appelle....
Tatouhu Lagodich'. Elle est née un jour comme tous ; d'orage comme certains ; de nuit, comme d'autres. Rien d'original. Un peu étranglée mais à peine. Sans grand-père, ni grand-mère ; d'une rencontre ; d'un amour ; de l'orage ; d'une crainte ; d'une peur ; d'une douleur ; d'un viol. Quelque part ; Ailleurs ; par hasard ; parce que départ ; parce que fuite ; parce que désordre ; parce que ordre ; parce que des ordres ; en transit sans savoir ; elle n'aura jamais le sentiment d'en posséder ; ni même de le posséder ; parce que exil.
Chance, elle est née chanceuse ; au-dessus d'elle les voix claironnent : quelle chance il a ce bébé ! il est beau, il est grand, il est souriant, il a l'oeil vif, il serre déjà les mains, il hurle, il rie, il gouleye, il suce bien, il est mignon, agréable, tranquille. Petite madame, vous en avez de la chance : votre petite, elle fait toutes ses nuits. Là c'est sa mère qui est chanceuse. Elle a tout pour elle cette enfant et puis.... elle te ressemble. Et Tatouhu ne peut s'empêcher de remarquer les yeux exorbités d'une douce agnelle dévorants la belle beauté d'amour de son zèbre de mari. Tatouhu Lagodich' ne sait pas encore qu'elle est née d'un couple presque mixte. Mais elle l'entend : aucun des deux ne parlent la langue de l'autre : étrange, étrange, le babil s'emballe. Mais pour ce soir il se fait tard : concluons d'un petit Paca e écrivons-le de nouveau Tatouhu Lagodich' est chanceuse : elle a tout eu. Vous le lirez.
19 février 2008
ça n'engage que moi
« Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle pour acheter une sûreté passagère, ne méritent ni l’une ni l’autre. »
Benjamin Franklin
Libellés :
ça n'engage que moi,
De tout et de rien,
Je lis pour vous
Il y a longtemps qu'en ces lieux...
Je n'étais passée. Bonjour Loizo Comment-vas-tu ? Bien Odile, bien, je vais bien. Il se prélasse, dans la bouche l'embout d'un narguilé. Gingembre Odile, Gingembre. C'est le bleu du ciel, le crispé du soleil, le déchiré des stratus qui m'y a fait penser. Et toi, comment vas-tu ? Bien bien, merci, je réfléchis comme toujours. C'est une maladie. A quoi Odile ? Aux Sybille ! Il en retire l'embout et reste coi. J'en profite. Ce seraient des oracles. J'ai voulu en savoir plus et davantage. Sur ELGOOG. Je me suis retrouvée sur un site de prénom. Votre prénom l'année de votre naissance. Cliquez sur votre département. Moi c'est 99. Ni Outre-mer, ni Dom-tom, mais personnel militaire, hors Rhin. Rien. Rien de rein de Rhin de rin dis donc dis d'où quoi ? Le froid de leur exil d'un seul coup d'un seul sur tes deux épaules. Le rien qui te tombe sur les épaules ça effraye ça fait froid au dos. T'apprends qu't'existe pas statistiquement. T'as peur ! Tu peines ! Heureusement Loizo t'es là, ça fait du bien. Vous savez ce qu'il m'a répondu. Soufflée ! D'ordinaire Loizo ne prends pas parti et pour cause. L'a perdu des plumes à prendre parti. Maintenant s'en tient à l'essentiel. Ne secouerait même plus son ami. La preuve. Savez-vous ce qu'il me dit ? Pourquoi tu t'fais pas parrainer par un petit CM2 ? En vlà une idée qu'elle est bonne ! Bon, pour l'instant je prends un thé au gingembre aujourd'hui, ça dégivre les pare-brise, pardon, les paupières. Je sens que je marche à l'aveugle. Wouahou tout s'ensoleille, me voilà en Egypte. Pour savoir de quoi je disgresse, courir sur www.lcomlania.com Agenda : vendredi 14 mars 20 h à vous y voir Ercé sur Liffré Fenêtre ouverte sur Ré et les autres.
Libellés :
Actualités,
Causticité,
De tout et de rien,
Ma mère
31 janvier 2008
26 janvier 2008
di ling diling ding ding di ling
Vents du passé passés dépassés.... Il aurait dit -peu importe qui- "Vivre est foisonnant. Vivre est complexe. Pour lui, vivre c'est s'imprégner des autres sans rien leur dérober. En un mot vivre c'est aimer !"// Lu dans "Quelqu'un à côté" "Il faut parfois aimer suffisamment pour déclencher la guerre.... J'étais résolue à l'obliger à ressentir l'implication d'une décision concernant l'action d'autrui" // Dans ce livre merveilleux qu'elle aime Alberto Moravia, Le Mépris - et peu importe qui elle est- "Tant qu'on ne sait pas ce qu'on veut, il est préférable d'oublier l'idéal, de le laisser de côté... et puis dès qu'on a pris pied sur un terrain solide, il faut alors le ressortir... le premier billet de mille gagné, le voilà l'idéal... par la suite, il se développe, devient pour nous studio, théâtre, films, notre travail quotidien... en somme". Elle a l'air heureuse. Pourquoi pas Odile, Pourquoi pas. Et celle-ci, de Cocteau, qui s'adressait aux magiciens : "Homme aux mille mains, je forme des voeux pour que votre art se lègue, puisqu'il s'adresse à ce que le monde conserve en lui de meilleur : l'enfance"Mes plumes bleues frissonnent ; touché, dans le mille : merci Odile. Mais di ling ding ding ding, la voilà déjà ailleurs. A la prochaine.
25 janvier 2008
Emprunt russe
poème de Maïakovski :
Conversation avec la Tour Eiffel
Paris, écrasée par des millions de pieds.
Epuisée par des milliers de pneus.
Je laboure Paris.
L’angoisse d’être seul,
l’angoisse d’être sans personne,
l’angoisse d’être sans une âme.
Autour de moi _
la danse fantasmagorique des autos,
Autour de moi -
Par la tête de poissons farouches,
siffle l’eau de ces fontaines
du temps des Louis.
J’entre
Place de la Concorde.
J’attends,
jusqu’à ce que
la Tour Eiffel, fatiguée des surveillances domestiques,
relève son chef travaillé, sorte des brumes
et vienne à moi,
Le bolchevik.
- Ts, ts, ts, s
Tour,
du silence, en cours de route ! –
On va nous voir ! –
La lune – frayeur de guillotine.
Ce que j’ai à vous dire
(j’en viens au chuchotement
pour lui murmurer
sur ses ondes
radio) :
- je suis intervenu auprès des choses et des bâtiments.
Nous
n’attendons que votre accord.
Tour -
nous vous choisirons pour chef !
Vous n’allez pas –
Modèle du génie des machines –
ici
vous cacher pour des vers d’Apollinaire ?
…
Paris 1922
Vladimir Maïakovski
18 janvier 2008
Etude, travail, profession, passion
Di ling.... ding ding.... ing.... ng..... g............... étonnant tintinnabulement ce matin. Elle se tient non loin de moi presque trop près non suffisamment elle parle calmement ni trop doucement ni trop bruyamment elle expose son incompréhension Que puis-je ? Que comprends-je ? Que sa mère s'en retourne d'où nous sortons tous ! Que ça la bouscule ! Qu'elle en remonte le temps ! Qu'elle retrouve le sien en courant ! Qu'elle découvre qu'elle n'a fait que ça d'elle qui était si merveilleuse (je crois qu'elle se clin deuil d'elle-même) Qu'elle s'inquiète ! Pour son propre enfant ! Son deuxième. Qui n'est pas si petit que ça ! Qui est même déjà grand ! Suffisamment pour gagner son propre argent ! Mais comment le justifierait-il puisqu'elle ne gagne pas le sien ou si peu ? Qui a décidé de poursuivre des études ! Qui se désespère actuellement car sa branche choisie ne le satisfait pas. Pourtant il travaille bien. Toujours discret personne ne remarque son malaise, car il sourit son enfant, bien élevé tout comme elle. Il est solitaire : personne ne l'appelle jamais. Faut dire qu'il n'a pas de voiture son enfant, surtout pas encore son permis. Faut dire qu'il est à l'extrêmité d'une ligne de bus : "c'est trop loin pour aller chez toi ! et lui "vous m'invitez trop tard, je ne peux plus vous rejoindre" Elle, personne ne sait ses douleurs, ses craintes, ses peurs, ses hontes d'en être arrivée là où elle en est. Heureusement l'APNE ou la PANE est là qui la convoque, qui va l'aider. Pour la troisième fois elle y croit. Elle n'y court pas mais elle y va. On lui parle de leur dernier entretien Qu'avions-nous décidés, nous nous étions vus, n'est-ce pas. Non ça s'est passé juste par courier. Et le précédent ? Par courrier aussi. Alors c'est bien que nous nous rencontrions. Elle fait oui de la tête. Qu'avez-vous fait entre-temps ? Elle lui raconte un essai de contrat aidé loupé, source de grands déboires financiers sur la moitié de l'année ; elle lui raconte ce contrat renouvelé dix ans et interrompu pour cause de nullité sous lettre recommandé ; elle lui dit ses interventions rares mais souvent objet d'un petit article ; sa dernière prestation scolaire et l'engouement des enfants et du corps enseignant ; il comprend ces deux ou trois heures par mois à moins de 100 € et il sait les traduire en nombre d'heures réelles : le choix, lectures, recherches, compréhension, mise en textes, mise en mots, visualisation, mise en images, préparation ; re recherches ; mise en bouche, répétitions. Maigre satisfaction mais satisfaction. Moi j'incline mes plumes. Ce n'est pas une plainte. Seulement une constatation. Lui, devant elle, il conclut "On mettra en conclusion que vous devez continuer vos prestations ! On fixe le prochain rendez-vous à .... d'ici un mois, voulez-vous ?" Elle a acquiescé. Je la sens à la fois sûre et fragile. Humaine ? Trop peut-être. Pas suffisamment masculine c'est sûr au sens actif-réactif. Le soleil coule à flots sur la terrasse vêtu d'un manteau bleu touareg. Mon perroquet blanc s'est posé sur mon épaule. C'est lui qui propose "Quelque chose à boère pour vous désaltérer ?" Elle demande un thé.... à la fraise. Chance, je viens juste d'en recevoir. Si vous en voulez, n'hésitez pas, accompagnez-nous. Di ling.... ding ding.... ing.... ng..... g............... Tiens, comme elle est entrée la voilà sortie. Discrète. Plutôt une cachaça pour vous ? C'est comme vous voulez. La terrasse est ouverte.
Libellés :
ça n'engage que moi,
son accent,
Terrasse en Tchatche
15 janvier 2008
Son dernier foie gras
Onze jours que je l'ai quittée. Mon fils m'a dit "cette fois, elle est devenue vieille". Je n'ai pas voulu voir. Difficile d'admettre que le piédestal sur lequel je l'avais montée se brise. Mais quelle dignité. Vouloir être debout, toujours, encore. Je n'ai pas vu venir. Ces jambes raidies, ces accent circonflexes quand elle s'allonge, ses genoux qui veulent toujours dépasser de la couverture. Je n'avais d'elle que sa voix, souvent souriante, encore jeune et tonique, rarement affaiblie mais hier. Hier. Elle m'a parlé. Jamais elle ne m'avait dit cela "Je souffre" L'aveu. "Je ne vais pas bien" quelques fois. "Je souffre" Jamais Et tout de suite après "Non non, ne viens pas, reviens quand j'irai mieux !" Elle aura 86 ans le 16 avril. Mais je crains que... Ses jambes ne la portent plus, sa tête se débranche. Elle a toujours pensé à demain, à plus tard. Le jour de mon départ elle se tenait debout. Elle m'a dit "Prends un foie gras."
Pourquoi ai-je répondu non ? Bête que je suis, pourquoi lui avoir refusé ce plaisir ? Je voudrais l'avoir là ce foie gras, sous mes yeux, posé dans une assiette. Je voudrais le pénétrer de mon couteau doucement avec lenteur, en conscience. Je voudrais le trancher et le déposer sur ma langue et le sentir fondre sur ma langue lentement, longuement, en communion avec elle. Il ne serait plus foie gras, il deviendrait elle et je la tiendrais dans mes bras, je ne l'écraserais pas, elle est devenue si faible, mais je la serrerais avec une douce fermeté. Cependant je n'ai su que lui tenir la main. Cependant cette main raidie, cette main tordue par de longs travaux, par le stress permanent sûrement, cette grande main a frémi sous mes doigts. Elle s'est abandonnée. Mi-riante, ma mère, mi-pleurante, je n'ai su que t'embrasser. Tu t'es réveillée. Tu as regardé la pendule, à des kilomètres de là. Tu as dit "il n'est que 02 h ?" -c'était vrai- Tu m'as souri. Tu t'es allongée avec toujours cette retenue dans les cervicales et tu as de nouveau fermé les yeux pour vivre ta respiration étonnante, et sifflante, parfois suspendue jusqu'au.... Mais non, tu respirais de nouveau. Il pleut, il vente, fort, très fort. Un vrai temps d'automne. Les crocus jaillissent sur le balcon, crèvent les tapis verts des squares, les mille et une bulles de soleils provençaux et parfumés soulignés de légères feuilles gris-vertes et crantées explosent dans le jardin de Maya, les anémones que tu préfères- déroulent leurs branches. La vie n'attend qu'un instant pour se mettre en printemps. Les fleurs, c'est toi maman. Le printemps c'est toi. Je pense à toi.
Libellés :
Ma mère,
mon actualité,
son accent,
Toulouzen,
une mise à nu
13 janvier 2008
La terrasse de nouveau, pour un "C'était hier"
Di ling ding ding ding dong, c'est un tintinnabulement léger qui se répand pendant que le gong reprend doucement ses esprits. Ces mots dits sur un fil de soi(e) -je ne trouve pas nécessaire l'entre-parenthèse qui existe sur la plaquette, qui plus est fort belle-, c'est le seul "défaut" que je note. Sur la scène qui n'existe pas, mais qu'elle fait soupçonner sans savoir au fur et à mesure de sa prestation, elle se fait magique et magicienne. Elle crée et tisse au fil des doigts, son univers onirique qui se double de son ombre furtive. Et on se laisse emporter. Elle "fil" rouge, elle chante en allemand. On devient bobine. On est tout esbaudit quand elle termine. On reste empreint d'émotion. Et les applaudissements sont à la hauteur de ce qu'elle a donné. Elle sourit doucement. On n'a pas vu passer le temps. Je n'ai pas l'habitude d'expliquer. L'explication ne m'a jamais intéressée, ne m'intéresse pas. C'est sentir, être touché qui m'inspire. Et Gaëlle Steinberg est touchante et attachante. Ce qui en matière de fil.... Elle fait mouche avec humour et gravité. Joli. J'ai passé une excellente soirée.
Pour ce qui est des trois premiers conteurs qui s'installent dans le conte, je les remercie pour le choix des histoires, surtout celle de Sibérie, quoique, à la réflexion, celle sur le bienfait du rire, quoique, celle sur la nécessité d'identifier le pourquoi de sa peur.... bon, finalement pas surtout, l'une autant que l'autre. Le silence offert à chacun des trois est gage qu'aucun ne se trompe : ils sont sur le chemin du plaisir à dire et à offrir. Quant à moi Loizo, je m'installe dans mon hamac bleu et blanc pour revenir sur cette découverte qui m'a faite penser à une conteuse Vietnamienne dont je ne retouve malheureusement pas le nom. Mais j'y reviendrai. Une vodka ? Mais pourquoi pas ! Vous le savez, vous n'avez qu'à vous pencher, sur votre droite ou votre gauche : j'ai tout prévu. Merci pour votre visite. A bientôt.
09 janvier 2008
il se fête à Rennes aussi "Yennayer", le nouvel an berbère
LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Khemis-Miliana
La ville prépare Yennayer
Sur la grande place du marché, les marchands et les vendeurs ambulants ont changé de commerce. Dans tous les étalages on vous offre une variété de friandises pour fêter Yenneyer ou Ras El-aâm. Les marchands de volailles sont aussi au rendez-vous et exposent à même les trottoirs poules et dindes bien grosses. Chez la famille Lounis qui est originaires de la Grande-Kabylie, Yenneyer est fêté avec un éclat particulier : «Dans notre village, la famille se réunit autour du repas traditionnel. C’est le couscous avec de la viande de bœuf et du bouillon de légumes. On distribue des friandises à tous les visiteurs et invités et les femmes entonnent des chants et des prières pour souhaiter une bonne année et surtout une bonne récolte».
A Miliana l’arrivée du yennayer ou Ras El-aâm se prépare avec beaucoup de soins : la grande salle est prête pour accueillir tous les membres de la famille. Les femmes mettent un soin particulier pour préparer le repas traditionnel : de la «rechta» avec du poulet. Ensuite, autour de la grande table garnie de friandises, les femmes commencent leurs tours de chants. Puis c’est la séance de la «boqala» dirigée par la maîtresse de maison qui donne la bonne nouvelle adressée principalement aux jeunes filles à marier. Les hommes se rendent à la mosquée de Sidi Ahmed Benyoucef pour assister au spectacle des Aïssaoua et écouter la zorna de cheikh Brazi. Pour Mme Abdelouahab psychologue, elle nous donne plus de précisions sur yennayer ou Ras El-aâm : «aujourd’hui on est en 2958 de l’an amazight, et dans chaque région, les traitions culinaires ont un cachet particulier. A Miliana, à Ténès, à Tiaret, les familles célèbrent le jour de l’an qui correspond au départ du prophète de la Mecque vers Medine. En souvenir de cette hidjra, les familles dégustent le «doum», sorte de tubercule que les paysans vendent dans les marchés. On partage les friandises (Dreze), et on souhaite à tous une bonne et heure année.
Le mot dreze a aussi son histoire : «au Nord de la Turquie, chez les tribus druzzes, on célèbre à nos jours, la naissance d’un enfant avec un éclat particulier, au bout du 7e jour, on place le nouveau-né dans un grand plat en bois rempli de friandises et tous les membres de la famille récitent des prières à la gloire du prophète. Enfin, au sud, dans la région du M’zab, pour fêter Yennayer, les femmes préparent le couscous avec de la viande de bœuf et arrosé avec du bouillon de dattes».
09-01-2008
Hadj-Moh
La Nouvelle République
Libellés :
Actu,
ça n'engage que moi,
de goûts,
Et le conte ?,
Météo et rendez-vous
07 janvier 2008
1922, 1950, 1989, une, deux, trois générations
Laissez-moi vous La montrer. C'était il y a deux ans, non loin de la cité de l'espace, près de l'Hers, le fameux ruisseau toulousain, à trois pas du bois de Limayrac qui a beaucoup changé. Plus rien à voir avec ce bois de Limayrac où, petits, en sa compagnie, nous nous amusions à nous rendre, à pied, pour construire des cabanes et nous perdre dans ses bosquets. Plus rien à voir avec ce bois de Toulouse dans lequel on chantait les voleurs "Dans les bois de Toulouse, il y a des voleurs !" à s'y perdre pour de vrai. Passons. Revenons à elle. Les infirmières aujourd'hui lui disent "Bonjour Anasthasia". Ce prénom résonne étrangement à mes oreilles, comme un retour aux sources dont elle ne voulait plus depuis 50 ans. Qu'en pense-t-elle ? Je n'ai pas osé lui poser la question. En ce qui me concerne, mon père l'appelait Annie. J'ai souvent pensé que ce n'était pas son vrai prénom. Annie aussi résonnait étrangement à mes oreilles. Il n'allait pas avec son accent. Anasthasia ne se disait pas : il se lisait tout simplement sur les papiers d'état civil. Aujourd'hui, des gens qui ne sont pas de la famille l'appellent ainsi. Etrangement étrange.
Libellés :
Constat,
évidence,
Occi-Tagne,
Photographe,
Photos de Moa
Bonne bonne année 2008 à vous
1000 mercis à celui auquel j'ai emprunté cette photo et bonne et heureuse année 2008 à lui, ses copains copines et vous tous qui parfois me lisez.
Libellés :
Actu,
Actualités,
De tout et de rien,
évidence,
Photographe,
Terrasse en Tchatche
04 janvier 2008
Nouvelle année, meilleure année
Cette année 2008 est idéale : premier cadeau de sa part : un jour supplémentaire. Car cela n'échappe à personne ni au Bielka, ni au miedviet : elle est bisexile ("j'effet" exprès, puisque le libertinage est à la mode : alors belle année libert'in à tous et toutes. Bisextile Pour ma part je crains que travailler plus n'égale lire moins, alors je résiste : A tous et à chacun chacune, que les pages de cette année soient pleines de belles choses à décrypter, créer, développer, mettre en marche, user, transmettre ENSEMBLE, en couple, duo, duel, famille, fratries, et ami(e)s. Libertinons, libretinons, libretonons, libretoulouzenons, libres lisons et des livres à foison, que le livre et l'amour du livre délivre.
21 décembre 2007
20 décembre 2007
Joyeux Joyeux Noël à tous et à chacun
Libellés :
Actualités,
De tout et de rien,
Et le conte ?,
évidence
18 décembre 2007
Le couple qui monte à l'eden : Colassni et larka Nibru
Spectaculaire. Après NYJHON DEHYLLA, Colassni se rapproche de plus en plus intimement de l'intermittence du spectacle : sûrement un "plusse" pour défendre les droits de leurs représentants et pour lui qui craint toujours de n'être pas à la hauteur. Au fait, ne ressemble-t-elle pas à une certaine : Lacicié. Troublant. Répétition, répétition, répétition. "Mais quand donc grandira-t-il mon petit ?" dit la Maman un brin lucide.
12 décembre 2007
J'ai mots pour le dire, surtout les autres
"La vraie universalité ne signifie pas savoir beaucoup mais aimer beaucoup" Jacob Burckhardt né LE 25 MAI 1818 / à célébrer l'année qui vient ?
Soirées contées de l'amie Lania de Loizo
Lania dira
des contes russespour un public familial
ce mercredi 12 décembre à la Médiathèque de Cesson Sévigné
à 15 h 30(centre ville entre Vilaine et piscine, parc de Bourgchevreuil) - ce samedi 15 décembre à la Médiathèque de Saint Jacques de la Lande
à 16 h -
ce vendredi 14 décembre 2007
au Centre Social de Maurepas, dans le cadre de la diffusion des contes par l’Association APC : s’informer au 02.99.27.48.27 (soirée cabaret) - des contes de Noël ce dimanche 15 décembre
au cabaret le Présent Têtu voir page liens sur site www.lcomlania.com à St Jouan les Guérets à 16 h - Si vous aimez les Mille et une Nuit, Azzedin, ami de Lania l'amie de Loizo et conteur de Paris, les contera (illustrés musicalement) au même endroit,
samedi 15 décembre à 21 h (public adulte) Bienvenue à tous
Libellés :
Actu,
Actualités,
De tout et de rien,
Et le conte ?,
l'ami et l'amie du mot,
Sachez-le
10 décembre 2007
La madeleine de Proust...
avait le goût du pain d'épices Pourtant je sortais du Centre américain avec dans les yeux l'appétissante vision d'un fameux cookie. Je m'étonnais. Pas de raison. Explications. Juste à côté une pâtisserie bourgeoise, dirai-je ou de qualité. Et s'élevant au-dessus du laboratoire des cuisines, la délicate odeur d'un véritable pain d'épices remplaçait avec bonheur celle des pots d'échappement. Soudain je n'étais plus le long des quais. J'avais cinq ans et je sortais d'une pâtisserie allemande et je tenais dans mes mains un bonhomme de pain d'épices et je le passais sous mon nez pour en déguster avec bonheur le parfum. L'eau venait à ma bouche. Je portais un manteau de fourrure et sa capuche sur mes cheveux noirs longs et frisés, des pantalons rouges et des botillons blancs. Sur le trottoir neigeux leurs semelles jouaient une musique feutrée. L'obscurité crépusculaire m'effrayait. Je serrai très fort la main de ma mère si belle. "Madame, savez-vous où sont les Champs Libres ?". Le temps d'émerger, celui de comprendre, la charmante personne recevait les informations et moi j'entrai dans la pâtisserie : "S'il vous plaît, ce petit bonhomme de pain d'éices" dis-je en montrant du doigt une jolie pièce parfumée sur l'étagère. Ai-je rêvé où me fit-il un clin d'oeil ? Trop tard mes lèvres s'en était emparé et il fondait sous ma langue, morceau par morceau, dans les minutes qui suivirent. Hummmmmmmmmm !
La recette Pour 30 bonshommes350 g de farine
1 sachet (10 g) de levure
170 g de sucre roux
2 c à c de Mélange pour Pain d'épices Espig (cannelle, anis vert, gingembre, muscade, girofle)
100 g de beurre tempéré coupé en morceaux
1 oeuf
100 g de miel liquide doux (acacia ou oranger) ou 100 g de Lyle's Golden Syrup (Monop., Galeries Lafayette...)
Pour le glaçagela moitié d'un blanc d'oeuf battu en neige
environ 100 g de sucre glace
Préchauffer le four à 160°C.
Tamiser les ingrédients secs dans le bol d'un robot. Ajouter le beurre et mixer jusqu'à le mélange devienne sableux. Incorporer l'oeuf battu et le miel (ou le Golden Syrup) travailler jusqu'à ce que la pâte forme une boule.
Étaler la pâte (1/2 cm d'épaisseur) sur un plan légèrement fariné et découper les bonshommes (ou toute autre forme) à l'aide d'un emporte-pièce.
Déposer les biscuits sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé beurré.
Faire cuire pendant 7 minutes environ : les biscuits doivent commencer à dorer.
A la sortie du four, les laisser refroidir sur la plaque pendant quelques minutes (cela évitera de les casser : ils sont un peu fragiles tant qu'ils sont chauds).
Préparer le glaçage en ajoutant progressivement du sucre glace au blanc d'oeuf battu en neige. Vous devez obtenir un mélange crémeux assez épais.
Former un petit cornet avec du papier sulfurisé : il vous servira de poche à douille pour décorer les Bonshommes avec le glaçage. Dessiner les yeux, le nez, un grand sourire et les boutons de son habit...
Voilà, c'est fait... et surtout ne les laissez pas s'échapper !
Libellés :
Actualités,
ça n'engage que moi,
de goûts,
De tout et de rien,
Terrasse en Tchatche
09 décembre 2007
Après Revu et Corigé, ni revu ni corrigé, présenté
Sujet : l'information. La protection des journalistes, de leurs sources. Les circonstances d'une garde à vue. La facilité de casser un être humain. La volonté de cet être humain de ne pas mettre en cause sa source. La faiblesse quand il craque. Ses excuses, son chapeau bas à ceux qui ont su résister davantage. Son effondrement (son corps sur la banquette : dos voûté, bras à l'intérieur de son corps : affaiblissement, détresse, affaissement. La culpabilité laminante qui pointe son nez. La force du pouvoir. La force de l'information. Facile de dire "nous sommes avec vous". Le temps montre que la solitude est le seul rendez-vous. Mais le temps donne au temps. J'oserai seulement penser une chose : celui qui donne, celui qui reçoit : même chaîne, même combat, mêmes risques. Se retirer n'est peut-être pas la solution, sinon momentanée, pour se redresser. Il s'appelle Guillaume DASQUIE. Journalistes (mon pluriel est volontaire)
08 décembre 2007
Pnom Phen ... la saisissante
07 décembre 2007
Au pays des champignons, le grand Cèpe TINEPOU
Je n'ai pas parlé de champignons deux billets précédemment sans raison ; c'est parce que mijotait dans ma tête une histoire russe, histoire du temps où le tsar Petit-Pois -que ma mère connut fort bien- faisait la guerre aux champignons.
Il était une fois, le Tsar Petit Pois. Il ne cessait de déclarer la guerre aux champigons. Il finit par donner une envie à l'un d'entre eux, celui qui habitait dans la grande forêt et très exactement sous le plus grand chêne en portant haut sa tête ou son chapeau.
Un matin à son tour, celui-ci se lève l'humeur coléreuse et exigeante. Il regarde la couleur du ciel et découvre toute une batterie de nonette en baissant les yeux. Les nonettes sont une sorte de champignon. Aussitôt, il passe à l'attaque et il adjure les nonettes de se mettre en guerre contre lui.
C'est le matin. Les nonettes sont offusquées mais elles ne perdent pas le nord pour autant. Elles lui répondent avec élégance "Comme tu y vas Grand Cèpe Tinepou, nous sommes des demoiselles de qualité, nous sommes les demoiselles Champignonnières. Il n'est pas question que nous te fassions la guerre " Puis elles l'ont ignoré.
Le Cèpe Tepinou dépité fit un quart de tour. Il découvrit des Palomets, une sorte de champignons apparentée à la russule. Il les salua du claquement sec de deux bottes qui se resserraient pour mieux tenir debout et leur enjoignit haut et fort d'une voix de stentor de lui faire la guerre.
C'était encore le matin, les Palomets venaient à peine d'ouvrir les lamelles. Ils n'en perdirent pas le Nord pour autant. Ils répondirent avec fermeté : "Qu'est cela, ne voyez -vous pas Tepinou que nous sommes de riches propriétaires terriens ; nous avons beaucoup d'affaires en cours, nous n'avons aucune raison de vous faire la guerre !" ils se taisent et tournent le dos au grand cèpe Tinepou.
Pris de colère celui-ci exécuta un nouveau quart de tour. Il se retrouva face à une jolie bande de Coulemelles qui portaient toutes un chapeau rond et légèrement frisé. Il n'hésita pas. Il les interpella froidement "Coulemelles, faites-moi la guerre !"
Les Coulemelles sont des travailleuses courageuses et acharnées : elles revennaient du marché, d'un pas cadencé. Elles se sont arrêtées et lui ont tenu tête d'un vaillant "Vous voulez que nous vous fassions la guerre Cèpe Tinepou, vous n'y pensez pas, qu'est-cela ? Nous sommes les cuisinières du château, nous n'avons qu'une seule guerre à faire, celle contre nos fourneaux !" Et, la tête fière, elles poursuivirent leur chemin.
A ce moment-là dans un mouvement qu'il fit le grand Cèpe Tinepou remarqua les demoiselles Chanterelles. Celles-ci penchaient leur tête une fois à droite, une fois à gauche sur un rythme régulier. Enf ait elles faisaient des excercies pour entretenir leur forme. Les bottes se rapprochèrent pour claquer violemment, le timbre haut et for, le Cèpe Tinepou leur enjoingnit le même ordre qu'aux Nonettes, Palomets et Coulemelles "Chanterelles faites moi la guerre, c'est un ordre !" Les Chanterelles étaient outrées "Comment donc vous faire la guerre ?" répondent-elles "Avec notre taille si altière ? Nous n'allons pas risquer la perdre en vous faisant la guerre Grand Tinepou !" Et elles se remirent comme si de rien n'était à pencher à droite à gauche, regarde-ci regarde-là, à enchaîner les uns sur les autres quelques exercices pour entretenir leur forme.
Le grand Cèpe Tinepou ne savait plus où donner du chapeau. Mais ses yeux s'arrêtèrent sur un tapis de Mousserons au demeurant forts mignonnets ! Au bas mots ils étaient plus d'un million. Le Cèpe Tinepou n'hésitz pas, il hurlz "Mousserons venez me faire la guerre !"
Les Mousserons, groupés par millions, éclatèrent de rire et rétorquèrent "Avec plaisir, nous sommes une belle troupe guerrière et nous ne cherchons qu'à nous battre. Soldats, allons-y !"
Qu'advint-il du grand Cèpe Tinepou, l'histoire ne le dit pas, elle dit simplement qu'elle s'est produite au temps où le tsar Petit-Pois faisait la guerre aux champignons.
Libellés :
Actualités,
ça n'engage que moi,
Causticité,
De tout et de rien,
Et le conte ?,
évidence
03 décembre 2007
J'aime l'écriture
"J'ai toujours aimé les girolles et les mousserons des prés, qui m'ont laissé les souvenirs gustatifs les plus vivaces. Le mousseron est fascinant quand il pousse en ronds ou en traînées dans les prés, son parfum en fait une espèce très précieuse : gras et acide, il possède un soupçon d'amertume, un léger trait de farine fraîche. Le trouver, le humer, tient de la magie".
Guy Savoy, Paris
Impossible de n'avoir pas envie.
Libellés :
ça n'engage que moi,
de goûts,
De tout et de rien,
évidence
02 décembre 2007
Comment fait-on les bébés ?
Déçu(e)s petits et petites curieuses, vous ne comptiez tout de même pas sur moi pour obtenir une réponse ? Mais bien sûr que je préfère le mystère, bien sûr que je préfère comprendre qu'aujourd'hui encore, les parents d'enfants de sept ans sont pris au piège de la réponse à cette question. Du coup je pense à cette histoire bretonne, dite licencieuse*, et qui me fait mourir de rire tant, écrite au siècle avant-dernier elle reste encore d'actualié. J'aime bien que les fées aient bon dos : finalement, peut-être existent-elles encore et qu'elles se vengent, tout simplement, puisqu'il n'y a quasiment presque plus pas du tout de baptême. Imaginez, plus de grandes bâfres pour elles, quel dommage. Et finalement, les questions ne sont-elles pas toujours plus importantes que les réponses ? Belle fin de week end à tous et à chacune. * Editions Terres de Brumes - Petites histoires licencieuses bretonnes
01 décembre 2007
Dilingdilingdilidingdingdingdong.. houps'là rev'là Odile
Bien agité mon gong aujourd'hui Odile, bonjour ça va oui oui ça va c'est juste que je savais qu'on pouvait vivre en ville en intelligence surtout si tu appartiens au bon réseau et à la bonne famille de pensées mais qu'en lisant une profession de foi tombée dans ma boîte aux lettres j'apprends maintenant qu'il est critère d'annoncer sa mixité : né d'un père ci et d'une mère ça finalement l'homme ne s'arrêtera jamais soit il montre du doigt d'un côté soit il montre du doigt de l'autre dans les deux cas une partie des êtres est désignée d'une façon négative pauvre Odile arrête de gémir ainsi agis c'est tout parle pour ne rien dire ce sera beaucoup mieux et bien oui tiens puisque tu m'y incites je vais le faire Dans les temps passés un fou se promenait qui disait je suis né d'une homme et d'une femme qui n'avaient pas d'enfant mais leur fils à vingt ans s'est engagé à l'armée (riions : alarmé - c'est vrai c'est moins drôle à l'écrit qu'à l'oral) où il se plaisait au cours d'une bataille il perd bras il perd jambes alors il s'enfuit il court court court -rappelle-toi Loizo un fou- comme il n'y a pas d'arbre il cherche partout et il monte sur un épicéa alors il cueille une pomme tend le raisin à deux femmes qui passaient pas là et qui lui répondent que jamais elles n'ont mangé de fraises aussi bonne que cette salade l'était ! Elles l'ont mangée peut-être ben qu'oui peut-être ben qu'non mais aux dernières nouvelles elles ont suivi le fou il avait tant d'élan et d'enthousiasme affaire à suivre santé vodka chouchen ou mojito sous la grande feuille oui, là, à droite, un peu plus bas, ça y est vous y êtes bon rafraîchissement tu t'en vas Odile belle journée
Inscription à :
Articles (Atom)








